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freinée par les coûts et le manque de débouchés, l’agriculture biologique progresse face aux changements climatiques

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freinée par les coûts et le manque de débouchés, l’agriculture biologique progresse face aux changements climatiques
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« 25 000 ha certifiés et des exportations en hausse, mais le marché local reste marginal ».

Face à la dégradation des sols et aux effets du changement climatique, l’agriculture biologique gagne du terrain au Cameroun avec environ 25 000 hectares certifiés. En 2025, le pays mise sur ce segment pour l’exportation. Le marché intérieur reste toutefois limité par les prix et le manque de label local.

Selon le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (MINADER), et des données compilées par l’ONG SAILD, le Cameroun comptait environ 25 000 ha certifiés bio fin 2025 contre 12 000 ha en 2019. La production est concentrée sur trois filières. Le cacao avec 14 000 ha principalement dans le Sud-Ouest et le Centre, dont 85 % de la production bio, est exporté. Le miel avec 6 000 ha équivalent des butinages certifiés, dans l’Adamaoua, et l’ouest, et enfin, les épices et maraichages avec 5 000 ha dont poivre de Penja, gingembre et légumes autour de Foumban et Buea.

Le Cameroun a exporté pour environ 18,7 millions USD de produits certifiés bio, en hausse de 22 % sur un an. Principales destinations : Allemagne, France, Pays-Bas et Émirats arabes unis. Le cacao bio et le poivre de Penja IGP bio représentent 70 % de cette valeur.

Des atouts environnementaux reconnus

Les instituts de recherche comme l’IRAD notent des effets positifs. Dans des parcelles suivies à Foumban, l’usage du compost a permis une hausse de 25 à 35 % de la matière organique des sols en trois ans. L’absence des pesticides de synthèse réduit aussi la pollution des bassins du Mongo et de la Sanaga, selon une étude 2024 de l’université de Dschang. Le système agroforestier bio, associant cacao et arbres, est présenté comme plus résilient aux poches de sécheresse observées depuis 2020 dans le Centre et le Littoral.

Des freins économiques majeurs

Obtenir un label de l’Union européenne ou USDA coûte entre 2 et 5 millions de FCFA pour un groupement. La majorité des 12 000 producteurs bio vendent donc sans label sur le marché local. La période de conversion de 2 à 3 ans entraine une baisse de rendement de 20 à 30% selon l’IRAD. Difficile à absorber pour les petits producteurs enfin moins de 10 % de la production bio est consommée au Cameroun. Un kg de tomates bio coûte en moyenne 2,5 fois plus cher que le conventionnel à Yaoundé.

Il y’a la demande internationale, mais il manque de labels nationaux abordables et un appui à la conservation, explique le responsable de production et des ventes de la coopérative Ouest Bioà l’ouest du Cameroun.

Un cadre institutionnel en construction, le MINADER, intègre l’agro-écologie dans le plan national de développement 2020-2030. Avec l’appui de la GIZ et du PNDP, 42 champs-écoles paysans bio ont été mis en place depuis 2022. Aucune loi spécifique ni fonds de subvention dédié n’existe encore pour le moment, mais un projet de label bio camerounais est en étude depuis 2024.

L’agriculture biologique s’impose comme une niche à l’exportation pour le Cameroun. Afin de peser sur la sécurité alimentaire et l’adaptation au changement climatique, elle devra résoudre l’équation du coût et du marché local.

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Éloge aux Lionnes du Cameroun

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Éloge aux Lionnes du Cameroun
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Après leur passage au Palais de l’Unité, les Lionnes ont reçu les encouragements du coordonnateur de la sélection, Dimitri Lipoff. Visiblement marqué par le parcours de l’équipe, le technicien français a salué l’état d’esprit qui a accompagné le groupe durant la compétition.

« Si on a réussi cette performance, c’était pour le Cameroun mais aussi pour le Chef de l’État », a-t-il déclaré, mettant en avant l’unité qui règne au sein de la sélection. Pour Lipoff, cette cohésion constitue l’une des principales clés de la réussite : « L’ambiance est saine avec beaucoup de partage et d’amour. »

Le coordonnateur des Lionnes a également insisté sur le sérieux et la détermination des joueuses. « Ces gamines sont des travailleuses, pas des tricheuses, et elles ont un état d’esprit parfait et c’est pour ça que ça a marché », a-t-il expliqué, visiblement fier du comportement de ses protégées.

Interrogé sur Aboudi, Lipoff n’a pas tari d’éloges à l’égard de la joueuse. « C’est un monument du football africain », a-t-il affirmé. Sa présence au sein du groupe n’était donc pas anodine. « Elle était là parce qu’elle le méritait et elle nous l’a montré chaque jour de notre stage », a-t-il ajouté.

Au-delà de la performance sportive, Dimitri Lipoff retient ainsi surtout la force du collectif et l’état d’esprit affiché par les Lionnes, deux éléments qui ont accompagné leur aventure jusqu’à cette réception au Palais de l’Unité.

