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le terrain, seul véritable juge du sélectionneur

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le terrain, seul véritable juge du sélectionneur
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Les choix de David Pagou peuvent évidemment être discutés. L’absence de Nohou Tolo peut surprendre, certaines convocations peuvent susciter des interrogations et certains profils peuvent être jugés discutables. C’est le jeu du football et le débat est parfaitement légitime. Là où il faut en revanche s’arrêter, c’est lorsque la contestation prétend dicter au sélectionneur les joueurs qu’il devrait convoquer.

Car le patron de la sélection, c’est bien David Pagou. C’est à lui qu’il revient de construire son groupe, de définir ses équilibres et de choisir les profils correspondant à l’idée qu’il se fait de son équipe. Le technicien avait annoncé une rupture et un rajeunissement de la tanière. Il serait donc paradoxal de lui reprocher aujourd’hui de mettre cette orientation en application.

Un sélectionneur ne peut pas avoir de projet s’il doit, à chaque liste, céder aux attentes de l’opinion. Une équipe nationale ne se construit ni à l’émotion, ni à la popularité, encore moins au rythme des réactions sur les réseaux sociaux. L’absence d’un joueur réclamé par une partie du public ne constitue pas, à elle seule, la preuve d’une erreur. Elle ne devrait pas non plus servir de prétexte aux procès d’intention.

Bien sûr, Pagou devra répondre de ses décisions. C’est même le principe. Mais il faut aussi accepter de lui laisser le temps de défendre ses choix et de mettre en place sa vision. Son véritable tribunal ne sera ni Facebook, ni X, ni les plateaux de télévision. Il sera beaucoup plus simple et beaucoup plus exigeant : le terrain.

Car toutes les listes de sélection finissent par rencontrer leur juge de paix sur la pelouse. C’est là que les choix d’un sélectionneur prennent leur véritable valeur. C’est là qu’ils peuvent être validés par les résultats ou, au contraire, sanctionnés par la réalité du jeu.

Alors, avant de condamner David Pagou sur la base d’une liste qui ne correspond pas aux préférences de chacun, accordons-lui au moins le droit d’assumer son projet. Le football aura le dernier mot.

En attendant le verdict du seul juge qui ne souffre d’aucune complaisance, fichons un peu la paix à David Pagou.

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une femme revient enceinte après 11 mois de traitement chez un tradipraticien

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une femme revient enceinte après 11 mois de traitement chez un tradipraticien
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Marie-Madeleine N., commerçante de 32 ans, est revenue lundi d’un long traitement mystique enceinte, selon elle, des œuvres du tradipraticien basé dans le Centre. Lire le récit de Cameroon Tribune.

La police et un huissier pour des retrouvailles. C’est le tableau sur lequel est tombée Marie-Madeleine N., 32 ans, commerçante au marché New Deido, en rentrant lundi dernier chez elle à Bonabassem (Douala 1ᵉʳ). Les forces de l’ordre et l’auxiliaire de justice avaient été invités par son mari Simon-Pierre, après qu’il a reçu une information troublante.

D’après les éléments obtenus par CT, tout commence il y a 11 mois, quand Simon-Pierre accompagne son épouse dans un village du Nyong-et-Kelle, région du Centre. Sur recommandation d’un ami, le couple se rend chez un guérisseur capable, selon ledit ami, de soigner la plaie persistante que notre commerçante traîne au pied. Johannes M., quasi quadra, accepte la mission, contre 150 000 F. Il en perçoit les deux-tiers comme avance, et Simon-Pierre se rend à Eséka pour acheter du « matériel » de travail.

À partir de ce moment, Simon-Pierre N. passera une fois par mois dans ce village, pour de brefs séjours. Sur instruction du guérisseur, le couple s’abstient de tout batifolage : à la moindre relation sexuelle, prévient-il, le traitement sera « gâté ». Le dernier séjour du mari sur les installations de Johannes remonte à début septembre.

L’homme, qui voyait la plaie de son épouse sécher de manière prometteuse, est rentré pour la rentrée scolaire des deux enfants du couple, et depuis lors ne communiquait plus que par téléphone avec son épouse. Pour parler et lui envoyer de l’argent. Jeudi dernier, Marie-Madeleine a appelé, annonçant son retour pour le lundi suivant. Simon-Pierre dira à la police que, tout à sa joie, il a failli demander une permission au boulot pour l’accueillir. Avant de se raviser.

