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107 morts après l’effondrement d’une mine d’or à Zamboi

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107 morts après l’effondrement d’une mine d’or à Zamboi
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Au moins 107 corps ont été retrouvés après l’effondrement d’un site d’exploitation aurifère à Zamboi, dans l’arrondissement de Garoua-Boulaï, dans l’Est du Cameroun, selon un témoignage du journaliste Jean Charles Biyo’o Ella, qui cite un échange avec le maire de la commune. Le bilan, encore provisoire, pourrait s’alourdir alors que les recherches se poursuivent.

Dans un témoignage publié après un échange avec le maire de Garoua-Boulaï, Adamou Abdon, le journaliste affirme que 107 corps avaient été retrouvés quelques heures après l’éboulement survenu sur ce site aurifère situé à proximité de la frontière avec la République centrafricaine.

« Témoignage sur le site aurifère de Zamboi : 107 MORTS

Au moment où je publie ce témoignage 1H36 MIN, après mon dernier échange avec le maire de Garoua-Boulaï Adamou Abdon à 23 heures, le bilan provisoire de l’éboulement survenu sur le site aurifère de Zamboi, dans la commune de Garoua-Boulai région de l’Est, fait état de 107 corps retrouvés.

Il y a quelques mois, en mars dernier, alors que je réalisais une série de reportages sur des sites d’exploitation aurifère « cachés » de la région, j’avais découvert ce chantier de Zamboi.

Pour vous le décrire, c’est site tentaculaire, qui s’étend sur plusieurs hectares, à cheval entre le Cameroun et la République centrafricaine.
Les deux parties du site sont séparées par le fleuve Kadéï, dont le cours a été dévié pour faciliter les activités d’extraction.

Sur place, se côtoient des orpailleurs camerounais et centrafricains. Des hommes, des femmes et des petits enfants à la recherche du précieux sésame (la pépite d’or). Le gramme aujourd’hui varie entre 25 000 et 30 000 FCFA.

On y trouve également d’importantes communautés venues du Tchad, du Mali et des « champions » Burkinabè. Ces derniers sont particulièrement présents dans certaines techniques d’orpaillage artisanal et dans l’utilisation de produits chimiques hautement toxiques, employés notamment pour faciliter la récupération de l’or.

Lors de mon passage sur ce site, je n’ai pas observé la présence d’opérateurs chinois. En revanche, j’ai rencontré plusieurs exploitants camerounais, dont une bonne partie était originaire de la localité Garoua-Boulai.

Autre élément qui interpelle : à quelques encablures du site de Zamboi, se trouve un camp du BIR, le Bataillon d’intervention rapide, déployé dans cette zone dans le cadre de la lutte contre les coupeurs de route, les « zaguina » et de la sécurisation de la frontière pour limiter les infiltrations des groupes armés venus du voisin centrafricain.

L’accès au chantier n’était d’ailleurs pas totalement libre. Il fallait franchir un dispositif de contrôle tenu par des éléments des forces de défense et de sécurité(pas le BIR, mais les militaires ordinaires), et des policiers. J’avais également aperçu des éléments des forces centrafricaines certains en tenue et d’autres en civil sur le chantier.

Ces observations posent aujourd’hui une série de questions, difficiles à éluder après un drame d’une telle ampleur : comment un site aurifère de cette dimension a-t-il pu fonctionner dans de telles conditions ? Pourquoi l’interdiction de l’exploitation minière clandestine peine-t-elle à être effectivement appliquée ? Quels mécanismes de contrôle encadraient réellement les activités sur ce site ? Et surtout, qui répondra des conditions dans lesquelles ces hommes, et surtout ces femmes travaillaient et sont morts?

LA RECHER DES CORPS DOIT SE POURSUIVRE CE MERCREDI.

PS: À une vingtaine de kilomètres de Batouri autre Sodome et Gomorrhe, un autre chantier minier, beaucoup moins médiatisé, est également connu des acteurs locaux du secteur. Il s’agit du site Barabéré. Ce chantier tenu par le chinois est né après la « fermeture officielle » du site de Kambele par les autorités. Les Chinois ont juste déplacé leurs bulldozers pour créer un autre site dans les memes conditions que celui qui a été fermé. Si rien n’est fait, c’est la saison pluvieuse, d’autres hécatombes pourraient arriver.

