À Yaoundé, chaque jour apporte son lot de drames familiaux ou de rumeurs qui secouent les quartiers. L’histoire que je partage aujourd’hui est l’une des plus troublantes. Elle nous a été confiée par Thierry Duplex Kammegne, un blogueur connu pour relayer des témoignages choquants. Attention, ce récit contient des détails sensibles. Prenez-le comme un avertissement contre les dérives sectaires, et surtout, ne reproduisezjamaisce qui y est décrit.
« Mon frère m’a suppliée de coucher avec lui »
La jeune femme, dont l’identité reste anonyme, raconte : *« Bonjour TD, ça fait des mois que je voulais vous écrire… J’ai un secret qui m’étouffe. Dans mon village, chaque 14 février, on mange de la viande de chien lors d’une réunion familiale. En 2010, je n’y suis pas allée car ma mère était très malade. Deux jours après le départ de la famille, mon grand frère est revenu en urgence. Il disait devoir vérifier l’état de maman… Mais ce jour-là, tout a basculé. »*
Alors qu’elle sort de la douche, son frère, paniqué, entre dans sa chambre :« Sauve-moi, petite sœur ! Je suis piégé ! »Il lui explique avoir rejoint une confrérie secrète sous prétexte de monter une association caritative. En réalité, il s’agissait d’un groupe pratiquant des rituels sataniques, incluant… la consommation de chair humaine.
L’enfer des rituels
« Lors d’un voyage dans le Sud, ils l’ont forcé à manger des restes humains. Des doigts, des parties intimes… Quand il a tenté de fuir, il tournait en rond pendant des heures ! »Contrôlé mentalement, le frère subissait des migraines insoutenables s’il résistait. Pire : il devait invoquer une entité féminine aux allures de serpent, qui « absorbait l’énergie » des proches pendant leur sommeil.
« Mon neveu est mort mystérieusement chez lui… Ma sœur ignore que c’est lui le responsable. »Les membres de la confrérie recevaient de l’argent après chaque sacrifice. Le frère avoue avoir tué quatre personnes, dont des membres de sa belle-famille.
L’inceste, seule issue ?
Désespéré, le frère consulte un initié qui lui propose une solution radicale : coucher avec sa sœur pendant sept jours.« J’ai cru qu’il était fou ! Mais il a signé un papier attestant son consentement, au cas où je porterais plainte. »Après une rencontre avec l’initié, elle accepte, malgré le dégoût.
« C’était horrible. On pleurait après chaque rapport… Mais son apparence s’est améliorée. Il a rajeuni. »Une fois « libéré », le frère finance le départ de sa sœur pour la France, où elle refait sa vie. Elle n’est jamais retournée au Cameroun, rongée par la culpabilité.
Un témoignage qui interroge
Ce récit soulève des questions sur l’emprise des sectes et les sacrifices familiaux. La jeune femme conclut :« Parler me soulage. Ma famille n’est pas sur les réseaux, ils ne verront jamais ça. »














