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Naufrage du Filo Jet au large de Chypre : huit morts et des disparus

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Naufrage du Filo Jet au large de Chypre : huit morts et des disparus
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Des images montrent des passagers se précipitant pour enfiler leurs gilets de sauvetage avant le naufrage du Filo Jet, au large de Chypre. Le bilan fait état d’au moins huit morts et de nombreux disparus.

Panique à bord du ferry Filo Jet

Quelques secondes ont suffi pour transformer une traversée ordinaire en scène de chaos. Dimanche 30 août, le Filo Jet a sombré au large de Kyrenia, dans le nord de Chypre, alors qu’il se dirigeait vers le port turc de Taşucu.

À bord, 267 personnes, dont 259 passagers et huit membres d’équipage, selon les autorités turco-chypriotes. Le ferry avait quitté Kyrenia vers 12h30 avant de commencer à prendre l’eau pour une raison qui reste encore à déterminer.

Des images diffusées après l’accident montrent des femmes, des hommes et des enfants tentant d’enfiler leurs gilets de sauvetage dans la précipitation. Les cris de panique résonnent alors que les passagers cherchent les sorties de secours.

Certains survivants se sont ensuite retrouvés accrochés à la coque retournée du navire. Le ferry a finalement sombré à environ 514 mètres de profondeur, compliquant considérablement les recherches sous-marines.

Des passagers affirment avoir alerté le capitaine

Le récit des survivants soulève désormais de nombreuses questions sur les minutes qui ont précédé le naufrage.

Plusieurs passagers affirment avoir signalé une entrée d’eau à l’équipage. Selon leurs témoignages rapportés par les médias turcs, le navire continuait pourtant sa route.

Un rescapé âgé d’une trentaine d’années affirme avoir lui-même averti le capitaine. Dans le témoignage repris par The Sun, il raconte : « Les sièges ont commencé à flotter, le capitaine a continué. »

Le navire aurait ensuite commencé à se comporter de manière très instable. Un autre survivant décrit une succession de mouvements violents avant que l’avant du ferry ne cède.

Efe Multici, un passager rescapé, a raconté à CNN Türk : « Le navire se déplaçait très mal. Il sortait constamment de l’eau et retombait lourdement. Il tremblait violemment. »

À mesure que l’eau envahissait le bateau, les passagers ont tenté de rejoindre les issues. Mais l’évacuation semble avoir été particulièrement désordonnée.

Un autre rescapé, âgé d’une cinquantaine d’années, a résumé la scène ainsi : « Ceux qui le pouvaient sont sortis. »

Il affirme également avoir aperçu le capitaine parmi les premiers à quitter le navire, « sans rien organiser ». Ces accusations font désormais partie des éléments examinés par les enquêteurs.

Huit morts et des disparus toujours recherchés

Le bilan humain reste lourd. Huit personnes sont mortes et plusieurs autres sont toujours portées disparues. Les chiffres ont légèrement varié dans les premières heures du drame, mais les autorités ont confirmé que les recherches se poursuivaient pour retrouver les personnes manquantes.

Des enfants et des bébés figuraient parmi les passagers. Des survivants ont également raconté que des personnes âgées auraient eu du mal à quitter le ferry avant qu’il ne soit totalement submergé.

Les secours ont réussi à ramener des centaines de personnes à terre. Certaines ont été hospitalisées après le naufrage, tandis que les opérations de recherche se poursuivent avec des moyens importants.

La profondeur de l’épave constitue toutefois un obstacle majeur. À plus de 500 mètres sous la surface, les plongeurs ne peuvent pas intervenir facilement. La Turquie a donc mobilisé des navires, des hélicoptères et des moyens spécialisés pour participer aux recherches.

Un sauveteur raconte une scène de désespoir

Au milieu du chaos, des particuliers ont également participé aux secours.

Fırat Gencer, un professionnel du secteur maritime présent dans la zone, s’est rendu vers le ferry avec son propre bateau. Il affirme avoir recueilli environ 50 personnes, parmi lesquelles des enfants.

À MYK Haber, il a décrit une situation extrêmement difficile : « C’était une lutte pour la vie et la mort en mer. »

Puis il raconte les appels des passagers : « Les gens suppliaient : “sauvez-moi”. »

Son témoignage donne une idée de la confusion qui régnait autour de l’épave alors que les passagers tentaient de rester à la surface dans une mer agitée.

