Après un début de saison marqué par des ajustements difficiles, le quatuor offensif du Real Madrid semble enfin trouver son rythme. Et c’est au meilleur moment : alors que les Merengues affrontent l’Atlético de Madrid en huitième de finale de la Ligue des champions, Carlo Ancelotti peut désormais compter sur une attaque en pleine confiance.
Mardi soir, le Santiago Bernabéu accueillera le match aller, avant un retour brûlant au Metropolitano le 12 mars.
Un quatuor qui a mis du temps à se trouver
L’arrivée de Kylian Mbappé l’été dernier a modifié les équilibres offensifs d’un Real Madrid déjà bien armé avec Jude Bellingham, Vinicius Junior et Rodrygo. Cette nouvelle donne a nécessité une phase d’adaptation, tant pour le Français que pour ses coéquipiers.
Fidèle à sa réputation de gestionnaire hors pair, Ancelotti a su faire évoluer son équipe. La saison dernière, il avait déjà surpris en remplaçant Karim Benzema par Bellingham en position plus avancée, un pari qui s’était révélé gagnant avec un doublé Liga-Ligue des champions.
Mais intégrer Mbappé a été un défi. Longtemps hésitants dans leur animation offensive, les Madrilènes ont souffert en phase de poules et ont dû passer par les barrages pour se qualifier. Face à Manchester City, les tenants du titre ont enfin montré leur vrai visage : six buts inscrits sur l’ensemble des deux matchs, avec un Mbappé étincelant, un Bellingham décisif et un Vinicius désigné homme du match à l’Etihad.
Après un triplé de Mbappé au match retour, le « fantastic four » a pleinement pris son envol.
« C’est maintenant que la saison commence vraiment », a déclaré Ancelotti, convaincu d’avoir trouvé la bonne formule. Il avait reproché à ses attaquants un manque de repli défensif, mais contre City, leur engagement collectif a fait la différence.
Une remise en question nécessaire avant l’Atlético
Le week-end dernier, cependant, le Real a rechuté. Une défaite 2-1 contre le Betis, avec un effectif visiblement focalisé sur le choc à venir contre l’Atlético et un Bellingham suspendu.
Ancelotti a tiré la sonnette d’alarme : « Si nous jouons comme ça mardi, nous ne gagnerons pas. »
Face à une équipe de l’Atlético toujours intense et disciplinée, l’engagement défensif du quatuor offensif sera crucial.
Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes
Le Real Madrid, 15 fois champion d’Europe, est favori contre l’Atlético, une équipe qu’il a déjà battue en finale en 2014 et 2016. Mais les Colchoneros restent imprévisibles, et le Real devra compter sur ses stars pour faire la différence.
Depuis son arrivée, Mbappé s’est imposé comme le fer de lance de l’attaque madrilène. Après une période compliquée fin 2024, marquée par des penalties manqués contre Liverpool et Bilbao, il a su rebondir et affiche désormais 28 buts en 40 matchs, dont 7 en Ligue des champions.
« Kylian est là pour nous aider, et nous allons l’aider à finir meilleur buteur dans toutes les compétitions », avait déclaré Vinicius en janvier.
Le Brésilien, malgré une saison en dents de scie, compte 18 buts en 36 matchs et espère retrouver le niveau qui lui avait permis d’être deuxième au Ballon d’Or l’an dernier.
Bellingham, lui, apporte un équilibre essentiel entre l’attaque et le milieu. Son absence contre le Betis s’est fait ressentir, mais il sera frais et prêt pour le duel face à l’Atlético. Avec 11 buts en 36 matchs, il reste une pièce maîtresse du système d’Ancelotti.
Quant à Rodrygo, il est peut-être le plus discret des quatre, mais ses 13 buts en 38 matchs et sa capacité à éliminer ses adversaires font de lui une menace constante. « Il est tellement sous-estimé… Pour moi, c’est sûrement le joueur le plus talentueux et doué de l’équipe », a affirmé Bellingham à son sujet.
Avec ces quatre-là en pleine forme, le Real Madrid a toutes les armes pour percer n’importe quelle défense. Mais comme le rappelle Ancelotti, c’est leur implication collective qui fera la différence entre la victoire et la désillusion.
L’Atlético représente le test parfait pour mesurer leur progression. Mardi soir, le « fantastic four » madrilène aura l’occasion de briller une nouvelle fois.















