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11 femmes tuées en 11 jours, l’alerte rouge

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11 femmes tuées en 11 jours, l’alerte rouge
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La succession de violences faites aux femmes continue de susciter l’inquiétude au Cameroun. Selon une tribune de l’analyste Serge Aimé Bikoi, onze femmes ont été tuées en l’espace de onze jours, dans un contexte marqué par la persistance des violences conjugales et le silence de nombreuses victimes.

Les deux derniers cas évoqués se sont produits à moins de 24 heures d’intervalle, à Kaélé, dans l’Extrême-Nord, et à Olembe, dans la périphérie de Yaoundé.

Lire la tribune de Serge Aimé Bikoï :

« LA DURE RÉALITÉ DES FEMMES BATTUES DANS LES MÉNAGES

Dans la soirée du 8 avril 2022, l’artiste nigériane, Osinachi Nwachukwu, est morte des suites de violences conjugales. Elle a passé cinq jours sous assistance respiratoire et a fini par rendre l’âme. Son mari exerçait, régulièrement, des formes de violences physiques sur cette dernière et, pire encore, demandait à sa progéniture d’y participer. C’était connu de bien des personnes, mais la chanteuse de Gospel supportait ces sévices corporels dans l’espoir que son époux allait changer de comportement.

Le mari a été interpellé par la police. Même au Cameroun, la violence physique est présente, voire récurrente dans de nombreux ménages. Selon les récentes études, quatre femmes sur dix sont battues au moins deux fois par mois par leurs conjoints. Mais pourtant, très peu d’entre elles brisent le silence et portent plainte.

Les chiffres, en la matière, sont évocateurs de la gravité des faits prévalant dans les cellules domestiques. Selon l’Alvf (Association de lutte contre les violences faites aux femmes), en 2011 au Cameroun, 45 % des femmes ont subi des violences physiques dans le couple, 20 % ont été victimes de violences sexuelles et 42 % de violences morales. En plus, 48 % des victimes affirment n’avoir jamais sollicité la rescousse et 39 % n’ont jamais parlé à personne de la violence qu’elles subissent ou qu’elles ont vécue.

Les mobiles de ces violences polymorphes sont d’ordre socioculturel à la base. Il s’agit des pesanteurs socioculturelles qui prennent des allures de violences inculquées à la progéniture dès le bas âge. Aux garçons sont enseignés les attributs de la virilité liés à l’influence, à l’autorité, à la force et au pouvoir. D’où la capitalisation, par les mâles, de la domination masculine dans le champ des rapports sociaux de sexe.

Aux filles, à contrario, sont inculqués les modèles de féminité liés à la tendresse, à la douceur, à l’affectivité, à la tempérance et à la soumission. Il s’agit là de la socialisation différentielle des enfants suivant le genre. Toute chose qui structure un système de ségrégation sexiste des tâches, des rôles, des fonctions et des positions au sein de la cellule familiale. Cela confère, par la même occasion, la posture de dominateurs aux premiers et le statut de soumises aux dernières.

Des filles, à qui il est souvent refusé le droit d’aller à l’école, sont perçues comme des machines de reproduction biologique et sociale. Même à l’âge de la maturité, dans bien de contrées culturelles, la gente féminine n’a pas droit à la parole en public devant les hommes. Un devoir de soumission qui fait croire à l’homme, « chef de famille », qu’il a le droit de vie ou de mort sur sa femme. Cette dernière, ne pouvant pas, pour les mêmes raisons, compter sur le soutien de la famille.

Certaines spécialistes des questions de genre et développement pensent qu’il est offusquant et déshonorant, pour la famille de la femme, que sa fille quitte son mari en raison d’un ou de plusieurs cas de bastonnade. Le faible niveau d’instruction de la fille ne lui permettant pas non plus de pouvoir revendiquer ses droits.

