Actualités locales
Martin Camus Mimb révèle le secret derrière le phénomène camerounais

Alors que les projecteurs se braquent sur Carlos Baleba et sa carrière en pleine ascension, le journaliste sportif Martin Camus Mimb a choisi de mettre en lumière un autre aspect du parcours du milieu de terrain camerounais : l’influence de ses parents.
Dans un texte consacré au jeune international, Martin Camus Mimb estime que la réussite de Baleba ne s’explique pas uniquement par ses qualités sportives, mais aussi par l’éducation et les valeurs transmises par sa famille.
« Pourquoi Baleba est différent… Parce qu’il a eu des parents différents », écrit-il, en insistant sur le rôle joué par son père et sa mère dans la construction du jeune footballeur.
Lire la tribune de Martin Camus Mimb :
« POURQUOI BALEBA EST DIFFÉRENT…
Parce qu’il a eu des parents différents. Rien à voir avec les grands diplômes. Rien à voir avec de l’argent. Et d’ailleurs quelques temps avant son départ pour Lille, la maison de ses parents a été détruite dans le cadre d’un déguerpissement forcé à Dikolo-Bali. Il est différent parce que ses parents ont eu des valeurs. Au moment de quitter le Cameroun, sa défunte mère, qui sera emportée quelques mois plus tard par un cancer, lui a juste remis le livre de la sagesse, la Bible. Deux discours ne sortaient pas de sa bouche, sans mettre Dieu au centre de tout.
Son père alors ? Un personnage atypique. Comme joueur, avant-centre de la grande Dynamo, son gabarit faisait son procès dans les duels. Son caractère n’épargnait personne. Adversaires comme officiels. Un jour, lors d’une séance de formation des éducateurs de football initiée par Robert Corfou, il a eu seul le courage de lui montrer les limites du contenu qu’il leur enseignait. Corfou a décidé de le faire échouer.
Pourtant, les témoignages étaient concordants. Un jour, en discutant avec Eugène Ekeke, avec qui il a travaillé au PMUC SPORTING CLUB comme préparateur physique, il l’intriguait sur son caractère bouillant, avant de me glisser : « C’est un excellent préparateur physique ». Venant de lui, c’est un diplôme.
Pourquoi je parle des parents de Carlos Baleba au moment où toutes les lumières ne montrent que Old Trafford ? Parce qu’ils lui ont appris la loyauté et le respect. Dis ainsi, ça peut paraître banal. Mais plus de 90 % de jeunes footballeurs qui quittent l’Afrique, arrivent en Europe et, sous la pression des parents restés au pays, écoutent des gens qui ne savent rien de leurs vies antérieures, quand les parents eux-mêmes ne signent pas les mandats à tout va pour des agents qui défilent sous leurs yeux.
D’autres, sous la pression de leurs formateurs, multiplient des bêtises qui épuisent leurs clubs d’accueil. Les parents de Carlos Baleba sont restés constants, concentrés, et uniquement orientés vers les professionnels qui leur ont dit au départ où ils allaient. Le coach Balu, père de Carlos, n’a laissé personne décider de l’orientation de la carrière de son fils. Il connaissait déjà le milieu. Il a veillé, fouillé, bêché, tout ce qui était utile pour son enfant.
Il est devenu le préparateur personnalisé de son fils, il notait les progressions, corrigeait les manques. Et jusqu’à ce jour, il est resté le père et le coach, et non le fan qui s’extasie devant sa fulgurante progression. C’est un modèle à enseigner aux parents qui rêvent des champions, mais font les pom-pom girls devant les excentricités des talents non aboutis de leurs enfants. Je voudrais une standing ovation pour le Coach Balu, et une pensée pour sa valeureuse maman. Il reste beaucoup à faire, mais c’est déjà immense. Merci pour ce joyau.
Martin Camus MIMB ».
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« Ce n’est rien de grave »
Touché à la cheville, Carlos Baleba devra patienter avant de retrouver les terrains. Michael Carrick s’est toutefois montré rassurant concernant l’état de santé du milieu de terrain, écartant toute inquiétude majeure.
« Il a un petit problème à la cheville, donc peut-être une, deux ou trois semaines. Ce n’est rien de grave », a expliqué l’entraîneur. Une absence de courte durée qui ne remet pas en cause la place importante que le technicien anglais compte accorder à l’international camerounais.
