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Dette flottante : le Cameroun audite les arriérés 2020-2025, avec 288,8 milliards FCFA du précédent stock encore à apurer

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Dette flottante : le Cameroun audite les arriérés 2020-2025, avec 288,8 milliards FCFA du précédent stock encore à apurer
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(Investir au Cameroun) – Le gouvernement camerounais a lancé un nouveau cycle de recensement et d’audit de la dette flottante de l’État et de ses démembrements. Dans une lettre-circulaire datée du 19 août 2026, le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, demande aux administrations et organismes publics de transmettre à la Direction générale du Budget les dossiers de créance relatifs à la période 2020-2025, au plus tard le 31 octobre 2026.

L’opération concerne notamment les ministères, les universités d’État, les établissements et entreprises publics ainsi que les collectivités territoriales décentralisées. Elle doit permettre d’établir le montant des dettes non structurées réclamées à ces différentes entités depuis 2020.

Dans la terminologie du ministère des Finances, la dette flottante regroupe les créances non structurées réclamées par des tiers à l’administration centrale et à ses démembrements. Leur montant ne peut être arrêté qu’après recensement, examen des pièces justificatives et validation par l’audit.

Louis Paul Motazé justifie cette nouvelle opération par la nécessité de« résorber la spirale d’endettement qui constitue un risque majeur mettant constamment à mal la stabilité des finances publiques ». Les responsables concernés sont également invités à prendre des mesures pour éviter l’accumulation de nouvelles dettes dans leurs structures.

Le précédent audit réévalué de 671,7 à 752,1 milliards de FCFA

Il s’agit du deuxième exercice de cette nature lancé par le gouvernement en moins de six ans. Le précédent, engagé fin 2020, portait sur les créances accumulées entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre 2019.

Dans un communiqué du 16 août 2024, le ministère des Finances avait annoncé un premier montant validé de 671,7 milliards de FCFA. Cette enveloppe regroupait des dettes salariales, fiscalo-douanières, commerciales, académiques, sociales et locatives, ainsi que certaines indemnisations.

Le stock a ensuite été porté à 752,1 milliards de FCFA. Dans son bilan du 29 mai 2026, le ministère présente ce montant comme la dette flottante auditée et validée au titre de la période 2000-2019.

L’écart avec les 671,7 milliards annoncés en août 2024 atteint 80,4 milliards de FCFA, soit près de 12 %. Cette différence ne correspond pas au nouvel audit couvrant les années 2020 à 2025. Le communiqué de 2024 indiquait que l’affinement de certaines composantes de l’ancien stock, notamment les dettes fiscalo-douanière et académique, n’était pas encore achevé.

Un reliquat arithmétique de 288,8 milliards de FCFA

L’apurement du stock validé a commencé en janvier 2024. Selon le bilan présenté par le ministre des Finances le 29 mai 2026, 463,3 milliards de FCFA avaient été réglés, soit 61,6 % des 752,1 milliards retenus après audit.

Les paiements ont atteint 232,9 milliards de FCFA en 2024 et 230,4 milliards en 2025. Pour la seule année 2024, ils ont notamment porté sur 182,9 milliards de FCFA de dette salariale et 50 milliards de dette fiscalo-douanière.

Au titre de 2025, une enveloppe spéciale de 110 milliards de FCFA avait été inscrite au budget de l’État pour les dettes autres que salariales. À fin mai 2026, 86,2 milliards avaient effectivement été payés : 54,2 milliards pour la dette fiscalo-douanière, 20,2 milliards pour la dette commerciale et 6,5 milliards pour la dette académique. Les 5,3 milliards restants avaient été affectés aux dettes sociale et locative.

La différence entre le stock validé de 752,1 milliards et les 463,3 milliards annoncés comme réglés laisse un reliquat arithmétique de 288,8 milliards de FCFA. Le ministère indiquait que les paiements se poursuivaient en fonction des disponibilités de trésorerie.

L’ancien recensement avait écarté 5 656 dossiers

Le premier recensement avait fait apparaître 38 015 dossiers de créance. En 2022, 32 359 d’entre eux restaient soumis à confirmation, tandis que 5 656 avaient été rejetés par l’auditeur.

