Alors que les critiques pleuvent sur André Onana, comme souvent lorsque les projecteurs se braquent sur ceux qui chutent, une voix forte et lucide s’élève pour rappeler l’essentiel. Celle de Serge Branco, ancien international camerounais, qui refuse de voir un grand champion sacrifié sur l’autel de l’oubli.
« André Onana doit être soutenu », affirme-t-il, avec une conviction qui sonne juste. « Il est l’un des meilleurs espoirs du football camerounais, une véritable star du football national. »
Ses mots ne sont pas simplement un message de soutien : ils résonnent comme un appel à l’unité, à la mémoire, à l’équité. Oui, Onana traverse une passe délicate. Oui, ses dernières performances ont parfois déçu. Mais faut-il pour autant tourner le dos à celui qui a souvent été le dernier rempart des Lions Indomptables ? À celui qui a défié l’adversité pour revenir plus fort, encore et toujours ?
Car Onana, c’est bien plus qu’un nom sur une feuille de match. C’est une trajectoire marquée par la ténacité : une suspension d’un an, une reconstruction à l’Inter Milan, une ascension vers les sommets du football européen, et aujourd’hui, le défi de Manchester United. C’est un homme qui tombe, mais qui se relève. Encore. Et encore.
« Il n’y a aucune raison pour que nous, Camerounais, l’insultions ou l’abandonnions », martèle Branco. Et il a raison. Car Onana a été là quand le pays avait besoin de lui. Il a répondu présent, sans calcul, avec fierté.
Dans ces moments de doute, c’est le soutien populaire qui peut faire la différence. Il est temps de mettre fin aux critiques stériles et de se souvenir que nos champions, comme tout être humain, ont aussi droit à la faiblesse. Ce qu’ils méritent, c’est qu’on les élève quand ils vacillent, pas qu’on les enfonce.
« Il a connu pire que ça », conclut Branco. Et il s’en est toujours sorti. Plus fort. Plus entier. Voilà le signe d’un vrai champion. Voilà pourquoi André Onana reste, quoi qu’on en dise, une fierté camerounaise. Et il mérite que son peuple le traite comme tel.














