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un conflit foncier de 101 hectares oppose deux communautés depuis cinq ans

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un conflit foncier de 101 hectares oppose deux communautés depuis cinq ans
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Le litige foncier opposant le village d’Ewonda à celui de Lower Ewonda — un village récemment réhabilité — occupe le devant de la scène médiatique depuis cinq ans. La situation semble se complexifier davantage au fil des jours, les deux parties campant fermement sur leurs positions quant à ce qu’elles considèrent comme leurs terres ancestrales.

Le terrain en question, d’une superficie d’environ 101 hectares, est situé sur les contreforts du mont Cameroun, à Buea, chef-lieu de la région du Sud-Ouest.

Le 13 octobre, des gendarmes ont fait irruption à Ewonda, procédant à l’arrestation de jeunes accusés d’intrusion et de destruction de biens. Selon les représentants de Lower Ewonda, ces arrestations sont justifiées par le non-respect, par les jeunes d’Ewonda, d’une injonction judiciaire portant sur certaines parties des terres disputées. Ils accusent ces derniers d’avoir détruit des infrastructures sur le site, des faits étayés par des preuves vidéo.

De son côté, Efome Ferdinand, leader des jeunes d’Ewonda, soutient que les membres de sa communauté ne sont à l’origine d’aucune destruction.

Par ailleurs, Lower Ewonda affirme que des individus étrangers à la communauté d’Ewonda ont été enrôlés dans ce conflit, contribuant ainsi à l’attiser. Ils soutiennent également que nombre de personnes impliquées dans cette affaire sont étrangères à Ewonda et occupent, par ailleurs, des fonctions coutumières influentes dans d’autres villages.

Un scandale administratif

Molua Njie Joseph, un aîné qui s’est souvent exprimé au nom d’Ewonda, qualifie ce litige de « scandale administratif ». Il a mis en garde contre le risque d’affrontements sanglants si des mesures urgentes ne sont pas prises pour résoudre le conflit.

Le différend entre les deux communautés est indissociable des procédures administratives qui l’ont accompagné. Outre les soupçons de partialité pesant sur l’administration locale, les décisions contradictoires émanant du ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières n’ont fait qu’alourdir une situation déjà éprouvante.

Il convient de noter que neuf titres fonciers, qui avaient été suspendus, ont été rétablis. Dans une correspondance datée du 30 juin adressée à Lower Ewonda — représenté par son chef traditionnel, Paul Molua Tonga —, le ministre Henri Eyebe Ayissi a suspendu une décision antérieure qui annulait ces neuf titres fonciers.

Dans un premier temps, le 11 novembre 2025, le ministre Eyebe Ayissi a annulé sept titres fonciers obtenus par la localité de Lower Ewonda. Les certificats fonciers n° 016324, 016326, 016327, 016328, 016329, 016330 et 016332/Fako ont été retirés en raison d’erreurs administratives et de fraudes, comme l’indique la décision. Par la suite, un nouvel arrêté, daté du 4 mars 2026, a annulé les certificats fonciers n° 016325 et 016331/Fako attribués au village de Lower Ewonda.

Ces différents arrêtés précisent que les titres fonciers ont été jugés irréguliers au regard des protocoles en vigueur régissant leur établissement. Le texte ministériel qualifie leur obtention d’illégale, soulignant qu’il a été fait abstraction d’un recours déposé le 3 octobre 2024 — dûment réceptionné par le service du courrier du cabinet du ministre — qui contestait un arrêté régional portant sur les terres en question.

Les raisons ayant motivé ce revirement récent du ministre des Domaines et des Affaires foncières demeurent incertaines. Quoi qu’il en soit, la communauté de Lower Ewonda affirme disposer d’éléments datant de l’époque coloniale pour étayer sa position, notamment des bornes délimitant le terrain, posées par les Allemands, ainsi que d’autres documents historiques.

