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Les jeunes du Botswana votent pour un nouveau leadership et mettent fin aux 58 ans de pouvoir du parti
Le président du Botswana, Mokgweetsi Masisi, a reconnu sa défaite lors d'élections historiques, mettant fin à près de six décennies de règne du Parti démocratique du Botswana (BDP). Les résultats du vote de mercredi montrent une victoire écrasante du parti d'opposition Parapluie pour le changement démocratique (UDC), positionnant ce pays d'Afrique australe pour un changement politique sous une nouvelle direction. Le 1er avril 2018, Masisi a prêté serment en tant que 5e président du Botswana.
“Je voulais rester votre président, mais je respecte la volonté du peuple et je félicite le président élu”, a annoncé Masisi vendredi matin. “Je vais me retirer et soutenir la nouvelle administration.” Le BDP dirige le Botswana depuis que le pays a obtenu son indépendance de la Grande-Bretagne en 1966. Cependant, les défis économiques et la hausse du chômage ont déclenché une vague croissante de mécontentement et alimenté la demande de changement de la population.
Vendredi, l'UDC était en tête de manière décisive, remportant 31 des 61 sièges parlementaires, avec plus de la moitié des circonscriptions comptées. Duma Boko, leader de l'UDC et éminent avocat et défenseur des droits de l'homme, est sur le point de devenir le prochain président du Botswana.
Une vague de troubles
Le Botswana se distingue comme un modèle de stabilité et de richesse dans la région, grâce à son industrie diamantaire, qui classe le pays au deuxième rang mondial des producteurs de diamants. Les récents ralentissements économiques ont mis à mal cette stabilité, laissant de nombreux citoyens, en particulier les jeunes, désillusionnés.
Le chômage a grimpé à 28 %, laissant plus d'un tiers des 15 à 35 ans sans emploi. L’économie a faibli, passant de 5,5 % en 2022 au taux prévu de 1 % cette année. L'analyste Zoë McCathie de Signal Risk a noté que les difficultés économiques, en particulier le taux de chômage élevé, ont joué un « facteur important » dans la perte de popularité du BDP.
La campagne de l'UDC se concentre sur la demande d'emplois. Boko s'est engagé à augmenter le salaire minimum et les allocations sociales, dans le but de répondre aux besoins économiques pressants de la population plus jeune et de plus en plus bruyante du Botswana.
Kgoberego Nkawana, un député nouvellement élu de l'UDC, a souligné ce point en déclarant : « Le taux de chômage est très, très élevé et les gens vivent littéralement de l'aumône du gouvernement parce qu'il n'y a pas d'emploi. » C'est vraiment terrible. Nkawana a souligné l'engagement de l'UDC à créer jusqu'à un demi-million d'emplois au cours des cinq prochaines années, en ciblant la crise de l'emploi dans le pays.
Une transition démocratique pacifique
Masisi, qui a pris ses fonctions en 2018, a reconnu les « erreurs » du BDP et s'est engagé à une transition en douceur. « Je suis fier de nos processus démocratiques et je respecte la volonté du peuple », a-t-il déclaré, ajoutant qu'il encourageait les partisans du BDP à se rallier derrière le nouveau gouvernement. Boko a reçu un appel de félicitations où il a entendu : « Vous pouvez compter sur moi pour être toujours là pour vous fournir les conseils dont vous pourriez avoir besoin. »
Boko, qui doit bientôt prêter serment en tant que président, a exprimé son humilité face au résultat des élections. « Les événements d'aujourd'hui élèvent notre démocratie », a-t-il fait remarquer. « Nous avons été témoins d’une transition démocratique réussie, pacifique et ordonnée. » Je me sens honoré et je promets au peuple du Botswana que nous ferons de notre mieux.
Les commentaires de Boko témoignent de la fierté que ressentent de nombreuses personnes au Botswana alors que le pays traverse une transition démocratique relativement rare sur le continent africain. Lesole Machacha, analyste politique, a qualifié le changement pacifique de gouvernement d'« impressionnant », déclarant : « C'est très rare. [on the continent] pour qu’une transition en douceur se produise.