Si les violences conjugales touchent les femmes de toutes les catégories sociales, force est de constater que dans les ménages les plus pauvres, les mères de l’humanité sont, pour la plupart, entièrement dépendantes de leur mari autant pour les dépenses du foyer que pour les charges personnelles. Une situation défavorable que le « pater familias » finit par utiliser comme un moyen de chantage et de bestialisation de son épouse. Au bout du compte, les problèmes de précarité pécuniaire et matérielle sont, dans la majeure partie des cas, source de violences psychologiques, voire de violences physiques.

À cause de cet état de choses, certaines femmes soutiennent que trouver un mari n’est pas une sinécure. Elles sont obligées de rester avec celui qu’elles ont trouvé au prix même de leur vie. Des jeunes filles, dès leur jeune âge, ont appris à être femmes et à supporter les affres de la vie conjugale, au nombre desquelles figurent les violences sexospécifiques. Lorsqu’elles sont violentées, elles s’en vont se lamenter auprès de leur famille et auprès des réseaux associatifs religieux. Chose curieuse, certaines de leurs amies et leurs mères leur expliquent qu’elles ne doivent pas mettre en danger leur mariage. Or, selon la législation camerounaise, une action n’est valable en justice que lorsque la personne concernée porte plainte.

Au regard de cette résignation, la vie matrimoniale bascule dans une espèce de vie de « martyr » à laquelle bien de femmes opprimées sont contraintes de se soumettre. Histoire de sauvegarder leurs privilèges de femmes mères, de femmes mariées, de femmes épouses et de femmes au foyer. Entre autres enjeux qu’elles visent, bon gré mal gré, préserver leur ménage ; protéger la progéniture ; éviter d’être confrontées aux représailles de la famille et de la belle-famille et user de tous les mécanismes d’action pour dissiper le regard dédaigneux et avilissant de la société.

Malheureusement, en dépit de tous ces sacrifices, signe de la résilience personnelle, le pire finit souvent par se produire au point où des femmes, au moindre des cas, sont en butte à des atrocités, à des meurtrissures, et au pire des cas, à la mort, comme c’est le cas de plusieurs femmes mères bastonnées dans des régions camerounaises.

Ces derniers jours, l’on dénombre déjà 11 femmes tuées en l’espace de 11 jours. En effet, la série noire se poursuit malheureusement. La courbe des féminicides ne fait que s’allonger. Deux femmes tuées à Kaélé et à Olembe. Elles ont perdu la vie en moins de 24 h à Kaélé dans l’Extrême-Nord et à Olembe dans la périphérie de Yaoundé. Selon des sources concordantes, ces drames se sont déroulés dans des circonstances impliquant des hommes ayant pris la fuite.

Au quartier Gouzouguoï à Kaélé, une femme a été poignardée à plusieurs reprises par son époux ce jeudi 27 août. Grièvement blessée, elle a été évacuée, de toute urgence, à l’hôpital de district de cette localité, où elle a succombé à ses blessures ce vendredi 28 août. Son mari a pris la poudre d’escampette après l’agression et reste recherché. Quelques heures plus tard, vers 22 h à Olembe, dans la périphérie de Yaoundé, une dame a été violemment poussée hors d’un taxi au cours d’une dispute avec un homme qui se trouvait à bord du véhicule. Projetée sur la chaussée, elle a été percutée par un camion arrivant à vive allure et est morte sur le champ. Le taxi a poursuivi sa route, abandonnant la victime.

Triste destin pour les femmes battues et violentées ici et ailleurs !

Serge Aimé BIKOI »

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Jake Paul écarte Tommy Fury et Francis Ngannou pour son retour sur le ring

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Jake Paul écarte Tommy Fury et Francis Ngannou pour son retour sur le ring
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Jake Paul n’affrontera ni Tommy Fury ni Francis Ngannou lors de son prochain combat, a déclaré le promoteur Nakisa Bidarian.

Paul (12-2, 7 K.O.) n’est plus monté sur le ring depuis qu’il a eu la mâchoire brisée par Anthony Joshua en décembre dernier.