Le capitaine et sept membres d’équipage arrêtés

Le capitaine du Filo Jet et sept membres de l’équipage ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête. Les autorités veulent notamment vérifier les conditions dans lesquelles le ferry a quitté le port et comprendre pourquoi il a commencé à prendre l’eau.

Le ministre turco-chypriote des Travaux publics et des Transports, Erhan Arıklı, a également annoncé que les accusations formulées par les survivants seraient examinées. Elles concernent notamment les conditions d’évacuation et le comportement du capitaine.

Les enquêteurs doivent aussi vérifier les documents du navire, son état de navigabilité et les dispositifs de sécurité. Pour l’heure, aucune cause définitive du naufrage n’a été établie.

Le drame s’est produit dans une zone située au nord de Chypre, territoire contrôlé par la République turque de Chypre du Nord, reconnue uniquement par la Turquie. L’île reste divisée depuis 1974 entre le nord turco-chypriote et la République de Chypre, reconnue internationalement. Cette situation politique particulière explique aussi pourquoi la Turquie joue un rôle central dans les opérations de secours et l’enquête.

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Elle épouse un Nigérian de 36 ans son cadet, puis il disparaît

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Elle épouse un Nigérian de 36 ans son cadet, puis il disparaît
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Elle pensait avoir trouvé l’amour après des années de solitude. Quatre ans après son mariage avec Bright Emokpae, 36 ans plus jeune qu’elle, Dawn Ottewell cherche désormais à divorcer. Cette Britannique de 68 ans affirme que son mari a disparu après leur séparation et redoute les conséquences financières de cette situation.

Dawn Ottewell voulait simplement retrouver l’amour

Sur les photos de son mariage, Dawn Ottewell sourit aux côtés de son jeune époux. À 64 ans, elle vient d’épouser Bright Emokpae, un Nigérian qui a 36 ans de moins qu’elle.

À l’époque, elle ne doute pas de ses sentiments.

La rencontre a lieu en 2021, alors que la pandémie pèse encore lourdement sur les relations sociales. Célibataire et isolée, Dawn s’inscrit sur plusieurs applications de rencontres, dont Tinder et Plenty of Fish.

Bright lui apparaît d’abord sous le nom de Brian Thomas. Il lui dit avoir une trentaine d’années et travailler comme professionnel.

Puis la conversation passe sur WhatsApp. Le jeune homme finit par reconnaître qu’il a menti sur son identité. Il explique être en réalité étudiant en mode et venir de Bénin, au Nigeria.

Pour Dawn, ce premier mensonge aurait pu tout arrêter.

Elle choisit pourtant de poursuivre la relation.

Elle l’épouse après quelques mois de relation

Les échanges se multiplient. Appels vidéo, messages affectueux et compliments rythment leur quotidien.

Dawn raconte avoir retrouvé grâce à lui une confiance qu’elle avait perdue.

« Je sais que j’ai été idiote, mais j’étais amoureuse », raconte-t-elle au Sun.

À cette période, la Britannique traverse une période difficile. Elle est sans emploi et vit avec plusieurs problèmes de santé. Elle habite chez sa fille Kirsty, alors âgée de 33 ans.

Bright lui donne, dit-elle, l’impression d’être à nouveau désirée.

« Quand j’ai rencontré Bright, il m’a fait me sentir spéciale et vivante », témoigne Dawn.

Huit mois après leur rencontre en ligne, elle prend l’avion pour Chypre du Nord. Bright y vit alors avec un visa étudiant.

Ils doivent se rencontrer pour la première fois.

Mais le séjour prend une tournure inattendue.

Le 22 mars 2022, à Nicosie, Dawn et Bright se marient dans un bureau d’état civil. Deux amis turcs du jeune homme participent à la cérémonie.

Le certificat de mariage indique alors que Bright a 27 ans et Dawn 64 ans.

Son mari obtient ensuite un visa pour vivre au Royaume-Uni

Après leur mariage, Dawn rentre à Dewsbury, dans le West Yorkshire. Bright retourne au Nigeria afin de préparer son installation au Royaume-Uni.

Son visa de conjoint finit par être accordé environ un an plus tard.

