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Samuel Eto’o répond à ses détracteurs : « Nous ne sommes pas au même niveau »

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Au lendemain du sacre des Lionnes Indomptables à la CAN féminine 2026, Samuel Eto’o a choisi de répondre, à sa manière, à l’un de ses […]

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la nécessaire impopularité des prochains dirigeants

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la nécessaire impopularité des prochains dirigeants
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Un inventaire qui donne le vertige

Il suffit de traverser Yaoundé, Douala ou n’importe quelle ville secondaire du pays pour dresser un constat implacable : tout marche à contre-sens. Le désordre urbain n’est plus un accident : il est devenu le mode de fonctionnement normal de l’espace public. Au chaos spatial, s’ajoute un incivisme quotidien qui use les nerfs autant qu’il fragilise le vivre-ensemble.

Feux rouges ignorés, sens interdits empruntés sans complexe, klaxons comme unique langage de la route, ordures jetées depuis les vitres des voitures, files d’attente que l’on double sans égard : chacun de ces gestes, pris isolément, semble anodin. Mis bout à bout, ils dessinent une société où l’intérêt individuel immédiat prime systématiquement sur la règle collective.

Le respect des textes, des horaires, des procédures est devenu, lui aussi, l’exception plutôt que la norme. Un rendez-vous administratif fixé à 8 heures peut commencer à 11 heures sans que cela ne choque personne. Un permis de construire peut être ignoré, une norme de sécurité contournée, une taxe éludée, sans que la sanction ne suive. Le pire, sans doute, n’est pas l’existence de ces écarts, aucune société n’en est totalement exempte, mais leur normalisation. On ne les cache plus, on ne s’en excuse plus : on les revendique presque, au nom d’une débrouillardise érigée en vertu nationale.

Pourquoi la fermeté est de plus en plus réclamée

Face à ce tableau, une partie croissante de l’opinion publique en vient à réclamer une main plus ferme. L’idée n’est pas nouvelle dans l’histoire des nations qui ont connu des phases de refondation : On ne refondera pas le Cameroun sans une main de fer dans un gant de velours. Rwanda, Singapour, Corée du Sud sont souvent cités, à tort ou à raison, comme des exemples où une discipline collective imposée d’en haut a permis, en quelques décennies, de transformer des sociétés jugées, en leur temps, tout aussi désordonnées.

Cette fermeté ne devrait pas s’appliquer qu’aux citoyens ordinaires, en épargnant les puissants et les bien connectés, car cela renforcerait le sentiment d’injustice. La fermeté marche lorsque c’est l’ambiance générale du pays et du moment. Un vent de fermeté doit souffler sur le Cameroun.

Une piste : la fermeté couplée à l’exemplarité et à la prévisibilité

Entre le statu quo, qui a démontré son inefficacité, et la tentation de la force brute, qui comporte ses propres risques, une voie médiane mérite d’être explorée : celle d’une fermeté prévisible, universelle et exemplaire.

Prévisible, d’abord : les citoyens s’adaptent plus facilement à des règles strictes qu’à des règles arbitraires. Une sanction appliquée systématiquement, annoncée à l’avance et non négociable, change les comportements plus durablement qu’une répression épisodique et spectaculaire.

Universelle, ensuite : la crédibilité de toute politique de discipline collective dépend de son application égale, du simple citoyen au haut-fonctionnaire. Un contrôle routier qui épargne les véhicules officiels, une démolition qui ne touche que les quartiers populaires, discréditent d’avance l’effort demandé au reste de la population.

Exemplaire, enfin, au sens où l’État devrait démontrer, dans son propre fonctionnement, la rigueur qu’il exige des citoyens : administrations qui respectent leurs propres horaires, marchés publics attribués selon les règles, agents publics sanctionnés pour incivisme comme n’importe quel citoyen. Le changement de mentalité, pour être crédible, doit d’abord se voir au sommet.

À ces trois piliers pourrait s’ajouter un volet d’investissement structurel : le désordre urbain n’est pas qu’affaire de discipline, il est aussi affaire d’infrastructures. Sans marchés modernes suffisants, sans espaces de stationnement, sans système de collecte des déchets fonctionnel, on ne peut réprimer indéfiniment des comportements qui, souvent, ne sont que l’adaptation à un manque criant d’aménagements adéquats.

