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4 Lionnes et Valentine Nguele présentes dans le XI type de la compétition

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4 Lionnes et Valentine Nguele présentes dans le XI type de la compétition
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La Confédération africaine de football (CAF) a dévoilé l’équipe type de la Coupe d’Afrique des Nations, CAN féminine 2026. Au total, quatre Lionnes Indomptables ainsi que la sélectionneuse Valentine Nguele y figurent.

Quatre jours après la finale de la CAN féminine 2026, la CAF a dévoilé l’équipe type du tournoi. Le Cameroun, vainqueur du tournoi est représenté par quatre joueuses et sa sélectionneuse Valentine Nguele.

Il s’agit de la gardienne Michaely Bihina, désignée meilleure gardienne de la compétition, la défenseure centrale Myriam Maëva Nyadjou Wamen, seule joueuse a avoir disputée l’intégralité du tournoi, de Monique Ngock, élue meilleure joueuse de la compétition et de l’attaquante Marie Gisèle Ngah Manga, auteure d’un doublé en finale face au Malawi. Elle compte également cinq buts dans la compétition.

Peut être une image de texte qui dit ’WOMEN'S AFRICACUP OFNATIONS CAF|1 BEST I MOROCCO2 6 TABITHA CHAWINGA MARIE NGAH BARBRA BANDA MONIQUE NGOCK TEMWA CHAWINGA MARINE DAFEUR INES BELLOUMOU HANANE AIT AITELHAJ 民局 EL HAJ NOHAILA BENZINA MYRIAM NYADJOU VALENTINE NGUELE MICH MICHAELY BIHINA #TotalEnergiesWAFCON2026’

En effet, dans cette équipe, on retrouve également deux Algériennes (Inès Belloumou et Marine Dafeur), deux Marocaines Nouhaila Benzina et Hanane Aït El Haj), deux Malawites (Tabitha Chawinga et sa sœur Temwa Chawinga) et la Zambienne Barbra Banda. L’équipe est entraînée par Valentine Nguele, sacrée championne d’Afrique avec les Lionnes Indomptables pour sa première participation en tant que sélectionneuse.

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le repli identitaire et le naufrage de l’initiative privée…

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le repli identitaire et le naufrage de l’initiative privée…
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La cession des parts de Somdiaaa dans la Société Sucrière du Cameroun (Sosucam) à un consortium d’investisseurs locaux mené par Joseph Pagop Noupoué soulime des débats vifs autour de la souveraineté économique, de l’équilibre sociopolitique et des ingérences institutionnelles de l’État dans les dynamiques du secteur privé

Lire l’analyse d’Olivier Mbitom :

« L’annonce du classement du dossier porté par le consortium Noupoué-Noutchougouin-Nkontchou-Djoukwé-Tchagongom marque une rupture brutale, non seulement pour la Société sucrière du Cameroun (SOSUCAM), mais pour l’ensemble du paysage économique national. Si l’argument du rejet repose, en coulisses ou en surface, sur l’appartenance communautaire des repreneurs, le Cameroun franchit un cap dangereux où le repli identitaire l’emporte sur la rationalité industrielle et la sécurité alimentaire.

  1. La politisation identitaire du capital : Un signal dévastateur pour les investisseurs

L’étiquette identitaire collée à ce consortium d’hommes et femmes d’affaires pour justifier l’éviction de leur offre révèle la panique d’une partie du sérail face à la montée en puissance d’un capitalisme privé indépendant.

