Actualités locales
vers la rupture de l’alliance gouvernementale entre l’Undp et le Rdpc
L’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp, par la voie de son président national, Bello Bouba Maïgari, a convoqué une réunion de son comité central pour le 28 juin 2025 à Yaoundé. Au sein de l’opinion publique nationale, des voix s’élèvent et chacun y va de son interprétation relativement à la convocation de cette réunion.
Pour certaines grilles de lecture, il sera question d’examiner les enjeux et de préparer la participation de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp) à l’élection présidentielle d’octobre prochain.
À quelques mois de cette échéance électorale cruciale, l’Undp est prête à rompre l’alliance gouvernementale avec son allié historique, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc).
Cette mutation idéologique, longtemps revendiquée par la base militante, est désormais ouvertement soutenue par certains cadres de la technostructure du parti.
Maidadi Saidou Yaya, secrétaire national à la communication de l’Undp, est convaincu que le parti aura son candidat à la présidentielle. Selon cet éminent cadre de l’Undp, «Bello Bouba Maïgari a le meilleur profil, la plus grande maîtrise des affaires du pays et peut assurer le plus grand nombre de ralliements en dehors du parti« .
Dans la perspective de la présidentielle d’octobre prochain, l’Undp entrevoit une rupture avec le Rdpc, mais n’exclut pas une coalition, voire une mutualisation avec plusieurs autres partis politiques de l’opposition.
Il est donc aisé de comprendre pourquoi, dans la note convoquant la rencontre du 28 juin, le leader national de l’Undp indique que «compte tenu de l’importance de l’ordre du jour, le comité central ainsi convoqué est exceptionnellement élargi aux membres du conseil national et aux membres du secrétariat permanent des comités directeurs des organes annexes« .
Le membre du bureau politique de l’Undp, très disert sur cette actualité, estime que le leader national s’en tiendra aux résolutions qui en découleront et ajoute que Bello Bouba s’est toujours soumis à ces décisions.
En témoignent les soutiens du parti au candidat du Rdpc, Paul Biya, à l’élection présidentielle de 2004, de 2011 et de 2018, qui étaient décidés par le comité central. Même le boycott de 1997.
Somme toute, les signes de la fracture entre l’Undp et le Rdpc sont observables, par exemple, à l’Adamaoua, fief du parti de Bello Bouba. Si l’Undp occupe le haut du pavé depuis plusieurs décennies dans cette région, le parti au pouvoir rêve de renverser la tendance.
En rappel, quand l’Undp est passé de 68 députés à 13 en l’espace d’une seule mandature, Bello Bouba Maïgari a vu la fin de la formation politique dont il tient les rênes à cause de la confrontation directe.
L’homme politique décide alors d’intégrer la plateforme de l’alliance gouvernementale en 1997 avec le Rdpc pour préserver le parti. C’est ainsi que ce parti commence à bien fortifier sa base militante.
Au bout du compte, en termes de représentativité dans l’arène politique camerounaise, l’Undp est un parti politique leader de l’opposition tant il compte sept députés, deux sénateurs, dix-sept communes, une mairie de ville, une région, en l’occurrence l’Adamaoua, et une présence dans deux autres conseils régionaux.
Ayant l’âge de la maturité, l’Undp jouera, sans conteste, son dernier baroud d’honneur en se présentant à la prochaine élection présidentielle. Toute chose qui occasionnera, in fine, la rupture avec le Rdpc. Question de préserver les législatives et les municipales de 2026. Sans doute après cette phase, Bello Bouba passera-t-il la main au congrès de 2027.
Serge Aimé BIKOI
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Actualités locales
Malabo menace Paris : crise diplomatique en cours

Les autorités équato-guinéennes rejettent fermement cette procédure, dénonçant une violation du droit international et une atteinte à l’immunité diplomatique de leurs locaux. Le vice-président Teodorin Obiang brandit la menace d’expulser l’ambassadeur de France sous 24 heures si le personnel diplomatique était délogé.
Malabo menace Paris d’une rupture totale de ses relations diplomatiques. Cette crise fait suite à la publication d’un appel d’offres pour la mise aux enchères de l’immeuble du 42 avenue Foch à Paris, qui sert de représentation diplomatique à la Guinée équatoriale.
Les autorités équato-guinéennes rejettent fermement cette procédure, dénonçant une violation du droit international et une atteinte à l’immunité diplomatique de leurs locaux. Dans un message publié sur le réseau social X, le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a dénoncé une décision « unilatérale et hostile », incompatible avec les principes qui doivent régir les relations entre États souverains.
La réciprocité et le droit international
Le vice-président Teodorin Obiang brandit la menace d’expulser l’ambassadeur de France sous 24 heures si le personnel diplomatique était délogé. Le gouvernement équato-guinéen affirme ne reconnaître ni la légalité ni les effets de cette vente et rappelle que les relations diplomatiques doivent reposer sur le respect mutuel, la réciprocité et le droit international, et non sur des décisions administratives imposées par un État au détriment d’un autre.
L’État français a enclenché la mise aux enchères de ce somptueux hôtel particulier. La première phase (clôture des offres) a été lancée pour évaluer la solidité financière des candidats, la seconde phase étant prévue pour la rentrée.