Jean Charles Biyo’o Ella »

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« faisons du retour annoncé de Paul Biya un déclic citoyen »

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« faisons du retour annoncé de Paul Biya un déclic citoyen »
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Le député et président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), Cabral Libii, a appelé mercredi les Camerounais à faire de leur participation électorale une priorité, alors que circulent de nouvelles annonces sur un possible retour prochain du président Paul Biya au Cameroun.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’opposant relève le changement de ton de certains internautes qui, après avoir multiplié ces dernières semaines les commentaires sur l’état du chef de l’État et son absence prolongée du pays, évoquent désormais son retour imminent.

« Certains internautes qui, pendant des semaines, annonçaient sur les réseaux sociaux un Paul Biya “éteint” (…) annoncent désormais, en chœur, son retour imminent », écrit Cabral Libii, sans toutefois confirmer lui-même cette information.

Pour le responsable politique, l’essentiel se situe ailleurs : dans la mobilisation des électeurs. Il rappelle notamment que la clôture des inscriptions sur les listes électorales intervient dans moins de dix jours, selon son message.

« Retour annoncé, engagement exigé !

Constat pour le moins saisissant depuis quelques heures : certains internautes qui, pendant des semaines, annonçaient sur les réseaux sociaux un Paul Biya « éteint » ou prétendument en voie irréversible de l’être, annoncent désormais… en chœur, son retour imminent !

Et cela intervient à moins de 10 jours de la clôture des inscriptions sur les listes électorales. Mais au-delà des rumeurs, une chose demeure essentielle : le véritable enjeu, c’est le vote.

Pour rappel, seule une révision des lois permettrait d’encadrer les conditions et les délais du séjour du Président de la République hors des frontières nationales.

Il faudra donc, pour y parvenir, inverser la majorité à l’Assemblée nationale lors des prochaines échéances parlementaires de 2027.

Alors, citoyen : Es-tu déjà prêt à voter ? Es-tu prêt à participer activement à la protection de ton vote dans ta circonscription ?

Si ce n’est pas encore le cas, que ce retour annoncé, s’il se confirme, soit surtout le déclic qui active ton engagement citoyen. Parce que la même passion déployée pour commenter la question de la vacance du pouvoir doit désormais se manifester pour une autre bataille, beaucoup plus concrète :

– SURVEILLER LE VOTE.
– PROTÉGER SON SUFFRAGE.
– FAIRE VIVRE SA VOIX.

CL »

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Mobilité urbaine : un déficit de 104,6 milliards de FCFA menace le format lourd du BRT de Douala

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Mobilité urbaine : un déficit de 104,6 milliards de FCFA menace le format lourd du BRT de Douala
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(Investir au Cameroun) – Le Projet de mobilité urbaine de Douala (PMUD) doit mobiliser 104,6 milliards de FCFA supplémentaires pour conserver son périmètre actuel, notamment les 66 km additionnels de voies de rabattement prévus autour du corridor pilote de Bus Rapid Transit (BRT). Au 17 juillet 2026, le coût nécessaire à l’achèvement du projet était évalué à 365,4 milliards de FCFA TTC, contre une enveloppe initiale de 260,8 milliards. Le besoin de financement représente ainsi 40,1 % du budget de départ.

Faute de ressources nouvelles ou d’un allègement fiscal, ce déficit pourrait conduire à un redimensionnement du BRT lors de la revue de restructuration annoncée avec la Banque mondiale à la fin de septembre 2026. Le scénario désormais envisagé consisterait à remplacer le système « lourd » initialement retenu par une infrastructure plus légère, moins coûteuse, mais aussi moins performante.

Les voies de rabattement alourdissent la facture

L’essentiel du dépassement provient de la prise en charge de 66 km supplémentaires de voies de rabattement, destinées à mieux relier les quartiers de Douala au corridor principal. Leur réalisation porterait à environ 80 km le linéaire total de ces voiries autour du BRT.

Dans une correspondance datée du 13 juillet 2026, le ministère des Finances retient une assiette de 226 milliards de FCFA hors taxes lorsque ces travaux additionnels sont exclus. Leur intégration porte l’estimation à 306,4 milliards de FCFA hors taxes, soit une hausse arithmétique de 80,4 milliards de FCFA, ou 35,6 %, sur une base comparable. À ce montant s’ajoutent environ 58,9 milliards de FCFA de TVA, pour un coût total arrondi à 365,4 milliards de FCFA TTC, selon le document du projet consulté parInvestir au Cameroun.

