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Cameroun > L’évidence du glissement du calendrier des législatives et municipales

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Cameroun > L’évidence du glissement du calendrier des législatives et municipales
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Par Eric Boniface Tchouakeu

Devant cette réalité, toute l’opposition parlementaire réunie, ne dispose même pas du nombre d’élus suffisants, à savoir le tiers des députés ou des sénateurs, pour pouvoir saisir le Conseil Constitutionnel afin de contester devant cette instance,la prorogation de mandat, une fois la loi promulguée. Leurs différentes protestations et autres dénonciations déjà exprimées pour certaines, devraient donc se faire uniquement sur le champ politique.

Le mandat des députés de la 10ème législature devra désormais prendre fin le 30 mars 2026 et non plus le 10 mars 2025 comme initialement prévu. Selon le Gouvernement, la mesure vise à « alléger le calendrier électoral » qui prévoyait quatre élections au cours de l’année 2025. Car en plus des législatives et les municipales attendues en février, la présidentielle et les régionales devront être organisées respectivement en octobre et en décembre 2025. Et il est important de préciser que les deux derniers scrutins mentionnés ne peuvent légalement faire l’objet de report. L’autre raison , peut- être la plus importante évoquée par le Gouvernement pour justifier le report des législatives, concerne « l’indisponibilité des ressources » humaines mais surtout « financières » pour faire face à quatre élections en 2025.

Selon l’article 15 (1) de la constitution en vigueur du 18 janvier 1996, l’Assemblée Nationale est composée de 180 députés élus au suffrage universel pour un mandat de cinq (5) ans. L’alinéa 4 de cet article dispose qu’« en cas de crise grave ou lorsque les circonstances l’exigent, le Président de la République peut, après consultation du Président du Conseil Constitutionnel et des Bureaux de l’Assemblée Nationale et du Sénat, demander à l’Assemblée Nationale de décider par une loi, de proroger ou d’abréger son mandat. » Sur la base de ce dernier alinéa qui constitue une exception à la règle, les législatives normalement prévues en 2012 avaient été organisées en 2013, et les suivantes prévues en 2018 l’ont été en 2020.

Le report des législatives devrait entraîner logiquement pour les mêmes raisons, celui des municipales qui auraient dû être organisées le même jour. S’agissant des municipales, l’article 170(1) du code électoral de 2012 dispose que « les conseils municipaux sont renouvelés intégralement tous les cinq(05) ans à la même date.»

« Toutefois, en cas de nécessité, le Président de la République peut, par décret, proroger ou abréger le mandat des conseillers municipaux pour une durée n’excédant pas dix-huit(18) mois, après consultation du Gouvernement et du Bureau du Sénat »,

ajoute l’alinéa 2 de cet article.
Comme pour les législatives, les élections municipales attendues en 2012, avaient été organisées un an plus tard, puis celles prévues en 2018, en 2020. Au regard de tous ces éléments, aucun observateur, ou acteur de la scène politique ne pouvait ne pas envisager la possibilité du report des législatives et des municipales initialement attendues en 2025.

D’ailleurs, de nombreux acteurs de la scène politique avaient plus en ligne de mire, la prochaine présidentielle plutôt que des législatives et municipales qui devaient intervenir avant. Même si la nouvelle donne complique les candidatures de certains acteurs politiques majeurs de l’opposition comme Maurice Kamto , le principal opposant, et dans une moindre mesure le député Cabral Libii, à la présidentielle de 2025,ces derniers peuvent contourner les obstacles ainsi dressés sur le chemin de leur candidature en s’inspirant du précèdent de l’élection présidentielle de 2018 , à laquelle Cabral Libii justement, et l’ex Bâtonnier de l’ordre des avocats Akere Muna, avaient dû « emprunter » des formations politiques disposant d’élus pour se présenter.

Selon l’article 121(1 et 2) du code électoral en effet, « le candidat investi par un parti politique non représenté à l’Assemblée Nationale, au Sénat, dans un Conseil régional, ou dans un Conseil municipal »,doit comme tout candidat indépendant, réunir au moins trois cents (300) signatures légalisées par les autorités administratives territorialement compétentes, des personnalités originaires de toutes les dix régions à raison de trente (30) par région,, et possédant la qualité soit de membre du Parlement ou d’une Chambre consulaire, soit de Conseiller régional ou municipal, soit de Chef traditionnel de premier degré. A l’état actuel, l’écrasante majorité des personnalités pouvant à travers leurs signatures présenter un candidat à la présidentielle sont des militants du parti au pouvoir. Et jamais un tel scénario ne s’est produit à cette élection majeure au Cameroun.

C’est donc une procédure quasi insurmontable pour Maurice Kamto, dont le parti politique, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun(MRC), ne compte aucun élu et n’est pas représenté au sénat, pour avoir notamment boycotté les dernières législatives et municipales de février 2020. S’agissant de Cabral Libii, bien que déjà député, il serait aussi contraint de procéder comme en 2018,si jamais il veut à nouveau candidater à la prochaine présidentielle, car l’Administration, en attendant une décision définitive de la justice, a arbitré le conflit interne au sein du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN), dont il revendique la Direction, en faveur justement de celui qui lui conteste cette qualité et affirme l’avoir exclu des rangs de cette formation politique, Robert Kona.

Le report des législatives et municipales va in finé, permettre aux uns et aux autres de réajuster leurs stratégies en vue de la prochaine présidentielle, qui au regard des pouvoirs constitutionnels du Président, est de loin la plus importante élection au Cameroun.

