Actualités locales
« le courrier de la Fecafoot n’avait rien d’offensant » Yves Abama

Yves Abama, militant du RPDC, pense qu’en écrivant au ministère des Sports, la Fecafoot voulait donner à sa tutelle toute sa place.
Yves Abama du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) ne partage pas l’idée selon laquelle la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) a voulu induire en erreur le ministère en charge des sports et de l’éducation physique. De son point de vue, la sollicitation de la Fecafoot pour une audience au ministère des Sports pour la présentation du trophée de la CAN féminine va du respect qui doit être accordé à la tutelle.
« En écrivant au Ministre, l’objectif était de donner à la tutelle toute sa place. Le courrier de la Fecafoot n’avait rien d’offensant, on peut se tromper de bonne foi !!! », a écrit sur sa page Facebook le militant du parti au pouvoir.
Au vu des réactions de certains, l’homme politique Yves Abama pense que d’aucuns auraient souhaité l’échec des Lionnes indomptables à la CAN qui s’est jouée au Maroc.
« Certaines réactions montrent que beaucoup de ceux qui disent défendre la politique sportive du président Paul BIYA souhaitaient la défaite des Lionnes pour mieux pourfendre la Fédération !!! », a-t-il écrit.
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La signature présidentielle, le cachet de l’État et la lutte contre les faux actes publics

C’est pourquoi, lorsqu’un document attribué au Chef de l’État suscite des contestations, l’analyse ne doit pas se limiter au contenu du texte. Les spécialistes examinent également les éléments matériels de l’acte : la signature, le cachet, leur disposition sur le document, leurs caractéristiques graphiques et leur cohérence avec les pratiques administratives établies.
Cette démarche relève de plusieurs disciplines scientifiques.
En droit, la science de la preuve et le droit administratif accordent une grande importance à l’authenticité des actes publics. Un document officiel tire sa valeur juridique non seulement de son contenu, mais également du respect des formes prescrites pour son élaboration et sa validation. La jurisprudence administrative, dans de nombreux pays, considère que les anomalies formelles peuvent constituer des indices sérieux de falsification ou d’irrégularité.
En sciences criminelles et en expertise documentaire, intervient la graphologie judiciaire ou, plus rigoureusement, l’expertise graphoscopique. Cette discipline étudie les constantes d’une signature, les habitudes gestuelles du signataire, les pressions exercées sur le support, ainsi que les variations admissibles d’une signature authentique. Certes, aucune signature humaine n’est reproduite à l’identique, mais les variations observées demeurent généralement à l’intérieur d’une marge de stabilité caractéristique.
Par ailleurs, la documentoscopie, discipline utilisée dans les enquêtes judiciaires, analyse l’ensemble des éléments physiques d’un document : l’encre, le papier, les impressions, les cachets, les superpositions, les alignements et les éventuelles manipulations numériques. Un décalage inhabituel entre le cachet et la signature ou une disposition contraire aux usages administratifs peut constituer un indice nécessitant des vérifications approfondies.
Les sciences administratives apportent également leur contribution. Toute administration développe au fil du temps des routines bureaucratiques, des protocoles de validation et des standards de présentation relativement stables. La théorie de l’institutionnalisation enseigne que les organisations publiques recherchent la régularité et la prévisibilité. Ainsi, lorsqu’un acte attribué à une haute autorité s’écarte fortement des standards administratifs observés sur des documents comparables, le doute devient légitime et justifie un contrôle renforcé.
Enfin, les sciences politiques rappellent que l’authenticité des actes présidentiels touche directement à la question de la légitimité institutionnelle. Dans un régime politique, la confiance des citoyens repose notamment sur la certitude que les décisions annoncées au nom du Chef de l’État proviennent effectivement de l’autorité compétente. Toute ambiguïté concernant une signature, un cachet ou un document officiel fragilise la crédibilité de l’institution elle-même.
Il convient toutefois de rester prudent. La seule différence de position d’un cachet ou d’une signature ne suffit pas, à elle seule, à conclure à un faux. Les procédés matériels de signature peuvent varier selon le support, les circonstances ou les services administratifs intervenants. En revanche, lorsque plusieurs anomalies convergent — position inhabituelle du cachet, signature atypique, incohérences typographiques, absence de références administratives ou défaut de procédure connue — l’expertise juridique et technique devient indispensable.
Dans un État moderne, la lutte contre la falsification des actes publics ne relève donc ni de l’intuition ni de la polémique politique. Elle repose sur des disciplines rigoureuses : le droit de la preuve, la documentoscopie, l’expertise graphoscopique, les sciences administratives et les sciences politiques. C’est à la croisée de ces savoirs que peut être établie, avec sérénité et objectivité, l’authenticité ou la fausseté d’un document attribué au Président de la République.
NB Regardez ces documents et dites en commentaire lequel vous semble douteux