Un allègement fiscal pour effacer la moitié du déficit

Pour réduire le besoin de financement, le Comité de pilotage du PMUD, présidé par le maire de Douala, sollicite un traitement fiscal adapté. La Communauté urbaine de Douala avait déjà saisi le ministère des Finances en décembre 2024 afin d’obtenir des exonérations. Des discussions ont ensuite associé le ministère de l’Économie, la Banque mondiale ainsi que les administrations fiscales et douanières.

Au 27 juillet 2026, aucun arbitrage définitif n’avait cependant été rendu. La Direction générale des Impôts attendait notamment le retour du ministère de l’Économie. La Direction générale des Douanes devait encore examiner plusieurs mécanismes, dont les lettres-cadres, l’enlèvement direct et l’admission temporaire, tandis que le ministère des Finances devait apprécier leur compatibilité avec les accords de financement existants.

Selon le scénario défendu par le Comité de pilotage, l’exécution du projet hors taxes réduirait le déficit d’environ 54 milliards de FCFA, soit un peu plus de la moitié du besoin actuel. Le reliquat, proche de 50 milliards de FCFA, devrait ensuite faire l’objet d’une demande de financement complémentaire auprès de la Banque mondiale.

Cette option ne réduit toutefois pas le coût technique des infrastructures. Elle diminue le besoin de trésorerie supporté par le projet en transférant une partie de l’effort vers l’État, sous la forme de recettes fiscales auxquelles celui-ci renoncerait. L’incidence budgétaire nette de ce traitement fiscal n’est pas précisée dans les éléments consultés.

Le scénario d’un BRT allégé gagne du terrain

Le 28 juillet 2026, la Banque mondiale a proposé d’examiner une version allégée du BRT. Le déficit de financement n’est pas le seul facteur invoqué : certains sites destinés aux centres d’exploitation et de maintenance ne sont pas encore sécurisés, tandis que la clôture du projet est fixée au 16 juin 2028.

Un BRT léger permettrait de réduire l’investissement initial et d’accélérer la mise en service. En contrepartie, sa capacité de transport serait plus faible et sa vitesse commerciale se situerait entre 18 et 25 km/h, selon le document du projet. Le système lourd pourrait, lui, atteindre une vitesse moyenne de 35 km/h et absorber une demande nettement plus importante.

Un changement de technologie obligerait par conséquent à revoir le périmètre physique du projet, mais aussi ses objectifs d’exploitation. Les cibles de 535 000 passagers par jour et de 251 bus, toujours inscrites dans le rapport de mise en œuvre publié par la Banque mondiale en mars 2026, devraient être recalibrées. L’économie du partenariat public-privé prévu pour financer la flotte, exploiter et entretenir le BRT devrait également être réexaminée, car elle dépend notamment du niveau de fréquentation, de la taille du parc et des recettes attendues.

Un projet déjà sous contrainte de calendrier

Le PMUD a été approuvé le 2 juin 2022 pour un coût global de 540 millions de dollars, dont 420 millions apportés par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (IDA). Le schéma initial prévoyait aussi une participation privée espérée de 100 millions de dollars pour le matériel roulant et 20 millions de dollars de fonds de contrepartie pour les réinstallations, selon un aide-mémoire de la Banque mondiale publié en 2022.

Avant même l’actualisation financière de juillet, la Banque mondiale classait, au 3 mars 2026, les progrès vers l’objectif de développement et l’avancement global du projet comme « modérément insatisfaisants ». Le risque global était jugé « élevé » et l’institution signalait des retards susceptibles d’affecter le calendrier d’exécution.

L’allègement fiscal demandé par la Communauté urbaine de Douala ne réglerait donc qu’une partie de l’équation : même dans cette hypothèse, près de 50 milliards de FCFA resteraient à financer. La revue annoncée pour septembre devra arbitrer entre la mobilisation de ressources additionnelles, la réduction des travaux de rabattement et l’abandon du format lourd. Ce choix déterminera non seulement le coût du projet, mais aussi la capacité, la vitesse commerciale et le modèle économique du futur réseau de transport de masse de Douala.

Ludovic Amara

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Aboudi Onguene entretient le suspense sur sa retraite après le sacre des Lionnes

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Sacrée avec les Lionnes Indomptables au terme de la CAN Féminine 2026, Aboudi Onguene n’a pas encore tranché la question de son avenir international. Interrogée […]

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