Célébrations et espoir pour une nouvelle ère
À Gaborone, les partisans de l'UDC se sont rassemblés en petits groupes, brandissant des affiches et partageant leurs espoirs pour un avenir meilleur. Mpho Mogorosi, étudiant de 23 ans, a célébré la fête en descendant dans la rue. “Je n'aurais jamais pensé assister à un tel changement dans ma vie”, a-t-elle déclaré. « Nous avons écarté le BDP du pouvoir après qu’il soit resté trop longtemps, et je suis fier de faire partie du mouvement pour un Botswana meilleur. »
Cette vague de changement politique montre une tendance plus large en Afrique australe, où les partis au pouvoir depuis longtemps sont confrontés à une pression croissante pour répondre aux demandes d’une population jeune et frustrée. Plus tôt cette année, le Congrès national africain d'Afrique du Sud a perdu sa majorité parlementaire. Les élections qui se tiendront ce mois-ci en Namibie voisine devraient mettre à rude épreuve le parti au pouvoir, le Swapo.
Le Botswana attend les résultats officiels des élections attendus plus tard dans la journée. La promesse d'une nouvelle orientation politique faite par l'UDC offre de l'espoir aux citoyens qui ont été aux prises avec les difficultés économiques de ces dernières années. Des défis nous attendent, notamment pour relancer une économie en déclin et lutter contre un chômage élevé. Cependant, le changement pacifique de pouvoir marque l'ouverture d'un nouveau chapitre pour la démocratie du Botswana.
Mimi Méfo Infos
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La BDEAC va lever 54 milliards FCFA pour financer trois projets verts au Cameroun
La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) s’apprête à mobiliser près de 53,75 milliards de FCFA pour financer trois projets environnementaux au Cameroun dans le cadre du premier portefeuille prioritaire du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC). Les données contenues dans la Liste des projets du 1er Programme prioritaire du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC) indiquent que cette enveloppe est destinée à des initiatives portant sur la restauration des mangroves, la valorisation économique de la jacinthe d’eau invasive ainsi que la lutte contre l’érosion côtière et fluviale.
Le projet le plus important attribué au Cameroun est le Programme intégré de restauration des mangroves, classé dans la catégorie « Gestion durable des écosystèmes et protection côtière ». Son coût est estimé à 58,6 millions de dollars, soit environ 33,1 milliards de FCFA. Selon les données du portefeuille prioritaire du F2BC, ce projet vise à restaurer 5 000 hectares de mangroves tout en développant une économie locale liée à ces écosystèmes. Les résultats attendus incluent la création de 800 emplois verts et une capacité de séquestration supérieure à 2,5 millions de tonnes équivalent CO₂.
Le deuxième projet concerne l’Économie circulaire pour la jacinthe d’eau invasive, rattaché aux programmes transverses du Fonds Bleu dans les domaines de l’économie circulaire et de la bioéconomie. Son coût est évalué à 19,04 millions de dollars, soit environ 10,77 milliards de FCFA. Cette initiative vise à transformer une plante considérée comme nuisible en activité économique structurée. Les données du document évoquent la collecte de 3 500 tonnes de jacinthe d’eau, la génération de revenus annuels estimés à 87,7 millions de dollars, soit environ 49,5 milliards de FCFA, ainsi que la restauration de plus de 500 hectares de plans d’eau et la création de plus de 500 emplois.
Le troisième volet retenu pour le Cameroun porte sur un Programme intégré de lutte contre l’érosion côtière et fluviale, pour lequel le financement recherché atteint 17,5 millions de dollars, soit environ 9,89 milliards de FCFA. Les objectifs annoncés comprennent la stabilisation de 25 kilomètres de littoral, la protection de 150 hectares, la création de 400 emplois verts et une réduction de 30 % des pertes économiques annuelles liées à l’érosion. Ces trois initiatives s’inscrivent dans une opération plus large pilotée par la BDEAC. Le 26 mai prochain à Brazzaville, l’institution financière régionale réunira les principaux bailleurs internationaux dans le cadre d’une table ronde destinée à enclencher la capitalisation effective du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo.
Le montant recherché est fixé à 5,32 milliards de dollars, soit environ 3 200 milliards de FCFA. Selon les informations contenues dans la Liste des projets du 1er Programme prioritaire du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo (F2BC), les ressources recherchées doivent soutenir un portefeuille initial de 63 projets répartis dans 17 pays, selon une approche qui entend se distinguer des modèles traditionnels de financement environnemental. Les initiatives ciblent prioritairement la préservation des massifs forestiers, la transition vers les énergies renouvelables afin de réduire la dépendance au bois de chauffe, ainsi que le développement de l’agroforesterie.