Dawn se rend alors à l’aéroport d’Heathrow pour accueillir son mari.

C’est à partir de cette période que, selon son récit, les difficultés commencent.

Elle essaie de l’aider à prendre ses marques en Angleterre. Son frère Rory lui trouve même un emploi dans une entreprise spécialisée dans les portes.

Mais Dawn affirme que Bright devient progressivement distant. Elle lui reproche également de lui demander régulièrement de l’argent.

Le couple ne possède pas de compte bancaire commun.

« Il envoyait beaucoup d’argent au Nigeria », affirme Dawn.

Elle raconte aussi avoir assumé une grande partie des dépenses du foyer et des sorties.

Bright conteste toutefois cette version. Selon lui, il a payé 400 livres sur les 900 livres de son billet d’avion depuis le Nigeria. Il affirme également avoir pris en charge la taxe locale et les factures d’eau du logement commun.

Une rupture, puis un retour au moment d’une rentrée d’argent

Le couple se sépare finalement en octobre 2023.

Quelques mois passent.

Puis les deux reprennent leur relation au printemps 2024, après que Dawn a reçu une indemnisation de 63 000 livres à la suite d’une opération médicale ratée dans un hôpital du NHS.

Avec le recul, la Britannique pense avoir commis une nouvelle erreur.

« J’aurais dû me demander s’il ne cherchait mon argent quand nous nous sommes remis ensemble », estime-t-elle.

Elle soupçonne désormais Bright d’avoir changé d’attitude après avoir appris qu’elle avait reçu cette somme.

Dawn affirme notamment qu’il insistait pour qu’elle règle les dépenses lorsqu’ils sortaient ensemble.

Elle reconnaît pourtant avoir accepté de lui donner une nouvelle chance.

Pourquoi ? Parce qu’elle ne voulait pas retrouver la solitude.

« Je savais que je n’aurais pas dû le reprendre, mais je n’étais pas heureuse d’être à nouveau seule, et il insistait sur le fait que ses intentions étaient honnêtes », raconte-t-elle.

Une croisière à 2 000 livres met le feu aux poudres

À la fin de l’année 2024, les relations entre les époux sont à nouveau tendues.

Juste avant Noël, Dawn part en croisière dans les Caraïbes avec son frère. Le voyage lui coûte environ 2 000 livres.

Selon elle, Bright se met en colère.

Il aurait estimé que cet argent aurait plutôt dû servir à rembourser ses dettes.

À son retour, une autre dispute éclate. Bright découvre des échanges que Dawn a eus avec d’autres hommes sur des applications de rencontres.

La Britannique assure que ces messages étaient innocents.

Bright quitte alors le domicile.

Cette fois, il ne revient pas.

Dawn affirme ne plus savoir où se trouve son mari

Depuis environ huit mois, Dawn dit ne plus avoir de contact avec Bright. Elle affirme qu’il l’a bloquée sur les réseaux sociaux.

Elle pense aujourd’hui qu’il pourrait vivre en Écosse.

Un élément officiel vient donner du poids à cette piste : le registre de Companies House indique qu’un Bright Emokpae, de nationalité nigériane et né en mars 1995, a été nommé directeur de la société Brighté Studio Ltd le 29 juin 2026. L’entreprise est enregistrée à Hawick, dans les Scottish Borders.

Le registre officiel indique également que son lieu de résidence est le Royaume-Uni.

Dawn, elle, soupçonne son mari d’avoir évité le contact afin de préserver son statut migratoire. Elle estime notamment qu’il souhaiterait conserver son visa de conjoint.

Cette affirmation reste toutefois la version de Dawn. Rien dans les documents publics consultés ne permet d’établir que Bright aurait volontairement disparu pour éviter une expulsion.

Elle veut divorcer, mais ne sait pas où lui remettre les documents

C’est désormais son principal problème.

Dawn veut mettre fin officiellement au mariage. Mais elle affirme avoir du mal à faire parvenir les documents à son époux puisqu’elle ne connaît pas son adresse actuelle.

La procédure britannique prévoit justement des solutions lorsqu’un conjoint est introuvable. Le gouvernement britannique indique qu’une procédure de divorce reste possible lorsque l’adresse du mari ou de la femme n’est pas connue. Des démarches spécifiques permettent notamment de demander une autre méthode de notification ou, dans certaines situations, de faire dispenser la signification.

