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Héritage du Bikutsi et Makossa

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Héritage du Bikutsi et Makossa
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«Ange Ebogo était un patriarche du Bikutsi, mais il savait aussi chanter le Makossa. On l’a vu, lors de certaines cérémonies, reprendre des titres de ce répertoire, notamment ceux de 𝗡𝗸𝗼𝘁𝘁𝗶 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰̧𝗼𝗶𝘀, 𝗱𝗶𝘁 𝗗𝗲𝘀𝘁𝗼, qu’il considérait comme un frère», lire le texte de Cathy Yogo.

Un an après sa disparition, ces images prennent un relief particulier au moment où ressurgit le débat sur les rapports entre Makossa et Bikutsi. Ebogo, lui, pouvait aller vers l’autre musique sans renier la sienne. 𝗨𝗻 𝗴𝗮𝗿𝗱𝗶𝗲𝗻 𝗱𝘂 𝗕𝗶𝗸𝘂𝘁𝘀𝗶 𝗾𝘂𝗶 𝗻’𝗮𝘃𝗮𝗶𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗽𝗲𝘂𝗿 𝗱𝘂 𝘃𝗼𝗶𝘀𝗶𝗻.

Cette ouverture résumait assez bien l’homme et le musicien.

Le 𝟮𝟴 𝗮𝗼𝘂̂𝘁 𝟮𝟬𝟮𝟱, Ange Ebogo Emerent s’éteignait à 72 ans. Il laissait plus d’un demi-siècle de musique et ce timbre singulier, cette 𝘃𝗼𝗶𝘅 𝗱’𝗮𝗻𝗴𝗲 qui lui avait valu son surnom auprès de musiciens zaïrois. Sur scène, il appelait ses musiciens par leur nom, les poussait à jouer et leur laissait leur moment de lumière.

Avec 𝗦𝗶𝘁𝗮 𝗠𝗲𝗻𝗴𝘂𝗲, 𝗢𝗸𝗼𝗻 𝗠𝗮𝗸𝗼𝗻 ou 𝗦𝗼𝗴𝗼𝗹𝗼 𝗠𝗼𝗻, il faisait danser tout en parlant de la famille, du couple, des responsabilités et du quotidien.

Son héritage porte aussi un nom : 𝗢𝘇𝗶𝗺𝗮. Plus qu’un orchestre, une école où passa notamment 𝗭𝗮𝗻𝘇𝗶𝗯𝗮𝗿, avant les Têtes Brûlées. Son fils 𝗧𝗼𝗻𝘁𝗼𝗻 𝗘𝗯𝗼𝗴𝗼 prolonge cette filiation. Chez Ebogo, transmettre faisait partie du métier.

Il savait ce qu’il devait aux anciens, de 𝗠𝗲𝘀𝘀𝗶 𝗠𝗮𝗿𝘁𝗶𝗻 à 𝗡𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗘𝘆𝗼𝘂𝗺 et 𝗔𝗻𝗻𝗲-𝗠𝗮𝗿𝗶𝗲 𝗡𝘇𝗶𝗲́. Puis il était devenu à son tour ce « papa » vers lequel les plus jeunes se tournaient. Il défendait aussi les 𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁𝘀 𝗱’𝗮𝘂𝘁𝗲𝘂𝗿 et la possibilité pour les artistes de vivre de leur travail.

Le temps avait changé sa silhouette, de l’afro des jeunes années aux cheveux et à la barbe blanchis du patriarche. Dans ses dernières années, il était revenu au 𝗴𝗼𝘀𝗽𝗲𝗹, comme un retour à la chorale de son enfance.

Avant la musique, Ange Ebogo avait été formé à la 𝗺𝗲𝗻𝘂𝗶𝘀𝗲𝗿𝗶𝗲. L’image lui va bien : toute sa vie, il aura construit — des chansons, des musiciens, une école.

𝗨𝗻 𝗮𝗻 𝗮𝗽𝗿𝗲̀𝘀, 𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗯𝗮𝘁 𝗠𝗮𝗸𝗼𝘀𝘀𝗮-𝗕𝗶𝗸𝘁𝘀𝗶 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗶𝗻𝘂𝗲𝗿. 𝗔𝗻𝗴𝗲 𝗘𝗯𝗼𝗴𝗼, 𝗹𝘂𝗶, 𝗮𝘃𝗮𝗶𝘁 𝗱𝗲́𝗷𝗮̀ 𝗱𝗼𝗻𝗻𝗲́ 𝘀𝗮 𝗿𝗲́𝗽𝗼𝗻𝘀𝗲 : 𝗼𝗻 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝗱𝗲́𝗳𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝘀𝗮 𝗺𝘂𝘀𝗶𝗾𝘂𝗲 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗳𝗲𝗿𝗺𝗲𝗿 𝗹𝗮 𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲 𝗮̀ 𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀.

