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Lettre ouverte à tous les acteurs du système éducatif camerounais

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Le drame survenu au Lycée Technique Bilingue de Nsam à Yaoundé le 21 octobre 2026 a suscité une vive émotion et met en lumière les […]

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derrière la bataille des quotas de poisson, une guerre pour la succession de Biya ?

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derrière la bataille des quotas de poisson, une guerre pour la succession de Biya ?
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La controverse autour des quotas d’importation de poissons de l’entreprise Congelcam dépasse-t-elle les enjeux économiques et la promotion de la production locale ?

Dans une tribune, l’analyste politique Moussa Njoya avance l’hypothèse d’un affrontement entre réseaux d’influence liés à la succession du président Paul Biya, tout en dénonçant le risque de détournements de fonds publics à la faveur d’éventuels programmes d’urgence.

L’entreprise Congelcam est au centre des débats depuis une conférence de presse organisée le 15 octobre par ses responsables. Ceux-ci ont fait état de difficultés administratives, notamment liées à la réduction de leurs quotas d’importation, et alerté sur un risque de pénurie de poissons dans les prochains mois.

Cette situation a relancé les critiques sur la place des importations dans l’approvisionnement du marché camerounais. Certains observateurs défendent la nécessité de renforcer la production nationale, tandis que d’autres mettent en avant le risque d’une insuffisance de l’offre si les importations diminuent avant que les capacités locales ne permettent de répondre à la demande.

Lire l’analyse de Moussa Njoya :

Affaire Congelcam : entre guerre de clans et volonté de détournements !

Depuis quelques jours, l’entreprise Congelcam est au centre d’une controverse, suite à la conférence de presse de ses responsables du 15 octobre dernier, et au cours de laquelle ils ont fait état d’importantes difficultés administratives qu’ils rencontrent, notamment en ce qui concerne la diminution de leurs quotas d’importation. Toute chose qui expose les populations à une forte pénurie de poissons dès le mois de novembre, et ce jusqu’en février 2027 au moins.

Suite à cette communication, de nombreuses se sont élevées, certaines pour soutenir Congelcam, d’autres pour la condamner, notamment son attachement aux importations, au lieu de la production locale.

Mais à mon humble avis, ces réactions, y compris celles des responsables de Congelcam, semblent pour l’essentiel passer à côté de ce qui se joue réellement dans ce dossier.

Congelcam au centre de la lutte des clans !

C’est désormais un secret de polichinelle, le Cameroun est transformé en ce moment en un vaste champ de bataille de à ciel pour la succession du Président Paul Biya. Et dans cette guerre sans merci et sans pitié, chaque chef de clan cherche à recruter dans son camp le maximum d’hommes en tenue, de magistrats, d’intellectuels, de journalistes, de leaders d’opinion, et surtout d’hommes d’affaires, qui serviront éventuellement de fournisseurs de moyens financiers, en plus de ce qu’ils ont déjà volé.

Dans ce jeu de clans, le promoteur de Congelcam, réputé pour sa discrétion, a toujours mis un point d’honneur à se tenir à équidistance, loin des différents clans, en veillant à n’entretenir de rapports intimes avec aucun des chefs. C’est ce qui ressort en tout cas des différentes galaxies des personnalités qui sont souvent élaborées par des journaux spécialisés tels que Jeune Afrique ou encore Africa Intelligence.

C’est ce refus de s’aligner derrière un certain chef de clan qui semble aujourd’hui être la source des malheurs de Congelcam. Sinon, comment comprendre que pendant qu’on s’acharne sur les importations de poissons, on ne dise mot sur le riz, le blé ou encore les huiles végétales qui déséquilibrent beaucoup plus la balance de paiement ?

Cette question est d’autant plus importante qu’en ce qui concerne le riz, le blé et l’huile végétale, l’État du Cameroun dispose d’entreprises publiques nationales (SEMRY, SODEBLE, SODECOTON, etc.) qui ont totalement été abandonnées, au profit des importations, alors que leurs capacités de production et de couverture du marché local sont immenses.

Si c’était vraiment l’import-substitution que les gouvernants voulaient promouvoir, je pense que ce sont ces denrées alimentaires, en plus des pâtes alimentaires, qui seraient les premières à être visées, et non le poisson dont le déficit de production nationale est clairement établi à plus de quatre cent mille tonnes par an. Et qu’il est sûr que ce n’est pas avec nos petits étangs ainsi que nos élevages dans quelques cuves qui combleraient ce déficit du jour au lendemain.

Mais en réalité, il est ici question d’obliger le promoteur de Congelcam à s’aligner derrière l’un de ces pontes de Yaoundé qui fait feu de tout bois ces derniers temps, pour accéder dans les plus brefs délais au pouvoir. La manœuvre est davantage attestée par la cacophonie gouvernementale qui a été observée dans le traitement de ce dossier.

