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Angbwa trahi par Eto’o ? Fuite, accusations et révélations explosives à la Fécafoot

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Angbwa trahi par Eto’o ? Fuite, accusations et révélations explosives à la Fécafoot
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C’est l’histoire de deux hommes qui étaient unis par leur capacité à nuire à la sélection qui les a révélés au monde.

Lorsque Samuel Eto’o nomme Benoit Angbwa au poste de coordonnateur général des sélections nationales, le gouvernement du Cameroun ne la trouve pas drôle. Mais habitué au bras de fer permanent, Samuel Eto’o, le président de la Fécafoot, va montrer à tous que c’est lui qui commande.

Qui peut bien en vouloir à cet ancien joueur, habitué de la filouterie, et ami de Chantal Biya, qui ne craint rien ? Il est bien le seul qui s’est braqué contre les Hautes Instructions du Chef de l’État, et a lui-même fabriqué ses propres Hautes Instructions sans en être inquiété ?

N’a t-il pas démontré avec force que l’origine de ces hautes instructions n’était pas le “Nnougui” ? Pour que cela ne s’ébruite pas trop, on l’a laissé faire. Et il aime ça.

C’est le 12 juillet 2022 que Samuel Eto’o nomme Benoit Angbwa coordonnateur général des Lions indomptables. Il est dans un bras de fer contre le gouvernement puisqu’il avait limogé Antonio Conceiçao, le sélectionneur.

Malgré quelques tergiversations et conciliabules, il va le maintenir à ce poste. À la lecture des événements des derniers jours, on comprend que ce poste était stratégique pour Samuel Eto’o.

Il avait besoin d’un homme de confiance pour gérer à sa guise les Lions indomptables. Et ce poste s’est montré important dans les différents détournements des fonds de la Fécafoot vers des comptes personnels.

On veut faire porter à Benoit Angbwa la responsabilité des détournements de fonds pour sauver le soldat Samuel Eto’o.

Mais en novembre 2024, Samuel Eto’o, qui l’avait laissé tomber, le nomme secrétaire général adjoint de la fédération. Il n’y fera pas long feu. Il démissionne en avril 2025 tout en accusant les pratiques du nouveau secrétaire général nommé par Samuel Eto’o.

Camfoot.com a appris que Benoit Angbwa avait été exfiltré hors du Cameroun. Le coup réalisé contre Denis Ikoul de CFOOT était planifié en son encontre.

Et c’est le même motus operandi que dans le cas de Parfait Siki qui avait eu moins de chance et avait passé quelques mois inutilement sous les barreaux. Informé par un des proches de Samuel Eto’o qui le tenait en haute estime, Benoit a dû quitter le Cameroun un peu plus tôt que prévu.

Alors qu’il avait quitté le poste de coordonnateur général des Lions indomptables en octobre 2024, une passation de service en bonne et due forme s’est tenue avec son successeur, Timothé Atouba.

Après sa démission comme SGA de la fédé, il a demandé et obtenu de Isaac Mandong, le SG et oncle de Samuel Eto’o, un certificat de travail après avoir remis toutes les dossiers de la Fécafoot.

Le même Isaac Mandong, pour justifier le fait de ne pas vouloir donner une suite favorable à la demande de paiement du solde de tout compte en faveur de l’ancien joueur, estime nécessaire une passation de pouvoir.

Et pourtant, Benoit Angbwa a démissionné de son poste de SGA avec certificat de travail signé du même SG. Il y affirme pourtant que Benoit Angbwa « nous quitte libre de tout engagement. En foi de quoi le présent Certificat de Travail lui est délivré pour servir
et valoir ce que de droit« .