Chaque projet a été conçu de manière à générer un retour sur investissement mesurable, rompant ainsi avec une logique classique d’aide au développement. La même source précise également que la banque régionale a engagé une réorganisation de ses mécanismes internes afin de rassurer les investisseurs internationaux sur les questions de gouvernance
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La SIC s’appuie sur le Minrex pour promouvoir ses projets immobiliers auprès de la diaspora
La Société immobilière du Cameroun (SIC) souhaite désormais s’appuyer sur l’appareil diplomatique camerounais pour mieux faire connaître ses projets immobiliers auprès des Camerounais vivant à l’étranger. Le mardi 19 mai 2026, le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, et le directeur général de la SIC, Ahmadou Sardaouna, ont signé un protocole d’accord définissant un cadre de coopération entre les deux institutions. L’objectif affiché est de renforcer la visibilité internationale des projets immobiliers de l’entreprise publique, tout en facilitant la recherche de partenaires techniques et financiers.
Le premier actif immobilier placé au cœur de cette stratégie est « Le Mfoundi », présenté comme le premier complexe immobilier haut de gamme développé par la SIC à Yaoundé. Selon les données rendues publiques lors d’une conférence de presse organisée le 23 septembre 2025, ce projet, lancé en 2022, affichait alors un taux d’exécution de 99 %. L’ensemble comprend 152 appartements de haut standing, allant d’une à cinq chambres, auxquels s’ajoutent des espaces commerciaux ainsi que des aires de stationnement. Les prix communiqués par l’entreprise varient entre 30 millions et près de 500 millions de FCFA.
Lors de cette même rencontre, la direction commerciale de l’entreprise avait indiqué que 52 appartements avaient déjà trouvé preneurs, pour des ventes cumulées évaluées à 6 milliards de FCFA. C’est également à cette occasion que la SIC avait clairement identifié la diaspora comme une clientèle stratégique. L’entreprise expliquait alors qu’un protocole d’entente avait été conclu avec le ministère des Relations extérieures afin de « faciliter le marketing autour de la vulgarisation de ce complexe ainsi que des futurs projets de la SIC ». La convention signée le 19 mai 2026 apparaît ainsi comme la formalisation d’une démarche engagée plusieurs mois auparavant.
Au-delà de la commercialisation du complexe de Yaoundé, cette stratégie vise également les futurs projets immobiliers de l’entreprise publique. En effet, la cérémonie du 23 septembre 2025 avait aussi servi de cadre à l’annonce d’un nouveau programme immobilier à Douala. La SIC avait alors révélé son intention de développer, dans le quartier Bonapriso, un complexe résidentiel évalué à 25 milliards de FCFA.
Le financement de ce projet doit être assuré avec l’appui de trois établissements bancaires camerounais : NFC Bank, Commercial Bank Cameroon (CBC) et Union Bank of Cameroon (UBC). Selon les déclarations du directeur général de la SIC, ce futur ensemble immobilier devrait reprendre les principales caractéristiques du projet développé dans la capitale politique.
C’est précisément cette nouvelle génération de programmes immobiliers que la SIC cherche désormais à faire connaître plus largement à travers le réseau diplomatique camerounais, avec l’ambition d’élargir sa clientèle potentielle au sein de la diaspora et d’accroître la visibilité de ses projets sur les marchés internationaux.
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Après le 1er mai… Et maintenant ? : Et si le Cameroun faisait enfin du bonheur au travail une priorité nationale !
Le Cameroun vient une fois de plus de célébrer la Fête Internationale du Travail. Comme chaque année, le 1er mai aura été marqué par les défilés, les discours officiels, les décorations, les repas d’entreprise et les célébrations diverses organisées à travers le pays. Mais une fois les fanfares éteintes et les festivités terminées, une question essentielle demeure : que reste-t-il réellement pour les travailleurs ? Car derrière les uniformes impeccables et les sourires de circonstance, beaucoup continuent de vivre le stress ; la fatigue psychologique ; le manque de reconnaissance ; des tensions relationnelles ; parfois même une profonde démotivation.
Et pourtant, une évidence s’impose désormais partout dans le monde : aucune entreprise, aucune administration et aucune nation ne peut durablement performer sans prendre soin des femmes et des hommes qui la font vivre. Comme le rappelle Richard Branson : « Prenez soin de vos employés, ils prendront soin de votre entreprise. »
Le bien-être au travail n’est plus seulement une question sociale. Il devient un enjeu stratégique.
