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Canal 2’Or 15e édition : Kocee, Sandrine Nnanga et la Première dame Chantal Biya au sommet du palmarès
Le Palais des Congrès de Yaoundé a vibré au rythme de la 15e édition des Canal 2’Or. Entre consécrations majeures, doubles récompenses et distinctions honorifiques, […]
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un litige foncier de 1 640 hectares au cœur des discussions avec Paul Biya

Derrière les poignées de main diplomatiques et le décorum des visites d’État et de la diplomatie officielle, la venue annoncée du Prince Albert II de Monaco à Yaoundé ce vendredi 30 octobre 2026 ne relève pas d’une simple visite de courtoisie, mais répond à un agenda financier brut.
En coulisses, le tête-à-tête prévu au Palais de l’Unité avec le président Paul Biya s’articule autour d’un dossier explosif : un litige foncier de 1 640 hectares dans le Nord-Cameroun, opposant la baronne Ariane de Rothschild au guide de chasse et voyagiste français Pierre Guerini. Le litige porte sur le domaine de Faro Lobeké, une zone d’amodiation de chasse située dans le septentrion camerounais.
Ce territoire de 1 640 hectares, réputé pour sa faune sauvage et sa biodiversité exceptionnelle, attise les convoitises de la haute finance internationale autant que des acteurs historiques de la grande chasse africaine. D’un côté se trouve Ariane de Rothschild, veuve de Benjamin de Rothschild et présidente du groupe Edmond de Rothschild ; de l’autre, Pierre Guerini, figure reconnue du guidage cynégétique en Afrique centrale.
Proche de la famille Rothschild et engagé dans la conservation environnementale, le souverain monégasque intervient comme médiateur de poids pour débloquer un imbroglio juridique et foncier qui menace des intérêts financiers et diplomatiques majeurs. Ce différend s’inscrit dans une longue tradition où les droits fonciers et l’exploitation des territoires africains cristallisent les tensions entre souveraineté nationale, capitaux privés et diplomatie parallèle.
Dès la période de 1899 à 1920, à l’ère des compagnies concessionnaires en Afrique centrale, les administrations coloniales octroyaient de vastes pans de territoire à des entreprises privées pour l’exploitation des ressources, établissant une tradition de gestion privée des terres sauvages. Plus tard, entre 1970 et 1990, le Cameroun indépendant a réorganisé son domaine cynégétique en créant des Zones d’Amodiation de Chasse (ZIC) dans le Nord et l’Est, attribuant des concessions de plusieurs milliers d’hectares à des guides professionnels et des investisseurs privés.
Au tournant des années 2000, la création de réserves et de parcs nationaux a transformé la valeur économique et environnementale de ces territoires, attirant les grandes fortunes mondiales. Entre 2020 et 2026, le litige autour de la concession de 1 640 hectares s’est envenimé, conduisant à une impasse juridique nécessitant aujourd’hui un arbitrage au plus haut sommet de l’État.
Si la communication officielle mettra en avant la coopération bilatérale, la protection de la biodiversité ou le développement durable, l’agenda diplomatique de cette rencontre comporte trois enjeux clés : d’abord, la garantie des investissements étrangers afin de sécuriser les titres d’exploitation des fonds privés au Cameroun ; ensuite, l’arbitrage entre souveraineté foncière et diplomatie princière pour éviter que ce cas ne fragilise la gestion des zones d’amodiation par le ministère des Forêts et de la Faune ; enfin, une médiation de haut niveau permettant au président Paul Biya de trancher ce dossier sensible sans froisser ni le réseau financier de la haute banque européenne, ni les acteurs historiques du secteur touristique.
Pour Paul Biya, l’équation est donc explosive. Trancher en faveur de la banque Rothschild risque de fragiliser le ministère des Forêts et de la Faune face aux diktats financiers extérieurs. Donner raison au guide français priverait le pays d’appuis politiques et économiques européens majeurs. À toutes fins utiles, ce vendredi à Yaoundé, la diplomatie princière ne vient pas parler d’écologie, mais négocier le contrôle réel du sol Camerounais sans le consentement du peuple Camerounais.