Une chose paraît certaine : aucune politique de rupture avec des décennies de laisser-faire ne pourra plaire à tout le monde d’emblée. Le vrai risque, pour le pays, n’est pas l’impopularité en tant que telle ; c’est l’inaction déguisée en consensus. Reste à savoir si les gouvernants sauront transformer cette impopularité assumée en autorité légitime, et non en simple rapport de force, seul gage d’un changement de mentalités qui survive au-delà d’un mandat politique.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président National SDF

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son fils Landry Batek Yebel reconnu coupable écope de la peine de mort

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son fils Landry Batek Yebel reconnu coupable écope de la peine de mort
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Le tribunal de grande instance du Mfoundi a, au terme du procès le 18 août 2026, condamné Landry Batek Yebel à la peine de mort pour avoir assassiné sa mère, Louisette Ngo Yebel, en 2024.

La peine capitale. C’est la décision que la justice a prononcée contre Landry Batek Yebel le jeune secrétaire d’administration, diplômé de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature. Le tribunal de grande instance du Mfoundi a rendu son verdict mardi dernier au terme d’une procédure engagée depuis environ deux ans. Après enquêtes, confrontations et autres procédures de recherche des preuves, le jeune homme de 25 ans est reconnu coupable de l’assassinat de sa mère, Louisette Ngo Yebel, 47 ans, journaliste et experte en communication à la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac).

Les faits remontent au 7 avril 2024. Le corps sans vie mutilé de la victime a été retrouvé emballé dans deux valises près d’un cours d’eau au quartier Etoa Meki à Yaoundé. Suite à cette découverte macabre, les investigations ont conduit les gendarmes vers le fils de la victime. Ce dernier passera aux aveux et la reconstitution des faits sera effectuée.

Le crime a été commis au quartier Damas à Yaoundé, au domicile familial. Le fils, au cours d’une dispute sur la disparition du mobilier acheté par la mère, va étouffer cette dernière à l’aide d’un taie d’oreiller. Après le décès, il va découper le corps avant de l’emballer. Pour faire disparaitre les traces du crime, il fait appel à son ami lequel va abandonner le véhicule de la victime à Soa.

La gravité de l’affaire conduira à découvrir que le jeune aurait aussi, quelque temps avant, donné la mort à sa grand-mère. Sans que le cas soit porté à la connaissance du public. Condamné à mort pour l’assassinat de sa mère, que reste-t-il à faire du jeune homme ? La juridiction a prononcé une peine prévue par la loi. Mais elle n’est pas appliquée depuis 1997. Il revient aux autorités compétentes de décider la manière dont la décision sera exécutée. Les précédents condamnés à mort n’ayant pas été exécutés demeurent en prison.

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« Je crois que désormais le football féminin au Cameroun aura plus de sponsors »

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« Je crois que désormais le football féminin au Cameroun aura plus de sponsors »
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Joseph-Antoine Bell n’hésite pas à bousculer les habitudes. L’ancien gardien et international camerounais estime aujourd’hui que le football féminin offre un meilleur spectacle et surtout davantage de garanties en matière d’organisation que le football masculin au Cameroun.

« Le football féminin au Cameroun aujourd’hui est meilleur que le football masculin », affirme-t-il, mettant notamment en avant la régularité du championnat féminin. Selon lui, la Ligue féminine bénéficie d’un calendrier mieux structuré, avec un programme établi pour la saison, contrairement à la Ligue masculine, qu’il juge moins bien organisée.

Pour Bell, les récentes performances du football féminin camerounais pourraient également servir d’accélérateur. Il reconnaît toutefois que le pays a encore du chemin à parcourir pour atteindre le niveau de certaines nations africaines de référence, notamment le Maroc et l’Égypte. « Ce n’est pas encore du niveau du Maroc, de l’Égypte, mais ce qui est fait ici est déjà meilleur que pour les hommes », souligne-t-il.

L’ancien international salue par ailleurs la décision de l’État camerounais d’accorder les mêmes primes aux joueuses qu’aux joueurs, une mesure qu’il considère comme une avancée majeure pour la reconnaissance du football féminin.

À ses yeux, cette dynamique pourrait désormais attirer davantage de partenaires privés et donner une nouvelle visibilité aux joueuses camerounaises. « Je crois que désormais le football féminin au Cameroun aura plus de sponsors et de regards », pronostique-t-il.

Un constat qui, s’il venait à se confirmer dans les prochaines années, pourrait profondément modifier la hiérarchie du football camerounais. Pour Joseph-Antoine Bell, le football féminin n’est plus seulement une discipline à soutenir : il est désormais un secteur capable de montrer la voie.

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