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le contrat de travail verbal est-il légal ? Ce que dit la loi

Au Cameroun, l’absence de contrat de travail écrit ne signifie pas nécessairement qu’un salarié est dépourvu de droits. Le contrat de travail verbal est reconnu par la législation, sous réserve de plusieurs exceptions prévues par le Code du travail.
Dans une analyse consacrée à cette question, Paul Stéphane Menounga rappelle que l’article 23, alinéa 1, du Code du travail définit le contrat de travail comme une convention par laquelle un travailleur met son activité professionnelle sous l’autorité et la direction d’un employeur, en contrepartie d’une rémunération.
Trois éléments permettent ainsi de caractériser la relation de travail : une prestation professionnelle, une rémunération et surtout un lien de subordination entre le travailleur et l’employeur.
LE CONTRAT DE TRAVAIL VERBAL AU CAMEROUN : QUE DIT VRAIMENT LA LOI ?
Par Paul Stéphane Mnounga
– QU’EST-CE QUE LE CONTRAT DE TRAVAIL ?
L’article 23 alinéa 1 du code du travail camerounais définit le contrat de travail comme une convention par laquelle un travailleur s’engage à mettre son activité professionnelle sous l’autorité et la direction d’un employeur, en contrepartie d’une rémunération.
Cette définition permet de dégager trois caractéristiques essentielles du contrat de travail.
La prestation de travail
Le contrat de travail a pour finalité la fourniture d’une certaine prestation par le travailleur. Cette prestation peut être manuelle, intellectuelle ou artistique.
La rémunération
C’est la contrepartie de la prestation de travail fournie par le travailleur.
Le lien de subordination
Le contrat de travail implique la subordination. Il s’agit de l’état de dépendance du travailleur par rapport à l’ employeur. Il est impossible de parler de contrat de travail sans le lien de subordination car c’est cet élément qui le distingue des autres formes de contrats
LE CONTRAT DE TRAVAIL VERBAL EST-IL RECONNU AU CAMEROUN ?
En vertu du consensualisme qui est le ciment de notre système contractuel, les parties au contrat sont libres de donner à leur contrat la forme qu’ils veulent.
En conséquence, le contrat de travail n’est pas obligatoirement écrit. Le consentement entre les deux parties suffit pour constater le contrat.
Cependant, ce principe comporte quelques exceptions qui méritent une certaine précision.
Comme première exception, nous pouvons citer l’hypothèse du contrat de travail à durée déterminée, supérieur à trois mois ou nécessitant l’installation du travailleur hors de sa résidence habituelle. Ce contrat doit obligatoirement être constaté par écrit.
La seconde exception est le contrat de travail de l’étranger. Ce contrat doit être constaté par écrit et visé par le ministre chargé du travail.
La troisième exception est l’engagement ou le contrat à l’essai. Ce dernier doit toujours être constaté par écrit.
La quatrième exception n’est rien d’autre que le contrat d’apprentissage qui doit être constaté par écrit.
La cinquième exception se trouve dans l’article 26, alinéa 5, du code du travail qui stipule que le contrat de travail du salarié mis à la disposition d’un utilisateur doit être constaté par écrit.
La sixième et dernière exception concerne les nouvelles formules d’embauche (contrat saisonnier, contrat temporaire et contrat occasionnel) : ces trois types de contrat doivent toujours être constatés par écrit.
Cela signifie donc simplement que le contrat verbal au Cameroun est reconnu et considéré par le législateur comme un contrat de travail à durée indéterminée (CDI).
EST-IL POSSIBLE DE PROUVER L’EXISTENCE D’UN CONTRAT DE TRAVAIL VERBAL AU CAMEROUN ?
À cause du caractère consensuel du contrat de travail, son existence peut être prouvée par tous les moyens (cf. Tribunal de Grande Instance de Yaoundé 7 août 1972). Ici les preuves par écrit, par témoignage et autres font foi.
L’article 1341 du code civil prescrivant pour les contrats consensuels la preuve par écrit lorsque l’objet du litige dépasse un certain montant est à écarter ici.
L’importance de cette mesure est salutaire car elle vient résoudre la pratique unique, cynique et même maléfique très répandue chez les employeurs de ne pas s’engager par écrit dans un contrat de travail. Plusieurs employeurs pensent qu’en le faisant, ils évitent d’être liés.
