Connect with us

Société

Ayaba Cho appelle à intensifier la résistance armée alors que les séparatistes perdent le soutien civil

Published

on

Ayaba Cho appelle à intensifier la résistance armée alors que les séparatistes perdent le soutien civil
Spread the love

Depuis les murs de sa prison d’Oslo, Ayaba Cho Lucas, chef autoproclamé de la lutte pour l’indépendance de l’Ambazonie, a adressé une série de messages manuscrits réaffirmant son engagement en faveur de la résistance armée contre le gouvernement camerounais. Ces lettres, destinées à des figures clés du mouvement séparatiste, confirment sa volonté de poursuivre l’affrontement militaire. Une position qui contraste avec l’approche non violente longtemps défendue par son rival, Sisiku Ayuk Tabe.

Dans une missive à son « frère » Abdul, Ayaba Cho affirme que « la liberté de l’Ambazonie n’est pas négociable », saluant la détermination de son compagnon. L’identité exacte d’Abdul restait floue, mais le secrétaire à la communication du Conseil de gouvernement ambazonien a précisé sur X (anciennement Twitter) qu’il s’agissait d’Abdul Karim Ali.

Une autre lettre, adressée à Sisiku Ayuk Tabe — président autodéclaré de l’Ambazonie, lui aussi emprisonné — adopte un ton plus conciliant. Ayaba Cho y reconnaît Sisiku comme une « source d’inspiration malgré son incarcération », exprimant le souhait de « collaborer pour tracer la voie à suivre ». Toutefois, au vu de leur rivalité historique et de leurs divergences idéologiques, ce message semble davantage stratégique que sincère.

C’est dans sa lettre la plus percutante, destinée à « tous les soldats ambazoniens », qu’Ayaba Cho lance un appel direct aux armes : « La résistance armée doit s’intensifier. Que ceux qui persistent à occuper nos terres par les armes et à user de violence contre notre peuple sachent que l’Ambazonie sera défendue. »

Dans un autre passage laconique, il écrit simplement : « J’ai été informé. » Une formule qu’il employait régulièrement pour signifier que ses combattants, les Forces de défense ambazoniennes (ADF), avaient mené une action. Reste à savoir si cette « information » fait référence à la récente confiscation de cartes d’identité et aux mesures coercitives imposées aux civils.

Ces messages confirment la conviction inébranlable d’Ayaba Cho : seule la lutte armée mènera à l’indépendance. Un discours aux antipodes de celui de Sisiku, partisan historique du dialogue et de la médiation internationale.

Une rivalité historique et des luttes de pouvoir

Le clivage entre Ayaba Cho et Sisiku Ayuk Tabe structure depuis des années le mouvement séparatiste. En 2017, Sisiku proclame l’indépendance et se fait « élire » président de l’Ambazonie. Ayaba Cho, lui, rejette cette hiérarchie et prône une résistance décentralisée, menée par les armes. Sa visite spectaculaire à Dadi, dans la région du Sud-Ouest camerounais, où il passe en revue des combattants, défie ouvertement l’autorité de Sisiku.

Alors que ce dernier et plusieurs membres de son gouvernement étaient arrêtés au Nigeria puis extradés vers le Cameroun en 2018, Ayaba Cho, depuis l’étranger, s’impose comme chef de facto de l’aile militaire du mouvement. Ses missives depuis Oslo entendent consolider ce statut, malgré son propre emprisonnement.

Curieusement, contrairement à la mobilisation internationale suscitée par l’arrestation de Sisiku, la détention d’Ayaba Cho en Norvège n’a provoqué qu’un faible écho. Un silence qui pourrait refléter les divisions persistantes au sein des séparatistes, certains réticents à soutenir son idéologie guerrière.

Un soutien populaire en berne

Malgré les appels d’Ayaba Cho, le mouvement séparatiste voit son soutien s’effriter parmi les populations qu’il prétend défendre. Les attaques répétées contre les civils — changements forcés de la couleur des taxis, fermetures de marchés et d’écoles, enlèvements, ou récente confiscation des pièces d’identité dans les régions anglophones — ont nourri un ressentiment croissant. Ces actions, justifiées comme l’application des « lois ambazoniennes », ont surtout compliqué le quotidien des habitants, désormais pris en étau entre deux menaces : les exactions des forces gouvernementales et celles des séparatistes.

Quelle suite pour la lutte ambazonienne ?

Les lettres d’Ayaba Cho révèlent une détermination intacte, malgré son incarcération. Reste à savoir si ses appels à la radicalisation trouveront un écho parmi les combattants sur le terrain — ce qui semble peu probable. L’absence de mobilisation pour sa libération suggère que son leadership est loin de faire l’unanimité, y compris dans les rangs séparatistes.

Alors que le conflit entre le gouvernement camerounais et les indépendantistes ambazoniens s’enlise, l’opposition entre Ayaba Cho et Sisiku Ayuk Tabe continue de sculpter l’avenir du mouvement. Avec l’un détenu au Cameroun et l’autre en Norvège, la lutte pour l’Ambazonie demeure aussi fragmentée que jamais.

CLIQUEZ ici pour lire tout l’article sur infocameroun.com

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Société

Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

Published

on

Spread the love

À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

CLIQUEZ ici pour lire tout l’article sur infocameroun.com

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Société

Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

Published

on

Spread the love

Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun,Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

CLIQUEZ ici pour lire tout l’article sur infocameroun.com

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Société

Batouri : le nouveau sous-préfet Adelphe Wenceslas Evaga officiellement installé

Published

on

Spread the love

La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet.Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025,Adelphe Wenceslas Evagaprend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.

Une cérémonie empreinte de solennité

La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey,Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.

« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.

Un parcours déjà bien étoffé

Avant sa nomination à Batouri,Adelphe Wenceslas Evagaexerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.

Des attentes fortes de la population

À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.

Un nouveau chapitre pour Batouri

L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?

Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.

CLIQUEZ ici pour lire tout l’article sur infocameroun.com

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici