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une Camerounaise de 24 ans tuée, son ex-compagnon placé en détention

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une Camerounaise de 24 ans tuée, son ex-compagnon placé en détention
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Une Camerounaise de 24 ans, Yomi Mbakob Virginie Sonya, a été tuée en Allemagne. Le parquet accuse son ancien compagnon, un Congolais de 29 ans et père de son enfant, d’être l’auteur de l’agression.

Virginie a été attaquée lundi 31 août 2026 vers 6 h 30, rue Leo-Hendrik-Baekeland à Erkner, dans le Brandebourg, près de Berlin. Selon la police du Brandebourg, elle a succombé à ses blessures malgré l’intervention des secours. Les autorités allemandes privilégient la thèse de l’arme blanche.

Le parquet de Francfort-sur-l’Oder indique que le suspect est un Congolais de 29 ans qui avait entretenu une relation avec Virginie. Le couple avait un enfant mineur.

Le parquet indique qu’un différend relatif à la garde de leur enfant est examiné comme mobile possible du meurtre. L’identité du suspect n’a pas été divulguée publiquement par les autorités allemandes.

Un suspect a été arrêté après avoir prétendument pris la fuite. La police a déclaré que l’homme avait initialement quitté les lieux après l’agression, mais qu’il avait été localisé et arrêté peu après grâce aux informations fournies par des témoins.

Un juge a ensuite émis un mandat d’arrêt et le suspect est actuellement en détention provisoire, tandis que les enquêteurs poursuivent leur enquête sur les circonstances du décès de Virginie.

Le parquet de Francfort-sur-l’Oder instruit l’affaire pour meurtre. Le parquet indique qu’il existe des soupçons sérieux que le meurtre ait été commis pour des « motifs vils », selon la définition du droit pénal allemand, bien que les circonstances et le mobile exacts fassent encore l’objet d’une enquête.

L’accusé n’a pas été condamné et reste présumé innocent jusqu’à ce que l’affaire soit jugée. Le ministre de l’Intérieur du Brandebourg, Jan Redmann, a confirmé le 2 septembre que le suspect avait été placé en détention provisoire.

Les autorités allemandes ont également indiqué que l’accusé n’avait pas d’antécédents judiciaires en Allemagne. Il résidait en Allemagne sous un statut de séjour temporaire toléré, appelé Duldung, qui devait expirer le 10 septembre 2026.

Virginie laisse derrière elle une jeune fille

La famille de Virginie annonce qu’elle laisse derrière elle une fille de trois ans. Ses proches ont lancé une cagnotte en ligne afin de rapatrier son corps au Cameroun pour ses funérailles.

L’appel aux dons, lancé par Francine Ngaha Mbakob et Johann Mbakob, précise que la famille sollicite un soutien financier pour couvrir les frais de rapatriement et d’obsèques. Vendredi 4 septembre au matin, la cagnotte avait déjà permis de récolter plus de 8 000 € auprès de plus de 400 donateurs.

La famille a qualifié le décès de Virginie de perte dévastatrice et a lancé un appel à la solidarité auprès de ses amis, de ses proches et de la communauté camerounaise.

L’ambassade du Cameroun confirme le décès

L’ambassade du Cameroun en Allemagne a officiellement confirmé l’identité et le décès de Virginie. Dans un communiqué, l’ambassade a indiqué avoir contacté les autorités allemandes afin d’obtenir des informations complémentaires sur le meurtre et l’enquête en cours. Elle a présenté ses condoléances à la famille de Virginie et à la communauté camerounaise en Allemagne.

L’ambassade a également appelé au calme tandis que les autorités allemandes poursuivent leur enquête.

Ce meurtre ravive les inquiétudes concernant les violences faites aux femmes. Le décès de Virginie a également attiré l’attention en Allemagne sur les violences faites aux femmes par leur conjoint ou ex-conjoint.

La chaîne de télévision régionale allemande rbb a présenté le meurtre d’Erkner comme un féminicide présumé, tandis que les associations de protection des femmes du district d’Oder-Spree ont également réagi à l’affaire.

Ce meurtre survient quelques jours seulement après le meurtre d’une autre femme dans le même district allemand, dans une affaire distincte impliquant un ancien partenaire.

Pour la famille de Virginie, la priorité immédiate est de rapatrier son corps au Cameroun et de prendre soin de sa jeune fille. Les enquêteurs allemands poursuivent leurs efforts pour établir le déroulement exact des événements ayant conduit à l’agression et en déterminer le mobile.

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Ebola : le Cameroun active son dispositif de veille sanitaire et renforce sa surveillance épidémiologique

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Le Cameroun met en place une série de stratégie pour renforcer son dispositif de surveillance et de riposte. après la découverte d’un premier cas d’Ebola […]

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Maïs : le Cameroun cible une production de 6 millions de tonnes (+150%) dès 2030, grâce au FIDA et la Banque mondiale

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Maïs : le Cameroun cible une production de 6 millions de tonnes (+150%) dès 2030, grâce au FIDA et la Banque mondiale
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(Investir au Cameroun) – La production du maïs au Cameroun est projetée à environ 6 millions de tonnes en 2030, selon les prévisions d’Agriconnect, initiative lancée le 21 octobre 2026 à Yaoundé par le gouvernement camerounais, en partenariat avec la Banque mondiale. Ce chiffre est contenu dans un communiqué publié par le Fonds international de développement agricole (FIDA), également partie prenante d’Agriconnect aux côtés du gouvernement et de l’institution de Bretton Woods.

