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Impôt général synthétique : 15 milliards FCFA reversés aux communes, les entreprises contestent le report des retenues

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Impôt général synthétique : 15 milliards FCFA reversés aux communes, les entreprises contestent le report des retenues
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(Investir au Cameroun) – Près de 15 milliards de FCFA ont été collectés et reversés aux communes au premier semestre 2026 au titre de l’Impôt général synthétique (IGS) de l’exercice 2025, selon le directeur général des impôts, Roger Athanase Meyong Abath. Le responsable l’a annoncé le 25 août à Douala, lors des consultations organisées avec le secteur privé pour préparer la loi de finances 2027.

D’après le directeur général des impôts, ce montant progresse de 14 % par rapport à l’exercice 2024. La DGI n’a cependant pas communiqué la recette de l’année de comparaison ni le montant définitif de 2025, qui doit être publié après la clôture des comptes. À titre indicatif, une recette exacte de 15 milliards de FCFA, en hausse de 14 %, correspondrait à environ 13,16 milliards en 2024.

Cette annonce actualise un précédent bilan du ministère des Finances. Dans un communiqué du 18 mai, le Minfi indiquait que 10,35 milliards de FCFA avaient déjà été transférés aux communes au titre de l’exercice 2025, après un versement de 6,93 milliards correspondant au solde de l’IGS collecté entre mai et décembre 2025. Le nouveau montant annoncé ferait ressortir environ 4,6 milliards supplémentaires, mais la DGI n’en a pas encore publié la ventilation.

Un rendement encore difficile à comparer aux 50 milliards attendus

L’IGS a été institué par la loi du 23 décembre 2024 portant fiscalité locale et appliqué à compter de 2025. Il a remplacé l’ancien impôt libératoire et le régime simplifié d’imposition pour regrouper, dans un prélèvement forfaitaire, notamment la patente, la TVA et l’impôt sur le revenu applicable aux activités concernées.

Lors de la conférence annuelle du ministère des Finances de février 2025, la DGI avait estimé l’impact financier de l’IGS à 50 milliards de FCFA de recettes supplémentaires. Rapportés arithmétiquement à cette prévision, les quelque 15 milliards annoncés représentent environ 30 %.

Cette comparaison doit toutefois rester prudente. La DGI n’a pas précisé si la prévision de 50 milliards correspondait au rendement brut, à la recette nette reversée aux communes ou à une performance attendue après plusieurs années de montée en puissance du dispositif. Il serait donc excessif de conclure dès maintenant à un manque à gagner de 35 milliards.

Depuis le 1er janvier 2026, l’IGS concerne les activités commerciales, industrielles, artisanales et agropastorales dont le chiffre d’affaires annuel hors taxes n’excède pas 50 millions de FCFA. Le seuil applicable aux professions libérales et aux activités non commerciales est fixé à 30 millions.

Depuis avril 2026, l’interconnexion entre la DGI et le Trésor permet également d’orienter automatiquement la part communale de l’IGS vers les comptes des communes, sans passage préalable par le compte unique du Trésor, selon le Centre des ressources numériques sur les réformes des finances publiques, 2 août 2026.

Des retenues utilisables seulement l’année suivante

La montée en puissance de cette recette s’accompagne toutefois d’une difficulté de trésorerie signalée par la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat du Cameroun (CCIMA).

Depuis janvier 2026, les clients habilités doivent prélever à la source 2 % du montant hors taxes des factures payées aux contribuables soumis à l’IGS. Le taux atteint 5 % pour les prestations exécutées au profit de l’État, des collectivités et des établissements publics dans le cadre de la commande publique.

La circulaire d’application de la loi de finances 2026 précise que ces retenues ne peuvent pas être déduites des versements trimestriels de l’année pendant laquelle elles sont opérées. Elles sont seulement imputables sur l’IGS dû l’année suivante.

Ainsi, une petite entreprise qui facture une prestation de 10 millions de FCFA hors taxes à une entité publique subit une retenue de 500 000 FCFA. Cette somme ne réduit pas son IGS exigible en 2026 : elle ne pourra être utilisée qu’en 2027. L’entreprise supporte donc temporairement à la fois la retenue et le paiement courant de son impôt.

