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Transport aérien: Air France veut desservir le Cameroun avec des Airbus ultra-modernes

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Transport aérien: Air France veut desservir le Cameroun avec des Airbus ultra-modernes
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Depuis au moins deux mois, Air France procède discrètement à la modernisation d’une partie de sa flotte. Des avions de la marque Airbus A330-200 qui font partie de la flotte de la compagnie aérienne française depuis au moins 10 ans sont progressivement mis à l’écart des opérations de vol. Ainsi, entre le 26 août et le 30 septembre 2024, quatre avions de la marque suscitée ont rejoint le domaine de 30 ha que possède Tarmac Aerosave (une entreprise spécialisée dans le stockage d’avions avec maintien en condition opérationnelle, la maintenance légère et lourde, le démantèlement et le recyclage d’avions de ligne arrivés à la fin de leur vie économique, à l’aéroport de Tarbes-lourdes, Hautes-Pyrénées). Ils seront remplacés par des Airbus A350-900 flambants neufs que Air France a commandés auprès de Airbus.

Selon nos confrères du Journal Aviation, Air France a déjà reçu 35 exemplaires sur les 41 qu’il a commandés. Actuellement, Air France compte encore 15 Airbus Airbus A330-200 dans sa flotte. Ils desservent des destinations telles que Abuja (Nigeria), Bangalore (Inde), Douala (Cameroun), Libreville (Gabon), Lomé (Togo), Luanda (Angola), Malabo (Guinée Equatoriale), N’Djamena (Tchad), Pointe-Noire (Congo), Saint-Martin et Yaoundé (Cameroun). A en croire nos confrères évoqués supra, «Tous seront ainsi progressivement remplacés par les nouveaux A350-900 livrés à Air France».

YAOUNDÉ UNE DESTINATION PRIORITAIRE

Le Cameroun semble une destination prioritaire pour Air France. En mai dernier, la compagnie française a annoncé l’arrivée d’un nouveau Boeing 787 dans sa flotte pour desservir Yaoundé, marquant ainsi un renforcement de sa présence sur le marché aérien camerounais. Cette décision, annoncée par Anne-Marie Couderc, Présidente du Conseil d’administration d’Air France-KLM, fait partie d’une stratégie ambitieuse pour développer les opérations de la compagnie dans la région. «Nous souhaitons véritablement mettre les bases d’une vraie collaboration pour les mois et années à venir, avec des ambitions fortes pour le secteur aérien», a déclaré Couderc lors d’une rencontre avec le ministre camerounais des Transports le 16 mai dernier à Yaoundé.

Ce nouveau Boeing 787-9, un modèle de dernière génération, offrira aux passagers un confort accru grâce à une cabine plus spacieuse et un système de divertissement modernisé. L’ajout de cet appareil portera à trois le nombre d’avions d’Air France dédiés aux liaisons entre la France et le Cameroun, un renfort significatif sur un marché de plus en plus concurrentiel.

Cependant, la rencontre a également été l’occasion de souligner plusieurs défis auxquels fait face la compagnie, notamment les retards fréquents, le coût élevé des billets et la qualité de service. Consciente de ces critiques, Anne-Marie Couderc a promis des améliorations pour répondre aux attentes des passagers camerounais.

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Art : La danse en Labo

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Art : La danse en Labo
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La biennale internationale Modaperf (Mouvements de danses et de performances) s’inscrit dans la norme qualité de leur programmation. En prélude à la prochaine rencontre de ce festival au Cameroun en 2027, le terrain se prépare déjà avec les Labo-Modaperf. Du 18 au 24 août dernier, de nombreux artistes danseurs, performeurs et chorégraphes ont participé à la première étape des Labo-Modaperf 2026 à l’espace A(fro)Topos à Yaoundé. «Ces ateliers ouverts sont un lieu de recherche et de croisement des expériences», confie Zora Snake, le directeur du festival. Il est le principal encadreur de cette formation. «Les artistes locaux font souvent de belles propositions dans leurs spectacles de danse ou de performance. Il leur manque très souvent de petites astuces pour mieux arracher des contrats », poursuit-il.