Vers une paix durable

Interrogé sur une issue à la situation actuelle, le chef Paul Molua Tonga a affirmé que le dialogue constituait la seule voie vers la paix. Le chef, qui est également pasteur, espère que les parties adverses répondront favorablement à un appel au dialogue, dès que celui-ci sera engagé dans les prochains jours.

Pour les habitants d’Ewonda, la paix pourrait signifier la récupération des terres disputées. Ils estiment qu’il est temps que la plus haute autorité du pays, le Président de la République, intervienne pour trancher le litige. Les difficultés économiques et sociales, engendrées par l’accès restreint à ce qu’ils considèrent comme leur héritage ancestral, sont par ailleurs très préoccupantes.

Pour Njume Luma, une femme âgée de la communauté Ewonda, ces terres représentent bien plus qu’un simple enjeu économique. Elles lui rappellent sa défunte mère, décédée après avoir pris connaissance du conflit. Bien que du temps ait passé, la douleur demeure vive ; elle peine aujourd’hui à subvenir à ses besoins essentiels, faute d’accès à ses terres, qui constituent pourtant son véritable moyen de subsistance.

Au cœur de cette impasse se trouvent les jeunes, dont l’héritage est menacé, quelle que soit l’issue. Efome Ferdinand estime qu’il est grand temps que la justice soit rendue. Il a averti que des jours difficiles attendent ceux qu’il qualifie d’« intrus » sur ces terres, affirmant qu’ils ne céderont pas tant qu’ils n’auront pas recouvré la pleine possession de leur territoire.

Origine du conflit

La localité de « Lower Ewonda » a été rétablie par une décision du préfet du département du Fako, Viang Mekala, en date du 11 mars 2024. Cet arrêté concerne au total 15 villages, dont Mbinde, théâtre d’un violent conflit foncier similaire. Selon les données officielles, Mbinde, situé dans l’arrondissement de Buea, s’étendrait sur environ 710 hectares. Une partie de cette zone fait actuellement l’objet de titres fonciers au nom de Meveo Me Mbenge, un autre village situé dans l’arrondissement de Limbe 1.

Le chef Tonga soutient que « Lower Ewonda » a toujours existé. Il évoque une transaction foncière effectuée par son père en 1996, qui mentionnait « Ewonda Mbenge » (Lower Ewonda). Par ailleurs, il souligne que les limites du village sont matérialisées par des arbres géants vieux de plusieurs décennies. Enfin, il soutient que la localité de « Lower Ewonda » a été officiellement reconnue par les autorités allemandes, comme en attesteraient des bornes coloniales encore en place.

De son côté, la communauté d’Ewonda affirme que « Lower Ewonda » n’a jamais existé. Des courriers, tous datés de 2025 et émanant de villages voisins — tels que Buea, Bokai et Bova 1 — ne font aucune mention d’une existence historique de « Lower Ewonda ». Cette position est corroborée par un rapport de 2021, établi par la Conférence des chefs de la subdivision de Buea, qui identifie « Lower Ewonda » comme l’un des trois quartiers composant le village d’Ewonda. Le rapport précise par ailleurs que les premiers habitants ont migré de « Lower Ewonda » vers Ewonda.

Alors que le conflit prend des tournures inattendues, il devient crucial que les autorités gouvernementales examinent la situation avec sérieux, en tenant compte des réalités sur le terrain et en œuvrant à une résolution pacifique, avant que le conflit ne s’envenime et ne conduise à des pertes en vies humaines.

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8 816 milliards FCFA de budget, mais où passe réellement l’argent de l’État ?

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8 816 milliards FCFA de budget, mais où passe réellement l’argent de l’État ?
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Alors que le budget de l’État camerounais atteint 8 816,4 milliards de francs CFA en 2026, contre 3 746,6 milliards en 2015, l’économiste et responsable politique Louis-Marie Kakdeu s’interroge sur l’utilisation des ressources publiques.

Dans une chronique consacrée à la gestion des finances publiques, il pointe le poids de la dette, les dépenses de fonctionnement, les risques de corruption et les difficultés d’exécution des investissements.

