Actualités locales
Port de Douala : les délais d’export explosent en 2023, freinant la compétitivité

(Investir au Cameroun) – Selon le rapport sur la compétitivité de l’économie camerounaise publié par le Comité de compétitivité du ministère de l’Économie, les délais de passage des marchandises à l’importation au port de Douala ont été réduits entre 2015 et 2023, passant de 25,6 à 9,5 jours, soit une réduction de 16 jours en neuf ans. Cependant, sur la même période, les délais à l’exportation se sont allongés, passant de 10,6 jours à 21,2 jours en 2023, soit un allongement de 10,6 jours.
Le Comité de compétitivité ne justifie pas cette réduction ou cet allongement des délais. Toutefois, le Port autonome de Douala (PAD), l’institution chargée de la gestion de l’espace portuaire de la capitale économique du pays, estime qu’il est simpliste de croire que c’est elle qui diminue ou rallonge ces délais. « Le séjour d’un conteneur à l’importation dans le port reflète plutôt le temps mis par l’importateur pour accomplir les procédures de dédouanement, qui ne dépendent nullement du PAD », explique l’autorité portuaire.
Elle précise que des retards sont souvent observés lors des procédures de dédouanement, notamment au niveau de la douane et des services fiscaux. Une étude menée en 2017 par les services douaniers camerounais a révélé qu’il s’écoule en moyenne 14 jours au lieu de 11 pour sortir un conteneur du port de Douala, par lequel transite plus de 80 % du commerce international du pays, selon les estimations de l’autorité portuaire. L’allongement des délais de dédouanement pourrait s’expliquer par l’intervalle entre le débarquement et l’enregistrement de la déclaration, ainsi que par le paiement tardif des droits de douane après liquidation.
Quant aux délais à l’exportation, « ils dépendent du moment où l’exportateur décide de déposer son conteneur au terminal, à la fin des procédures d’exportation », explique le PAD, qui précise observer et analyser les causes des retards et, si nécessaire, interpeller les segments reconnus comme étant lents. Pour les opérateurs du port, ces délais sont jugés longs et coûteux. Selon Hamma Toukour Gandi, président exécutif du Groupement des opérateurs du transport maritime et auxiliaires de transport au Cameroun (Gotram), ces délais constituent l’un des principaux goulots d’étranglement qui pénalisent la compétitivité du port de Douala.
Selon l’indice mondial de performance des ports à conteneurs (CPPI) 2023, publié par la Banque mondiale et Standard & Poor’s Global Market Intelligence, le port de Douala a perdu six points et s’est classé 373e sur 405 ports évalués en fonction de leur efficacité, notamment la durée de séjour des navires.
Afin de réduire ces délais qui affectent ses performances, le PAD implémente son plan visant à tripler sa capacité d’ici 2050, notamment en acquérant des équipements de manutention modernes. Fin 2023, il a investi 12 milliards de FCFA pour l’achat de huit nouveaux portiques de parcs au terminal. Cette acquisition a permis, selon l’autorité portuaire, d’augmenter la capacité de stockage du terminal, d’accélérer le cycle de livraison et de réception des conteneurs, et de fluidifier les opérations des navires. Ces investissements auraient conduit à une réduction du délai d’importation, désormais proche de six jours.
Frédéric Nonos
Lire aussi :
13-06-2024 – Performance des ports à conteneurs : le PAD et le PAK critiquent le classement de la Banque mondiale et de S&P
27-11-2023 – Port de Douala : la RTC investit 12 milliards de FCFA pour se doter de huit nouveaux portiques de parcs
Actualités locales
l’ONG Mandela Center interpelle Yaoundé et l’Union africaine
Le Mandela Center International (MCI) dénonce les conditions de prise en charge de migrants africains expulsés des États-Unis et transférés au Cameroun. L’ONG appelle les autorités camerounaises et l’Union africaine à garantir leurs droits et le respect du principe de non-refoulement.
Dans un communiqué publié le 7 septembre 2026, l’organisation de défense des droits humains affirme que 36 personnes originaires de neuf pays africains ont été transférées au Cameroun depuis janvier, à bord de quatre vols arrivés entre janvier et mai 2026. Ces transferts seraient intervenus dans le cadre d’un accord conclu entre Washington et Yaoundé.