Source : Esbi Media
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Polémique sur les femmes dans l’armée : le dérapage sexiste de Michelle Dikoume
Invitée sur le plateau de l’émission « La Grande Instance » sur NTV, la chroniqueuse Michelle Dikoume a frontalement remis en cause la légitimité des […]
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le MRC évoque une détention liée à un soutien présumé à Issa Tchiroma

La Fédération communale du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) de Mbouda informe avec une profonde préoccupation des faits relatifs à l’enlèvement et à la détention de Monsieur Fomekong Ernest, commissaire aux comptes de notre fédération communale.
Selon les informations recueillies par nos soins, Monsieur Fomekong Ernest aurait été interpellé à son domicile par des hommes en tenue le 26 octobre 2026. Ce n’est qu’au terme de recherches entreprises par nos responsables que nous avons pu établir, le 31 octobre 2026, sa présence à la brigade territoriale de Mbouda.
Les démarches effectuées auprès de la brigade nous ont permis d’apprendre que notre ami politique serait soupçonné d’avoir soutenu, dans le groupement Bamedjo, la candidature de Monsieur Issa Tchiroma Bakary lors de la dernière élection présidentielle, alors même qu’il est originaire de Babeté.
Si ces éléments correspondent aux motifs avancés pour justifier sa détention, ils soulèvent de sérieuses interrogations quant au respect des libertés politiques fondamentales, notamment la liberté d’opinion et le libre choix politique de chaque citoyen.
Nul ne devrait être inquiété pour ses opinions politiques, et nul ne devrait être privé de sa liberté en dehors des procédures prévues par la loi.
Cette situation intervient dans un contexte particulièrement préoccupant, marqué par la démission récente de Monsieur Tamo Pierre, qui a quitté le MRC pour rejoindre le RDPC. Selon les déclarations qu’il nous aurait faites, des hommes armés se seraient présentés à son domicile aux environs de 2 heures du matin et l’auraient contraint à démissionner de notre formation politique.
Ces allégations, d’une extrême gravité, méritent d’être examinées avec toute la rigueur nécessaire par les autorités compétentes. Si elles étaient établies, elles constitueraient une atteinte inacceptable à la liberté d’engagement politique et à la dignité humaine.
La Fédération communale du MRC de Mbouda condamne fermement toute pratique susceptible de transformer les forces de défense et de sécurité en instruments de pression, d’intimidation ou de règlement des différends politiques.
L’armée et les forces de sécurité ont une mission républicaine essentielle : protéger la nation, garantir la sécurité des citoyens et défendre les institutions dans le respect de la Constitution et des lois de la République. Elles ne sauraient être perçues comme des instruments au service d’intérêts politiques particuliers.
Dans une démocratie digne de ce nom, les divergences politiques doivent être tranchées par le débat, la confrontation pacifique des idées et les mécanismes légaux, et non par la peur, l’intimidation ou le recours arbitraire à la force.
L’histoire récente de notre pays, notamment les circonstances entourant l’affaire Martinez Zogo où l’armée a été instrumentalisée pour assassiner Martinez Zogo, rappelle avec force la nécessité de faire toute la lumière sur les atteintes présumées aux droits fondamentaux et de garantir que nul ne soit au-dessus de la loi.
Face à cette situation, la Fédération communale du MRC de Mbouda :
- Demande la libération immédiate et sans condition de Monsieur Fomekong Ernest, si aucune base légale ne justifie son maintien en détention, ou, à défaut, que les motifs légaux de sa privation de liberté lui soient clairement notifiés et que ses droits soient pleinement garantis ;
- Appelle les autorités administratives, judiciaires et sécuritaires à veiller à ce qu’aucun citoyen ne soit inquiété, menacé ou contraint de renoncer à son engagement politique ;
Nous réaffirmons qu’une démocratie véritable exige une stricte séparation entre les missions républicaines des forces armées et les intérêts des acteurs politiques.
La Fédération communale du MRC de Mbouda restera mobilisée, dans le strict respect des lois de la République et des principes de non-violence, pour défendre les droits de ses militants et préserver les valeurs démocratiques auxquelles elle est profondément attachée.
Source : Africa Renaissance Tv
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