Le 20 mai approche, et les préparatifs pour la célébration de la fête nationale du Cameroun vont bon train. Dans le département du Mfoundi, à Yaoundé, une décision fait déjà beaucoup parler : seuls neuf partis politiques sur les 360 existants auront le droit de défiler cette année sur le Boulevard du 20 mai.
Une sélection très restreinte
C’est lors de la réunion préparatoire du 13 mai, présidée par le préfet du Mfoundi, Emmanuel Mariel Djikdent, que les choses se sont précisées. Un communiqué officiel publié la veille a confirmé que seuls les partis ayant des représentants au Parlement ont été retenus pour participer au défilé. Concrètement, il s’agit du RDPC, de l’UNDP, du SDF, de l’UPC, de l’ANDP, du PCRN, de l’UDC, du FSNC et du MDR.
Des partis exclus dénoncent une mesure injuste
Du côté des partis écartés, la pilule passe mal. Plusieurs formations politiques ont exprimé leur colère et leur incompréhension, estimant que la fête de l’Unité nationale devrait concernertousles partis, qu’ils soient représentés au Parlement ou non.
Mais pour les autorités, la règle est claire : seuls les partis disposant d’élus à l’Assemblée nationale ou au Sénat peuvent défiler. Une manière, selon elles, d’encourager les formations politiques à mieux s’implanter dans le paysage électoral.
Une participation surtout dominée par les alliés du pouvoir
Parmi les neuf partis retenus, seuls deux sont considérés comme des opposants : le SDF et le PCRN de Cabral Libii. Les autres sont soit membres de la majorité présidentielle, soit proches du RDPC, parti au pouvoir. Ce choix renforce les critiques de certains qui dénoncent un défilé trop orienté politiquement.
Une fête sous haute surveillance protocolaire
Autre point important : le protocole interdit toute représentation visuelle autre que celle du président Paul Biya durant le défilé. Aucune effigie d’autres figures politiques ne sera donc tolérée, un rappel qui suscite également quelques tensions parmi les militants des partis non retenus.