C’est une illusion, un fantasme, voire un mirage puisque, le cas échéant, le salarié pourra prouver l’existence du contrat de travail. Il est alors demandé aux travailleurs de toujours conserver soigneusement tous les indices qui peuvent faire admettre l’existence du Contrat de travail (sanctions disciplinaires ; fiche de pointage ; messages ; lettre de mission ; mails professionnels ; groupes professionnels WhatsApp, etc.).
In fine il est important de rappeler aux employeurs véreux qui refusent de s’engager par écrit qu’ils se mettent plutôt dans une situation délicate et inconfortable car, en cas de différend de travail, le contrat sera simplement considéré comme un contrat à durée indéterminée.
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André Luther Meka analyse la recrudescence des cas de feminicides au Cameroun

«Cette crise du lien social est basée sur deux piliers. Le premier pilier, c’est la démocratie, la liberté d’expression. Les Africains n’arrivent pas à s’adapter à la liberté d’expression dans le cocon du couple relationnel. C’est-à-dire que les interactions à part égale entre l’homme et la femme causent une crise de masculinité qui peut créer des problèmes», explique ce dernier dans l’émission Canal Presse de ce dimanche 30 août 2026.
«Parce que lorsque l’homme n’arrive plus à imposer par la parole, à imposer par la communication, il s’impose par la force. Donc, j’estime que ce problème de démocratie, qui vient annuler tout ce que nous avions comme valeurs, c’est-à-dire que l’homme est le chef de la famille, que quand tu vas en mariage, il faut être soumis, ainsi de suite, crée une crise, où il faudrait notamment que les ministères, comme les ministères de la pension, de la famille, de la femme, puissent éduquer, n’est-ce pas, les personnes qui vont en mariage. Parce qu’aujourd’hui, c’est à part égale», poursuit-il.
« Je veux te voir », « je n’ai pas le temps, j’ai du travail », « j’ai dit que je veux te voir », « j’ai assez de problèmes » : cela crée une crise, et lorsque la force intervient, on peut aller à un certain nombre de crimes. Le deuxième pilier, c’est le capitalisme sauvage. J’ai eu à regarder que la plupart des cas successifs de meurtres sont des cas qui sont à la recherche, n’est-ce pas, des pécules, de l’argent. Que ce soit cette femme qui est morte, elle cherchait un marché», note-t-il.
«La femme qu’on a jetée au travers d’une voiture de luxe, c’était un problème d’argent. Parce qu’il faut aussi le dire, aujourd’hui, la mobilité sociale se fait déjà par le mariage. C’est-à-dire que la femme se projette dans un statut de bien-être par le mariage. Et la recherche effrénée de l’argent, les dérives du capitalisme, qui entend aujourd’hui que nous sommes dans une société de dépenses, une société purement d’une économie sauvage, font en sorte qu’il y ait un problème au niveau de la famille, parce qu’on est toujours à la recherche de l’argent. Et on retrouve, n’est-ce pas, des esprits criminels qui exploitent, n’est-ce pas, ce besoin-là pour pouvoir poser des actes», André Luther Meka conclut.
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« pourquoi Carlos Baleba est différent »

Dans sa tribune, le journaliste explique que Carlos Baleba se distingue par les valeurs profondes et l’éducation solides que lui ont transmises ses parents. Sa force ne vient ni de l’argent ni de grands diplômes, mais de principes moraux stricts inculqués par sa famille.
Malgré des épreuves difficiles, comme la destruction de la maison familiale lors d’un déguerpissement à Dikolo-Bali avant son départ pour Lille, il est resté concentré et fort. Sa défunte mère, emportée par un cancer, lui a légué la Bible comme guide de vie, plaçant Dieu au centre de son existence et de ses discours.
Lire ici le texte de Camus Mimb :
POURQUOI BALEBA EST DIFFÉRENT…
Parce qu’il a eu des parents différents. Rien à voir avec les grands diplômes. Rien à voir avec de l’argent. Et d’ailleurs quelques temps avant son départ pour Lille, la maison de ses parents a été détruite dans le cadre d’un déguerpissement forcé à Dikolo-Bali. Il est différent parce que ses parents ont eu des valeurs.
