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Tragédie en Équateur : un prêtre tué par la chute d’une croix en pleine messe en direct

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Un drame d’une rare violence a secoué la communauté catholique d’Équateur ce samedi 17 octobre 2026. Alors qu’il célébrait l’office en direct sur les réseaux […]

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« le problème du NOSO, ce n’est pas l’anglais ou le français, c’est la gouvernance »

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« le problème du NOSO, ce n’est pas l’anglais ou le français, c’est la gouvernance »
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Dans l’émission « Grand Débat » sur CAM 10 Télévision, Jean De Dieu Ayissi estime que la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ne saurait être réduite à une opposition entre francophones et anglophones. Il met en cause la gouvernance, la gestion des ressources publiques et les inégalités de considération, tout en évoquant l’implication possible de forces extérieures.

La crise anglophone au Cameroun ne se résume pas, selon Jean De Dieu Ayissi, à une confrontation entre communautés francophones et anglophones. Intervenant dans l’émission « Grand Débat » sur CAM 10 Télévision, il a défendu une lecture davantage centrée sur les problèmes de gouvernance et les difficultés quotidiennes des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Pour cet intervenant, l’héritage colonial français et britannique devrait être considéré comme une richesse plutôt que comme un facteur de division. La maîtrise du français et de l’anglais constitue, à ses yeux, un atout que les Camerounais pourraient valoriser dans leurs relations avec le reste du monde.

« Parce qu’avoir été colonisés par les Français et les Anglais, aujourd’hui, nous devons capitaliser sur cet héritage et le rendre positif. La preuve, je parle français et on m’écoute partout. Ils parlent anglais, on les écoute aussi. Donc, ces instruments que nous avons arrachés à la colonisation devraient être des instruments positifs.

Malheureusement, si vous êtes des peuples peu développés du point de vue intellectuel et spirituel, on vient vous faire croire que l’anglophone qui est à ma gauche, parce qu’il parle anglais, est mon ennemi parce que je parle français. On commence à parler de problème francophone, de problème anglophone. Pourtant, les frères et sœurs de Bamenda, de Buea, etc., ont des problèmes de vie qui ne sont pas anglophones. Ce sont les problèmes que nous pose la gouvernance que vous nous avez imposée.

Votre manière de gouverner, votre manière d’utiliser les ressources communes, votre manière de nous traiter et la considération que vous accordez à ce peuple-là. Lorsqu’on a mis tout cela ensemble, on a découvert que les forces impérialistes et néocolonialistes, animées par des ambitions de prédation, sont capables de venir transformer des rebelles et des insurgés locaux en leur apportant une logistique importante, notamment militaire », a déclaré Jean De Dieu Ayissi.

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Pierre Blériot Nyemeck : « on nomme Jean de Dieu Momo pour combattre Kamto »

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L’analyste politique camerounais Pierre Blériot Nyemeck a tenu ces propos lors de son intervention dans l’émission Libre Expression sur Info TV, une télévision privée émettant […]

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ce qui se passe dans le NOSO n’a pas son origine au Cameroun

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ce qui se passe dans le NOSO n’a pas son origine au Cameroun
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L’analyste Yves Christian Mbono Samba a établi un lien entre le conflit armé qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NOSO) et la guerre du Biafra, au Nigeria, estimant que les populations anglophones camerounaises paieraient aujourd’hui le prix de leur choix historique de rejoindre le Cameroun en 1961. Une lecture historique et géopolitique qu’il a défendue lors de l’émission « Grand Débat » sur CAM 10 Télévision.

« Ce qui se passe dans le NOSO n’a pas son origine au Cameroun. C’est la continuation de la guerre du Biafra », a affirmé Yves Mbono au cours de cette émission, en présentant le conflit anglophone comme le prolongement de rivalités internationales héritées de la période coloniale.

« Pourquoi la guerre du Biafra ? Parce que vos régions sont très riches en ressources minières. Et lorsqu’on réclame des indépendances dans les années 1960, les Anglais ne veulent pas lâcher l’affaire. Rappelons-nous qu’il y avait une forte concurrence entre l’Angleterre et la France.

Les Anglais voyaient cela comme une manière pour la France de venir s’arroger des ressources qu’ils pensaient être les leurs. C’est pour cela d’ailleurs qu’au moment de l’indépendance, ils n’ont pas laissé le territoire tel qu’il était à l’époque allemande. Ils ont organisé cette espèce de faux référendum pour espérer que les populations choisissent le Nigeria.

C’est pour cela qu’il y a eu ce faux référendum. Malheureusement, dans les régions du NOSO, les populations ont choisi de revenir au Cameroun. Et c’est ce qu’elles sont en train de payer aujourd’hui. Ces gens paient leur nationalisme. C’est pour cela, voyez-vous, madame, que je soutiens pleinement le fait qu’il faille reconstruire. Parce que ces gens sont des victimes. Ce sont de vrais nationalistes. S’il y a des nationalistes au Cameroun, voilà des régions nationalistes. Mais ces gens paient leur nationalisme. Les grandes puissances anglo-saxonnes le leur font payer », a déclaré Yves Mbono, cheurcheur à l’Université de Yaoundé I.

Après une décennie, le bilan de la « crise anglophone », l’expression consacrée au Cameroun et à l’international pour parler de cette guerre civile, reste difficile à établir tant le conflit semble tombé dans l’oubli. Si elle est régulièrement évoquée dans les médias camerounais, la société civile comme les journalistes indépendants s’emparent avec difficulté du sujet, alors que le terrain reste quadrillé par les forces armées.

En 2023, l’ONG International Crisis Group estimait le nombre de morts à « plus de 6 000 ». Ce chiffre a pu évoluer depuis. L’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) dénombre de son côté 493 000 déplacé·es internes dans les régions anglophones2, sans préciser le nombre d’exilé·es dans les autres régions et de réfugié·es à l’étranger.

En réalité, le bilan actualisé du conflit pourrait être plus élevé tant les violences n’ont pas ralenti depuis le début des revendications, en 2016. Si les autorités communiquent peu sur les opérations militaires, différents groupes rebelles anglophones revendiquent, presque chaque semaine, des actions violentes contre l’armée ou les civils.

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