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Présidentielle 2025 : Paul Biya, toujours le candidat inoxydable du Moungo

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À un an du scrutin présidentiel prévu le 12 octobre 2025, la machine du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) se met en branle dans le département du Moungo. Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures et chef de la délégation permanente départementale du Comité central, a mené une vaste caravane politique à travers plusieurs arrondissements. Objectif affiché : préparer le terrain pour une victoire éclatante de Paul Biya.

Une caravane pour remobiliser la base du RDPC

Melong, Baré-Bakem, Nkongsamba I, II et III… La tournée de Lejeune Mbella Mbella s’est poursuivie ce week-end dans les grandes localités du Moungo. Partout, la même mission : rallier et galvaniser les militants autour de la candidature de Paul Biya à la présidentielle 2025.

Le ministre ne s’est pas déplacé seul. À ses côtés, plusieurs cadres du parti : le sénateur Siegfried Étamé Massoma, Patrice Essobmadje, chargé de mission, ainsi que Mpoudi Ngolle Evelyne. Tous mobilisés derrière le même mot d’ordre : unité, discipline et fidélité au « candidat naturel ».

Recommandations ciblées et défis électoraux

Après avoir écouté les différents responsables des organes de base du RDPC, Mbella Mbella a délivré des recommandations adaptées à chaque arrondissement, insistant sur l’importance de tenir compte des réalités locales. Le mot d’ordre est clair : renforcer les structures, apaiser les tensions internes et surtout… reconquérir les bastions perdus.

Car le défi majeur reste bien identifié : reprendre les communes de Njombé-Penja et Loum, passées sous le contrôle de l’opposition. Une priorité stratégique pour assurer une victoire sans appel en octobre 2025.

« Taire les divisions » pour la victoire de Paul Biya

Devant les militants, le chef de la délégation permanente départementale a exhorté ses troupes à rester soudées : « L’heure n’est pas aux querelles intestines. Nous devons taire nos divisions pour aller vers la victoire de Paul Biya », a martelé Mbella Mbella, reprenant un message d’unité déjà répété lors des étapes précédentes.

Dans une atmosphère parfois festive, parfois solennelle, le RDPC a affiché sa détermination. Paul Biya, candidat annoncé pour un nouveau mandat, reste plus que jamais la figure tutélaire autour de laquelle s’organise toute la stratégie du Moungo.

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Palais de l’Unité : l’ambassadeur de France Thierry Marchand fait ses adieux à Paul Biya

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Le président de la République, Paul Biya, a reçu ce vendredi 29 août 2025 en audience d’adieu l’ambassadeur de France sortant au Cameroun, Thierry Marchand.

Une rencontre d’adieu empreinte de cordialité

Durant plus d’une heure et demie, l’entretien a permis au diplomate français de saluer le chef de l’État camerounais et de revenir sur ses trois années passées à Yaoundé. Thierry Marchand a tenu à exprimer toute sa reconnaissance pour « l’hospitalité légendaire du Cameroun », qui l’a profondément marqué tout au long de sa mission diplomatique.

Un partenariat historique entre le Cameroun et la France

Au sortir de l’audience, l’ambassadeur a rappelé la solidité des liens qui unissent les deux pays. « Le Cameroun et la France sont des partenaires de longue date », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts continus des dirigeants des deux nations pour renforcer une coopération bilatérale jugée mutuellement bénéfique.

Trois années de coopération renforcée

Nommé en 2022, Thierry Marchand aura accompagné plusieurs chantiers stratégiques de la relation franco-camerounaise, notamment sur les plans économique, culturel et sécuritaire. Son départ marque la fin d’une étape importante, mais les deux capitales entendent maintenir le cap d’un partenariat solide.

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Batouri : le nouveau sous-préfet Adelphe Wenceslas Evaga officiellement installé

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La ville de Batouri a accueilli, le 1er août dernier, une cérémonie solennelle d’installation de son nouveau sous-préfet. Nommé par décret présidentiel le 22 juillet 2025, Adelphe Wenceslas Evaga prend désormais les rênes de l’arrondissement, avec la lourde mission d’assurer ordre, coordination et développement local.

Une cérémonie empreinte de solennité

La place des fêtes de Batouri a servi de cadre à l’événement, présidé par le préfet du département de la Kadey, Djadaï Yacouba. Devant autorités administratives, forces vives locales et population venue en nombre, le représentant de l’État a rappelé les missions fondamentales qui attendent le nouveau sous-préfet.

« Maintien de l’ordre, application des lois et règlements, supervision et coordination des services publics », a martelé le préfet, insistant sur l’importance du rôle du chef d’arrondissement dans la vie quotidienne des citoyens.

Un parcours déjà bien étoffé

Avant sa nomination à Batouri, Adelphe Wenceslas Evaga exerçait comme premier adjoint préfectoral à Dschang. Administrateur civil de formation, il est originaire de l’arrondissement de Monatélé, dans la région du Centre. Marié et père de trois enfants, le nouveau sous-préfet est décrit par ses proches collaborateurs comme un homme de terrain, attaché au dialogue et à la proximité avec les populations.

Des attentes fortes de la population

À Batouri, les défis sont nombreux : sécurité, développement socio-économique, gestion des services publics… Autant de chantiers sur lesquels le nouveau sous-préfet est attendu au tournant. La population espère voir en lui un interlocuteur à l’écoute, capable d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes.

Un nouveau chapitre pour Batouri

L’installation d’Adelphe Wenceslas Evaga marque le début d’une nouvelle étape pour l’arrondissement. Les regards sont désormais tournés vers le futur : réussira-t-il à relever les défis de gouvernance et à imprimer sa marque dans la Kadey ?

Seul l’avenir le dira, mais une chose est sûre : les attentes sont grandes. Et Batouri n’a pas l’intention de rester en marge des ambitions de développement du Cameroun.

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