Actualités locales
Port de Douala : Project Partners signe un PPP de 50 milliards FCFA pour construire une zone logistique de 25 ha

(Investir au Cameroun) – Le directeur général du Port autonome de Douala (PAD), Cyrus Ngo’o, et Evariste Eloundou Onana, administrateur général de Douala Port Container Solution SA (DPCS), ont signé le 30 mai 2025 à Douala une convention pour la création d’une plateforme logistique de 25 hectares dédiée au stockage et à la gestion des conteneurs vides sur la darse à bois du port de Douala.
Le projet sera financé et réalisé par DPCS, société de projet du groupe camerounais Project Partners, une plateforme regroupant des expertises dans l’industrie portuaire, le shipping et le maritime. La convention de partenariat public-privé (PPP) est prévue pour une durée de 28 ans, dont une année pour compléter les études de conception, deux ans pour la construction et 25 ans pour l’exploitation.
Les travaux consistent à construire une zone d’entreposage de conteneurs de 21 hectares, une zone de réparation des conteneurs vides de 1 hectare, ainsi qu’une zone de gestion des conteneurs frigorifiques pour les besoins éventuels du terminal à conteneurs. Cette dernière prévoit environ 240 prises, destinées à pallier les éventualités de congestion du terminal.
Le projet intègre également la construction d’un siège, d’une zone technique de 5 800 m², ainsi qu’une zone verte de 5 000 m². Des infrastructures de support sont également prévues, notamment deux guérites de 300 m², une zone de maintenance des moteurs de 5 000 m², et un bâtiment administratif de 4 000 m² comprenant divers bureaux dédiés aux services de la zone logistique.
En outre, DPCS réalisera des activités complémentaires à l’entreposage des conteneurs vides, notamment l’empilage et le dressing avant empotage des matières premières telles que le cacao, le café ou le coton. La possibilité de location d’espaces d’entreposage est également prévue. Le coût global du projet s’élève à 50,4 milliards FCFA, dont 10 milliards (20 %) sur fonds propres de DPCS, et 40 milliards (80 %) d’apports de ses partenaires financiers.
Selon le PAD, ce projet affiche un taux de rentabilité interne d’environ 18 % et devrait générer, à terme de sa période d’exploitation, des revenus globaux d’environ 220 milliards FCFA. DPCS en percevra environ 128 milliards (58 %), tandis que les redevances du PAD et les droits et taxes de l’État s’élèvent à 91 milliards FCFA (42 %).
D’après Joseph Nguene Nteppe, chef de division de l’analyse et de la coopération au PAD, ce projet devrait générer 1 200 emplois directs et indirects. Il devrait également contribuer à la modernisation et à la sécurisation des opérations de manutention du port de Douala, tout en permettant une augmentation de ses revenus.
Frédéric Nonos
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Actualités locales
MSF investit les quartiers de Yaoundé pour sensibiliser les populations