Arrivé avec de grandes attentes, Baleba séduit déjà son nouvel entraîneur. Carrick ne cache pas son enthousiasme à l’idée de travailler avec lui : « Nous sommes ravis d’avoir Carlos. Il a un énorme potentiel. C’est une signature vraiment excitante pour nous. » Le club devra donc patienter encore quelques semaines avant de pouvoir pleinement compter sur l’un de ses renforts les plus prometteurs.
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Bangangte : Avancement des chantiers 2026

C’est le constat satisfaisant dressé par le maire et maitre d’Ouvrage Eric Aime Niat au terme d’une visite de chantiers effectué ce jeudi 27 août 2026 sur le territoire communal.
Accompagné de son Troisième Adjoint, M. 𝗥𝗼𝗯𝗲𝗻𝘀𝗼𝗻 𝗡𝗬𝗔, des collaborateurs techniques et des responsables des administrations sectorielles (MINTP, MINEE, MINMAP), l’édile est allé toucher du doigt la réalité des travaux, s’enquérir des difficultés rencontrées par les entreprises adjudicataires et surtout échanger avec les populations bénéficiaires.
𝟓 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐭𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐦𝐚𝐣𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞́𝐬 𝐚𝐮 𝐩𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐟𝐢𝐧
𝟭. 𝗕𝗮𝗻𝗱𝗶𝗮𝗻𝗴𝘀𝗲𝘂 (𝗕𝗮𝗻𝗴𝗼𝘂𝗮): Construction d’une Adduction d’Eau Potable (AEP) solaire avec bornes-fontaines.
𝟮. 𝗟𝗮𝗵𝗴𝘄𝗶 (𝗕𝗮𝗻𝗴𝗼𝘂𝗮): Bitumage en béton bitumineux de la route communale Inter N4 Carrefour de la Paix – Carrefour Lahgwi (3 km) et enduit superficiel tricouche de la bretelle Carrefour Ndepnou – Usine.
𝟯. 𝗔𝘅𝗲 𝗛𝗼̂𝘁𝗲𝗹 𝗘𝗹𝗲𝗴𝗮𝗻𝗰𝗶𝗮 – 𝗠𝗲𝘁𝗰𝗵𝗮 : Reconstruction du pont effondré sur la rivière Ndet (8m x 6m x 3m) avec aménagement des accès sur 4 km.
𝟰. 𝗕𝗮𝗻𝗴𝗼𝘂𝗹𝗮𝗽 : Remplacement des buses effondrées par deux dalots doubles (2x2x2) et traitement des points critiques sur l’axe Carrefour Centre de Santé – Fondation Jean Félicien Gacha.
𝟱. 𝗕𝗮𝗻𝗴𝗼𝘂𝗹𝗮𝗽 : Construction des boutiques modernes supplémentaires au marché.
Sur chaque site, le Maire a instruit les entreprises d’accélérer la cadence tout en respectant les normes techniques et les délais contractuels.
𝐔𝐧𝐞 𝐡𝐚𝐥𝐭𝐞 𝐫𝐨𝐲𝐚𝐥𝐞 𝐚̀ 𝐁𝐚𝐧𝐠𝐨𝐮𝐥𝐚𝐩
Au terme de cette descente, le Maire et sa délégation ont rendu une visite de courtoisie à 𝗦𝗮 𝗠𝗮𝗷𝗲𝘀𝘁𝗲́ 𝗝𝗲𝗮𝗻 𝗬𝗢𝗡𝗞𝗘𝗨, Roi des Bangoulap, en sa résidence à la Chefferie.
Le gardien de la tradition a salué le dynamisme et la sollicitude du Maire 𝗘𝗿𝗶𝗰 𝗔𝗶𝗺𝗲́ 𝗡𝗜𝗔𝗧, se réjouissant des investissements structurants réalisés en faveur de sa communauté. Pour le Monarque, le village Bangoulap saura tirer véritablement profit de ces réalisations qui participent au désenclavement et au développement local, explique la mairie de Bangangte.
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Héritage du Bikutsi et Makossa

«Ange Ebogo était un patriarche du Bikutsi, mais il savait aussi chanter le Makossa. On l’a vu, lors de certaines cérémonies, reprendre des titres de ce répertoire, notamment ceux de 𝗡𝗸𝗼𝘁𝘁𝗶 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰̧𝗼𝗶𝘀, 𝗱𝗶𝘁 𝗗𝗲𝘀𝘁𝗼, qu’il considérait comme un frère», lire le texte de Cathy Yogo.