Le corps, un espace de dialogue

Les Labo-Modaperf de cette période de vacances scolaires est le premier projet d’une série. Il a réuni des artistes venus de plusieurs villes au Cameroun. On compte entre Yaoundé, Douala, Nanga Eboko, Bamenda, Bertoua,Buea, Dschang, Bafoussam. Ils sont choisis sur la base des projets issus d’un appel à candidatures. Tous les matins, grâce à une pédagogie pratique, les participants comme dans une académie, se prêtaient au jeu des échanges théoriques. Cette formation se décline en plusieurs dimensions plus tard dans l’après-midi, lors de la phase pratique. Avec le corps comme principal instrument, il se transforme en une boule d’énergie et espace de dialogue collectif. La communion du corps comme lieu de travail, renvoie à une série de pratiques artistiques et culturelles. « Travailler son corps consiste à faire une recherche intérieure propre à soi-même, à construire un lieu d’harmonie et d’expression. Les émotions et les intentions d’un artiste doivent provoquer des sensations et livrer des messages bien sentis et construits », s’exprime Lyne Bisso, une jeune participante de la ville de Yaoundé.

À la fin de la semaine, chaque participant a passé des tests de picth de projet. Question de vérifier la qualité des projets et de les rendre plus compétifis. Cette démarche permet à Zora Snake de soutenir des projets et d’arrimer les jeunes danseurs à des standards internationaux. La prochaine édition de la La biennale internationale Modaperf (Mouvements de danses et de performances) prévue dans la ville de Dschang à l’Ouest-Cameroun, se veut un grand carrefour des rencontres des propositions techniques et esthétiques. Les artistes du monde et du Cameroun devront croiser les nœuds de la créativité et des savoirs.
Avec Eyangi Boka

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Gironde : un homme écroué après l’agression de deux enfants, il léchait leurs pieds

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Gironde : un homme écroué après l’agression de deux enfants, il léchait leurs pieds
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Un homme de 34 ans a été placé en détention provisoire après l’agression sexuelle présumée de deux garçons de 11 et 12 ans, à Cenon, près de Bordeaux. Une arme et plusieurs paires de chaussures ont été retrouvées lors de la perquisition.

Deux enfants menacés en pleine rue près de Bordeaux

La scène s’est déroulée en pleine journée, le 15 août dernier, à Cenon, en Gironde. Deux garçons de 11 et 12 ans ont raconté aux enquêteurs avoir été abordés dans la rue par un homme muni d’une arme de poing.

Selon leur récit, le suspect les aurait menacés avant de leur imposer un geste à caractère sexuel. Les enfants ont ensuite donné l’alerte auprès de leurs parents, avant que la police ne soit prévenue.

D’après les éléments communiqués par le parquet de Bordeaux, l’homme leur aurait ordonné « à retirer leurs chaussures avant de leur lécher les pieds ».

L’agression présumée s’est produite à proximité d’un centre commercial, dans cette commune située à l’est de Bordeaux.

Les caméras permettent d’identifier le suspect

Après le dépôt de plainte, les enquêteurs ont rapidement commencé à exploiter les images de vidéosurveillance disponibles dans le secteur.

Cette piste s’est révélée déterminante. Les policiers sont parvenus à identifier un homme âgé de 34 ans, avant de l’interpeller le 27 août, soit douze jours après les faits.

Le suspect a alors été placé en garde à vue. Une perquisition a également été menée à son domicile.

Une arme et plusieurs paires de tongs retrouvées

Les recherches effectuées chez le trentenaire ont permis de découvrir une arme de poing, ainsi que les vêtements qu’il aurait portés le jour de l’agression.

Les policiers ont aussi retrouvé plusieurs paires de tongs, dont celles appartenant aux deux jeunes victimes. Le parquet indique par ailleurs que les enquêteurs ont découvert, sur les supports numériques saisis, une vidéo des faits ainsi que d’autres vidéos et photographies susceptibles d’intéresser l’enquête.