La CCIMA estime que ce décalage peut créer des crédits difficilement récupérables lorsque l’activité diminue, cesse ou lorsque le contribuable quitte le régime de l’IGS avant l’exercice suivant. Elle propose d’autoriser le remboursement du solde non imputé en cas de cessation d’activité ou de reclassement fiscal.

La réglementation consultée prévoit bien l’imputation l’année suivante, mais ne précise pas le traitement du reliquat dans ces deux situations. La proposition de la CCIMA vise donc à combler cette incertitude tout en réduisant l’immobilisation de trésorerie imposée aux petites entreprises.

Elle fait partie des 24 propositions transmises à la DGI lors des consultations ouvertes le 25 août. L’administration fiscale indique qu’elles seront examinées en fonction de leur faisabilité juridique, de leur incidence budgétaire et des orientations du ministère des Finances.

Frédéric Nonos

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Xi urges quality construction of China-Kyrgyzstan-Uzbekistan railway

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Xi urges quality construction of China-Kyrgyzstan-Uzbekistan railway
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BISHKEK, Aug. 31 (Xinhua) — Chinese President Xi Jinping on Monday called on China and Kyrgyzstan to ensure the high-quality construction of the China-Kyrgyzstan-Uzbekistan railway.

In his talks with Kyrgyz President Sadyr Japarov, Xi described the railway as a major transportation artery that carries the development aspirations of the people across the region.

Japarov said Kyrgyzstan stands ready to actively advance the construction of the railway project, so as to turn it into a « steel Silk Road » for the new era and a new bond of friendship between the two countries.

The railway, which is currently under construction, was launched at the end of 2024. It is a flagship project of the Belt and Road Initiative, serving as a strategic link between China and Central Asia.

The route will begin in Kashgar, located in northwest China’s Xinjiang Uygur Autonomous Region, and pass through the mountainous terrain of Kyrgyzstan to reach Uzbekistan. ■

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Routes : le Mintp classe 57 projets à risque élevé de non-achèvement en 2026

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Routes : le Mintp classe 57 projets à risque élevé de non-achèvement en 2026
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(Investir au Cameroun) – Le programme routier 2026 pourrait rester très éloigné de ses objectifs. Sur les 155 projets dont la livraison était prévue cette année, 30 seulement étaient achevés au 28 juillet. Le ministère des Travaux publics (Mintp) estimait que 40 autres pourraient être livrés avant fin décembre si le rythme d’exécution se maintenait. Le total atteindrait ainsi 70 projets, soit 45,2 % de la programmation annuelle.

Dans cette catégorie, 57 projets présentent un « risque élevé » de ne pas atteindre leur objectif, contre 29 exposés à un risque jugé faible, selon l’évaluation à mi-parcours du programme de travail annuel du ministère.

La revue interne consultée parInvestir au Camerounmontre que ces 57 opérations couvrent 205 km de routes en construction, 154 km en réhabilitation, 66 km en entretien confortatif et 1 004 mètres linéaires d’ouvrages d’art. Elles comprennent aussi 1 411 km de routes à entretenir avec des sociétés forestières et de développement, ainsi que des études portant sur 1 029 km de routes et 70 mètres linéaires d’ouvrages.

Les contraintes recensées vont des retards de paiement à la faible mobilisation des entreprises, en passant par les procédures de contractualisation inachevées, la forte pluviométrie et l’insécurité. À fin juin, l’exécution financière demeurait également faible : le Mintp déclarait 26,01 milliards de FCFA engagés, liquidés et ordonnancés sur 251,04 milliards de ressources internes à gestion centrale, soit un taux de 10,36 %. Le ministère attribuait notamment cette contre-performance aux difficultés d’exploitation du système budgétaire ProBMIS AI, selon son bilan du premier semestre.

Les voies alternatives à la Pénétrante Nord à 17 %

À Yaoundé, la revue cible les voies alternatives à la Pénétrante Nord, distinctes du chantier principal de cet axe. Cette opération de 17 km, évaluée à 1,23 milliard de FCFA dans le document, affichait 17 % d’exécution en juillet, contre 5 % au 31 décembre 2025.

Pour atteindre l’objectif maintenu à 100 % en fin d’année, le projet devrait donc gagner 83 points d’avancement en cinq mois. Or, la mission de contrôle n’était toujours pas contractualisée. Le Mintp recommande d’accélérer le recrutement du Laboratoire national de génie civil (Labogénie).

