Depuis plus d’un mois et deux semaines, ELA JULES CELESTIN, ancien sous-préfet aujourd’hui à la retraite, est porté disparu. Résidant à Yaoundé, il s’était rendu dans son village natal, à Doul, dans le département de l’Océan, pour un séjour.
Tout bascule le mardi 12 mars. Ce jour-là, il part au champ avec sa femme et deux de ses neveux. Aux alentours de 10 h, il décide de rentrer seul au village. Malgré une certaine insistance, il tient à partir. Problème : il ne connaît pas bien le chemin du retour. Sa femme lui indique donc la direction à suivre. Il s’engage sur le sentier… mais il ne rentrera jamais.
Quand sa femme revient du champ, vers midi, elle remarque son absence. Étonnée, elle informe les villageois. Très vite, l’inquiétude monte : il aurait dû être revenu depuis deux heures. Les habitants du village s’organisent alors pour partir à sa recherche. Les autorités locales sont aussitôt alertées et arrivent sur place dès le soir même. Accompagnées des villageois, elles entament des recherches dans la brousse.
Le jeudi 14 mars, un renfort de plus de 45 militaires et éléments du BIR se joint aux fouilles. Ils passent deux jours à explorer les environs. Malheureusement, aucune trace de l’ex-sous-préfet… sauf un détail troublant : un morceau de bois qu’il tenait ce jour-là est retrouvé au bord d’une rivière, située à plus de 7 km du village. Pourtant, le champ d’où il était parti se trouve à moins de 2 km du village.
Malgré tous les efforts déployés, aucune piste sérieuse n’a été retrouvée. La disparition d’ELA JULES CELESTIN reste aujourd’hui un mystère.
Haut fonctionnaire pendant plus de 30 ans, il a terminé sa carrière en tant que sous-préfet de Ngoyla, dans la région de l’Est.