Dawn dit être accompagnée par Citizens Advice pour avancer dans ses démarches.

Elle craint surtout de manquer de temps.

« Je veux simplement qu’il sorte définitivement de ma vie », explique-t-elle au Sun.

Sans testament, ses inquiétudes sur l’héritage ne sont pas infondées

Dawn n’a pas rédigé de testament.

Elle redoute donc que son mari puisse avoir des droits sur son patrimoine si elle venait à mourir avant le divorce. Ses biens comprennent notamment des bijoux, de l’argent et les meubles de son logement.

Sur ce point, le droit anglais est assez clair : lorsqu’une personne mariée décède sans testament, son conjoint survivant bénéficie de droits successoraux prévus par les règles de l’intestat. Lorsque le défunt a des enfants, le conjoint reçoit notamment les biens personnels et une part de la succession, tandis qu’une autre partie revient aux enfants.

Une séparation ne suffit donc pas nécessairement à supprimer ces droits. Le gouvernement britannique précise même que le conjoint peut rester la personne prioritaire pour administrer la succession lorsqu’il n’y a pas de testament.

Pour Dawn, cette perspective ajoute une pression supplémentaire à une procédure de divorce déjà compliquée.

Le témoignage de Dawn intervient dans un contexte de hausse des arnaques sentimentales

Son histoire intervient alors que les autorités britanniques alertent sur les risques liés aux rencontres en ligne.

En 2025, 10 784 signalements de romance fraud ont été enregistrés au Royaume-Uni, pour des pertes dépassant 102 millions de livres. Le nombre de signalements a progressé de 29 % sur un an.

Les personnes âgées figurent parmi les principales victimes financières. Les autorités britanniques recommandent notamment de se méfier des personnes qui accélèrent très vite une relation, évitent les rencontres physiques ou demandent de l’argent.

Mais Dawn ne présente pas son histoire comme une simple arnaque sentimentale établie.

Elle dit surtout regretter d’avoir ignoré certains signaux dès le début : le faux nom, le mensonge sur l’âge et la rapidité avec laquelle la relation s’est transformée en mariage.

« Je veux aussi que les gens sachent que si cela peut m’arriver, cela peut arriver à n’importe qui », affirme-t-elle.

De son côté, Bright a déclaré au Sun avoir signé les documents de divorce. Il n’a toutefois fourni aucun élément permettant au journal de vérifier cette affirmation.

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Route Ngaoundéré-Garoua : Le Fonds national de l’emploi anticipe sur le recrutement des jeunes

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Route Ngaoundéré-Garoua : Le Fonds national de l’emploi anticipe sur le recrutement des jeunes
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60 chefferies traditionnelles ont déjà été sensibilisées pour le recrutement des jeunes.

En prélude à la construction de la route reliant les villes de Ngaoundéré dans l’Adamaoua et Garoua dans la région du Nord Cameroun, le Fonds national de l’emploi (FNE) dans ses actions d’insertion des jeunes, a décidé de se rapprocher des entreprises China Harbour Engineering Company Limited (CHEC) et la société GCOC Group en charge des travaux.

L’objectif du FNE est de faire intégrer les jeunes riverains aux travaux de cette route, à l’instruction du ministre en charge des Travaux publics (MinTp). En effet, lors du lancement des travaux, Emmanuel Nganou Djoumessi (MinTp) a demandé à l’entreprise CHE et à la société GCOC de travailler avec les riverains.

Prenant le taureau par les cornes, le Fonds national de l’emploi a opté pour la sensibilisation des jeunes de la région de l’Adamaoua, sur les opportunités professionnelles qui découlent de ce chantier. Ce chantier représente une source potentielle d’activités pour les populations riveraines, notamment les jeunes à la recherche d’emploi.

Des campagnes de sensibilisation ont été organisées par le FNE dans 60 chefferies traditionnelles des mairies de Ngaoundéré 2ème, Ngaoundéré 3ème et Mbe. La deuxième phase de cette initiative après la sensibilisation des populations consiste en l’enregistrement des volontaires.