Selon le secrétaire exécutif permanent du MCI, Jean-Claude Fogno, ces migrants ne disposeraient ni de documents d’identité ni d’un statut légal clairement établi et seraient soumis à des restrictions de déplacement. L’ONG affirme également que cinq personnes auraient déjà regagné leur pays d’origine, malgré les risques qu’elles encourraient, notamment de torture ou de représailles.
Face à cette situation, le Mandela Center International demande au gouvernement camerounais de garantir le principe de non-refoulement et la poursuite des procédures d’asile. L’organisation dit également avoir saisi l’Union africaine afin qu’un mécanisme de suivi des déportations soit mis en place.
Le MCI déplore enfin l’absence, selon lui, de réaction officielle des autorités camerounaises malgré plusieurs correspondances et interpellations sur ce dossier. Le gouvernement camerounais n’a jamais commenté officiellement l’accord migratoire avec les Etats-Unis.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Foncier urbain : le bornage de 3 hectares baisse de 48 % en 2026, mais reste 3,9 fois son niveau de 2023

(Investir au Cameroun) – Le coût réglementaire du bornage d’un terrain urbain de 3 hectares tombe à 675 000 FCFA en 2026, contre 1,3 million de FCFA en 2024 et 2025. La baisse atteint 48,1 %, après la décision du gouvernement de diviser par deux le tarif appliqué à chaque are supplémentaire au-delà des 5 000 premiers mètres carrés.
La loi de finances 2026 ramène en effet ce tarif de 5 000 à 2 500 FCFA par are. Pour une parcelle de 30 000 m², les 5 000 premiers mètres carrés restent facturés 50 000 FCFA. Les 25 000 m² restants correspondent à 250 ares, facturés 625 000 FCFA. La facture totale ressort donc à 675 000 FCFA, soit 625 000 FCFA de moins qu’en 2024 et 2025.
Cette correction intervient deux ans après une forte hausse des tarifs. La loi de finances 2024 avait porté le prix de l’are supplémentaire de 500 à 5 000 FCFA, soit une multiplication par dix. Pour le même terrain de 3 hectares, le coût du bornage était alors passé à 1,3 million de FCFA.
Le gouvernement reconnaît désormais les effets négatifs de cette hausse. Dans l’exposé des motifs de la loi de finances 2026, la Direction générale du Budget (DGB) indique que les coûts avaient atteint des niveaux « difficilement soutenables pour les redevables ». Elle évoque notamment un découragement des démarches de sécurisation foncière et une contraction de l’assiette des redevances domaniales et cadastrales.
Toujours près de quatre fois le niveau de 2023
La baisse décidée pour 2026 ne ramène toutefois pas les tarifs à leur niveau d’avant 2024.
En 2023, le barème prévoyait 50 000 FCFA pour les 5 000 premiers m² et 500 FCFA par are supplémentaire. Pour 3 hectares, le coût ressortait donc à 175 000 FCFA : 50 000 FCFA pour la première tranche et 125 000 FCFA pour les 250 ares supplémentaires.
À 675 000 FCFA en 2026, la facture reste ainsi supérieure de 500 000 FCFA, soit 285,7 %, à celle de 2023. Elle représente 3,86 fois son niveau d’alors.
L’exposé des motifs de la loi de finances comporte d’ailleurs une petite incohérence sur ce calcul. La DGB indique qu’un terrain de 3 hectares coûtait auparavant « environ 150 000 FCFA » à borner et que le passage à 1,3 million représentait une hausse de près de 800 %.
L’application du barème légal de 2023 donne plutôt 175 000 FCFA. Le passage de 175 000 à 1,3 million correspond à une augmentation de 642,9 %.
Le bornage n’est pas le prix du titre foncier
Les 675 000 FCFA ne représentent cependant pas le coût total d’obtention d’un titre foncier. Cette somme correspond uniquement au bornage d’un terrain urbain de 3 hectares. D’autres droits et dépenses interviennent dans une procédure d’immatriculation.