Intitulée « Cameroun : où va l’argent de l’État ? », cette analyse met en débat l’efficacité de la dépense publique, au-delà de la progression des enveloppes budgétaires. Pour son auteur, l’augmentation des ressources mobilisées par l’État ne se traduit pas suffisamment par des infrastructures et des services publics à la hauteur des attentes des populations.

Lire la chronique de Louis Marie Kakdeu :

Cameroun : Où va l’argent de l’Etat ?

En dix ans, le budget de l’État du Cameroun a plus que doublé, passant de 3746,6 milliards FCFA en 2015 à 8816,4 milliards FCFA en 2026. Mais, alors que ces chiffres donnent l’impression d’une trajectoire ascendante de la puissance publique, une interrogation fondamentale demeure chez les citoyens : où va réellement ces milliards ? L’examen attentif des lois de règlement (documents arrêtant définitivement l’exécution des budgets votés à l’Assemblée nationale) et des rapports d’évaluation du FMI et de la Banque mondiale livre un constat sans équivoque : les arbitrages financiers de la dernière décennie ont été dominés par le poids de la dette publique, du fonctionnement institutionnel et des détournements des deniers publics, au détriment de l’investissement productif et des dépenses sociales.

1. Le service de la dette est le premier poste budgétaire du pays

L’argent public sert d’abord à rembourser les dettes. En 2024 seulement, le service de la dette publique représentait à lui seul 24% de l’ensemble des dépenses ordonnancées de l’État (avec plus de 1 600 milliards FCFA exécutés sur une prévision de 2 252 milliards FCFA). Il faut dire que la dette publique est passée de moins de 25% du PIB en 2015 à plus de 43% du PIB en 2024, ce qui asphyxie l’économie. Les rapports d’évaluation du FMI soulignent un risque élevé de surendettement, qui contraint l’État à consacrer près de 1 franc CFA sur 4 uniquement au paiement du principal et des intérêts de sa dette.

2. Fonctionnement et masse salariale

En 2024, les dépenses de personnel atteignaient 1490,5 milliards FCFA, soit 22,6% des dépenses ordonnancées. Sur dix ans, la masse salariale de la fonction publique a progressé de plus de 60%, alors que l’État ne produisait pas proportionnellement la croissance. Pire, la consommation de biens et services et les charges de fonctionnement des ministères et autres institutions représentent un bloc structurel d’environ 25% des budgets annuels, caractérisé régulièrement par des impayés et une accumulation de restes à payer (comme en témoigne la dette locative de l’État).

3. Les détournements de deniers publics en hausse

Si le rapport annuel de la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC), pour l’exercice 2025, ne présente qu’un préjudice financier subi par l’État de 6,2 milliards FCFA, c’est parce qu’au fil du temps, l’on ne poursuit plus grand monde en justice ! La CONAC ne travaille que sur des cas signalés et/ou enrôlés ! Les détournements tracés et poursuivis par la justice et les organes de contrôle représentent moins de 2% du budget consolidé.

Or, dans la réalité, lorsque l’on regarde le rapport des bailleurs de fonds, la part réelle et systémique des détournements à travers des mécanismes de surfacturation, gaspillage, fraude, exécutions fictives, absentéisme payé (fonctionnaires fictifs), virements dérogatoires hors budget, est d’environ 15% de la valeur réelle du budget national annuel. Sauf que la corruption est devenue une normalité au Cameroun.

L’un des sujets les plus discutés dans les rapports de la Banque mondiale et du FMI sur le Cameroun porte sur les « subventions » aux produits pétroliers. Entre 2015 et 2023, cela a coûté plus de 2000 milliards FCFA au Trésor public. L’on appelle cela subvention alors que dans la structure des prix du litre de carburant, c’est le consommateur qui paie. Où part cet argent ? C’est aussi le consommateur qui paie la (re)construction de la SONARA, sauf que le budget annoncé a déjà été récolté plusieurs fois sans suite !

