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« faisons du retour annoncé de Paul Biya un déclic citoyen »

Le député et président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), Cabral Libii, a appelé mercredi les Camerounais à faire de leur participation électorale une priorité, alors que circulent de nouvelles annonces sur un possible retour prochain du président Paul Biya au Cameroun.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’opposant relève le changement de ton de certains internautes qui, après avoir multiplié ces dernières semaines les commentaires sur l’état du chef de l’État et son absence prolongée du pays, évoquent désormais son retour imminent.
« Certains internautes qui, pendant des semaines, annonçaient sur les réseaux sociaux un Paul Biya “éteint” (…) annoncent désormais, en chœur, son retour imminent », écrit Cabral Libii, sans toutefois confirmer lui-même cette information.
Pour le responsable politique, l’essentiel se situe ailleurs : dans la mobilisation des électeurs. Il rappelle notamment que la clôture des inscriptions sur les listes électorales intervient dans moins de dix jours, selon son message.
« Retour annoncé, engagement exigé !
Constat pour le moins saisissant depuis quelques heures : certains internautes qui, pendant des semaines, annonçaient sur les réseaux sociaux un Paul Biya « éteint » ou prétendument en voie irréversible de l’être, annoncent désormais… en chœur, son retour imminent !
Et cela intervient à moins de 10 jours de la clôture des inscriptions sur les listes électorales. Mais au-delà des rumeurs, une chose demeure essentielle : le véritable enjeu, c’est le vote.
Pour rappel, seule une révision des lois permettrait d’encadrer les conditions et les délais du séjour du Président de la République hors des frontières nationales.
Il faudra donc, pour y parvenir, inverser la majorité à l’Assemblée nationale lors des prochaines échéances parlementaires de 2027.
Alors, citoyen : Es-tu déjà prêt à voter ? Es-tu prêt à participer activement à la protection de ton vote dans ta circonscription ?
Si ce n’est pas encore le cas, que ce retour annoncé, s’il se confirme, soit surtout le déclic qui active ton engagement citoyen. Parce que la même passion déployée pour commenter la question de la vacance du pouvoir doit désormais se manifester pour une autre bataille, beaucoup plus concrète :
– SURVEILLER LE VOTE.
– PROTÉGER SON SUFFRAGE.
– FAIRE VIVRE SA VOIX.
CL »
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Mobilité urbaine : un déficit de 104,6 milliards de FCFA menace le format lourd du BRT de Douala

(Investir au Cameroun) – Le Projet de mobilité urbaine de Douala (PMUD) doit mobiliser 104,6 milliards de FCFA supplémentaires pour conserver son périmètre actuel, notamment les 66 km additionnels de voies de rabattement prévus autour du corridor pilote de Bus Rapid Transit (BRT). Au 17 juillet 2026, le coût nécessaire à l’achèvement du projet était évalué à 365,4 milliards de FCFA TTC, contre une enveloppe initiale de 260,8 milliards. Le besoin de financement représente ainsi 40,1 % du budget de départ.
Faute de ressources nouvelles ou d’un allègement fiscal, ce déficit pourrait conduire à un redimensionnement du BRT lors de la revue de restructuration annoncée avec la Banque mondiale à la fin de septembre 2026. Le scénario désormais envisagé consisterait à remplacer le système « lourd » initialement retenu par une infrastructure plus légère, moins coûteuse, mais aussi moins performante.
Les voies de rabattement alourdissent la facture
L’essentiel du dépassement provient de la prise en charge de 66 km supplémentaires de voies de rabattement, destinées à mieux relier les quartiers de Douala au corridor principal. Leur réalisation porterait à environ 80 km le linéaire total de ces voiries autour du BRT.
Dans une correspondance datée du 13 juillet 2026, le ministère des Finances retient une assiette de 226 milliards de FCFA hors taxes lorsque ces travaux additionnels sont exclus. Leur intégration porte l’estimation à 306,4 milliards de FCFA hors taxes, soit une hausse arithmétique de 80,4 milliards de FCFA, ou 35,6 %, sur une base comparable. À ce montant s’ajoutent environ 58,9 milliards de FCFA de TVA, pour un coût total arrondi à 365,4 milliards de FCFA TTC, selon le document du projet consulté parInvestir au Cameroun.
Un allègement fiscal pour effacer la moitié du déficit
Pour réduire le besoin de financement, le Comité de pilotage du PMUD, présidé par le maire de Douala, sollicite un traitement fiscal adapté. La Communauté urbaine de Douala avait déjà saisi le ministère des Finances en décembre 2024 afin d’obtenir des exonérations. Des discussions ont ensuite associé le ministère de l’Économie, la Banque mondiale ainsi que les administrations fiscales et douanières.
Au 27 juillet 2026, aucun arbitrage définitif n’avait cependant été rendu. La Direction générale des Impôts attendait notamment le retour du ministère de l’Économie. La Direction générale des Douanes devait encore examiner plusieurs mécanismes, dont les lettres-cadres, l’enlèvement direct et l’admission temporaire, tandis que le ministère des Finances devait apprécier leur compatibilité avec les accords de financement existants.
Selon le scénario défendu par le Comité de pilotage, l’exécution du projet hors taxes réduirait le déficit d’environ 54 milliards de FCFA, soit un peu plus de la moitié du besoin actuel. Le reliquat, proche de 50 milliards de FCFA, devrait ensuite faire l’objet d’une demande de financement complémentaire auprès de la Banque mondiale.
Cette option ne réduit toutefois pas le coût technique des infrastructures. Elle diminue le besoin de trésorerie supporté par le projet en transférant une partie de l’effort vers l’État, sous la forme de recettes fiscales auxquelles celui-ci renoncerait. L’incidence budgétaire nette de ce traitement fiscal n’est pas précisée dans les éléments consultés.
Le scénario d’un BRT allégé gagne du terrain
Le 28 juillet 2026, la Banque mondiale a proposé d’examiner une version allégée du BRT. Le déficit de financement n’est pas le seul facteur invoqué : certains sites destinés aux centres d’exploitation et de maintenance ne sont pas encore sécurisés, tandis que la clôture du projet est fixée au 16 juin 2028.
Un BRT léger permettrait de réduire l’investissement initial et d’accélérer la mise en service. En contrepartie, sa capacité de transport serait plus faible et sa vitesse commerciale se situerait entre 18 et 25 km/h, selon le document du projet. Le système lourd pourrait, lui, atteindre une vitesse moyenne de 35 km/h et absorber une demande nettement plus importante.
Un changement de technologie obligerait par conséquent à revoir le périmètre physique du projet, mais aussi ses objectifs d’exploitation. Les cibles de 535 000 passagers par jour et de 251 bus, toujours inscrites dans le rapport de mise en œuvre publié par la Banque mondiale en mars 2026, devraient être recalibrées. L’économie du partenariat public-privé prévu pour financer la flotte, exploiter et entretenir le BRT devrait également être réexaminée, car elle dépend notamment du niveau de fréquentation, de la taille du parc et des recettes attendues.
Un projet déjà sous contrainte de calendrier
Le PMUD a été approuvé le 2 juin 2022 pour un coût global de 540 millions de dollars, dont 420 millions apportés par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (IDA). Le schéma initial prévoyait aussi une participation privée espérée de 100 millions de dollars pour le matériel roulant et 20 millions de dollars de fonds de contrepartie pour les réinstallations, selon un aide-mémoire de la Banque mondiale publié en 2022.
Avant même l’actualisation financière de juillet, la Banque mondiale classait, au 3 mars 2026, les progrès vers l’objectif de développement et l’avancement global du projet comme « modérément insatisfaisants ». Le risque global était jugé « élevé » et l’institution signalait des retards susceptibles d’affecter le calendrier d’exécution.
L’allègement fiscal demandé par la Communauté urbaine de Douala ne réglerait donc qu’une partie de l’équation : même dans cette hypothèse, près de 50 milliards de FCFA resteraient à financer. La revue annoncée pour septembre devra arbitrer entre la mobilisation de ressources additionnelles, la réduction des travaux de rabattement et l’abandon du format lourd. Ce choix déterminera non seulement le coût du projet, mais aussi la capacité, la vitesse commerciale et le modèle économique du futur réseau de transport de masse de Douala.
Ludovic Amara
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qui prélève, qui contrôle, qui exporte et qui saisit ?

L’activité aurifère au Cameroun repose sur une chaîne institutionnelle dans laquelle chaque administration exerce un rôle précis et complémentaire afin d’assurer la traçabilité des flux physiques et financiers.
Le Ministère en charge des Mines (MINMIDT) : il définit, élabore et met en œuvre la politique minière nationale conformément aux orientations du Gouvernement. Dans son rôle régalien de régulateur, il octroie les titres miniers, veille au respect de la réglementation applicable à l’exploitation de l’or et co-signe le certificat d’exportation initié par la SONAMINES depuis le site d’exploitation.
La SONAMINES : bras séculier de l’État dans le contrôle et la gestion des flux de production aurifère, elle exerce les missions définies par le Code minier. L’article 116 dispose que : « le contrôle et le suivi des opérations de production, de commercialisation et de transformation ou de valorisation des substances précieuses et semi-précieuses issues de l’exploitation artisanale et artisanale semi-mécanisée incombent à l’organisme public dûment mandaté ».
La SONAMINES est l’organisme mandaté pour la collecte et la commercialisation de l’or issu de l’artisanat minier. Lors du prélèvement de la quote-part de l’État, conformément aux dispositions de l’article 25 du Code minier, elle procède également à la collecte à la source de la taxe à l’exportation sur les sites d’extraction et initie la procédure d’exportation. Cette collecte est effectuée en lieu et place de la Direction Générale des Impôts, en collaboration avec les services des Douanes.
La Direction Générale des Impôts (DGI) : elle est compétente pour la collecte des droits et taxes dans les différents secteurs de l’économie, notamment dans le secteur aurifère. Lorsque l’impôt est collecté en nature, une partie de cette compétence est exercée par la SONAMINES. La DGI peut intervenir directement, aux côtés de la SONAMINES, ou procéder à des redressements fiscaux conformément au Livre des Procédures Fiscales.
La Direction Générale des Douanes (DGD) : elle intervient avec la SONAMINES dans le processus d’exportation depuis le site de production, notamment lors de la collecte de l’impôt synthétique. Aux frontières et aux cordons douaniers, elle assure le contrôle final de conformité de la cargaison avant sa sortie du territoire national. Elle vérifie que les volumes exportés correspondent aux quantités certifiées par la SONAMINES et co-signées par le MINMIDT. Toute cargaison présentée aux frontières terrestres, maritimes ou aériennes sans documents officiels d’exportation réguliers est saisie et devient la propriété de l’État.
Les Forces de sécurité (Gendarmerie nationale, Armée et Police) : elles apportent un appui opérationnel aux actions de contrôle du secteur minier. En collaboration avec la Task Force du MINMIDT, elles participent à la sécurisation des sites, à la protection des équipes de contrôle, à la lutte contre les activités minières clandestines et les réseaux criminels transfrontaliers, ainsi qu’à l’exécution des mesures de fermeture.
La Gendarmerie peut également procéder à la saisie de l’or détenu sur le territoire national lorsque le détenteur ne peut justifier de l’autorisation requise pour sa production ou de son origine légale.
Le Secrétariat National Permanent du Processus de Kimberley (SNPPK) : il contribue à la traçabilité internationale des substances précieuses et à la conformité du label Cameroun aux exigences internationales.
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