Descendue du bus à Mboppi, l’ex-patiente de Johannes M. appelle sa sœur aînée Salomé, qui vit à Nkolmintag (Douala II). Marie-Madeleine lui dira être tombée enceinte. Comment ? Certaines nuits, dans son sommeil, elle avait l’impression d’avoir quelqu’un sur elle. À son réveil, elle ne voyait personne. C’est arrivé au moins quatre fois…

Selon toute vraisemblance, c’était l’œuvre du guérisseur, crédité de pouvoirs mystiques. Salomé décide d’appeler Hélène, la sœur aînée de Simon-Pierre. Il s’agit d’amener le dossier en douceur vers le mari. Mais sa sœur s’énerve une fois informée, et appelle aussitôt son cadet. « Ta femme qui arrive, là… elle est doublée. Je ne sais pas si quand tu allais là-bas vous avez… ».

Simon-Pierre assure que non, mentionnant l’interdit du traitant. Une certaine tension naît. Cette nuit-là, Marie-Madeleine dort à Nkolmintag. Le lendemain, après un appel de son époux, elle débarque en milieu d’après-midi à Bonabassem, accompagnée de sa sœur. C’est durant leur échange que l’huissier et les policiers arriveront. Le ventre de Marie-Madeleine est assez éloquent, et l’huissier n’a aucun mal à la constater gravide. Les policiers sont priés de porter l’affaire sur leur main courante.

Dans la foulée, Simon-Pierre appelle Johannes, et met le téléphone sur haut-parleur. « Docta, je te dois quelque chose ? ». La réponse est non. « Comment ma femme rentre avec la grossesse ? ». À ces mots, le traitant clame son innocence. « Demandez à votre femme. Les malades restaient de leur côté. Ce n’est pas moi ». Marie-Madeleine a été invitée par son mari à quitter le foyer, le temps d’accoucher et de remettre l’enfant à son géniteur.

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OM : Faris Moumbagna poussé vers la sortie, le mercato de janvier en ligne de mire

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L’aventure marseillaise de Faris Moumbagna pourrait bientôt prendre fin. Arrivé à l’Olympique de Marseille en 2024, l’attaquant camerounais n’a jamais réussi à s’imposer et semble […]

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pourquoi son combat pour la paix reste d’actualité cinq ans après sa mort

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pourquoi son combat pour la paix reste d’actualité cinq ans après sa mort
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Cinq ans après son décès, une journée de commémoration, instaurée par le Fon de Nso, remet en lumière le message du défunt cardinal — axé sur le dialogue, la justice et la réconciliation — ainsi que le défi que représente la mise en pratique de ces principes.

Lorsque le Fon de Nso, Sehm Mbinglo Ier, a rencontré l’archevêque de Douala, Samuel Kleda, cette semaine, leur échange a revêtu une portée qui dépasse la simple rencontre entre un chef traditionnel et un dignitaire religieux. Cette entrevue a permis de braquer à nouveau les projecteurs sur l’héritage du cardinal Christian Wiyghan Tumi, dont les dernières années furent marquées par des efforts visant à trouver une solution pacifique à la crise anglophone.

Le Fon a décrété le dimanche 25 octobre 2026 « Journée d’hommage au cardinal Tumi », appelant à prier pour le défunt cardinal ainsi que pour une paix durable, la justice et la réconciliation au Cameroun. Cette initiative fait suite à des rencontres communautaires organisées à Douala et à un dialogue destiné à favoriser l’unité au sein de la communauté Nso. Les églises et les fidèles musulmans ont également été invités à se joindre à ces prières.

Au-delà de la commémoration, cet événement soulève une question qui demeure complexe pour le Cameroun : les idées défendues par le cardinal Tumi peuvent-elles guider un pays toujours en quête d’une résolution durable de son conflit ?

Un cardinal qui a prôné le dialogue

Né à Kikaikelaki, près de Kumbo, dans la région du Nord-Ouest, Tumi est devenu le premier cardinal camerounais lorsque le pape Jean-Paul II l’a élevé au Collège des cardinaux en 1988. Il a par la suite exercé les fonctions d’archevêque de Douala, avant de prendre sa retraite en 2009. Il est décédé le 3 avril 2021, à l’âge de 90 ans.

Son rôle dans la sphère publique ne se limitait pas à l’Église catholique. Il s’exprimait ouvertement sur la gouvernance, la corruption, la démocratie et les droits humains, devenant un fervent partisan du dialogue à mesure que la crise anglophone s’intensifiait.