Ces découvertes pourraient donner une nouvelle dimension aux investigations. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si d’autres faits peuvent être liés au suspect.

Une information judiciaire ouverte

À l’issue de sa garde à vue, l’homme a été présenté à un juge d’instruction le 29 août. Le parquet avait requis son placement en détention provisoire, décision finalement prise par le magistrat.

Une information judiciaire a été ouverte pour plusieurs qualifications, notamment agression sexuelle avec arme sur mineurs de 15 ans, agression sexuelle sur mineurs de 15 ans et extorsion.

À ce stade, le suspect reste présumé innocent. La mise en examen et le placement en détention provisoire interviennent dans le cadre de la procédure judiciaire et ne préjugent pas de l’issue du dossier.

Les enquêteurs cherchent d’éventuelles autres victimes

L’enquête se poursuit désormais pour vérifier si l’homme pourrait être impliqué dans d’autres faits.

La présence de plusieurs paires de chaussures d’enfants au domicile du suspect, ainsi que l’exploitation des supports numériques saisis, constitue notamment un axe important des investigations. Le parquet indique que les recherches se poursuivent.

L’affaire est suivie par les services de police compétents en Gironde. Les enquêteurs devront désormais déterminer précisément l’étendue des faits susceptibles d’être reprochés au mis en cause et établir si d’autres victimes peuvent être identifiées.

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Espagne : les manifestations se multiplient après la crise à Ceuta

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Espagne : les manifestations se multiplient après la crise à Ceuta
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La colère monte en Espagne après l’arrivée massive de migrants à Ceuta fin juillet. Des milliers de personnes ont manifesté mercredi, alors que les autorités font état de 23 agressions sexuelles depuis le début de la crise.

À Ceuta, la colère ne retombe pas

Que se passe-t-il à Ceuta ? Plus d’un mois après l’arrivée massive de migrants depuis le Maroc, la petite enclave espagnole reste sous tension.

Le 30 et le 31 juillet, environ 72 000 personnes ont franchi la frontière vers Ceuta. La plupart sont depuis reparties vers le Maroc, mais plusieurs milliers se trouvent toujours sur place. Les estimations varient selon les sources, autour de 5 000 personnes, dont un nombre important de mineurs.

La situation a progressivement débordé le seul cadre migratoire. Hébergement insuffisant, personnes dormant dehors, tensions avec les habitants et violences ponctuelles : la crise pèse lourdement sur cette ville espagnole située en Afrique du Nord.

Mercredi 2 septembre, des milliers de personnes sont donc descendues dans les rues de Ceuta et dans plusieurs villes espagnoles. À Madrid, la mobilisation a été particulièrement importante. Associated Press évoque environ 50 000 manifestants dans la capitale.

23 agressions sexuelles recensées depuis l’afflux de migrants

C’est l’un des aspects les plus sensibles de la crise.

Selon les dernières données de la Fiscalía General del Estado, 23 agressions sexuelles ont fait l’objet de procédures à Ceuta depuis le début de l’afflux massif. Neuf victimes sont âgées de 14 à 17 ans. Cinq des dossiers concernent des agressions avec pénétration.

La procureure en chef de Ceuta, Silvia Rojas, a alerté sur la vulnérabilité particulière des jeunes filles migrantes.

Elle a notamment expliqué que les victimes mineures se trouvaient dans une situation particulièrement fragile en raison de leur statut irrégulier sur le territoire. Elle a aussi averti que toutes les agressions ne faisaient pas forcément l’objet d’une plainte.

Le chiffre de 23 dossiers ne signifie donc pas nécessairement que tous les faits commis depuis juillet ont été signalés aux autorités. La peur et les conditions de vie précaires peuvent empêcher certaines victimes de se manifester.

Des suspects de plusieurs nationalités

Les données judiciaires montrent également que les personnes soupçonnées dans les dossiers déjà identifiés ne sont pas toutes de la même nationalité.

Huit suspects ont été identifiés jusqu’ici : quatre Marocains, trois Espagnols et un Belge, selon les informations communiquées par la justice espagnole.