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« les lanceurs d’alerte ne salissent pas le Cameroun »

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« les lanceurs d’alerte ne salissent pas le Cameroun »
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Stéphane Menouga a vivement contesté les critiques visant les lanceurs d’alerte accusés de ternir l’image du Cameroun, estimant que les difficultés mises en lumière sur les réseaux sociaux relèvent d’abord de la responsabilité de la gouvernance.

Invité de l’émission CANAL PRESSE sur Canal 2 International ce dimanche, le politologue Stéphane Menouga a notamment réagi aux images de dépôts d’ordures largement relayées sur Internet. Pour Stéphane Menouga, les personnes qui filment et diffusent ces réalités ne sont pas à l’origine des problèmes qu’elles montrent.

« Est-ce qu’il a inventé les poubelles ? », a-t-il demandé, estimant qu’il serait plus pertinent de s’attaquer aux causes des difficultés plutôt qu’à ceux qui les rendent visibles.

« Qui a même dit que ce sont les lanceurs d’alerte qui salissent le Cameroun ? C’est notre gouvernance, nous-mêmes. Les poubelles qu’on a vues là, ce sont les lanceurs d’alerte qui disaient qu’il y a des poubelles au Cameroun ? Il faut qu’on soit sérieux parfois. Il ne faudrait pas qu’on, j’ai envie de dire, qu’on cherche les boucs émissaires.

Je prends seulement l’exemple des poubelles qu’on nous a montrées là. Ce sont les lanceurs d’alerte qui ont fait qu’il y a des poubelles au Cameroun ? Et alors, quand quelqu’un va récupérer ça, il présente ça sur Internet, ça fait le tour du monde. Vous allez dire qu’il salit le Cameroun. Est-ce qu’il a inventé les poubelles ? Il y a pas l’électricité. Ce sont les lanceurs d’alerte ?

Depuis 2009, on a dépensé 1 800 milliards pour les barrages. Où est l’électricité ? Ce sont les lanceurs d’alerte ? Au lieu de vous attaquer aux véritables problèmes, vous partez vous attaquer aux responsables subsidiaires de nos problèmes. Nos problèmes, ce sont ceux qui nous gouvernent. Mais je vous dis donc que même quand on utilise les lanceurs d’alerte, on utilise les failles d’une gouvernance. Il faudrait qu’on soit donc d’accord. Ça veut dire qu’on va venir utiliser les poubelles.

Quand vous n’arrivez pas à ramasser, on va utiliser les lanceurs d’alerte pour qu’ils utilisent ces poubelles pour instrumentaliser le peuple. On va venir utiliser ces lanceurs d’alerte pour instrumentaliser le peuple à qui vous donnez un Smig de 40 000. Donc, les premiers responsables de l’image du Cameroun, ce sont nos gouvernants. Est-ce que ce sont les autoroutes ? En fait, ce sont ceux qui nous gouvernent qui influencent nos vies.

Actuellement, pour avoir de l’eau, ce n’est pas un lanceur d’alerte, c’est un responsable du gouvernement. Pour avoir de l’électricité, c’est un responsable du gouvernement. Pour avoir du travail, c’est un responsable du gouvernement. Donc, il faudra, à un moment, qu’on soit sérieux et qu’on pose les problématiques pour le Cameroun et les Camerounais, et non des problématiques partisanes.

Parce qu’à la fin, les hommes qu’on croit parfois défendre vont passer. Parce que je vais vous rappeler que, dans ce pays, Um Nyobe est passé, le Cameroun est resté. Ahidjo est passé, le Cameroun est resté. Et ça veut dire que tous ceux qui sont là vont passer, le Cameroun va rester », a déclaré Stéphane Menouga dans CANAL PRESSE sur Canal 2 International.

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Tiwa Lys Fraîche : Talent Camerounais en Espagne

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Tiwa Lys Fraîche : Talent Camerounais en Espagne
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À seulement 18 ans, Tiwa Lys Fraîche franchit un nouveau cap dans sa jeune carrière. L’attaquante camerounaise s’est engagée avec le Club Deportivo Tenerife Femenino, pensionnaire de la Liga F, l’élite du football féminin espagnol.

Révélée sous les couleurs de Lekie FF en Guinness Super League, Tiwa Lys Fraîche s’est particulièrement distinguée par son efficacité devant le but. La jeune internationale a terminé meilleure buteuse du championnat camerounais lors des deux dernières saisons, confirmant année après année son potentiel et son sens du but.

Son arrivée à Tenerife marque ainsi une étape importante dans son parcours. En rejoignant le championnat espagnol, l’attaquante de 18 ans va désormais se mesurer à un niveau de compétition supérieur et poursuivre son développement au sein d’un football féminin européen en pleine progression.

Pour Tiwa Lys Fraîche, ce transfert représente une belle opportunité de mettre son talent à l’épreuve sur la scène internationale et de continuer à écrire les premières pages d’une carrière qui s’annonce prometteuse.

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