Pire, les rapports d’évaluation des bailleurs de fonds estiment que les détournements représentent une perte d’efficacité atteignant 30% du Budget d’Investissement Public (BIP). Sur la décennie, cela équivaut à un manque à gagner réel allant jusqu’à 4000 milliards FCFA sur la réalisation des infrastructures (routes, écoles, hôpitaux). L’opération de comptage physique des personnels de l’État (COPPE) a révélé sur la décennie des dizaines de milliers d’agents publics fictifs ou en situation d’irrégularité.

Les rémunérations indues versées et rattrapées représentaient jusqu’à 600 milliards FCFA sur la décennie, soit environ 4% de la masse salariale publique. Plus grave, l’audit approfondi mené sur les chapitres 65 (interventions de fonctionnement) et 94 (interventions en investissement) sur la décennie a mis en lumière l’évaporation de près de 1000 milliards FCFA au profit d’entreprises écrans ou pour des interventions dépourvues de justificatifs probants. Mais, comme j’ai dit, l’opération épervier s’est avérée politique et à tête chercheuse.

4. Les soldes engagées non décaissées

L’une des critiques récurrentes formulées par l’Assemblée nationale lors des débats sur les lois de règlement concerne le taux d’exécution des dépenses en capital (BIP). L’on a toujours parlé d’une sous-consommation chronique du budget et des emprunts. Sur la décennie, la part des SEND (Soldes Engagés Non Décaissés) s’est révélée particulièrement élevée, allant jusqu’à 70% du budget annuel global (soit environ les deux tiers du budget de l’État), et représentant près de 15% du PIB.

Les encours de SEND (prêts extérieurs signés avec les Partenaires Techniques et Financiers – PTF, mais non encore décaissés) ont fortement grimpé sous l’effet de l’accumulation des conventions de financement. En 2025, ils ont atteint le niveau critique de 5100 milliards FCFA, soit l’équivalent de près de 70% de l’ensemble des ressources et charges budgétisées de l’exercice. Le coût d’opportunité et les commissions d’immobilisation sont importants.

Le Cameroun subit le syndrome de la faible capacité d’absorption alors qu’il faut seulement travailler à résoudre les problèmes d’exécution qui sont : la faible maturité des projets, les retards dans les procédures d’expropriation, les lenteurs des décaissements et la complexité des procédures de passation des marchés publics.

En récapitulant les dix dernières années d’exécution budgétaire au Cameroun, l’on note qu’environ 15% seulement de l’argent public a été consacré au financement des routes, hôpitaux, écoles, réseaux électriques, etc. L’enjeu central pour la gestion des finances publiques camerounaises ne réside plus seulement dans la capacité à collecter des recettes ou à emprunter, mais dans la qualité de la dépense. Sans une restructuration audacieuse qui accorde la priorité absolue aux investissements générateurs de croissance, l’argent de l’État continuera principalement de financer son propre fonctionnement et le remboursement de ses dettes.

Courage à nous ! Pour ne pas rater mes prochaines chroniques, abonnez-vous et partagez autour de vous !

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National du SDF

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INTERPOL sollicité pour renforcer la sécurité aux frontières des six pays d’Afrique centrale

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INTERPOL sollicité pour renforcer la sécurité aux frontières des six pays d’Afrique centrale
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En marge de la 6e session du Conseil des chefs de police d’Afrique centrale à Yaoundé, le Président de la Commission CEMAC, Baltasar Engonga Edjo’o et le président d’INTERPOL Lucas Philippe ont tenu une audience sur la libre circulation, la lutte contre la criminalité transfrontalière et l’équipement des frontières.

La sécurité au cœur de l’intégration. En marge de la 6ᵉ session ordinaire du Conseil des chefs de police d’Afrique Centrale à Yaoundé, consacrée au renforcement de la lutte contre la criminalité transfrontalière, le président de l’Organisation Internationale de Police Criminelle (INTERPOL), Monsieur Lucas Philippe, en visite de travail au Cameroun, a accordé une audience officielle au Président de la Commission de la CEMAC, S.E. Baltasar Engonga Edjo’o.

