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Société

Pourquoi les développeurs camerounais aident les escrocs de l’arnaque en ligne?

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Quand on parle de fraude sur Internet, tout le monde pense aux escrocs qui arnaquent directement les victimes. Mais on oublie souvent ceux qui rendent ces arnaques possibles en fournissant les outils numériques nécessaires.

Ces outils, ce sont des choses comme des serveurs proxy, des logiciels pour brouiller les pistes, des kits de phishing ou des VPN. Pour les utiliser, il faut des compétences techniques : développement web, piratage psychologique, maintenance de systèmes… Des savoir-faire essentiels pour faire tourner les arnaques en coulisses.

En Afrique de l’Ouest, les recherches sur la cybercriminalité se multiplient, surtout au Nigeria et au Ghana. Mais le Cameroun est peu étudié. Résultat ? Un problème passe sous silence : des développeurs locaux qui créent des boutiques en ligne factices pour les escrocs.

Parmi les arnaques courantes, il y a la vente d’animaux imaginaires. Les victimes (souvent aux États-Unis, au Canada ou en Australie) paient pour des chiens, chats ou perroquets de race… qui n’existent pas.

Plutôt que de nous concentrer sur les escrocs, notre étude a examiné l’écosystème qui permet ces fraudes, et les acteurs invisibles qui les rendent possibles. On a notamment découvert le rôle méconnu des développeurs web anglophones au Cameroun, qui construisent sciemment ces faux sites de vente.

En interviewant 14 d’entre eux, on a exploré les raisons socio-économiques et politiques qui les poussent à participer à ce business illégal.

Nos résultats montrent que la précarité économique, les normes sociales et les croyances culturelles alimentent cette complicité. Ces développeurs ne correspondent pas au profil type du fraudeur. Pour eux, c’est une question de survie dans un pays marqué par la pauvreté et l’instabilité politique, après plus de 40 ans de présidence de Paul Biya.

Pour lutter efficacement contre ces arnaques, il ne suffit pas de punir les coupables. Il faut s’attaquer aux structures qui permettent à la fraude de prospérer, en commençant par ceux qui la facilitent.

Pourquoi ils se lancent là-dedans

Un thème ressortait clairement de nos entretiens : l’impact de la crise anglophone au Cameroun. Tout a commencé en 2016 avec des manifestations pacifiques contre l’imposition du français dans les écoles et tribunaux. Mais depuis 2017, la situation a dégénéré en conflit armé entre séparatistes et forces gouvernementales. Bilan : environ 6 000 morts, 600 000 déplacés et des milliers de réfugiés au Nigeria.

Les développeurs interrogés racontent comment les tirs quotidiens, les déplacements et l’instabilité politique ont rendu le travail régulier presque impossible.

Les coupures de courant et d’Internet fréquentes les empêchent aussi de bosser avec des clients légitimes.

Comme l’explique l’un d’eux :

« Parfois, on reste des jours sans électricité ni réseau. Un client sérieux, il va abandonner. Mais les escrocs, eux, s’en foutent des retards. Ils reviennent toujours avec une nouvelle commande. »

Les « ghost town » (jours de grève forcée imposés par les séparatistes) limitent encore plus les opportunités légales. Dans ce contexte, développer des sites pour des fraudeurs devient l’une des seules sources de revenus stables.

Autre facteur : les croyances spirituelles. Les développeurs justifient leur activité en distinguant« l’arnaque directe »et« l’aide technique ». Escroquer directement une victime, croient-ils, attire des conséquences spirituelles. Mais créer un site pour un escroc ? C’est moins grave.

Certains fraudeurs en Afrique de l’Ouest consultent des prêtres vaudou (« juju priests »), qui exigent parfois des sacrifices d’animaux… voire pire. Les développeurs camerounais veulent éviter ça.

« Les escrocs qui font des rituels pour de l’argent ne vivent pas vieux. Souvent, ils meurent à 20 ou 30 ans. Moi, je veux pas être dans ce délire. Mais faire des sites ? C’est différent. C’est pas moi qui prends l’argent. »

Enfin, il y a l’influence de la« Big Boy Culture », une sous-culture qui célèbre les fraudeurs comme des modèles de réussite. Dans certains milieux, ces escrocs qui étalent leurs richesses (voitures de luxe, vêtements, vie de star) sont admirés, pas condamnés.

Vanesa, une développeuse, résume :

« Tout le monde veut traîner avec les Big Boys. Les fraudeurs veulent être vus comme des superstars, alors ils dépensent comme des fous. »

Pour certains, ce mode de vie est immoral. Mais pour d’autres, c’est un modèle à suivre pour survivre.

Repenser la lutte contre la fraude

Nos résultats montrent qu’Internet n’est pas« par nature »un outil d’arnaque. La fraude prospère dans un écosystème complexe, où les complices (comme les développeurs) jouent un rôle clé pour des raisons économiques, politiques et culturelles.

Une stratégie efficace doit donc cibler ces facilitateurs, pas seulement les escrocs.

Article répéré sur theconversation.com

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Société

Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

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À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

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Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun,Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

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Batouri : le nouveau sous-préfet Adelphe Wenceslas Evaga officiellement installé

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La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet.Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025,Adelphe Wenceslas Evagaprend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.

Une cérémonie empreinte de solennité

La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey,Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.

« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.

Un parcours déjà bien étoffé

Avant sa nomination à Batouri,Adelphe Wenceslas Evagaexerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.

Des attentes fortes de la population

À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.

Un nouveau chapitre pour Batouri

L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?

Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.

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