Connect with us

Actualités locales

Gérémie Njitap plébiscité pour un nouveau mandat de 4 ans

Published

on

Gérémie Njitap plébiscité pour un nouveau mandat de 4 ans
Spread the love

Gérémie S. Njitap Fitso a été plébiscité et reconduit par les footballeuses et footballeurs camerounais à la présidence du Syndicat national des footballeurs camerounais (SYNAFOC) pour un nouveau mandat de 4 ans.

L’Assemblée générale élective s’est tenue ce mercredi 2 septembre 2026 à Douala, marquant un moment historique de forte mobilisation. Près de 150 joueurs et joueuses de MTN Elite One, de MTN Elite Two et de Guinness Super League ont fait le déplacement pour faire entendre leur voix.

Dans une ambiance de grande communion, la liste unique conduite par le président sortant a reçu le plébiscite total des délégués. Cette réélection massive témoigne de la confiance renouvelée des footballeurs actifs envers le leadership de Gérémie Njitap pour continuer à défendre leurs droits et améliorer leurs conditions de vie et de travail.

Ce troisième mandat consécutif s’inscrit dans la continuité d’un parcours entamé le 3 novembre 2016. Son leadership a été confirmé en janvier 2022 avec 210 voix sur 211 votants. Geremi Njitap dirigera donc le Synafoc jusqu’en 2030.

Cette réélection intervient dans un contexte particulier. Geremi Njitap reste, à ce jour, sous le coup d’une suspension de cinq ans de toute activité liée au football. La Commission d’éthique de la Fécafoot l’a prononcée le 18 juin 2025 : elle a sanctionné le syndicaliste pour « violation des règles de conduite générale et manque de loyauté », en application des articles 13(1) et 15 du code d’éthique de la fédération, et lui a infligé une amende de 10 millions de francs CFA.

Cette sanction faisait suite à un incident survenu dans les vestiaires de l’équipe nationale à Bouaké. Le Cameroun et la Gambie s’y sont affrontés pendant la CAN 2023 en Côte d’Ivoire. Cela aurait impliqué Geremi Njitap et le protocole présidentiel de Samuel Eto’o. Le secrétaire général du Synafoc, Me Daniel Blaise Ngos, avait pour sa part écopé de deux ans de suspension et de 5 millions de francs CFA d’amende.

Le bras de fer entre le syndicat et la fédération camerounaise ne s’est pas arrêté là. Lors de son assemblée générale des 15 et 16 novembre 2024, la Fécafoot a voté la rupture institutionnelle avec le Synafoc. Elle a transféré la représentativité des joueurs à l’Association nationale des footballeurs camerounais (Anfc). Saisi en appel, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a débouté le Synafoc le 9 mars 2026, confirmant la légalité du retrait d’agrément décidé par les instances fédérales. La suspension personnelle de Geremi Njitap demeure, elle aussi, en vigueur.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

pourquoi son combat pour la paix reste d’actualité cinq ans après sa mort

Published

on

pourquoi son combat pour la paix reste d’actualité cinq ans après sa mort
Spread the love

Cinq ans après son décès, une journée de commémoration, instaurée par le Fon de Nso, remet en lumière le message du défunt cardinal — axé sur le dialogue, la justice et la réconciliation — ainsi que le défi que représente la mise en pratique de ces principes.

Lorsque le Fon de Nso, Sehm Mbinglo Ier, a rencontré l’archevêque de Douala, Samuel Kleda, cette semaine, leur échange a revêtu une portée qui dépasse la simple rencontre entre un chef traditionnel et un dignitaire religieux. Cette entrevue a permis de braquer à nouveau les projecteurs sur l’héritage du cardinal Christian Wiyghan Tumi, dont les dernières années furent marquées par des efforts visant à trouver une solution pacifique à la crise anglophone.

Le Fon a décrété le dimanche 25 octobre 2026 « Journée d’hommage au cardinal Tumi », appelant à prier pour le défunt cardinal ainsi que pour une paix durable, la justice et la réconciliation au Cameroun. Cette initiative fait suite à des rencontres communautaires organisées à Douala et à un dialogue destiné à favoriser l’unité au sein de la communauté Nso. Les églises et les fidèles musulmans ont également été invités à se joindre à ces prières.

Au-delà de la commémoration, cet événement soulève une question qui demeure complexe pour le Cameroun : les idées défendues par le cardinal Tumi peuvent-elles guider un pays toujours en quête d’une résolution durable de son conflit ?

Un cardinal qui a prôné le dialogue

Né à Kikaikelaki, près de Kumbo, dans la région du Nord-Ouest, Tumi est devenu le premier cardinal camerounais lorsque le pape Jean-Paul II l’a élevé au Collège des cardinaux en 1988. Il a par la suite exercé les fonctions d’archevêque de Douala, avant de prendre sa retraite en 2009. Il est décédé le 3 avril 2021, à l’âge de 90 ans.

Son rôle dans la sphère publique ne se limitait pas à l’Église catholique. Il s’exprimait ouvertement sur la gouvernance, la corruption, la démocratie et les droits humains, devenant un fervent partisan du dialogue à mesure que la crise anglophone s’intensifiait.

