Actualités locales
Elecam annonce 210 000 nouvelles inscriptions sur les listes électorales avant la présidentielle
Le Cameroun a enregistré 210 000 nouvelles inscriptions électorales, alors que le pays se prépare à deux élections importantes cette année, selon les données d’Election Cameroon (ELECAM), l’autorité de gestion des élections.
Le président du conseil d’administration d’Elecam, Enow Abrams Egbe, a salué le taux de participation aux inscriptions électorales, soulignant une hausse de 45 % par rapport au premier trimestre de l’année dernière.
Le Cameroun organisera l’élection présidentielle en octobre prochain, qui précédera les deuxièmes élections régionales du pays. Les premières ont eu lieu en 2020, et les conseillers municipaux constituaient l’électorat.
À l’approche de l’élection présidentielle d’octobre, l’opposition exhorte la population à s’inscrire sur les listes électorales et à faire entendre sa voix, alors que plusieurs candidats cherchent à contester le maintien au pouvoir du président Paul Biya, qui dure depuis 42 ans.
L’organisme de gestion des élections, Elecam, affirme que le pays est pleinement engagé dans l’année électorale et qu’il prend toutes les mesures nécessaires pour assurer le bon déroulement des élections.
Lors d’une réunion du conseil d’administration à Yaoundé le 13 mars, le Dr Enow Abrams Egbe a annoncé la création d’une nouvelle plateforme en ligne par Elecam permettant aux électeurs de vérifier leur statut à distance.
Cette innovation intervient dans un contexte de critiques de la part d’éminents responsables politiques, comme le professeur Maurice Kamto, concernant le manque de transparence d’Elecam en matière d’inscription des électeurs.
Le chef de file de l’opposition a vivement critiqué le retard d’Elecam dans la publication de la liste des électeurs inscrits en décembre dernier. Il a interprété cette situation comme une tentative de l’institution de favoriser la fraude électorale, qu’il a accusé à plusieurs reprises le RDPC, le parti au pouvoir, d’orchestrer pour maintenir le président Biya au pouvoir.
ELECAM a toujours nié toute implication dans la fraude, soulignant que les listes électorales ont été publiées dans ses bureaux locaux à travers le pays.
Lors de la réunion du conseil d’administration de jeudi, le président du conseil d’administration d’Elecam a déclaré que l’organisation s’efforçait de renforcer la participation politique des jeunes, des femmes et des groupes vulnérables, tels que les personnes handicapées.
Au fil des ans, la participation électorale de ces groupes a été considérablement faible, car ils se détournent généralement de l’engagement politique. Ce problème a maintenu la sous-représentation des jeunes, des femmes et des personnes handicapées aux postes de décision.
Des appels constants ont été lancés pour que les jeunes et les femmes, en particulier, soient plus actifs politiquement et participent à la détermination des dirigeants du pays.
Lors des célébrations de la Journée internationale des femmes, le 8 mars, les femmes de la région du Sud-Ouest ont été particulièrement invitées à s’inscrire et à voter aux prochaines élections.
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Actualités locales
un boycott d’Orange et MTN annoncé pour le 30 octobre

La contestation contre les tarifs et la qualité des services internet prend de l’ampleur au Cameroun. Des créateurs de contenus, parmi lesquels Céleste Victorien, appellent les abonnés à observer une journée de boycott le vendredi 30 octobre 2026 contre Orange Cameroun et MTN Cameroon. Les initiateurs invitent les consommateurs à privilégier Camtel, l’opérateur public, jusqu’à ce que leurs revendications soient prises en compte, notamment sur les prix et la qualité de la connexion.
Au cœur de cette mobilisation, le coût de l’accès à internet et les pertes financières qu’il entraîne pour les utilisateurs. Plusieurs abonnés dénoncent une consommation inexpliquée de leurs forfaits. Certains affirment voir disparaître en moins de 30 minutes un volume de 4 Go acheté pour une durée de 30 jours, sans comprendre l’origine de cette consommation.
Pour les commerçants qui dépendent des réseaux sociaux et des plateformes numériques pour vendre leurs produits, la facture est encore plus lourde. Certains estiment consacrer jusqu’à 40 % de leurs bénéfices à l’achat de forfaits internet. Les démarches entreprises auprès des opérateurs n’auraient, selon les initiateurs du mouvement, apporté aucune réponse satisfaisante.
Les données disponibles alimentent les critiques. Selon les relevés de Cable.co.uk, le prix moyen d’un gigaoctet de données mobiles au Cameroun atteint 956 FCFA, contre 117 FCFA en France, 229 FCFA au Nigeria et 235 FCFA au Ghana. Un autre classement, établi en 2025 à partir de données de l’Union internationale des télécommunications (UIT), situe le coût du gigaoctet à 939 FCFA au Cameroun, contre 757 FCFA en Afrique du Sud et 645 FCFA au Ghana.
Le poids de cette dépense apparaît également dans les comparaisons rapportées au revenu national par habitant. Le même classement estime que le prix d’un gigaoctet représente 1,14 % de cet indicateur au Cameroun, contre 0,31 % au Nigeria.
La comparaison des offres commerciales entre la France et le Cameroun renforce le sentiment d’inégalité exprimé par les abonnés. En France, Sosh, la marque à bas coût du groupe Orange, propose notamment 100 Go à 9 180 FCFA par mois, 200 Go en 5G à 10 490 FCFA et 300 Go en 5G à 13 770 FCFA, selon les tarifs cités.
