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les championnes d’Afrique patientent au Mont Fébé

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Le séjour des Lionnes indomptables à l’hôtel Mont Fébé, où elles attendent une audience avec le président Paul Biya après leur sacre à la CAN féminine 2026, ravive le souvenir d’un précédent vieux de plus de deux décennies, celui de l’athlète Françoise Mbango.

Dans un récit publié mardi, le journaliste Paul Sabin Nana revient sur les événements d’août 2004, lorsque Françoise Mbango était rentrée à Yaoundé après avoir décroché la médaille d’or du triple saut aux Jeux olympiques d’Athènes.

L’athlète camerounaise était alors devenue la première du pays à remporter une médaille d’or olympique. Son exploit lui avait valu une attente de 5 mois pour une audience avec le chef de l’État, ainsi qu’une décoration au nom de la Nation.

« C’était août 2004. Françoise Mbango vient de regagner Yaoundé, auréolée de sa médaille d’or, remportée aux Jeux olympiques d’Athènes. Elle a réalisé un exploit inédit : première athlète camerounaise médaillée d’or au triple saut. Elle a fait retentir l’hymne national sur le plus prestigieux des podiums.

Un exploit que le chef de l’État ne peut pas ignorer, même si l’athlète a été quasiment dépourvue de soutien pendant sa préparation.

Françoise Mbango est alors informée qu’elle sera reçue en audience par le Président de la République pour recevoir la reconnaissance de la Nation. Sur hautes instructions, elle est installée à l’hôtel Mont Fébé à Yaoundé. Et c’est là que commence l’attente.

Contre son gré, elle y restera 5 mois, alors même que le président de la République est bien présent au Cameroun. Ce n’est qu’en février 2005 que la délivrance arrive. Françoise Mbango est enfin reçue au Palais de l’Unité. Elle est décorée.

Les Lionnes Indomptables, sacrées championnes d’Afrique de football féminin au Maroc 2026, sont actuellement logées à l’hôtel Mont Fébé. Toujours sur très hautes instructions. Elles ont reçu pour consigne d’attendre : elles seront reçues par le président de la République.

Le problème : Paul Biya, parti à l’étranger pour un court séjour, n’est toujours pas rentré à Yaoundé plus de 70 jours après. Une absence qui suscite de nombreuses interrogations.

Contrairement à Françoise Mbango, qui n’avait aucun engagement contractuel à l’époque apparemment, la plupart des footballeuses de l’équipe nationale du Cameroun sont liées à des clubs professionnels. Elles sont attendues pour la préparation des prochains championnats. Certaines commencent à s’inquiéter.

« Nous suivons de près cette situation. Des discussions sont en cours. Si le Président ne peut finalement pas les recevoir, il pourrait mandater le Premier ministre, chef du gouvernement, comme ce fut le cas en 2019 avec les Lionnes de volleyball, doubles championnes d’Afrique », confie une source au Palais d’Etoudi.

En attendant, les Lionnes continuent de savourer leur sacre à l’hôtel Mont Fébé, entourées de leurs proches », écrit Paul Sabin Nana.

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Joseph Ndoko et Gaëlle Enganamouit : quand l’éthique semble changer de camp au Cameroun

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Le football camerounais se retrouve face à une question aussi gênante qu’inévitable : les mêmes exigences éthiques s’appliquent-elles réellement à tout le monde ? Le […]

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CAN féminine 2026 : « Un moment gravé à jamais », Charlène Meyong revient sur le sacre du Cameroun

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Charlène Meyong revient sur le sacre du Cameroun à la CAN féminine 2026. Pour la Lionne Indomptable, ce titre de championne d’Afrique sera gravé à […]

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ce que révèle la nouvelle enquête sur le VIH au Cameroun

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Septembre 2024 à janvier 2025. Le CAMPHIA 2024-2025 a touché des adultes de 15 ans et plus dans tous les ménages du Cameroun. Objectif : mesurer l’impact de la riposte nationale au VIH et évaluer les progrès vers les cibles « 95-95-95 ». L’enquête a estimé la prévalence, l’incidence et la suppression de charge virale < 1 000 copies/ml au niveau national et régional, 7 ans après la première édition de 2017-2018.

Le Cameroun a désormais des données actualisées sur l’épidémie de VIH. Les résultats de CAMPHIA 2024-2025, l’Évaluation de l’impact du VIH sur la population camerounaise, ont été rendus publics.

Menée entre septembre 2024 et janvier 2025, cette enquête nationale auprès des ménages a ciblé les adultes définis comme les personnes âgées de 15 ans et plus. Elle fait suite à CAMPHIA 2017-2018.

Concrètement, les équipes sont allées dans les ménages pour proposer des services de conseil et de dépistage du VIH avec rendu immédiat des résultats aux participants. Au-delà du test, l’enquête a aussi recueilli des informations sur l’accès et l’utilisation des services de soins et de traitement pour les personnes vivant avec le VIH.

Trois indicateurs clés ont été mesurés, comme en 2017 : L’incidence nationale du VIH : le nombre de nouvelles infections; La prévalence nationale et régionale : la proportion de personnes vivant avec le VIH ; La prévalence de la suppression de la charge virale SCV : définie comme un taux d’ARN viral < 1 000 copies par millilitre chez les adultes vivant avec le VIH.

Ces chiffres sont essentiels. Ils permettent de savoir si le Cameroun avance vers le contrôle de l’épidémie et vers l’atteinte des cibles mondiales « 95-95-95 » : 95% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, 95 % de celles diagnostiquées sont sous traitement, et 95 % de celles sous traitement ont une charge virale supprimée.

CAMPHIA 2024-2025 a été conduite par le gouvernement de la République du Cameroun, sous l’égide du ministère de la Santé publique (MINSANTE) et de l’Institut national de la statistique (INS).

L’enquête a été financée par le PEPFAR, le Plan d’urgence du président des États-Unis pour la lutte contre le SIDA, avec l’assistance technique des Centres de contrôle et de prévention des maladies CDC.

Sur le terrain, la mise en œuvre a été assurée par le Cameroon Baptist Convention Health Board CBCHB, l’INS et ICAP de l’université Columbia. Plusieurs entités gouvernementales ont été mobilisées : la Division de la recherche opérationnelle en santé, le Comité national de lutte contre le sida, le Laboratoire national de santé publique, la Direction de la Lutte contre la Maladie, les Épidémies et les Pandémies, la Direction de la Pharmacie, du Médicament et des Laboratoires, le Centre de Recherche et d’Études des Maladies Émergentes et Réémergentes, et le Centre International de Référence « Chantal Biya » pour la recherche sur le VIH/SIDA. Les hôpitaux de district, régionaux et de référence ainsi que les autorités locales ont également participé.

Le gouvernement, les organisations de la société civile et les partenaires internationaux au développement ont été associés via des comités de pilotage et des groupes de travail techniques tout au long de l’étude.

Avec CAMPHIA 2024-2025, le Cameroun dispose donc d’un baromètre fiable pour ajuster sa riposte au VIH et accélérer vers l’élimination de l’épidémie en tant que problème de santé publique.

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