Et puisqu’il savait aussi chanter l’amour, réécoutons-le lorsqu’il confesse : « Edin Ewe Ma, dans l’album Sita Menguea ou Folo Folo.

Respectons les gens qui ont vécu.

By Cathy Yogo, Journalist

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« Ce n’est rien de grave »

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Touché à la cheville, Carlos Baleba devra patienter avant de retrouver les terrains. Michael Carrick s’est toutefois montré rassurant concernant l’état de santé du milieu de terrain, écartant toute inquiétude majeure.

« Il a un petit problème à la cheville, donc peut-être une, deux ou trois semaines. Ce n’est rien de grave », a expliqué l’entraîneur. Une absence de courte durée qui ne remet pas en cause la place importante que le technicien anglais compte accorder à l’international camerounais.

Arrivé avec de grandes attentes, Baleba séduit déjà son nouvel entraîneur. Carrick ne cache pas son enthousiasme à l’idée de travailler avec lui : « Nous sommes ravis d’avoir Carlos. Il a un énorme potentiel. C’est une signature vraiment excitante pour nous. » Le club devra donc patienter encore quelques semaines avant de pouvoir pleinement compter sur l’un de ses renforts les plus prometteurs.

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Bangangte : Avancement des chantiers 2026

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Bangangte : Avancement des chantiers 2026
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C’est le constat satisfaisant dressé par le maire et maitre d’Ouvrage Eric Aime Niat au terme d’une visite de chantiers effectué ce jeudi 27 août 2026 sur le territoire communal.

Accompagné de son Troisième Adjoint, M. 𝗥𝗼𝗯𝗲𝗻𝘀𝗼𝗻 𝗡𝗬𝗔, des collaborateurs techniques et des responsables des administrations sectorielles (MINTP, MINEE, MINMAP), l’édile est allé toucher du doigt la réalité des travaux, s’enquérir des difficultés rencontrées par les entreprises adjudicataires et surtout échanger avec les populations bénéficiaires.

𝟓 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐭𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐦𝐚𝐣𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞́𝐬 𝐚𝐮 𝐩𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞 𝐟𝐢𝐧

𝟭. 𝗕𝗮𝗻𝗱𝗶𝗮𝗻𝗴𝘀𝗲𝘂 (𝗕𝗮𝗻𝗴𝗼𝘂𝗮): Construction d’une Adduction d’Eau Potable (AEP) solaire avec bornes-fontaines.

𝟮. 𝗟𝗮𝗵𝗴𝘄𝗶 (𝗕𝗮𝗻𝗴𝗼𝘂𝗮): Bitumage en béton bitumineux de la route communale Inter N4 Carrefour de la Paix – Carrefour Lahgwi (3 km) et enduit superficiel tricouche de la bretelle Carrefour Ndepnou – Usine.

𝟯. 𝗔𝘅𝗲 𝗛𝗼̂𝘁𝗲𝗹 𝗘𝗹𝗲𝗴𝗮𝗻𝗰𝗶𝗮 – 𝗠𝗲𝘁𝗰𝗵𝗮 : Reconstruction du pont effondré sur la rivière Ndet (8m x 6m x 3m) avec aménagement des accès sur 4 km.

𝟰. 𝗕𝗮𝗻𝗴𝗼𝘂𝗹𝗮𝗽 : Remplacement des buses effondrées par deux dalots doubles (2x2x2) et traitement des points critiques sur l’axe Carrefour Centre de Santé – Fondation Jean Félicien Gacha.

𝟱. 𝗕𝗮𝗻𝗴𝗼𝘂𝗹𝗮𝗽 : Construction des boutiques modernes supplémentaires au marché.

Sur chaque site, le Maire a instruit les entreprises d’accélérer la cadence tout en respectant les normes techniques et les délais contractuels.

𝐔𝐧𝐞 𝐡𝐚𝐥𝐭𝐞 𝐫𝐨𝐲𝐚𝐥𝐞 𝐚̀ 𝐁𝐚𝐧𝐠𝐨𝐮𝐥𝐚𝐩

Au terme de cette descente, le Maire et sa délégation ont rendu une visite de courtoisie à 𝗦𝗮 𝗠𝗮𝗷𝗲𝘀𝘁𝗲́ 𝗝𝗲𝗮𝗻 𝗬𝗢𝗡𝗞𝗘𝗨, Roi des Bangoulap, en sa résidence à la Chefferie.