«Nous sommes en train de caler les dates de ce processus. Nous voulons voir quelle est la période propice pour descendre une fois de plus dans ces localités. Nous voulons voir clair avant de lancer le processus, parce que l’objectif est de faire bénéficier les opportunités d’emplois sans exception aux maximums des jeunes» explique le directeur d’agence du FNE pour l’Adamaoua, Fadimatou Dam Dam, dans les colonnes de l’hebdomadaire Cameroon Business Today.

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André Arnaud Enguene : « La communication officielle est restée évasive sur la nature précise des incidents signalés »

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André Arnaud Enguene : « La communication officielle est restée évasive sur la nature précise des incidents signalés »
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L’enseignant-chercheur à la Faculté des sciences économiques et de gestion à l’université de Yaoundé II-Soa, revient sur les incidents constatés lors de la mise en service de la version 2 du Système de télé-compensation en Afrique Centrale (SYSTAC 2) par la BEAC.

Lancée le 12 août 2026 après son entrée en production le 3 août dernier, la deuxième version de la plateforme du Système télé-compensation en Afrique Centrale (SYSTAC 2) est un système sécurisé, automatisé et dématérialisé qui traite des opérations de débit et de crédit de volume important, ne présentant pas un caractère d’urgence et dont le montant unitaire est inférieur à 100 milliards FCFA.

L’objectif à de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) à travers la mise en place de ce dispositif est d’innover et de moderniser les paiements de masse dans la zone de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), à l’instar des prélèvements, les virements, les chèques et les cartes. Cette nouvelle version remplace l’ancienne en vigueur depuis 2007

A la question de savoir, quelle appréciation faite de la mise en œuvre du SYSTAC 2 dans les colonnes de l’hebdomadaire Cameroon Business Today, André Armand Enguene, enseignant-chercheur à la faculté des sciences économiques et de gestion à l’université de Yaoundé II-Soa, indique que la mise en œuvre du projet semble maîtrisée sur le fond mais c’est sur le rythme de bascule des participants que la vigilance reste de mise.

L’enseignant explique que toute migration d’infrastructure critique produit des frottements en phase initiale. Pour lui, trois conditions semblent déterminantes, d’abord la transparence parce que la communication du nouveau système est restée évasive sur la nature précise des incidents signalés. Ce qui alimente l’incertitude bien plus que ne le ferait un bilan technique documenté.

«Un rapport d’incident publié à intervalle régulier vaudrait mieux qu’un discours de réassurance. Ensuite, la préparation des participants. Le goulot d’étranglement n’est presque jamais la plateforme centrale mais l’adaptation des systèmes d’information des banques, la reprise des références et la formation des équipes back-office au format ISO20022» explique l’enseignant.

Pour lui, un dispositif de repli opérationnel et des plans de continuité testés doivent accompagner cette phase. Le module de paiement instantané n’est pas encore opérationnel ety son calendrier n’a pas été communiqué, tandis que SYGMA V10 est annoncé pour les prochaines semaines.

A la question de savoir quels sont les avantages du SYSTAC 2 non seulement pour le Cameroun mais aussi pour les autres pays de la CEMAC, André Armand Enguene explique que pour le Cameroun qui concentre l’essentiel des flux bancaires de la zone ; le gain est d’abord opérationnel. Des détails de compensation raccourcis lièrent de la trésorerie pour les entreprises et fiabilisent le paiement des salaires et des fournisseurs publics.

«Pour la CEMAC, l’apport est d’ordre structurel. La centralisation supprime une part des frictions transfrontalières qui pénalisaient les groupes bancaires régionaux. La norme ISO 200022 enrichit considérablement les données portées par chaque message, ce qui améliore la traçabilité et renforce les dispositifs de lutte contre le blanchiment des capitaux et financement du terrorisme, préoccupations explicitement citée parmi les motifs de la refont» explique l’expert.

Ce dernier explique également que l’ouverture aux établissements de microfinance, aux prestataires de services de paiement et aux fintechs élargit par ailleurs le périmètre des acteurs raccordés, ce qui compte pour l’inclusion financière. Il indique aussi que les Trésors publics gagneront à industrialiser leurs paiements de masse sur la plateforme.

André Armand Enguene précise que les fintechs et les opérateurs de monnaie électronique doivent se raccorder rapidement, sachant que l’articulation concrète avec le mobil money demeure aujourd’hui une intention plus qu’une réalité déployée, alors même que ce canal est devenu l’instrument dominant.

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