La boucle de la Lékié ne gagne que deux points

La réhabilitation de la boucle de la Lékié porte sur environ 81 km entre Nkolbisson, Zamengoué, Ekékam, Evodoula et Monatélé. Évalué à 31,1 milliards de FCFA, le chantier affichait 57 % d’exécution en juillet, contre 55 % à fin décembre 2025. Il devrait ainsi réaliser environ 43 % des travaux en cinq mois pour respecter l’objectif annuel.

Le principal frein ne serait plus le paiement. Entre le 30 janvier et le 24 avril, Arab Contractors a reçu 4,20 milliards de FCFA TTC, ramenant les décomptes en attente à 519,45 millions. Ces règlements représentent environ 89 % des factures recensées, et non 97 %.

Le Mintp attribue désormais le retard à la mauvaise organisation de l’entreprise, à l’insuffisance de ses équipes et à la faible mobilisation des équipements. En juillet, seuls 30,72 km de couche de roulement avaient été exécutés, tandis que la construction du pont sur la Ngobo n’avait pas commencé, selon le point officiel du ministère.

Des performances contrastées sur la Ring Road

Dans le Nord-Ouest, la section Kumbo-Ndu, longue de 39 km, atteignait 58,98 % en juillet, contre 48 % fin 2025. L’entreprise dispose d’un délai prolongé jusqu’au 25 décembre, mais reste confrontée à l’insécurité et à l’insuffisance des équipements. Au 13 juillet, seulement 1,18 km de couche de roulement avait été posé, selon le suivi du Mintp.

La situation est plus favorable sur Ndu-Nkambe, long de 31 km. Le lot approchait 97 % et les opérations préparatoires à la réception provisoire étaient engagées. À l’inverse, Nkambe-Misaje, complété par le contournement de Nkambe, stagnait autour de 36 %, sous l’effet combiné de l’insécurité et de la sous-performance de l’entreprise.

Les études de Yabassi-Bafang bloquées à 60 %

La route Yabassi-Nkondjock-Bafang, longue de 148 km, ne se trouve pas encore au stade des travaux. Ses études de construction restaient bloquées à 60 % en juillet, niveau inchangé depuis décembre 2025.

Selon la revue interne, le bureau d’études n’avait toujours pas transmis la version améliorée du rapport d’avant-projet détaillé, malgré une première relance effectuée le 26 avril. Le Mintp prévoit une nouvelle mise en demeure pour obtenir le document.

Ces dossiers montrent que le risque pesant sur le programme 2026 ne résulte pas uniquement des tensions de trésorerie. Il tient également à la capacité opérationnelle des entreprises, à la lenteur des procédures et au suivi contractuel. Le ministère envisage notamment de résilier certains marchés lorsque la défaillance du cocontractant est établie et de prioriser les paiements destinés aux projets dépassant 30 % d’exécution.

Ludovic Amara

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67 sélections, 5 buts, 3 CAN, le bilan de Zambo Anguissa avec les Lions Indomptables

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C’est une page importante de l’histoire récente des Lions Indomptables qui se tourne. Ce lundi, André-Frank Zambo Anguissa a annoncé sa retraite internationale, mettant un terme à une aventure entamée en 2017 avec la sélection camerounaise.

Au fil des années, le milieu de terrain s’est imposé comme l’un des cadres de l’équipe nationale. Avec 67 sélections et 5 buts, Zambo Anguissa aura porté le maillot des Lions Indomptables dans les grandes compétitions internationales. Il a notamment disputé trois Coupes d’Afrique des nations (CAN) et une Coupe du monde.

Son parcours avec le Cameroun restera également marqué par une médaille de bronze à la CAN 2021, remportée à domicile, ainsi que par une participation à la Coupe des Confédérations. Des rendez-vous qui ont contribué à installer durablement son nom parmi les internationaux camerounais de sa génération.

Après neuf années au service de la sélection, le joueur de 30 ans a donc choisi de refermer le chapitre international. Une décision qui marque le départ d’un élément majeur du milieu de terrain camerounais et ouvre une nouvelle étape pour les Lions Indomptables.

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