Un an après sa disparition, ces images prennent un relief particulier au moment où ressurgit le débat sur les rapports entre Makossa et Bikutsi. Ebogo, lui, pouvait aller vers l’autre musique sans renier la sienne. 𝗨𝗻 𝗴𝗮𝗿𝗱𝗶𝗲𝗻 𝗱𝘂 𝗕𝗶𝗸𝘂𝘁𝘀𝗶 𝗾𝘂𝗶 𝗻’𝗮𝘃𝗮𝗶𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗽𝗲𝘂𝗿 𝗱𝘂 𝘃𝗼𝗶𝘀𝗶𝗻.
Cette ouverture résumait assez bien l’homme et le musicien.
Le 𝟮𝟴 𝗮𝗼𝘂̂𝘁 𝟮𝟬𝟮𝟱, Ange Ebogo Emerent s’éteignait à 72 ans. Il laissait plus d’un demi-siècle de musique et ce timbre singulier, cette 𝘃𝗼𝗶𝘅 𝗱’𝗮𝗻𝗴𝗲 qui lui avait valu son surnom auprès de musiciens zaïrois. Sur scène, il appelait ses musiciens par leur nom, les poussait à jouer et leur laissait leur moment de lumière.
Avec 𝗦𝗶𝘁𝗮 𝗠𝗲𝗻𝗴𝘂𝗲, 𝗢𝗸𝗼𝗻 𝗠𝗮𝗸𝗼𝗻 ou 𝗦𝗼𝗴𝗼𝗹𝗼 𝗠𝗼𝗻, il faisait danser tout en parlant de la famille, du couple, des responsabilités et du quotidien.
Son héritage porte aussi un nom : 𝗢𝘇𝗶𝗺𝗮. Plus qu’un orchestre, une école où passa notamment 𝗭𝗮𝗻𝘇𝗶𝗯𝗮𝗿, avant les Têtes Brûlées. Son fils 𝗧𝗼𝗻𝘁𝗼𝗻 𝗘𝗯𝗼𝗴𝗼 prolonge cette filiation. Chez Ebogo, transmettre faisait partie du métier.
Il savait ce qu’il devait aux anciens, de 𝗠𝗲𝘀𝘀𝗶 𝗠𝗮𝗿𝘁𝗶𝗻 à 𝗡𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗘𝘆𝗼𝘂𝗺 et 𝗔𝗻𝗻𝗲-𝗠𝗮𝗿𝗶𝗲 𝗡𝘇𝗶𝗲́. Puis il était devenu à son tour ce « papa » vers lequel les plus jeunes se tournaient. Il défendait aussi les 𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁𝘀 𝗱’𝗮𝘂𝘁𝗲𝘂𝗿 et la possibilité pour les artistes de vivre de leur travail.
Le temps avait changé sa silhouette, de l’afro des jeunes années aux cheveux et à la barbe blanchis du patriarche. Dans ses dernières années, il était revenu au 𝗴𝗼𝘀𝗽𝗲𝗹, comme un retour à la chorale de son enfance.
Avant la musique, Ange Ebogo avait été formé à la 𝗺𝗲𝗻𝘂𝗶𝘀𝗲𝗿𝗶𝗲. L’image lui va bien : toute sa vie, il aura construit — des chansons, des musiciens, une école.
𝗨𝗻 𝗮𝗻 𝗮𝗽𝗿𝗲̀𝘀, 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝗮𝘁 𝗠𝗮𝗸𝗼𝘀𝘀𝗮-𝗕𝗶𝗸𝘁𝘀𝗶 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗶𝗻𝘂𝗲𝗿. 𝗔𝗻𝗴𝗲 𝗘𝗯𝗼𝗴𝗼, 𝗹𝘂𝗶, 𝗮𝘃𝗮𝗶𝘁 𝗱𝗲́𝗷𝗮̀ 𝗱𝗼𝗻𝗻𝗲́ 𝘀𝗮 𝗿𝗲́𝗽𝗼𝗻𝘀𝗲 : 𝗼𝗻 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝗱𝗲́𝗳𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝘀𝗮 𝗺𝘂𝘀𝗶𝗾𝘂𝗲 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗳𝗲𝗿𝗺𝗲𝗿 𝗹𝗮 𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲 𝗮̀ 𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀.
Et puisqu’il savait aussi chanter l’amour, réécoutons-le lorsqu’il confesse : « Edin Ewe Ma, dans l’album Sita Menguea ou Folo Folo.
Respectons les gens qui ont vécu.
By Cathy Yogo, Journalist
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