Les motifs comprenaient notamment les créances déjà payées, les doublons, les paiements partiels, les dossiers déjà traités, la présentation d’une même créance sous plusieurs numéros de titres ou les demandes ne relevant pas de la période couverte.

Ces rejets ne signifient donc pas que les 5 656 dossiers correspondaient tous à des créances fictives. Le ministre des Finances avait néanmoins signalé des cas de falsification et mis en garde contre l’utilisation de documents frauduleux pour obtenir des paiements de l’État.

Le nouvel audit devra désormais déterminer le montant des créances effectivement accumulées entre 2020 et 2025. Aucun stock global audité et validé n’a encore été publié pour cette période. Les 288,8 milliards de FCFA calculés à fin mai 2026 concernent exclusivement le reliquat de la période 2000-2019 et ne constituent pas une estimation des nouveaux arriérés.

BRM

Lire aussi:

20-08-2024 – Dette intérieure : l’État du Cameroun reconnait des arriérés de 671,7 milliards de FCFA, après 4 ans d’audit

11-03-2025 – Le Minfi prévoit 110 milliards de FCFA pour apurer la dette fiscalo-douanière des entités publiques en 2025

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Bruno Bidjang interdit de sortie : Affaire Zogo

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Bruno Bidjang interdit de sortie : Affaire Zogo
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La question se pose au moment où plusieurs sources annoncent qu’il a été refoulé au niveau de l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen alors qu’il tentait de se rendre en Chine pour l’acquisition du matériel pour sa chaîne de télévision. L’ancien journaliste de Vision 4 pour l’heure n’a pas fait une sortie pour clarifier la situation.

C’est dans l’air. Bruno Bidjang aurait été interdit de sortir du pays. Le journaliste camerounais aurait été interdit de quitter le territoire début septembre 2026. Il aurait été intercepté par les forces de sécurité alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol pour se rendre en Chine.

«Affaire Martinez Zogo: le journaliste Bruno Bidjang a été interdit de sortie du territoire par l’ancien Commissaire du gouvernement, Belinga Cerlin, alors qu’il était déjà détenteur d’un visa pour la chine. Bruno Bidjang Oba’a Bikoro a été interdit de sortie du territoire par l’ancien commissaire du gouvernement près du tribunal militaire de Yaoundé, Berlinga Cerlin sur très hautes instructions», affirme le journaliste Boris Bertolt.

Cette mesure administrative est liée à son inculpation dans l’affaire Martinez Zogo, le journaliste assassiné en 2023. Bien qu’il comparaissait libre dans cette procédure après avoir purgé une autre peine en 2024, il reste inculpé pour « conspiration de torture, d’arrestation et de séquestration ». Les autorités judiciaires lui interdisent donc de voyager à l’étranger afin de garantir sa présence pour la suite du procès.

«En effet, lorsqu’il a obtenu la liberté provisoire, Bruno Bidjang Oba’a Bikoro devait au préalable demander l’autorisation du tribunal militaire pour sortir du territoire. Sauf que Belinga Cerlin qui lui a permis par le passé de sortir territoire pour se rendre à l’étranger s’est retrouvé les bras liés ne pouvant plus lui accorder cette faveur du fait de hautes instructions. Cerlin Belinga lui-même a été débarqué de son poste de commissaire du gouvernement quelques jours après. L’épouse de Bruno Bidjang, Ivana Essomba a dû se rendre en Chine sans son mari. D’ailleurs elle est en train de rentrer précipitamment au Cameroun au vue des derniers changements au tribunal militaire.», conclut Boris Bertolt.

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le patrouilleur Dipikar mis à sec pour une importante opération de maintenance

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le patrouilleur Dipikar mis à sec pour une importante opération de maintenance
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Dans le cadre de la maintenance programmée des unités navigantes de la Marine nationale et conformément au planning de carénage de l’année 2026, le patrouilleur P107 CNS DIPIKAR a été mis à sec avec succès le mercredi 1ᵉʳ septembre 2026, sur le dock flottant de 700 tonnes de la Marine nationale au Port Autonome de Kribi.