Il a reçu le feu vert pour reprendre la compétition plus tôt ce mois-ci, après avoir subi deux interventions chirurgicales en décembre et en février ; il pourrait combattre d’ici la fin de l’année ou au début de 2027.

Des discussions sont en cours avec plusieurs adversaires potentiels.

Nakisa Bidarian, cofondateur de « Most Valuable Promotions » et partenaire commercial de Paul, a précisé que le retour du boxeur de 29 ans ne prendra pas la forme d’une revanche contre Fury, ni d’un combat inter-disciplines face à l’ancien champion poids lourds de l’UFC, Francis Ngannou.

Paul effectuera son retour dans la catégorie des poids lourds-légers (cruiserweight).

« Nous sommes en pourparlers avec de nombreuses personnes — sans pour autant dévoiler de noms — mais ce que je peux dire, c’est que nous espérons annoncer son retour ainsi que le nom de son adversaire d’ici les deux prochaines semaines », a déclaré Bidarian. « Nous avons discuté avec de nombreux adversaires potentiels. Ce n’est un secret pour personne : nous avons tenté d’organiser une revanche contre Tommy Fury, mais cette option n’est plus à l’ordre du jour, je peux vous l’assurer. »

« Nous étudions activement différentes possibilités, tout en gardant à l’esprit qu’il est resté inactif pendant un an et qu’il revient après une fracture de la mâchoire. »

Paul a ouvertement exprimé son souhait d’affronter Ngannou, ainsi que de disputer un second combat contre Fury, qui lui a infligé sa première défaite professionnelle en 2023.

Le YouTubeur devenu boxeur a également dressé une liste de 15 combattants qu’il aimerait affronter, parmi lesquels Ryan Garcia, Saul « Canelo » Alvarez, Deontay Wilder, ainsi que Nate Diaz et Conor McGregor (dans le cadre de combats en MMA).

Bidarian a précisé qu’ils adopteraient une approche prudente pour le retour de Paul, alors que ce dernier avait précédemment admis que la poursuite de sa carrière était incertaine en raison des blessures subies lors de son affrontement contre Joshua.

« Nous n’allons certainement pas le confronter à Francis Ngannou pour son retour — même si Jake prétendrait être prêt à le faire. Francis possède une puissance de frappe redoutable, bien que Jake soit convaincu de pouvoir le battre sans difficulté », a ajouté Bidarian.

« Nous voulons procéder de la bonne manière. »

« Je pense que les fans seront enthousiastes, quel que soit l’adversaire, car ils voudront découvrir quelle version de Jake Paul ils vont retrouver. Tout ce que nous entreprenons avec Jake est toujours singulier et unique ; ce retour ne fera pas exception. »

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Gulfcam confie à Bernard André Ndengue, ancien dirigeant de Camship, le développement de son cabotage maritime

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Gulfcam confie à Bernard André Ndengue, ancien dirigeant de Camship, le développement de son cabotage maritime
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(Investir au Cameroun) – Gulfcam SAS a nommé Bernard André Ndengue directeur général avec pour principale mission de développer Camship, son service de transport maritime de conteneurs entre les ports de Kribi et de Douala. Présenté le 27 octobre 2026 au siège de l’entreprise, à Douala, le nouveau dirigeant prendra officiellement ses fonctions le 1er novembre. Le groupe a également désigné Georges Njoya conseiller du président du directoire chargé des affaires maritimes.

Bernard André Ndengue succède à Albert Roger Boum, dont la démission, effective depuis le 6 octobre, a été actée par le directoire le 22 octobre. Cette nomination porte à la tête de Gulfcam un ancien responsable de Camship, dont le parcours dans le transport maritime camerounais remonte à la fin des années 1990.

Un rapport de l’Agence française de développement (AFD), publié en février 1999, présente Bernard André Ndengue comme directeur exécutif de Cameroon Shipping Lines (Camship). Il travaillait alors aux côtés de René Mbayen, administrateur-directeur général de cette compagnie maritime camerounaise. L’étude, réalisée par Bertrand Savoye à la suite d’une mission conduite à Yaoundé et Douala entre novembre et décembre 1998, permet de documenter cette étape de son parcours.