En 2019, le cardinal Tumi a lancé une initiative de paix d’envergure nationale pour les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, durement touchées par le conflit. Il a souligné que la crise ne pouvait être résolue par de simples déclarations religieuses ou des condamnations, insistant sur le fait que la paix exigeait des actions concrètes sur le terrain.

Cette distinction demeure au cœur de son héritage : pour Tumi, la paix ne se résumait pas à la simple absence de combats. Ses démarches ont notamment consisté à mobiliser les communautés, à recueillir des avis sur les causes de la crise et à plaider en faveur d’une conférence plus large, au sein de laquelle les anglophones pourraient débattre de leurs griefs et des solutions envisageables.

La conférence générale des anglophones, telle qu’elle avait été envisagée, n’a finalement pas eu lieu. Cette initiative témoignait néanmoins de sa conviction qu’un conflit enraciné dans des griefs d’ordre politique, historique et culturel exigeait bien davantage que de simples mesures sécuritaires ou des appels à l’unité.

Quand plaider pour la paix comportait des risques

L’engagement de Tumi en faveur du dialogue a été mis à l’épreuve en novembre 2020, lorsqu’il a été enlevé, aux côtés du Fon de Nso, par des séparatistes armés alors qu’ils circulaient dans la région du Nord-Ouest. Tumi a été libéré après avoir passé une nuit aux mains de ses ravisseurs.

Lors de cet événement, il a clairement fait savoir qu’il ne parlait pas au nom du gouvernement et qu’il dénoncerait les exactions, quel qu’en soit l’auteur. Sa position reflétait l’indépendance qu’il jugeait nécessaire pour les chefs religieux lorsqu’ils sont confrontés à l’injustice.

Cet épisode a également mis en lumière les risques encourus par ceux qui tentent d’ouvrir un espace de dialogue en plein conflit armé. Malgré les menaces et la détention, Tumi a continué de plaider pour un règlement pacifique.

Dans un message adressé après son décès, le pape François a salué la défense de la démocratie et la promotion des droits humains par Tumi, qualifiant d’inoubliable l’empreinte qu’il a laissée sur l’Église ainsi que sur la vie sociale et politique du Cameroun.

Du devoir de mémoire à l’action concrète

La décision du Fon de consacrer la journée du 25 octobre à la mémoire de Tumi offre l’occasion de se pencher à nouveau sur le message du cardinal. Toutefois, les commémorations ne suffisent pas si les valeurs célébrées ne se traduisent pas par des efforts durables.

Pour les communautés touchées par le conflit anglophone, la question demeure très concrète : comment rétablir la confiance entre des populations divisées ?

L’approche de Tumi suggère que les initiatives de paix doivent prendre en compte les griefs et le vécu des personnes affectées, plutôt que de se limiter à des déclarations formulées loin du terrain. Elle implique également, pour les dirigeants, une responsabilité : celle d’être à l’écoute, de reconnaître les torts commis et de rechercher des solutions qui dépassent les intérêts politiques immédiats.

Cela ne signifie pas pour autant que le dialogue puisse, à lui seul, résoudre tous les désaccords. Tout processus de paix significatif doit nécessairement aborder les enjeux de sécurité, la question des responsabilités, la protection des civils ainsi que les problématiques politiques au cœur du conflit. L’héritage de Tumi constitue un cadre de réflexion, et non une solution toute faite.

Un héritage qui interpelle les vivants

La rencontre entre le Fon de Nso et l’archevêque Kleda, ainsi que l’instauration d’une journée de commémoration, ont ramené le nom de Tumi au cœur du débat public. Cet hommage revêt également une dimension personnelle : le Fon et le cardinal ont tous deux vécu l’épreuve d’un enlèvement en 2020, et Tumi avait soutenu le retour du Fon au palais de Nso.

Pour la communauté Nso, cette commémoration honore l’un de ses fils les plus éminents. Pour l’Église catholique, elle rappelle la figure d’un dirigeant qui a su conjuguer foi et responsabilité publique. Pour le Cameroun, plus largement, elle soulève une question : les valeurs qu’il a défendues peuvent-elles contribuer à surmonter les divisions ?

Alors que le Cameroun se souvient du cardinal Tumi en ce 25 octobre, son appel à la paix demeure un défi lancé aux vivants : il ne s’agit pas seulement de parler de réconciliation, mais de démontrer ce qu’elle exige concrètement.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Actualités locales

Cameroun : Le « banc d’attente » du pouvoir face à l’immobilité des élites de l’ère Biya

Published

on

Spread the love

Le débat sur le renouvellement de la classe politique au Cameroun a de nouveau été mis en lumière par une intervention du chroniqueur Blériot Nyemeck […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

Angel Yondjo Matah fait ses premiers pas avec le LOSC en Ligue 1

Published

on

Spread the love

Angel Yondjo Matah a franchi une étape importante dans sa jeune carrière ce dimanche. L’attaquant camerounais a disputé ses premières minutes en Ligue 1 à […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici