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40 ans après, un journaliste raconte l’horreur découverte sur place

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40 ans après, un journaliste raconte l’horreur découverte sur place
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Quarante ans après la catastrophe du lac Nyos, dans le nord-ouest du Cameroun, le journaliste Jean-Pierre Efouba Onana se souvient encore de cette impression qui l’avait saisi en découvrant les lieux, quelques jours après le drame.

Envoyé sur place le 25 août 1986, il faisait partie de l’équipe de Cameroon Television (CTV) dépêchée pour couvrir l’une des catastrophes les plus meurtrières de l’histoire récente du Cameroun.

Dans son témoignage, le journaliste raconte une course contre la montre menée par les équipes de télévision venues du monde entier pour documenter le drame. À Yaoundé, la direction de la télévision camerounaise avait notamment affrété un petit avion privé de dix places afin d’assurer le déplacement de journalistes étrangers et de son équipe.

Catastrophe du lac Nyos : témoignage de Jean-Pierre Efouba Onana, envoyé spécial de Cameroon Television (CTV) sur le site le 25 août 1986.

« Après la catastrophe, les journalistes ont accouru du monde entier. Face à la situation, le directeur général, Florent Etoga Eily, décide de louer un petit avion privé de 10 places pour accompagner l’équipe de la BBC à Buea, et le lendemain, une équipe de la RFA à Yaoundé-Mvan. 45 minutes plus tard, on est à Bamenda.

Sur place à l’aéroport local, c’est le colonel Blaise Benae Mpecke, chef d’état-major particulier du chef de l’État, qui gère les mouvements d’hélicoptères vers les lacs. Quand nous sommes arrivés, il y avait une équipe de médecins et des journalistes israéliens. Las d’attendre, le chef de mission désigné par le Directeur général, Nyamndi Ndifontah, prend la décision de rallier le lac Nyos avec « notre » avion.

En quelques minutes, nous sommes passés au-dessus du lac. C’est la première image du lac que je vois. L’eau est d’un rouge ocre. On sent vraiment que l’explosion a ramassé toute la boue du fond. On nous explique alors qu’après l’explosion, une vague est montée très haut jusqu’au niveau de la falaise. Et les eaux, en retombant, ont arraché tous les arbres, les herbes, les bambous morts, et tout ce matériel végétal flotte à la surface du lac.

Puis, on voit au sommet d’une colline des taches blanches. C’étaient des bœufs morts. Alors, on demande au pilote s’il pouvait baisser d’altitude. Il refuse d’abord, puis se ravise, décide de nous aider. Il fera deux passages pour nous permettre de voir. C’est à ce moment qu’Eboumbou peut prendre des images. Les premières de cette catastrophe. Le soir-même, elles vont faire le tour du monde.

Toutes les télévisions vont les utiliser. De retour à Bamenda, nous embarquons dans l’hélicoptère qui est indiqué pour ce type de mission. L’appareil s’est posé à environ 2 kilomètres du lac Nyos, à vol d’oiseau de la carte. Parce qu’il y avait Nyos lui-même où on a dénombré aucun survivant, mais aussi Subum, Chah, et Fang.

De manière globale, le gaz a frappé dans un rayon de presque 20 km autour du lac. À notre passage, on enterrait des victimes dans des fosses communes. Je me souviens avoir visité deux fosses communes autour de Nyos. On les a tous enterrés dans une fosse commune, c’est-à-dire des grands-parents jusqu’aux arrière-petits-enfants.

La première chose qui m’a impressionné, c’est le silence complet. Vous n’entendez ni crissement d’insectes, ni chant d’oiseaux, je ne parle même pas de voix humaine. Rien. La nature est debout, luxuriante, verte, mais toute vie animale a été balayée. Et puis, les rares survivants sont comme des zombies, complètement perdus. Beaucoup nous ont déclaré avoir senti une odeur d’œuf pourri après l’explosion. »

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Le camerounais Stephan Fogaing élu député au Canada

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À la suite d’un dépouillement judiciaire serré ordonné par la Cour du Québec, le candidat du Parti Québécois, Stephan Fogaing, a été officiellement proclamé député […]

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Jeune Afrique révèle comment la Sonara a fait affaire avec Aliko Dangote

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Jeune Afrique révèle comment la Sonara a fait affaire avec Aliko Dangote
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Un accord tripartite entre la Sonara, Dangote et MRS va assurer 50 % des besoins du Cameroun en carburant. Grâce au soutien de la Banque islamique de développement, Yaoundé compte réduire drastiquement sa facture énergétique. Lire l’article de Jeune Afrique ci-dessous :