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Filière lait : le PNUD appuie la transformation locale face à un déficit national de plus de 120 000 tonnes

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Filière lait : le PNUD appuie la transformation locale face à un déficit national de plus de 120 000 tonnes
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(Investir au Cameroun) – Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) entend accompagner le Cameroun dans la transformation locale du lait, alors que la production nationale reste très inférieure à une demande estimée à plus de 300 000 tonnes par an. Cette coopération doit porter sur le montage de projets, l’amélioration de la collecte et de la conservation ainsi que le renouvellement générationnel au sein des communautés pastorales.

L’engagement a été évoqué le 23 juillet 2026, lors d’une rencontre entre le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr Taïga, et le représentant résident du PNUD au Cameroun, Mathieu Ciowela.

Les échanges ont porté sur une assistance technique à la préparation de projets, l’appui à la transformation du lait local et la préparation d’une relève au sein des communautés d’éleveurs. Le partenariat vise à corriger plusieurs faiblesses structurelles qui limitent encore la production et la commercialisation des produits laitiers camerounais.

Un déficit supérieur à 120 000 tonnes

Selon les données du ministère de l’Élevage, la production nationale de lait a atteint 176 618 tonnes en 2023, contre 173 907 tonnes en 2022, soit une progression précise de 1,6 %, généralement arrondie à 2 %.

Face à une demande intérieure supérieure à 300 000 tonnes par an, le déficit théorique dépasse 120 000 tonnes. Cet écart est en partie couvert par les importations de lait, de poudre et d’autres produits laitiers.

D’après l’Institut national de la statistique, cité parBusiness in Cameroon, le pays a consacré 40,6 milliards de FCFA à l’importation de 20 596 tonnes de lait et de produits laitiers en 2023. Les industries auraient parallèlement importé 17 217 tonnes de lait en poudre ou concentré, pour 35 milliards de FCFA.

Ces deux montants ne doivent toutefois pas être automatiquement additionnés : les importations industrielles de poudre et de lait concentré peuvent déjà être comprises dans la catégorie plus large du lait et des produits laitiers.

Collecte, chaîne du froid et transformation

L’appui du PNUD devrait porter sur l’amélioration des systèmes de collecte, de conservation et de transformation, le renforcement des capacités des éleveurs, des collecteurs et des unités de transformation, ainsi que l’adoption de technologies modernes.

La faiblesse de la chaîne du froid reste l’un des principaux obstacles au développement du secteur. Une partie du lait produit dans les bassins d’élevage ne peut être rapidement acheminée vers les centres de consommation ou les unités industrielles. L’insuffisance des équipements de conservation provoque ainsi des pertes après la traite et réduit les volumes commercialisés.

À ces contraintes s’ajoutent les faibles rendements de nombreuses races bovines, le coût de l’alimentation animale, la dispersion des producteurs et le nombre limité d’unités de transformation à proximité des zones de production.

Le développement de centres de collecte équipés, de moyens de transport réfrigérés et de petites unités de pasteurisation pourrait mieux connecter les éleveurs aux industries et aux marchés urbains.

Un plan de 305,7 milliards de FCFA jusqu’en 2035

Le gouvernement considère la filière laitière comme un axe de sa politique d’import-substitution. Au-delà de la réduction de la facture extérieure, une transformation accrue du lait local pourrait créer des débouchés pour les éleveurs, les transporteurs, les collecteurs et les entreprises agro-industrielles.

En juin 2024, le Cameroun a adopté un plan de développement du secteur laitier évalué à 305,7 milliards de FCFA pour la période 2024-2035. Il ambitionne de porter la production nationale à plus d’un million de tonnes à l’horizon 2035.

Cet objectif suppose de multiplier par près de six le niveau de production enregistré en 2023. Sa réalisation dépendra de la mobilisation effective des financements, de l’amélioration génétique du cheptel, du développement des cultures fourragères et de la construction d’infrastructures de collecte et de transformation.

L’intervention annoncée du PNUD pourrait aider à structurer certains projets et à renforcer leur viabilité technique et commerciale. Aucun montant, calendrier d’exécution ou portefeuille précis d’investissements n’a toutefois encore été communiqué.

Mercy Fosoh

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