Pour l’immatriculation directe d’une dépendance du domaine national de première catégorie, le barème prévoit notamment un droit de 10 FCFA par m² en zone urbaine. Sur 30 000 m², cela représente 300 000 FCFA.
En ajoutant ce droit aux 675 000 FCFA de bornage, le socle réglementaire identifiable atteint déjà 975 000 FCFA. Ce montant n’intègre toujours pas l’ensemble des autres dépenses possibles : frais liés à la commission consultative, achat et transport des bornes, débroussaillage ou travaux supplémentaires. La mise en place des bornes reste notamment à la charge du requérant.
La différence avec le milieu rural est importante. Hors périmètre urbain, le bornage d’une superficie inférieure ou égale à 5 hectares est fixé à 25 000 FCFA. Pour un terrain rural de 3 hectares relevant de l’immatriculation directe, les droits d’établissement du titre représentent 150 000 FCFA. Bornage compris, le socle réglementaire ressort ainsi à 175 000 FCFA, avant les autres frais.
Le ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières tente parallèlement de mieux encadrer ces dépenses. Une instruction ministérielle du 16 mars 2026 fixe notamment les modalités de prise en charge financière des responsables et membres des commissions consultatives ainsi que certains coûts liés aux opérations d’immatriculation.
Il n’existe cependant toujours pas de prix officiel unique d’un titre foncier. Le montant final dépend de la superficie, de la localisation du terrain, de la procédure suivie, de la composition de la commission et des travaux nécessaires. Lors des assises foncières du 1er septembre 2026, les participants ont d’ailleurs recommandé l’adoption d’un arrêté conjoint pour mieux codifier les frais des commissions consultatives.
Baudouin Enama
Lire aussi:
09-03-2026 – Foncier : l’accord des chefs traditionnels devient obligatoire pour l’immatriculation de parcelles de plus de 10 hectares
24-02-2026 – Cadastre : dès le 1er avril 2026, les chefs traditionnels de 3e degré pourront délivrer des titres fonciers provisoires
06-01-2026 – Foncier urbain : en 2026, l’État abaisse de 50 % le coût du bornage, de la concession et du morcellement
11-12-2025 – Foncier : la loi de finances 2026 renchérit de 10 à 30 % les terrains déchus du domaine privé de l’État
01-12-2025 – Dette locative de l’État : le gouvernement cumule des impayés de 40 milliards FCFA
16-10-2025 – Epinglée par une enquête pour irrégularités foncières à Édéa, Socapalm réfute les accusations
20-04-2025 – Foncier : l’approbation des chefs traditionnels désormais obligatoire pour les concessions de 20 hectares et plus
11-02-2025 – Foncier : la loi de finances 2025 fait bondir les coûts, géomètres et promoteurs immobiliers protestent |
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Mounouna Foutsou veille au bon déroulement des épreuves
Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mounouna Foutsou, a effectué ce 8 septembre 2026 une descente au Centre de formation professionnelle « La Rosière », à Yaoundé 2, pour s’assurer du bon déroulement des examens nationaux de fin de formation professionnelle.
Sur le terrain, le ministre s’est notamment enquis des conditions de composition et du respect des mesures destinées à garantir la régularité des épreuves. Cette session 2026 mobilise 8 231 candidats issus de 633 centres de formation publics et privés agréés, répartis dans 38 spécialités, les dix régions et 35 départements du pays.
Le dispositif national comprend 49 centres d’écrit et 124 sous-centres de pratique. Au seul Centre « La Rosière », 1 791 candidats composent dans plusieurs filières, notamment la coiffure professionnelle, les métiers de la santé, l’automobile, le bâtiment, l’électricité, l’esthétique-cosmétique et l’hôtellerie-restauration.
Le membre du gouvernement entend garantir des examens crédibles et réguliers, mais aussi renforcer la valeur de la certification professionnelle. L’objectif est de s’assurer que les compétences acquises par les apprenants soient évaluées dans des conditions conformes aux exigences de la formation professionnelle au Cameroun.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales6 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