  • La criminalisation du capital national : En qualifiant un tour de table composé d’avocats d’affaires, de financiers de haut niveau, d’industriels et d’experts-comptables par leur seule origine régionale, les décideurs envoient un message catastrophique : le mérite financier, la capacité d’investissement (138 milliards de FCFA) et l’expertise technique ne suffisent pas au Cameroun si l’équilibre ethno-politique du moment s’y oppose.
  • La primauté du contrôle politique sur la compétence : Ce classement confirme que pour certains cercles du pouvoir, il vaut mieux voir la SOSUCAM dépérir ou repasser sous pavillon étranger plutôt que de voir un groupe d’investisseurs locaux autonomes contrôler un fleuron stratégique et employer 9 000 personnes
  1. Du souverainisme de façade à la défection économique

Ce rejet fait s’effondrer le discours officiel sur la « camerounisation » des actifs stratégiques. Le gel décrété en juin par le gouvernement n’était donc ni une volonté de protéger l’État contre un monopole, ni une pause stratégique, mais un verrouillage sociologique :

  • Le piège de la posture : Invoquer la souveraineté nationale pour bloquer le groupe français SOMDIA, puis écarter dans la foulée le premier consortium d’investisseurs camerounais en capacité de payer, démontre que la souveraineté économique n’est qu’un concept à géométrie variable servant à protéger des chasses gardées.
  • Le précédent toxique pour la diaspora et la finance locale : Quel signal envoie-t-on aux bâtisseurs de projets et aux financiers africains issus de la diaspora ? Que leurs capitaux ne sont les bienvenus que tant qu’ils ne touchent pas aux leviers de l’économie réelle réservés aux arbitrages du sérail.
  1. Les victimes réelles : Les plantations de Mbandjock, Nkoteng et le consommateur

Pendant que le dossier est classé dans les bureaux ministériels au nom de considérations géopolitiques internes, la réalité du terrain ne change pas :

  • Avec une production tombée à 70 000 tonnes pour une demande de 400 000 tonnes, la SOSUCAM est en sursis.
  • L’absence d’injection immédiate des 138 milliards de FCFA promis par le consortium va condamner les prochaines récoltes, la fertilisation et l’entretien des plantations.
  • En tuant dans l’œuf cette solution privée locale, les décideurs préparent sciemment la pénurie de demain, qui sera inévitablement comblée par des importations d’urgence, boucle financièrement lucrative pour les détenteurs de licences.

Conclusion : La faillite du pragmatisme

En classant le dossier du consortium camerounais sur des bases d’affiliations ou d’équilibres politiques, l’État fait le choix de la politique du pire. La SOSUCAM avait besoin de capitaux, de gouvernance et d’un plan industriel à court terme ; elle reçoit en retour un arbitrage d’appareil qui privilégie la neutralisation politique au détriment de l’intérêt général et de la souveraineté alimentaire de la nation.

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le ministère des Transports en guerre contre les stationnement dangereux

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Dans le cadre de la campagne spéciale de sécurité routière lancée le 25 juin 2026, le ministère des Transports poursuit l’opération d’enlèvement des véhicules mal garés sur les principaux axes routiers. Jeudi 20 août, la quatrième journée de cette opération s’est déroulée sur l’axe Yaoundé-Douala, avec pour objectif de réduire les comportements à risque et de prévenir les accidents liés au stationnement dangereux.

La lutte contre le stationnement anarchique se poursuit sur les routes camerounaises. Prescrite par le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, dans un communiqué du 14 août 2026, l’opération spéciale d’enlèvement des véhicules mal garés vise à renforcer la sécurité des usagers et à limiter les situations susceptibles de provoquer des accidents.

Cette mesure intervient à la suite du bilan à mi-parcours de la campagne spéciale de sécurité routière lancée le 25 juin dernier. Selon les constats établis par le ministère, 35 accidents enregistrés sur la Route Nationale n°3 seraient imputables au stationnement dangereux ou à l’usage abusif de véhicules de transport de marchandises diverses et dangereuses.

Pour la quatrième journée de l’opération, les équipes du ministère des Transports ont investi, jeudi 20 août, l’axe Yaoundé-Douala. Les opérations ont été conduites sous la supervision du Chef de Brigade de la Prévention Routière du ministère. Sur le terrain, plusieurs cas de stationnement irrégulier ont été constatés, malgré les actions de sensibilisation et de prévention déjà menées auprès des usagers.

Au-delà de l’enlèvement des véhicules en infraction, les autorités entendent ainsi s’attaquer aux comportements qui exposent quotidiennement les automobilistes et les autres usagers de la route à des risques d’accident. Les véhicules stationnés de manière anarchique peuvent notamment réduire la visibilité, entraver la circulation ou contraindre les autres conducteurs à effectuer des manœuvres dangereuses.

Pour le ministère des Transports, l’opération ne se résume donc pas à une mesure coercitive. Elle participe d’une démarche plus large de prévention visant à responsabiliser les conducteurs et à leur faire prendre conscience des conséquences potentiellement graves d’un stationnement inapproprié.

La persistance de ces comportements, malgré les campagnes de sensibilisation, constitue toutefois un défi pour les autorités. À travers cette opération spéciale, le MINT entend maintenir la pression sur les pratiques à risque et rappeler que le respect des règles de stationnement constitue un élément essentiel de la sécurité routière.

Sur l’axe Yaoundé-Douala comme sur les autres grands axes routiers du pays, le message des autorités est que le stationnement dangereux n’est pas une simple infraction au code de la route, mais un comportement susceptible de mettre directement en péril la vie des usagers.

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40 ans après, les survivants racontent l’horreur du lac Nyos

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40 ans après, les survivants racontent l’horreur du lac Nyos
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Quarante ans après le passage d’un nuage mortel de gaz toxique qui a ravagé la vallée du lac Nyos, dans le département de Menchum (Nord-Ouest), les survivants peinent encore à se remettre de cette catastrophe qui a décimé des familles entières et bouleversé la vie dans l’une des communautés les plus dévastées du Cameroun.

La catastrophe du lac Nyos s’est produite le 21 août 1986 et a fait entre 1 700 et 1 800 victimes à Nyos et dans les localités voisines, suite à une explosion dans le lac de cratère qui a libéré du dioxyde de carbone. L’éruption a également provoqué des inondations qui ont ravagé la végétation et détruit les récoltes dans les exploitations agricoles riveraines.

On estime à quelque 3 000 le nombre de têtes de bétail qui ont péri, contraignant les survivants à retourner dans des foyers souvent réduits à néant.

Pour le Fon de Nyos, Sa Majesté Richard Kimbi Chuh, la communauté n’a jamais retrouvé sa vie d’avant la catastrophe. « La situation n’est plus la même qu’avant l’incident, car mon peuple est revenu pour tout reconstruire », a déclaré Fon Chuh lors d’une interview accordée à CRTV.

Certains survivants sont revenus des années plus tard dans les enclos de leurs proches et ont recommencé à cultiver la terre. Mais reconstruire sa vie après des années d’absence s’avère difficile, a expliqué le chef traditionnel.

« N’oubliez pas que lorsque vous quittez votre foyer pour voyager et rester longtemps à l’étranger, à votre retour, vous devez tout recommencer à zéro », a-t-il ajouté. « C’est pourquoi la vie n’est plus la même. Avant l’incident, les Nyos étaient très riches. Ils ne manquaient de rien ; ils n’avaient aucun souci. Mais après l’incident, la vie a changé. »

« Tout était mort »

Pour les survivants, la catastrophe a laissé un souvenir de dévastation inoubliable. Des familles entières ont été anéanties ; des gens sont morts dans leur sommeil, d’autres en mangeant, certains en revenant des champs et d’autres encore en gardant leurs troupeaux.

Ma Prudencia, enceinte de huit mois au moment du drame, se souvient avoir entendu d’étranges secousses juste avant la catastrophe, sans comprendre ce qui se passait. « C’est arrivé comme un coup de vent. On a entendu des secousses dans le sol, mais on ne savait pas ce qui se passait. C’était entre 20 h et 23 h. J’étais enceinte. Mais c’est mon mari qui a compris le matin », a-t-elle raconté en pidgin.

Au matin du 22 août 1986, l’ampleur de la tragédie était devenue évidente. Le lac était d’un brun sombre et un silence glaçant s’était abattu sur Nyos : plus un chant d’oiseau, plus aucune activité humaine, plus un meuglement de bétail. « Tout était mort : les oiseaux, les poules, tous les animaux », se souvient Ma Prudencia.

Son mari, qui avait quitté la maison ce matin-là pour apporter du miel à un parent vivant de l’autre côté du lac, n’a trouvé qu’une seule personne en vie au milieu des décombres, selon son récit. L’homme, dit-elle, pleurait, disant qu’il était le seul survivant de sa famille, avant de s’effondrer et de mourir.

Prudencia a expliqué que certaines victimes ont été retrouvées là où elles vaquaient à leurs occupations habituelles lorsque le gaz a explosé. « Certaines personnes sont mortes en mangeant. D’autres cuisinaient et sont mortes sur le coup », a-t-elle déclaré.

Elle a également perdu toute sa famille. « Toute ma famille était ici. J’étais enceinte de huit mois. Mon mari a survécu environ deux ans après la catastrophe, puis il est décédé. Je me suis retrouvée seule, sans père, sans mère, sans tante, sans oncle. Tous mes proches étaient morts », a-t-elle confié.

La catastrophe a également détruit les moyens de subsistance, les récoltes étant ravagées par les eaux. « Le lac a débordé, emportant nos récoltes : arachides, maïs », se souvient Prudencia.

Elle et son mari ont probablement survécu car ils vivaient sur la rive supérieure du lac. Presque toute la faune et la flore de la partie inférieure du lac, appelée la vallée de Nyos, périrent cette nuit-là.

Le Fon Chuh expliqua que les gaz toxiques provenant du lac s’écoulèrent vers le bas, tuant tout être vivant sur leur passage.

Le Fon Richard Kimbi Chuh se trouvait à Wum lorsque la catastrophe survint. De retour dans la région de Nyos le lendemain matin, il constata que les premiers signes de la tragédie furent des animaux morts.

« Cet incident s’est produit alors que j’étais à Wum. Mais en revenant de Wum le lendemain, le 22 août 1986, à Acha, nous avons commencé à voir des animaux morts », se souvint-il.

La tragédie se produisit un soir de marché dans la vallée de Nyos, alors que la plupart des gens étaient rentrés chez eux après leurs sorties et leurs activités habituelles.

Le Fon expliqua que le dégagement soudain du lac prit les habitants par surprise, et que les gaz toxiques se répandirent dans toute la vallée.

Nombreux furent les survivants déplacés de leurs terres ancestrales pendant des années. À leur retour, certains durent reconstruire leurs moyens de subsistance à partir de presque rien.

Quarante ans plus tard, les conséquences de la catastrophe du lac Nyos restent visibles dans les difficultés rencontrées par les habitants de retour à Nyos.

En mémoire des disparus

Outre les difficultés économiques, exacerbées par le conflit armé qui sévit dans les régions anglophones du Cameroun, la catastrophe a laissé des séquelles culturelles et émotionnelles profondes au sein de la communauté.

Chaque année, le Fon conduit les anciens et les villageois dans un rituel traditionnel appelé « Atsou van nke », destiné à purifier le lac avant toute activité. Ce rituel offre également au peuple Nyos l’occasion de communiquer avec ses ancêtres et de leur rendre hommage.

Pour les survivants et leurs descendants, cette commémoration annuelle revêt une importance particulière. C’est pour eux une manière de perpétuer le souvenir des disparus et de renouer avec une communauté dont l’histoire a basculé en une seule nuit.

Quarante ans après, la catastrophe du lac Nyos demeure l’une des catastrophes naturelles les plus meurtrières de l’histoire du Cameroun. Mais pour ceux qui y ont survécu, son impact ne se limite pas aux événements du 21 août 1986.

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