À l’occasion de l’édition 2026 de la Journée mondiale de la propreté, Médecins Sans Frontières (MSF), en partenariat avec les autorités sanitaires et locales, a organisé le 21 septembre une opération d’assainissement dans plusieurs quartiers de Yaoundé 1ᵉʳ. Baptisée « Tous ensemble pour le Mfoundi et ses affluents », l’initiative entend inscrire la prévention du choléra dans la durée, en agissant à la fois sur l’environnement et les comportements.
De Nlongkak II à Tongolo, en passant par Elig-Edzoa et les abords du Mfoundi, les équipes mobilisées ont procédé à des opérations de nettoyage et de sensibilisation. Des points de lavage des mains ont également été installés et animés par des agents de santé communautaire. L’objectif est de rapprocher les messages de prévention des populations et de rappeler les gestes essentiels face aux maladies hydriques.
Le choléra demeure en effet étroitement lié aux conditions d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) considère l’amélioration durable de ces services comme un levier essentiel de prévention. Le Cameroun a d’ailleurs inscrit l’eau, l’hygiène et l’assainissement parmi les axes majeurs de son Plan national de lutte contre le choléra 2026-2030.
L’assainissement au-delà des opérations ponctuelles
La descente de terrain s’est poursuivie dans des zones à forte concentration d’ordures. Ces visites ont permis de constater la persistance de dépôts sauvages malgré les efforts des pouvoirs publics et des acteurs locaux. Une situation qui illustre la difficulté de faire évoluer durablement les comportements dans certains quartiers.
« Nous avons initié cette activité parce que nous pensons que la propreté est l’élément important dans la lutte contre le choléra. L’un des vecteurs de propagation du choléra, c’est la saleté. Or, si la saleté est endiguée, on sait que le virus ne se propagera pas », explique Tebere Frida, responsable de l’approche patient et population et partenaire de MSF.
Pour Mme Pyssang Maïdoukoula, chef du district de santé de Djoungolo, la sensibilisation doit se poursuivre malgré les difficultés. « Nous n’allons pas nous lasser de sensibiliser parce que les changements de mentalité, c’est une lutte acharnée », souligne-t-elle. Un travail qui doit associer autorités, acteurs sanitaires et populations.
Sur le terrain, les actions portent également sur les cours d’eau. Bikaï François Eric explique ainsi que des aménagements ont été réalisés afin de faciliter l’écoulement des eaux et limiter les risques d’inondation. Cette approche rejoint les recommandations de l’OMS, qui préconise une action combinée sur l’eau, l’assainissement, l’hygiène et la mobilisation communautaire.
Au-delà de la seule Journée mondiale de la propreté, l’enjeu est donc de maintenir ces efforts dans le temps. Lavage régulier des mains à l’eau et au savon, consommation d’eau potable, bonne gestion des déchets et recours rapide aux services de santé en cas de diarrhée aiguë figurent parmi les principales mesures de prévention.
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L’ancien préfet Jean Marie Tchakui explique son ralliement au Mrc
Le temps d’un meeting ce week-end dans son village natal à Batchieu, il a souligné qu’il est militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) depuis 2023, notamment après sa retraite.
Un ancien préfet rejoint le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de Maurice Kamto. Il s’agit de Jean Marie Tchakui, ancien préfet du département du Kupé-Manengouba. Son adhésion est diversement appréciée dans le landerneau médiatique.
«Ce n’est pas un fait anodin dans le landerneau politique camerounais. Si de nombreux hauts commis de l’État, après leur retraite, choisissent de rejoindre le parti au pouvoir, Jean Marie Tchakui Noundie a fait le choix inverse», clame le journaliste Nana Paul Sabin.
Il a rendu public son adhésion ce week-end lors d’un meeting dans son village natal. Quatre ans après son départ à la retraite en 2022, il estime n’être plus tenu par le devoir de réserve. «Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même», souligne-t-il.
«Je suis le tout premier sous-préfet à avoir servi dans deux unités de la grande métropole économique du Cameroun, Douala, pendant 5 ans. […] Ceux qui m’ont côtoyé peuvent témoigner que j’ai toujours été un homme intègre. À Douala, j’ai toujours veillé à ce que les résultats sortis des urnes soient respectés», a-t-il poursuivi.
Sur les raisons de son engagement dans l’opposition, il assume : «Les gens pensent qu’être opposé veut dire qu’on est compromis. Vous croyez que si j’avais été avec eux, à mon âge, on m’aurait éjecté du système ? Je suis venu au MRC pour donner le meilleur de moi-même», a ajouté Jean Marie Tchakui.
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22 km, 28 stations, 52 bus électriques : Yaoundé lance son BRT

22 km de corridor, 28 stations et, à terme, 52 bus électriques articulés : le projet Bus Rapid Transit (BRT) TransYaoundé entre dans une nouvelle phase. Son lancement officiel a eu lieu ce 23 septembre à l’Hôtel de Ville, sous la présidence du maire Luc Messi Atangana.
Le futur corridor reliera la plateforme multimodale d’Olembé à Ahala, en passant notamment par Messassi, Etoudi, l’Hôtel de Ville, le marché central, le Poste central, Mvog-Mbi et Mvan.
Les bus de 18 m devraient transporter jusqu’à 43 000 passagers par jour, pour un tarif moyen annoncé entre 200 et 300 F. Soutenu par l’Union européenne et l’Agence française de développement, le projet entre dans sa phase d’études et de concertation.
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