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Samuel Eto’o n’a pas voulu induire en erreur Mouelle Kombi

Le journaliste de renom Paul Mahel rappelle que c’est une étape obligatoire avant tout déplacement au palais de l’Unité.
D’aucuns ont estimé que le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), Samuel Eto’o Fils, a voulu induire le ministre des Sports et de l’Éducation physique, Narcisse Mouelle Kombi, en erreur, en sollicitant de ce dernier une audience pour la présentation officielle du trophée de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine, remportée par les Lionnes indomptables au Maroc. Notre confrère de renom Paul Mahel rappelle que c’est habituel. Cela s’est fait avec les Lions indomptables.
Retrouvez ci-dessous sa sortie.
DE LA PRÉSENTATION DU TROPHÉE AU MINISTÈRE…
Si la brillante victoire de nos valeureuses Lionnes à la récente CAN constitue le premier trophée de la sélection féminine, les Lions, quant à eux, ont déjà remporté à cinq reprises (1984, 1988, 2000, 2002, 2017) le sacre continental. Une incursion dans les archives permet de constater qu’à chaque occasion, la Fédération a présenté officiellement le trophée au Ministère.
Cette étape est obligatoire avant tout déplacement au Palais de l’Unité pour la réception présidentielle. Elle permet au président de la FECAFOOT et au staff technique de présenter formellement le trophée au ministre des Sports. Au-delà du symbole de validation administrative, cette rencontre offre à la fédération l’opportunité de dresser le bilan technique du tournoi devant sa tutelle et d’acter la « décharge » du trophée auprès du gouvernement camerounais.
Cette cérémonie donne également lieu à un briefing protocolaire : les cadres du ministère et les responsables de la FECAFOOT y harmonisent les listes des joueurs, des encadreurs et des officiels devant assister à l’audience présidentielle, évitant ainsi tout impair.
Enfin, lors de l’audience accordée au Palais de l’Unité, le ministre des Sports, aux côtés du président de la FECAFOOT, conduit officiellement la délégation dans la salle des cérémonies. La remise solennelle du trophée au chef de l’État par le capitaine de la sélection vient alors matérialiser la victoire de toute la nation.
Il faut cependant noter que lors des précédentes victoires, la présentation d’un trophée au ministre s’est déroulée quelques heures avant la réception au palais présidentiel. Le fait que la date de cette réception ne soit pas encore officiellement connue pourrait peut-être justifier les réticences de l’actuel ministre.
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« le drame de Zamboï nous endeuille tous »

Le drame de Zamboï nous endeuille tous.
Les nouvelles qui nous parviennent de cette localité proche de Garoua-Boulaï, dans la Région de l’Est, où un éboulement sur un site d’orpaillage aurait enseveli de très nombreuses personnes, sont d’une effroyable tristesse.
Derrière chaque victime, il y avait une vie, une famille, des rêves. Il y avait surtout des Camerounais qui ne demandaient qu’une chose : pouvoir vivre dignement de leur travail et nourrir les leurs.
Car cette tragédie doit aussi interpeller notre conscience nationale. L’éboulement les a emportés, mais c’est d’abord la pauvreté qui les avait conduits au fond de ces mines.
Combien de nos jeunes, parfois diplômés, qualifiés et pleins de talent, doivent encore braver quotidiennement l’insécurité, les mines artisanales, les routes meurtrières et toutes sortes de dangers simplement pour gagner de quoi faire vivre leur famille ?
Un pays ne peut accepter que chercher son pain quotidien devienne une manière de risquer sa vie.
J’adresse mes condoléances les plus émues aux familles endeuillées. À ceux qui attendent encore des nouvelles d’un père, d’une mère, d’un fils, d’une fille, d’un frère ou d’une sœur, toute ma solidarité dans cette terrible épreuve.
À nos compatriotes disparus : vous étiez partis chercher de quoi vivre, pas chercher la mort. Que la terre de nos ancêtres vous soit légère et que Dieu vous accueille dans Sa paix.
Aux blessés et aux survivants, je souhaite courage, force et prompt rétablissement. Que tout soit mis en œuvre pour les secourir, les soigner et accompagner leurs familles.
Au-delà de l’urgence, l’État doit enfin s’attaquer à la racine de telles tragédies : la misère, le chômage et l’absence de perspectives qui condamnent trop de Camerounais à choisir entre le danger et la faim.
Zamboï doit nous rappeler qu’offrir à chaque Camerounais la possibilité de vivre dignement de son travail n’est pas une faveur. C’est la première obligation d’une République.
Que Dieu console Zamboï.
Que Dieu console l’Est.
Que Dieu console le Cameroun.
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