Cette opération vise à renforcer la sécurité technique du navire et à procéder à la révision complète de ses auxiliaires de coque. L’inspection de la coque réalisée après la mise à sec révèle un bon état général. Un constat qui témoigne de la qualité du traitement des surfaces effectué lors du précédent carénage et de la montée en compétence des structures spécialisées de la Marine nationale en matière de maintenance navale.

Ce patrouilleur acquis en 2016 pour renforcer les actions de surveillance des côtes camerounaises par la marine nationale est en réalité un navire anciennement connu sous la dénomination de Grèbe, et sorti de la flotte de la marine française en 2010. Racheté par le Cameroun, il a été entièrement rénové par la société Sofema, une entreprise française spécialisée dans la commercialisation et la maintenance des équipements terrestres, aériens et navals des armées.

Mis en service pour la première fois en 1991, le Dipikar, apprend-on, « mesure 52 mètres de long pour 9,8 mètres de large. Affichant un déplacement de plus de 400 tonnes en charge, ce patrouilleur doté d’une coque en acier et d’une superstructure en aluminium peut atteindre 18 nœuds et franchir 4500 milles à vitesse économique. Il est armé par une vingtaine de marins ».

Le Dipikar est le 2ᵉ patrouilleur d’envergure acquis ces dernières années par l’armée camerounaise, après le Rio del Rey, qui permet de sécuriser les côtes et l’exploitation pétrolière, notamment dans la zone de Bakassi, autrefois objet d’un litige frontalier entre le Cameroun et le Nigéria.

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Alerte sur l’instabilité sociopolitique au Cameroun

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Alerte sur l’instabilité sociopolitique au Cameroun
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La Diaspora combattante pour le changement (DCC), organisation se réclamant du soutien à Issa Tchiroma Bakary, alerte.

Dans un communiqué daté du 31 août 2026 et signé par son « Général-Président », Robert Wanto, le mouvement met en garde contre ce qu’il présente comme un risque d’« instabilité sociopolitique irréversible » au Cameroun. Cette sortie intervient dans le prolongement de la crise politique née de la présidentielle du 12 octobre 2025.

La DCC continue de présenter Issa Tchiroma Bakary comme le « Président élu et légitime » et annonce une mobilisation en vue de son prochain accueil. Mais le communiqué est surtout consacré à des informations que l’organisation dit détenir sur une possible recomposition institutionnelle et gouvernementale.

La DCC affirme que des cercles du pouvoir prépareraient la nomination de deux personnalités, l’une originaire du Septentrion et l’autre des régions anglophones, respectivement aux fonctions de Premier ministre et de Vice-président. Elle avance également un scénario selon lequel une éventuelle vice-présidence préparerait ultérieurement l’arrivée de Franck Biya au sommet de l’État.

À ce stade, aucun élément officiel présenté dans ce communiqué ne permet d’établir l’existence d’un tel projet, et ces affirmations doivent donc être considérées comme les accusations et anticipations politiques de leurs auteurs.

La Diaspora combattante pour le changement estime néanmoins qu’une telle évolution constituerait un nouveau « passage en force » susceptible d’aggraver les tensions politiques. Le mouvement affirme privilégier une mobilisation pacifique autour de la souveraineté populaire, tout en prévenant que les autorités porteraient, selon lui, la responsabilité d’une éventuelle dégradation de la situation.

Le ton employé marque ainsi une nouvelle montée de la tension dans le discours d’une partie de l’opposition et de la diaspora camerounaise. Derrière les rumeurs de remaniement et de réorganisation institutionnelle, la question centrale demeure celle de l’évolution de la crise politique post-électorale et des moyens de préserver la paix civile.

Signé symboliquement depuis plusieurs villes d’Afrique, d’Europe, d’Amérique, d’Asie et d’Océanie, le communiqué se termine par un mot d’ordre : « Un Cameroun libre et démocratique ».

Issa Tchiroma

Screenshot

Issa Tchiroma

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