Au Cameroun, la grille tarifaire d’Orange affiche une offre de 10 000 FCFA pour un gigaoctet par jour pendant 30 jours, soit un volume théorique de 30 Go. Chez MTN, 21 000 FCFA permettent d’obtenir 60 Go pour la même durée. Ainsi, un budget de 10 490 FCFA permet d’accéder à 200 Go en 5G avec Sosh en France, contre 30 Go avec l’offre camerounaise d’Orange citée dans cette comparaison. Ces offres diffèrent toutefois par leurs conditions commerciales et leurs modalités d’utilisation. Sosh doit également être distinguée de la marque Orange classique, dont une offre de 130 Go en 5G est affichée à 13 770 FCFA.
Au-delà des prix, les consommateurs dénoncent une qualité de service qu’ils jugent insuffisante. Le problème n’est pas nouveau. En avril 2023, l’opération « Mode avion » avait déjà mobilisé des abonnés contre les services des opérateurs de télécommunications.
À la suite de ces contestations, l’Agence de régulation des télécommunications (ART) avait infligé des pénalités totalisant 6 milliards de FCFA aux opérateurs concernés pour des manquements à leurs obligations de couverture et de qualité de service. Orange avait écopé de 2,2 milliards de FCFA et MTN de 1,4 milliard.
Les opérateurs ont notamment mis en cause les coupures de fibre optique, les perturbations de l’alimentation électrique et les actes de vandalisme. Camtel, qui intervient dans la gestion de l’infrastructure nationale de fibre optique, a contesté certaines de ces explications et renvoyé la responsabilité vers ses concurrents.
En 2023, des mesures avaient également été annoncées pour mieux protéger les consommateurs, notamment le remboursement des volumes de données non consommés en cas d’indisponibilité du réseau et une meilleure information sur les débits souscrits. Pourtant, la disparition inexpliquée des forfaits reste l’un des principaux motifs de mécontentement exprimés par les abonnés.
La contestation met aussi en cause la réponse des autorités. En 2023, la ministre des Postes et Télécommunications estimait que les tarifs pratiqués au Cameroun étaient abordables. Depuis, les critiques sur le coût de la connexion et la qualité du service persistent.
La structure du marché nourrit également les interrogations. MTN revendique plus de 53 % de parts de marché, selon Jeune Afrique, dans un secteur où Orange et MTN occupent une place prépondérante. Malgré les sanctions prononcées par le régulateur, les consommateurs continuent de réclamer des mesures concrètes sur les prix et les performances du réseau.
Le député Nouran Fouting a récemment interpellé les deux opérateurs sur les conséquences de cette situation pour les ménages et les petits entrepreneurs. Pour ces derniers, l’accès à internet représente désormais une dépense de fonctionnement difficile à réduire, alors même qu’il constitue un outil indispensable à leurs activités.
Reste à savoir si l’appel au boycott du 30 octobre mobilisera suffisamment d’abonnés pour pousser les opérateurs à revoir leurs pratiques.
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Blanchiment de capitaux : le Cameroun accélère ses réformes pour sortir de la liste grise du GAFI
Le Cameroun intensifie sa lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Au 22 octobre 2026, le pays revendique 19 actions réalisées […]
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Actualités locales
pourquoi la Cour suprême a-t-elle demandé un réexamen du dossier ?

La plus haute juridiction du Cameroun a procédé à la déprogrammation de l’affaire concernant l’ancien ministre de la Défense Edgar Alain Mebe Ngo’o alors qu’il devait comparaitre le 21 octobre 2026.
Condamné à 30 ans de prison le 31 janvier 2023 par le Tribunal criminel spécial pour détournement de fonds publics, corruption, prise d’intérêt et blanchiment aggravé de capitaux, Edgar Alain Mebe Ngo’o a intenté un recours en cassation à la Cour suprême. À l’audience programmée le 21 octobre 2026, le condamné allait comparaitre pour plaider en faveur de sa cause. Mais le collège des juges a pris une décision quelques minutes après l’ouverture de la séance. L’affaire est déprogrammée. Les juges demandent un réexamen.
La décision est tombée alors que les avocats de l’ancien ministre de la Défense avaient préparé les moyens de défense à présenter devant la cour. Ces derniers, d’après nos confrères de RFI, évoquent un coup de théâtre à la suite de la déprogrammation.
La demande de réexamen renvoie à un retour sur la procédure et dans le fond du dossier lié à l’affaire qui a connu son dénouement au TCS il y a un peu plus de trois ans. Les décisions rendues en instance et qui condamnent l’ancien membre du gouvernement, son épouse ainsi que certains de ses proches collaborateurs pourraient connaître des modifications au cours du nouvel examen.
Alors qu’on croyait terminé le suspens à propos des décisions judiciaires sur l’affaire, une nouvelle phase de ce suspens commence avec la décision de la déprogrammation rendue par la cour le 21 octobre. Le choix des juges, non motivé au moment du prononcé de la décision, vise à tirer au clair des points d’ombre qui suscitent des interrogations sur la procédure ayant conduit à la condamnation de l’ancien haut-commissaire de l’État et des co-accusés.
Il avait été condamné avec son Bernadette Minla’a Nkoulou (10 ans de prison), Maxime Léonard Mbangue (25 ans de prison), le colonel Ghislain Elie Moutou (25 ans de prison) et Victor Menye (9 ans de prison).
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