Au moment de quitter le Cameroun, sa défunte mère qui sera emportée quelques mois plus tard par un cancer, lui a juste remis le livre de la sagesse la Bible. Deux discours ne sortaient pas de sa bouche, sans mettre Dieu au centre de tout. Son père alors? Un personnage atypique. Comme joueur, avant-centre de la grande Dynamo, son gabarit faisait son procès dans les duels. Son caractère n’épargnait personne.
Adversaires comme officiel. Un jour lors d’une séance de formation des éducateurs de football initiée par Robert Corfou, il a eu seul le courage de lui montrer les limites du contenu qu’il leur enseignait. Corfou a décidé de le faire échouer. Pourtant, les témoignages étaient concordants. Un jour en discutant avec Eugène Ekeke avec qui il a travaillé au PMUC SPORTING CLUB comme Préparateur Physique, il l’intriguait sur son caractère bouillant, avant de me glisser : « C’est un excellent préparateur physique ». Venant de lui, c’est un diplôme.
Pourquoi je parle des parents de Carlos Baleba au moment où toutes les lumières ne montrent que Old Trafford ? Parce qu’ils lui ont appris la loyauté et le respect. Dis ainsi, ça peut paraître banal. Mais plus de 90% de jeunes footballeurs qui quittent l’Afrique, arrivent en Europe et sous la pression des parents restés au pays, écoutent des gens qui ne savent rien de leurs vies antérieures, quand les parents eux-mêmes, ne signent pas les mandats à tout va pour des agents qui défilent sous leurs yeux.
D’autres, sous la pression de leurs formateurs, multiplient des bêtises qui épuisent leurs clubs d’accueil. Les Parents de Carlos Baleba sont restés constants, concentrés, et uniquement orientés vers les professionnels qui leur ont dit au départ où ils allaient. Le Coach Balu, père de Carlos, n’a laissé personne décider de l’orientation de la carrière de son fils. Il connaissait déjà le milieu. Il a veillé, fouillé, bêcher, tout ce qui était utile pour son enfant. Il est devenu le préparateur personnalisé de son fils , il notait les progressions, corrigeait les manques. Et jusqu’à ce jour, il est resté le père et le coach, et non le fan qui s’extasie devant sa fulgurante progression. C’est un modèle à enseigner aux parents qui rêvent des champions , mais font les Pom Pom girls devant les excentricités des talents non aboutis de leurs enfants. Je voudrais une standing ovation pour le Coach Balu, et une pensée pour sa valeureuse maman. Il reste beaucoup à faire, mais c’est déjà immense. Merci pour ce joyau.
Martin Camus Mimb
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Lions Indomptables en route dès septembre

Les Lions Indomptables du Cameroun s’apprêtent à entrer dans le vif du sujet. Dès le mois de septembre, la sélection camerounaise débutera sa campagne de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations 2027 avec deux premières journées qui pourraient déjà peser lourd dans la course à la qualification.
Pour son entrée en lice, le Cameroun aura l’avantage de recevoir les Comores. À domicile, devant leur public, les hommes du sélectionneur David Pagou devront assumer leur statut et viser les trois points afin de prendre un départ idéal dans cette campagne continentale. Face à une formation comorienne réputée difficile à manœuvrer, la vigilance sera toutefois de mise.
Quatre jours plus tard, les Lions Indomptables changeront de décor. Ils prendront la direction du Congo pour y disputer la deuxième journée des éliminatoires. Un déplacement qui s’annonce particulièrement intéressant dans un duel entre deux sélections d’Afrique centrale, avec à la clé de précieux points pour la suite de la compétition.
Avec ces deux rencontres en l’espace de quelques jours, le Cameroun aura une première occasion de mesurer ses ambitions. L’objectif est clair : prendre un maximum de points et installer rapidement une dynamique positive pour aborder la suite des éliminatoires avec davantage de sérénité.
Le programme des deux premières journées
J1 – Cameroun vs Comores
Mercredi 23 septembre 2026 à 17h00
J2 – Congo vs Cameroun
Dimanche 27 septembre 2026 à 17h00
Deux matches, six points en jeu et un premier tournant pour les Lions Indomptables dans leur quête d’une place à la CAN 2027.
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