La justice française
Cet actif immobilier est au cœur de l’affaire dite des « biens mal acquis ». La justice française a définitivement confisqué ce bâtiment lié à la famille Obiang, et une loi française de 2021 prévoit que les avoirs confisqués dans ce type de dossier servent à financer des projets d’intérêt général pour la population locale.
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Actualités locales
Biya et ses fils en lice

C’est une révélation du journal dit panafricain basé à Paris, Jeune Afrique, datant du 22 juin 2026 : après Franck, un autre « fils » du président tisse sa toile et se prépare depuis des années à la succession de son père.
Louis Paul Motaze est le cousin de Franck Biya, fils adoptif du président de la République. A en croire Albin Njilo, il « profiterait du volte-face » des élites du Sud qui, selon Jeune Afrique citant ses sources, ont fait remonter l’information au chef de l’État selon «laquelle elles n’étaient pas favorables à la candidature de Franck Biya». «Nul n’ignore le poids des élites du Sud dans l’administration publique camerounaise», clarifie le journaliste de Construire Ensemble.
Directeur Général de la CNPS, puis ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire au sortir des ajustements, en passant par le Secrétariat Général de la Présidence de la République (SGPR) jusqu’aux Finances, il est, selon plusieurs observateurs, l’homme le plus puissant après le président Paul Biya en termes de réseau.
Batoufam
«Il contrôle la presse — pour preuve, citez un seul média qui le critique —, il contrôle les médias télévisés et il est fortement connecté au milieu des affaires dans toutes les régions du pays, principalement à l’Ouest. Ses rapports avec les chefs traditionnels de l’Ouest sont stratégiques. Parmi ses pions figure le très charismatique Nayang Toukam Innocent, dont le leadership lui aura permis d’organiser sur son sol les rencontres des chefs traditionnels d’Afrique ; il reçoit d’ailleurs constamment des réunions sectorielles du gouverneur de la région de l’Ouest. Louis Paul Motaze l’a rencontré personnellement dans le palais royal de Batoufam il y a 5 ans, accompagné d’une délégation au sein de laquelle se trouvait l’homme d’affaires et patron de Biopharma. Ce chef a fait de Batoufam la 20 e destination d’eco tourisme au monde par l’Organisation Internationale du Tourisme Social», analyse Albin Njilo.
Véritable stratège, les révélations de Jeune Afrique ne sont guère surprenantes : «il a su s’éloigner de l’homme d’affaires Amougou Belinga après le scandale lié à l’assassinat de Martinez Zogo. Le grand bien que l’on dit de lui, c’est qu’il n’est pas attaché au tribalisme, même dans son entourage intime. Il reste juste à questionner son bilan depuis 2007, date de son entrée dans le cockpit de l’avion Cameroun à travers le MINEPAT. Louis Paul Motaze a donc face à lui son cousin Franck Biya, le protégé de la première dame Oswald Baboke, si on s’en tient aux informations de Jeune Afrique, et Ferdinand Ngoh Ngoh qui, malgré ses bons points, est très peu généreux, contrairement à ce que laisse entendre l’entourage de Motaze. Quant à Franck Biya, il inspire, selon Jeune Afrique, une certaine froideur auprès de la jeunesse du Sud», conclut le journaliste de Construire Ensemble.
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Le Cameroun et la Turquie scellent un accord militaire et financier historique
Sur très haute instruction du President Paul Biya, Chef de l’État et Chef Suprême des Forces Armées Camerounaises, le Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, vient de poser un acte majeur dans le renforcement de la puissance militaire du Cameroun.
Le Cameroun et la Turquie ont officiellement signé un accord de coopération financière militaire historique à Ankara. Cet accord, paraphé par le ministre camerounais de la Défense, Joseph Beti Assomo, et son homologue turc, Yaşar Güler, marque un tournant stratégique majeur dans les relations bilatérales entre les deux nations.
Le vice-ministre turc Musa Heybet a également pris part aux discussions. Selon la note officielle, ces textes visent à renforcer les mécanismes de collaboration financière et militaire, et à approfondir les principes de coopération entre Ankara et Yaoundé dans les domaines d’intérêt commun.
Au-delà de la cérémonie de signature, le ministre Beti Assomo a effectué une visite officielle à la Milli Savunma Üniversitesi (MSÜ) l’Université Nationale de Défense de Turquie, établissement de référence dans la formation des élites militaires. Les discussions ont porté sur trois axes stratégiques : Le développement de la coopération militaire bilatérale, la formation des cadres des Forces Armées Camerounaises, l’approfondissement des relations stratégiques entre les deux pays.
Cette visite s’inscrit dans la continuité d’un partenariat déjà bien ancré. La Turquie forme en effet des militaires camerounais au sein des établissements de la MSÜ depuis plusieurs années. Lors de la visite du ministre turc Yaşar Güler à Yaoundé en mai 2025, Joseph Beti Assomo avait d’ailleurs publiquement remercié Ankara pour la formation gratuite de cadets et de sous-officiers camerounais dans les académies militaires turques.
L’accord signé ce 3 juin 2026 vient donc consolider et élever cette coopération à un niveau supérieur tant sur le plan financier qu’opérationnel. Le Cameroun diversifie et renforce ses alliances stratégiques. Après la France, les États-Unis et Israël, c’est désormais la Turquie qui s’impose comme un partenaire militaire de premier plan pour Yaoundé avec une approche fondée sur la formation, le financement et la coopération opérationnelle, commente Shance Lion.
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