Bernard André Ndengue avait également participé à la constitution de la première équipe dirigeante de Gulfcam, le 18 novembre 2021. À la suite de la fusion-absorption de Camship-CLGG par Gulfin S&T Co, il avait été nommé directeur général adjoint auprès d’Albert Roger Boum. Il retrouve ainsi la direction d’une entreprise dont l’activité de transport de conteneurs est issue de l’ancienne Camship.

Six navires envisagés pour une desserte encore peu documentée

Le développement du cabotage entre Kribi et Douala constitue la principale mission confiée au nouveau directeur général. Le service doit permettre de transporter par mer des conteneurs débarqués à Kribi et destinés à Douala, en complément des acheminements routiers.

Cette activité avait été lancée le 3 novembre 2020 par Camship-CLGG, avec une liaison hebdomadaire assurée par un navire d’une capacité annoncée de 600 équivalents vingt pieds (EVP). Elle avait ensuite été intégrée à Gulfcam lors de la fusion de 2021.

Le 6 mars 2026, Gulfcam a présenté un nouveau projet de développement du cabotage. Son président, Perrial Jean Nyodog, a notamment annoncé l’intention d’acquérir six navires afin d’accroître les capacités de transport entre Kribi et Douala. L’entreprise affichait l’objectif de capter à terme environ la moitié du fret conteneurisé actuellement acheminé par route entre les deux ports. Les communications consultées ne permettent toutefois pas d’établir le calendrier d’acquisition de ces navires ni le montant des investissements nécessaires.

Dans une publication du 11 juin 2026, Gulfcam indique que le porte-conteneursAtlantic Runner IIest arrivé à Kribi le 26 février, marquant, selon elle, le lancement opérationnel du service Camship. L’offre comprend deux activités : le cabotage maritime de conteneurs dédouanés à Kribi et le transbordement de ceux qui n’y ont pas encore accompli leurs formalités douanières.

La régularité de cette desserte reste néanmoins à documenter. Le système d’information du Port autonome de Kribi mentionne notamment l’annulation d’une escale de l’Atlantic Runner IIprogrammée pour le 19 juin 2026. Cette information ne suffit pas à établir une interruption générale du service, mais elle ne permet pas davantage de confirmer l’exécution des rotations annoncées.

Gulfcam, qui déclare un capital social de 4,67 milliards de FCFA, exerce également dans la distribution et le transport maritime de produits pétroliers, le transit et la consignation. À ce stade, les publications consultées ne fournissent ni bilan consolidé des rotations réalisées depuis la relance de Camship, ni volumes de conteneurs effectivement transportés, ni chiffre d’affaires généré par cette activité. Ces données restent nécessaires pour mesurer les résultats commerciaux de la desserte confiée à Bernard André Ndengue.

Amina malloum

Lire aussi:

27-10-2026 – Gulfcam : Albert Roger Boum parti chez Puma Energy Congo, le poste de DG reste vacant

10-03-2026 – Cabotage maritime : Gulfcam veut acquérir six navires pour capter 50 % du fret terrestre entre Douala et Kribi

03-10-2025 – Gulfcam relance le cabotage conteneurisé entre Kribi et Douala en 2026 pour réduire les délais du fret

15-03-2021 – Limogé de Tradex, Jean Perrial Nyodog rebondit au sein du Conseil d’administration de Gulfin SA

30-09-2021 – Le pétrolier Gulfin absorbe la société Camship et augmentera son capital de 1,6 milliard de FCFA

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Lions Indomptables : David Pagou dévoile ses critères de sélection et met l’accent sur l’engagement

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Pour David Pagou, porter le maillot des Lions Indomptables ne se résume ni à un nom ni à une réputation. Le sélectionneur camerounais privilégie les […]

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