La signature de l’accord commercial tripartite a eu lieu le 22 octobre, à Lagos. Sa présentation officielle était programmée le 29 octobre, à Yaoundé, en présence d’Aliko Dangote et de son demi-frère, Sayyu Dantata, président du groupe MRS Holding. Elle aurait été suivie d’une audience que le secrétaire général à la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, devait accorder aux deux hommes d’affaires nigérians au nom de Paul Biya. Jusqu’en milieu de matinée, leur arrivée dans la capitale camerounaise était espérée. Finalement, Harouna Bako, le patron de la Société nationale de raffinage (Sonara), et les dirigeants, locaux des deux groupes ouest-africains, Bertrand Mbouck (Dangote) et Amédée Assomo Tchouaneng (MRS), ont improvisé une cérémonie.

Selon nos informations, les dirigeants nigérians ont été obligés, à la dernière minute, de faire l’impasse sur leur déplacement au Cameroun pour se rendre urgemment à Dubaï, où est installé le holding familial. Un contretemps qui reporte, de fait, leur venue à Yaoundé d’une dizaine de jours. À cette échéance, ils célébreront un contrat à terme qui doit permettre de transférer annuellement 12 cargaisons de carburants de la raffinerie de Lekki du groupe Dangote vers les dépôts du raffineur camerounais, à Limbé, une opération couvrant la moitié des besoins du pays.

Toujours selon nos informations, l’accord a été conclu au terme de neuf mois de négociations principalement menées, pour la partie camerounaise, par Hervé Manfouo Foutsoa, conseiller technique à la présidence et l’un des principaux collaborateurs de Ferdinand Ngoh Ngoh. En coulisses, le député Bonaventure Mvondo Assam, neveu de Paul Biya et président du conseil d’administration de MRS Cameroon, et Amédée Assomo Tchouaneng, le directeur général de la société, se sont activés pour la mise en relation des deux parties. Le premier figurait bien dans la délégation camerounaise ayant séjourné dans la capitale nigériane du 20 au 23 janvier.

Économie de 180 millions de dollars attendue

Concrètement, grâce au mécanisme de facturation « back-to-back », le trader MRS achète des produits à Lekki au prix sortie usine − lequel peut-être assorti d’un rabais à la discrétion de Dangote – et se charge de la logistique en mettant à disposition sa flotte de navires. Les deux acteurs collaborent déjà au Nigeria, où Dangote se sert du réseau de distribution de MRS pour approvisionner le marché local. Le raffineur ouest-africain étant adepte des ventes directes et la Sonara n’ayant pas les capacités financières requises, le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, a conclu en septembre un financement de 124 milliards de francs CFA (189 millions d’euros) auprès de l’ITFC, la branche de la Banque islamique du développement chargée du financement du commerce, pour permettre l’aboutissement de l’opération par l’émission d’une lettre de confort.

Dans le contexte actuel de tension sur le marché mondial des hydrocarbures, ce montage permet théoriquement une économie annuelle minimale de 180 millions de dollars au profit de la Sonara, selon nos sources. Pour rappel, les subventions aux carburants sur les trois dernières années représentent un coût annuel pour le Cameroun estimé entre 1 000 et 1 500 milliards de francs CFA. La transaction qui vient d’être finalisée, en forme de coup d’essai, doit, sauf renouvellement, s’achever dans 30 mois. Un horizon qui devrait en principe coïncider avec la fin de la réhabilitation complète de la raffinerie de Limbé, dont une partie des installations avait été sinistrée il y a sept ans.

Aliko Dangote comptait également profiter de son déplacement à Yaoundé pour mettre en avant Dangote Oil and Gas Cameroon, sa nouvelle entité dédiée à la construction des infrastructures d’hydrocarbures (dépôts et pipelines) qui a été enregistrée le 28 octobre au registre de commerce. Avec cette création, le milliardaire nigérian, dont les activités pétrolières sont portées depuis le début de l’année par le blocage du détroit d’Ormuz, entend contribuer à combler le déficit des capacités locales de stockage des produits pétroliers au Cameroun, de l’ordre de 195 000 mètres cubes. Aliko Dangote devra toutefois s’attendre à la concurrence de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), qui développe le projet C-Star à Kribi, et à celle de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) qui entend également démarrer un chantier dans la cité balnéaire camerounaise.

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Chantal Biya et le Prince Albert II de Monaco illuminent le Centre Edimar de Yaoundé

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La Première dame du Cameroun, Madame Chantal Biya, et S.A.S. le Prince Albert II de Monaco ont partagé ce vendredi 30 octobre 2026 un moment […]

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