Cette rencontre institutionnelle a permis de faire le point sur les enjeux stratégiques de la libre circulation au sein de l’espace CEMAC, tout en abordant le financement prioritaire des infrastructures, telles que les postes-frontières juxtaposés.

Les échanges ont également mis l’accent sur le renforcement de la sécurité frontalière, qui a fait l’objet d’un plaidoyer ciblé du président de la Commission auprès de l’OIPC-INTERPOL, notamment à travers l’équipement en lecteurs de passeports biométriques.

L’objectif est clair : concilier fluidité et sécurité. Alors que la CEMAC promeut la libre circulation des personnes et des biens, la porosité des frontières alimente trafics, terrorisme et criminalité organisée.

De même, l’accompagnement de la Communauté dans la création de corps de police dédiés aux frontières et la formation spécialisée des personnels ont été sollicités, en vue de dynamiser la coopération et d’assurer la fluidité des échanges intracommunautaires.

Une coopération qui pourrait se traduire par un appui technique d’INTERPOL, l’accès à ses bases de données et le renforcement des capacités des polices frontalières des six États membres.

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le gouvernement active son dispositif d’urgence sanitaire après un cas confirmé au Nigeria

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le gouvernement active son dispositif d’urgence sanitaire après un cas confirmé au Nigeria
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Le gouvernement camerounais active la stratégie de crise sanitaire pour prévenir une éventuelle importation de la maladie sur le territoire national.

Le Nigeria, pays voisin du Cameroun, a confirmé le 20 octobre dernier son premier cas de la maladie à virus Ebola, souche bundibugyo. Il s’agit d’une diplomate venue de l’Ouganda et qui a été prise en charge dans un hôpital privé à Abuja. Ce cas a permis d’identifier 44 cas contacts. Et les autorités ont renforcé la surveillance sanitaire ainsi que des contrôles aux frontières. Au Cameroun voisin, l’heure est à l’activation des mesures d’urgence pour prévenir l’importation de la maladie.

Le 2 octobre dernier, le Premier ministre, chef du gouvernement, a réuni les autorités sanitaires en vue de l’évaluation de la situation liée à cette épidémie. Au cours de la réunion qu’il a présidée dans son cabinet à Yaoundé, Joseph Dion Ngute a tenu à savoir ce que le département ministériel chargé de la santé a déjà fait au moment où l’épidémie est aux portes du Cameroun, juste au Nigeria.

D’après le ministre de la Santé publique au sortir de cette rencontre, le Cameroun n’enregistre à date aucun cas suspect. Il est question d’assurer la préparation aux événements de santé publique avant leur arrivée. Parce que lorsque les mesures suivent la crise, celle-ci coûte plus cher, a-t-il confié aux médias.

Après cette réunion à l’immeuble Étoile à Yaoundé, le ministre de la Santé publique préside une autre rencontre de crise ce jeudi au centre de coordination des opérations d’urgence de santé publique à Yaoundé. La réunion permettra de faire une évaluation du niveau de préparation du pays face à une éventuelle entrée du virus Ebola. Cette évaluation aboutira à des mesures à prendre pour mettre à niveau la stratégie de riposte. Au sortir de cette réunion, le ministre Malachie Manaouda entend multiplier des rencontres à d’autres niveaux, en l’occurrence au niveau des entrées du pays.

Présent au Nigeria, le virus Ebola fait déjà des ravages dans d’autres pays d’Afrique. Le plus grand foyer se trouve en République démocratique du Congo où les autorités déclarent 9 952 cas confirmés dont 4 602 décès au 19 octobre 2026. Le virus est aussi présent en Ouganda, au Kenya. Comme le Cameroun, le Bénin aussi multiplie des réunions pour préparer la riposte.

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