Le gardien de la tradition a salué le dynamisme et la sollicitude du Maire 𝗘𝗿𝗶𝗰 𝗔𝗶𝗺𝗲́ 𝗡𝗜𝗔𝗧, se réjouissant des investissements structurants réalisés en faveur de sa communauté. Pour le Monarque, le village Bangoulap saura tirer véritablement profit de ces réalisations qui participent au désenclavement et au développement local, explique la mairie de Bangangte.

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Nzoke exige la démission d’Eto’o de la Fécafoot

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Nzoke exige la démission d’Eto’o de la Fécafoot
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L’analyste sportif Samuel Nzoke exige la démission immédiate de Samuel Eto’o de la présidence de la Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot). Cette déclaration virulente repose sur plusieurs griefs majeurs liés à la gouvernance de la fédération. L’analyste reproche à Samuel Eto’o d’avoir engagé le football national dans des choix géopolitiques et mercantiles pour ses propres intérêts.

Lire ici son texte :

EN S’AFFRANCHISSANT DU CHOIX DE SA FÉDÉRATION ET SURTOUT DE L’ÉTAT DU CAMEROUN.

SAMUEL ETO’O COMMET UN ACTE DE HAUTE TRAHISON VIS À VIS DU CAMEROUN POUR SAUVEGARDER SES DEALS PRIVÉS.

IL SE COURBE AU NORD POUR VENIR NOUS PIÉTINER AU SUD.

​En tant que personne privée, un dirigeant est libre de ses affinités ; mais en tant que président de fédération, a-t-il le droit d’engager le football d’un pays sur des choix géopolitiques et des tournants mercantiles majeurs en faisant l’impasse sur l’État ? Qu’est-ce qui peut bien faire croire au Président de la FECAFOOT que l’ensemble des Camerounais se reconnaît et souscrit béatement à de pareils engagements ?

​C’est un impair institutionnel majeur. En théorie, les textes de la FIFA sanctuarisent l’indépendance associative. En pratique, c’est une illusion : la grande majorité des infrastructures lourdes, des stades et des politiques de jeunesse reposent sur le budget des contribuables et l’effort régalien de la République.

​Agir ainsi, c’est commettre une forme de dissidence diplomatique sportive : vouloir les avantages de l’ancrage national tout en s’affranchissant de toute concertation avec l’État. Faire reposer l’avenir du sport-roi sur les largesses d’une organisation internationale relève d’une double démission, car la politique publique ne peut pas être externalisée à une technocratie mondiale du « football business ».

​Mais au fond, ne sommes-nous pas en plein dans les errements d’un ego hypertrophié ? Pour le vernis de la protection et les dorures d’un clan, il faut bien nourrir la machine des officines numériques et s’offrir à tout prix le costume du « prestigieux » en prime-time sur CNN, histoire d’éblouir la galerie du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, et jusque dans les profondeurs de la diaspora. Pour un strapontin sous les projecteurs occidentaux, le zèle n’a plus de limites.

Au fond, avec ou sans le projet FFE, les votes africains sont de toute façon acquis à Infantino, garantis par la manne financière qui arrose nos fédérations. Mais aller jusqu’à ressusciter un projet que son propre géniteur avait pris soin d’enterrer, voilà qui est on ne plus évocateur de cette soumission mercantile. Quand la vanité devient l’unique boussole, le pays et l’institution ne sont plus que des décors de théâtre pour nourrir une statue personnelle. Avec une telle manne et l’opacité chronique qui caractérise déjà la gestion de la FECAFOOT, ce « goleador » est capable de nous installer un règne à la Mobutu pour les trois prochains siècles.

​Quand on a les yeux rivés sur le pognon, alors on saute à pieds joints dans de nouveaux projets mercantiles dictés par le sommet et portés par la financiarisation à outrance du jeu. Quand on est un bâtisseur, la sagesse exigerait de consolider et de corriger l’existant. Vouloir « améliorer » le système actuel, c’est refuser la fuite en avant. Car dans le sport comme en politique, qui détient le capital dicte les règles. S’en remettre aveuglément aux logiques du marché sans ancrage national souverain, c’est accepter de perdre définitivement le contrôle du jeu réel.

​Dès lors, si l’État n’a jamais été consulté sur de tels choix, la question ne se pose même plus : un président de fédération qui s’affranchit à ce point de la République n’a-t-il pas tout simplement l’obligation morale de démissionner ?

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