Cette précision est importante dans un contexte où les violences sexuelles sont devenues un argument central des manifestations. Les autorités judiciaires, elles, traitent chaque dossier individuellement et continuent de rechercher les auteurs qui n’ont pas encore été identifiés.

Des scènes de tension dans les rues

La crise migratoire a également provoqué des affrontements entre habitants et migrants.

Ces dernières semaines, des manifestations ont parfois dégénéré. Des groupes de protestataires ont notamment tenté de repousser des migrants installés sur certaines plages. Des tentes et des effets personnels ont été incendiés lors de certains épisodes de tension, avant l’intervention des forces de l’ordre.

Des contre-manifestations ont également été organisées. Leurs participants dénoncent les discours hostiles aux migrants et mettent en garde contre les amalgames entre immigration et criminalité.

Le climat reste donc particulièrement électrique. D’un côté, des habitants réclament davantage de sécurité et une réponse rapide de Madrid. De l’autre, des associations et des militants alertent sur les risques de racisme et de violences visant les personnes migrantes.

Pedro Sánchez sous pression

La gestion de la crise place aussi le gouvernement de Pedro Sánchez dans une position délicate.

L’exécutif espagnol est accusé par ses adversaires politiques d’avoir sous-estimé l’ampleur de la situation. Les manifestations organisées à travers le pays ont ainsi pris une dimension clairement politique, avec des appels à renforcer le contrôle de la frontière et à accélérer le retour des migrants.

Le Premier ministre défend, lui, la réponse de son gouvernement. Madrid a annoncé des moyens supplémentaires pour l’accueil, les services sociaux et la sécurité à Ceuta. Selon Reuters, le gouvernement a également promis une enveloppe de 309 millions d’euros destinée notamment à soutenir la ville face aux conséquences de la crise.

Mais sur place, la réponse est jugée trop lente par une partie des responsables locaux.

Le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, réclame depuis plusieurs semaines davantage de soutien de l’État central. La pression est particulièrement forte concernant les mineurs non accompagnés, dont plusieurs centaines restent dans la ville.

Une crise humanitaire qui complique encore la situation

Derrière les manifestations et les débats politiques, la réalité quotidienne reste difficile.

Des migrants continuent de dormir dans des installations improvisées ou sur les plages. Des habitants et des associations locales ont fourni de la nourriture, de l’eau et des vêtements, mais leurs ressources s’épuisent.

Les femmes et les jeunes filles constituent l’une des populations les plus exposées. RTVE rapporte que 760 filles migrantes se trouvent encore à Ceuta, dont environ 300 hébergées par des associations ou des structures de proximité.

Le dispositif d’aide aux victimes de violences sexuelles fait lui aussi l’objet de demandes de renforcement. La ministre espagnole de l’Égalité, Ana Redondo, a notamment demandé que les jeunes victimes puissent bénéficier d’un accompagnement plus long dans les centres spécialisés.

Les accusations visant le Maroc alimentent le débat

Une autre question empoisonne désormais les relations entre Madrid et Rabat : comment expliquer l’entrée de dizaines de milliers de personnes en seulement deux jours ?

Un rapport de police espagnol récemment divulgué évoque une attitude de « permissivité totale » de la part des forces marocaines et suggère que certains migrants auraient été guidés vers la frontière. Le document est particulièrement sensible, car il contredit en partie le discours tenu jusqu’ici par le gouvernement de Pedro Sánchez.

Le Maroc conteste toute implication volontaire dans l’organisation de cet afflux. Le gouvernement espagnol, lui, continue de rejeter l’idée d’une opération directement orchestrée par Rabat.

Cette controverse ajoute une dimension diplomatique à une crise qui était déjà devenue sociale, sécuritaire et politique.

Pendant ce temps, les autorités espagnoles tentent de gérer les milliers de personnes encore présentes à Ceuta, tandis que les procédures judiciaires liées aux agressions sexuelles continuent d’avancer. Parmi les dossiers recensés, neuf concernent des victimes mineures et cinq sont qualifiés de viols par la Fiscalía.

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