Ainsi, alors que lors de la dernière édition de l’émission « Dimanche midi », le ministre de l’Élevage, de la Pêche et des Industries animales avait clairement fait état de sa volonté de conciliation avec Congelcam à travers l’accord futur de nouveaux quotas d’importations, grande a été la surprise des populations qui étaient déjà pourtant rassurées, de suivre tout un autre son de cloche dans un dossier de journal de 13 h de lundi dernier.

En effet, au travers des reportages à charge contre Congelcam, les journalistes de la CRTV ont clairement fait état de la « nouvelle » volonté de certains hauts responsables de ne point céder à cette demande de Congelcam, comme si du jour au lendemain, par un coup de baguette magique, le Cameroun pouvait combler plus de trois cent mille tonnes de production de poissons.

Mais en réalité, à travers cette position, ce haut responsable espère surtout voir les populations descendre dans la rue d’ici décembre (puisque la pénurie du poisson va doubler les prix du poulet et de la viande), créant ainsi les conditions tant rêvées pour sa prise du pouvoir !

Une volonté de procéder à d’autres détournements massifs !

Mais en plus des enjeux politiques, la mise à mal de Congelcam présente aussi d’importantes opportunités de détournements de fonds.
En effet, face à la crise de pénurie que la non-reconduction des quotas d’importations va engendrer, l’État du Cameroun va, comme à habitude, lancer de nombreux « programmes », « projets » et « subventions » d’urgence au profit des fonctionnaires et autres faux hommes d’affaires qui se recruteront pour l’essentiel au sein de l’officine de ce haut responsable.

Ce qui sera une autre aubaine de détournements massifs comme on a eu à l’observer lors de la CAN, du COVID, dans le pétrole, l’or, le gaz, etc. Et où les détournements se chiffrent en centaines, voire milliers de milliards par an ! De quoi donner même gratuitement du poisson à tous les habitants du Cameroun !

En passant, que sont devenus les nombreux projets du MINEPIA pour la production du poisson local, financés à coup de dizaines de milliards, et dans lesquels un député avait par exemple reçu plus de quatre cent millions, sans qu’on aperçoive le moindre tilapia produit par sa coopérative jusqu’à ce jour ?

Moussa Njoya

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Contentieux financier : la justice française maintient une saisie de 11,7 milliards de FCFA contre le Cameroun

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Le juge de l’exécution du tribunal judiciaire de Paris a rejeté, le 5 octobre 2026, les demandes d’annulation formulées par la République du Cameroun concernant […]

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Nalova Lyonga convoque les élèves présumés meneurs des troubles

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Nalova Lyonga convoque les élèves présumés meneurs des troubles
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La ministre des Enseignements secondaires, le professeur Nalova Lyonga, a ordonné la convocation d’un conseil de discipline pour le lundi 26 octobre, afin d’entendre les élèves présumés meneurs des troubles survenus mercredi au Lycée technique bilingue (GBTHS) de Nsam, à Yaoundé. Par ailleurs, la reprise des cours a été reportée au mercredi 28 octobre.

Dans un communiqué publié le vendredi 23 octobre, la ministre a souligné que la gravité des actes commis lors de ces événements justifiait l’ouverture d’une procédure disciplinaire avant la reprise des cours, initialement prévue pour ce lundi.

Les troubles ont éclaté le mercredi 21 octobre, lorsque des élèves en colère ont vandalisé l’établissement, la salle des professeurs et le bureau du proviseur. Cette agitation faisait suite au décès d’un de leurs camarades, Feudjo Kitio Junior, dans un accident de moto, ainsi qu’à des blessures subies par d’autres élèves — des élèves qui auraient, selon certaines allégations, été renvoyés chez eux en raison de leur coiffure jugée non conforme. Les autorités ont toutefois démenti avoir renvoyé des élèves de l’établissement.

Le professeur Nalova Lyonga a présidé une réunion de crise au sein de l’établissement jeudi, alors que les cours demeuraient suspendus. Elle a déploré l’incident et s’est interrogée sur les raisons pour lesquelles un élève, sans formation à la conduite de deux-roues, a pu transporter trois passagers sur une moto.

Selon le communiqué de la ministre, la journée du lundi 26 octobre sera exclusivement consacrée au conseil de discipline. La reprise des cours s’effectuera le mercredi 28 octobre, marquée par une cérémonie solennelle dans l’enceinte de l’établissement. Un cours inaugural solennel précédera la reprise, et l’ensemble des cours débutera à midi.

Le professeur Nalova a salué l’action du sous-préfet de Yaoundé III, ainsi que ce qu’elle a qualifié d’efficacité des forces de sécurité durant la crise.

Les unités antiémeutes, déployées pour contenir les élèves, ont été la cible de jets de pierres et d’autres projectiles. Des vidéos amateurs, filmées au sein de l’établissement, montrent des membres des forces de l’ordre renvoyant des pierres en direction des élèves lors des affrontements.

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