En 2019, le cardinal Tumi a lancé une initiative de paix d’envergure nationale pour les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, durement touchées par le conflit. Il a souligné que la crise ne pouvait être résolue par de simples déclarations religieuses ou des condamnations, insistant sur le fait que la paix exigeait des actions concrètes sur le terrain.

Cette distinction demeure au cœur de son héritage : pour Tumi, la paix ne se résumait pas à la simple absence de combats. Ses démarches ont notamment consisté à mobiliser les communautés, à recueillir des avis sur les causes de la crise et à plaider en faveur d’une conférence plus large, au sein de laquelle les anglophones pourraient débattre de leurs griefs et des solutions envisageables.

La conférence générale des anglophones, telle qu’elle avait été envisagée, n’a finalement pas eu lieu. Cette initiative témoignait néanmoins de sa conviction qu’un conflit enraciné dans des griefs d’ordre politique, historique et culturel exigeait bien davantage que de simples mesures sécuritaires ou des appels à l’unité.

Quand plaider pour la paix comportait des risques

L’engagement de Tumi en faveur du dialogue a été mis à l’épreuve en novembre 2020, lorsqu’il a été enlevé, aux côtés du Fon de Nso, par des séparatistes armés alors qu’ils circulaient dans la région du Nord-Ouest. Tumi a été libéré après avoir passé une nuit aux mains de ses ravisseurs.

Lors de cet événement, il a clairement fait savoir qu’il ne parlait pas au nom du gouvernement et qu’il dénoncerait les exactions, quel qu’en soit l’auteur. Sa position reflétait l’indépendance qu’il jugeait nécessaire pour les chefs religieux lorsqu’ils sont confrontés à l’injustice.

Cet épisode a également mis en lumière les risques encourus par ceux qui tentent d’ouvrir un espace de dialogue en plein conflit armé. Malgré les menaces et la détention, Tumi a continué de plaider pour un règlement pacifique.

Dans un message adressé après son décès, le pape François a salué la défense de la démocratie et la promotion des droits humains par Tumi, qualifiant d’inoubliable l’empreinte qu’il a laissée sur l’Église ainsi que sur la vie sociale et politique du Cameroun.

Du devoir de mémoire à l’action concrète

La décision du Fon de consacrer la journée du 25 octobre à la mémoire de Tumi offre l’occasion de se pencher à nouveau sur le message du cardinal. Toutefois, les commémorations ne suffisent pas si les valeurs célébrées ne se traduisent pas par des efforts durables.

Pour les communautés touchées par le conflit anglophone, la question demeure très concrète : comment rétablir la confiance entre des populations divisées ?

L’approche de Tumi suggère que les initiatives de paix doivent prendre en compte les griefs et le vécu des personnes affectées, plutôt que de se limiter à des déclarations formulées loin du terrain. Elle implique également, pour les dirigeants, une responsabilité : celle d’être à l’écoute, de reconnaître les torts commis et de rechercher des solutions qui dépassent les intérêts politiques immédiats.

Cela ne signifie pas pour autant que le dialogue puisse, à lui seul, résoudre tous les désaccords. Tout processus de paix significatif doit nécessairement aborder les enjeux de sécurité, la question des responsabilités, la protection des civils ainsi que les problématiques politiques au cœur du conflit. L’héritage de Tumi constitue un cadre de réflexion, et non une solution toute faite.

Un héritage qui interpelle les vivants

La rencontre entre le Fon de Nso et l’archevêque Kleda, ainsi que l’instauration d’une journée de commémoration, ont ramené le nom de Tumi au cœur du débat public. Cet hommage revêt également une dimension personnelle : le Fon et le cardinal ont tous deux vécu l’épreuve d’un enlèvement en 2020, et Tumi avait soutenu le retour du Fon au palais de Nso.

Pour la communauté Nso, cette commémoration honore l’un de ses fils les plus éminents. Pour l’Église catholique, elle rappelle la figure d’un dirigeant qui a su conjuguer foi et responsabilité publique. Pour le Cameroun, plus largement, elle soulève une question : les valeurs qu’il a défendues peuvent-elles contribuer à surmonter les divisions ?

Alors que le Cameroun se souvient du cardinal Tumi en ce 25 octobre, son appel à la paix demeure un défi lancé aux vivants : il ne s’agit pas seulement de parler de réconciliation, mais de démontrer ce qu’elle exige concrètement.

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