Portée par la Banque mondiale, Agriconnect vise «à aider les petits producteurs et productrices agricoles à passer d’une agriculture de subsistance à une production générant des surplus commercialisables, notamment en renforçant les organisations de producteurs, l’accès aux marchés et au financement, les solutions numériques et la participation du secteur privé dans les systèmes alimentaires», explique le FIDA. L’initiative cible huit chaînes de valeur au total : le riz, le maïs, le manioc, le palmier à huile, le cacao, le soja, l’élevage laitier et l’aquaculture.

Avec un objectif de production annoncé à 6 millions de tonnes en 2030, le Cameroun vise une augmentation de sa production de maïs de 150% en cinq ans. En effet, selon les données du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, la production de cette céréale a atteint 2,4 millions de tonnes dans le pays, en hausse de près de 3,5% en glissement annuel.

Le maïs, une céréale stratégique au Cameroun

La demande nationale oscille officiellement tourne autour de 2,8 millions de tonnes chaque année. Le déficit est souvent comblé par les importations, effectuées généralement par les entreprises brassicoles et les unités agropastorales. Le maïs est une culture d’une importance stratégique au Cameroun : officiellement, six millions de personnes interviennent dans la chaîne de valeur, faisant de cette culture un gisement d’emplois. De plus, cette céréale est à la fois un produit de grande consommation, une matière première industrielle et agropastorale, ainsi qu’un produit d’exportation.

Dans une étude relative au positionnement stratégique de la filière fabrication des produits à base de céréales au Cameroun, le Bureau de mise à niveau des entreprises (BMN) – dissout à la faveur de la réforme de la Société nationale d’investissements (SNI) – révèle que le maïs est la 3e denrée alimentaire produite au Cameroun, après le manioc et la banane plantain. Il est, en même temps, la céréale la plus consommée dans le pays, «loin devant le riz et le sorgho», apprend-on.

A en croire l’étude, les plus gros consommateurs de maïs se recrutent dans la partie septentrionale, où les céréales font partie des habitudes alimentaires. Dans le détail, chaque habitant des régions du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua consomme en moyenne 80 kg de maïs par an en zone rurale, contre 60 kg en moyenne en zone urbaine. Le volume de consommation dans la partie méridionale – exception faite des régions du Nord-Ouest et de l’Ouest où la consommation atteint 50 kg par an et par habitant – du Cameroun oscille entre 6 et 8 kg par an et par habitant, selon l’étude du BMN.

Environ 58% de la production destinée à la consommation humaine

En plus de la consommation humaine qui capte environ 58% de la production nationale, selon le BMN, le maïs est une matière première pour l’industrie brassicole et l’alimentation animale. Ces deux activités consommeraient respectivement 2% et 16% de la production nationale. Le maïs permet notamment de produire le gritz de maïs, un intrant de production de la bière, et constitue 80% de la provende, aliment fabriqué industriellement pour nourrir les animaux d’élevage – volailles, porcs, lapins, bétail.

Par ailleurs, soutient l’étude du BMN, 23% de la production du maïs du Cameroun est exporté. Ces ventes à l’international sont concentrées dans la Cemac, espace économique regroupant le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad et la RCA. Les cinq autres pays de cette communauté captent jusqu’à 500 000 tonnes de maïs camerounais chaque année, apprend-on.

Au demeurant, alors qu’il exporte une bonne partie de sa production vers les pays voisins, le Cameroun – les agro-industries notamment – importe la même céréale à cause des coûts jugés plus attractifs. Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), les importations de maïs ont fortement progressé au Cameroun depuis l’année 2023. Cette année-là, les achats de cette céréale à l’international ont bondi de 229% en glissement annuel, s’établissant à 39 991 tonnes pour une dépense de 7,8 milliards de FCFA.

Les importations menacent la production locale

En 2024 et 2025, les achats de maïs à l’étranger ont été encore plus importants, selon le statisticien public : 81 233 tonnes pour une dépense d’un peu plus de 11 milliards de FCFA en 2024, avant un léger fléchissement à 72 586 tonnes pour des dépenses d’importation de 10,2 milliards de FCFA en 2025. Ce regain des importations survient dans un contexte marqué par le renforcement des initiatives gouvernementales de soutien à la production locale et la mise en service, en 2021, d’une maïserie de 18 milliards de FCFA construite par le groupe Castel. Cette unité de production de gritz de maïs est adossée à un programme d’encadrement des producteurs locaux visant à augmenter la production locale.

La montée en puissance des importations est non seulement source d’évasion de devises et de détérioration du déficit commercial du pays, mais aussi un frein à la commercialisation de la production locale, en raison du prix très compétitif du maïs importé. Illustration : dans une correspondance adressée le 8 mai 2026 à son homologue du ministère de l’Agriculture, Gabriel Mbairobe, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, plaide pour une suspension des importations de maïs par le Cameroun. Cette requête fait suite, apprend-on, aux plaintes des producteurs locaux dénonçant la mévente de leurs produits.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

13-05-2026 – Maïs : Luc Magloire Mbarga Atangana plaide pour la suspension des importations face à la mévente de la production locale

25-11-2025 – La filière maïs sous pression, entre déficit structurel et coûts de production élevés

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Ebolowa–Akom 2–Kribi Road Construction: On-site Operations Ongoing

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While the project’s donors have provided assurance regarding the entry into force of the loan agreement signed last May, teams from ICM are stepping up […]

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