UNE ÉVOLUTION QUI INTERPELLE
Le Cameroun a récemment progressé dans le classement mondial du bonheur, passant de la 104ème à la 100ème place. Une progression encourageante. Mais cette avancée restera fragile tant que nos lieux de travail ne deviendront pas de véritables espaces : d’équilibre ; de respect ; d’écoute ; d’épanouissement et de dignité humaine. Car nous passons au travail une part importante de notre vie. Le travail n’est donc pas seulement un moyen de subsistance. C’est aussi un espace humain, relationnel et psychologique.
LE MANAGEMENT HUMAIN : LE TOURNANT SILENCIEUX
Longtemps perçu comme un luxe ou une idée naïve, le bonheur au travail s’impose progressivement comme une exigence moderne du management. Et certaines entreprises commencent à ouvrir la voie. Le 9 avril dernier, à l’occasion de la conférence de presse marquant les 15 ans de BGFIBank Cameroun, son Directeur Général, M. Abakal Mahamat, a pris une position particulièrement forte dans notre contexte : faire du bonheur des collaborateurs un objectif stratégique prioritaire.
Son ambition ? Créer un environnement où les employés sont heureux de venir travailler… et presque réticents à repartir. Dans un environnement professionnel encore souvent marqué par la rigidité et la contrainte, cette déclaration mérite d’être saluée. Car elle traduit une prise de conscience importante : la performance ne se décrète pas. Elle se construit. Et surtout… elle se vit.
UNE RÉALITÉ ENCORE CONTRASTÉE
Oui, certaines grandes entreprises commencent à investir dans le développement personnel ; les activités sportives ; les politiques de reconnaissance ; les espaces d’écoute ou encore le bien-être des collaborateurs. Mais dans beaucoup de PME, le bonheur au travail reste encore secondaire. Et dans l’administration publique, malgré quelques efforts, la dynamique demeure timide. Pourtant, l’enjeu est profondément national.
PEUT-ON ÊTRE HEUREUX AU TRAVAIL AU CAMEROUN ?
La question peut sembler provocatrice. Mais elle mérite d’être posée honnêtement. Entre les pressions économiques, les difficultés sociales, les rigidités hiérarchiques et parfois le manque de reconnaissance, beaucoup répondront spontanément : non. Et pourtant… La réponse est oui. Mais pas automatiquement.
Le bonheur au travail suppose une double évolution : une transformation des organisations mais aussi une évolution des mentalités individuelles. Car le bonheur au travail ne se construit pas uniquement d’en haut. Il se cultive aussi de l’intérieur.
DES LEVIERS SIMPLES EXISTENT POURTANT
Contrairement aux idées reçues, promouvoir le bonheur au travail ne nécessite pas toujours des investissements lourds. Chaque travailleur peut déjà : redonner du sens à son travail ; développer des relations positives ; prendre soin de son équilibre personnel ; exprimer ses idées et cultiver la gratitude.
Et les entreprises peuvent également : humaniser le management ; valoriser les efforts ; créer des espaces de dialogue ; intégrer la santé mentale ; renforcer le sentiment d’appartenance et donner davantage de sens au travail.
CE QUE DOIT DEVENIR LE 1ER MAI
Le 1er mai ne peut plus être uniquement un jour de célébration. Il devrait progressivement devenir : un moment national de réflexion sur la qualité humaine du travail. Un moment où chaque organisation se pose une question simple : comment améliorer concrètement la vie de celles et ceux qui y travaillent ? Car au fond, une entreprise forte est d’abord une entreprise humaine.
LE MOMENT DU CHOIX
Le Cameroun est aujourd’hui face à un choix important : continuer à considérer le bonheur au travail comme un luxe ou en faire progressivement un levier stratégique : de performance ; de stabilité sociale ; d’engagement et de développement humain ? La question concerne les entreprises, les managers, les travailleurs, les institutions et la société toute entière.
LE BONHEUR AU TRAVAIL N’EST PLUS UNE OPTION
Le bonheur au travail n’est ni une utopie, ni un privilège réservé à quelques multinationales. C’est une nécessité : économique, sociale et humaine. Et si, finalement, la vraie modernité du management camerounais commençait par une chose simple : remettre l’humain au cœur du travail ? À travers ses réflexions, ses actions et ses projets, l’Académie du Bonheur entend contribuer à faire émerger au Cameroun une véritable culture du management humain, du vivre-ensemble et du bonheur au travail.
Car nous en sommes convaincus : des travailleurs plus épanouis construisent des entreprises plus fortes… et une nation plus équilibrée. Et si le Cameroun décidait, lui aussi, de faire du bonheur au travail une priorité nationale ?
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