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AGL Cameroun : les effectifs progressent de près de 68 % depuis 2023, sur fond d’investissements

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AGL Cameroun : les effectifs progressent de près de 68 % depuis 2023, sur fond d’investissements
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(Investir au Cameroun) – Africa Global Logistics (AGL) Cameroun et ses filiales Socopao et Plateforme polyvalente de Kribi (PPK) revendiquent désormais 1 240 employés, après avoir recruté plus de 500 personnes depuis 2023. Cette évolution correspond à une hausse proche de 68 % des effectifs en trois ans, dans un contexte d’investissements dans les infrastructures, les équipements et la modernisation des opérations logistiques.

Ces données ont été communiquées le 24 juillet 2026 à Douala, à l’occasion de la remise de médailles d’honneur du travail à 300 salariés du groupe. La cérémonie était présidée par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona.

La progression annoncée place l’emploi au cœur de la stratégie de développement d’AGL au Cameroun. Elle devra toutefois être appréciée au regard de la nature des postes créés, de leur stabilité et de leur contribution à la montée en compétences de la filière logistique nationale.

Plus de 45 milliards de FCFA mobilisés ou programmés depuis 2023

Selon le directeur général d’AGL Cameroun, Thibaut Lamé, l’augmentation des effectifs accompagne un cycle d’investissements soutenus. Entre 2023 et 2025, le logisticien affirme avoir mobilisé plus de 25 milliards de FCFA pour l’extension du terminal à conteneurs du port de Kribi et l’acquisition de nouveaux équipements, notamment des véhicules et du matériel de manutention.

Pour 2026, l’entreprise a relevé son objectif d’investissement à plus de 20 milliards de FCFA, destinés à soutenir l’expansion de ses activités au Cameroun. Au total, les montants investis entre 2023 et 2025 et ceux programmés pour 2026 dépasseraient ainsi 45 milliards de FCFA.

AGL associe les recrutements à la modernisation de ses infrastructures, à la digitalisation de ses processus et à l’amélioration de la qualité des services. L’entreprise présente donc la hausse de ses effectifs comme l’une des conséquences de la transformation de son modèle opérationnel, dans un secteur portuaire et logistique marqué par l’augmentation des capacités du port de Kribi et la modernisation des chaînes de transport.

Cette évolution ne signifie pas nécessairement que les effectifs progresseront au même rythme que les investissements. La digitalisation et l’acquisition d’équipements plus performants peuvent accroître les besoins en techniciens qualifiés, tout en réduisant ceux liés à certaines tâches manuelles ou répétitives.

300 salariés décorés pour leur ancienneté

La communication sur les recrutements est intervenue lors d’une cérémonie au cours de laquelle 300 salariés ont reçu des médailles d’honneur du travail. Cette distinction récompense traditionnellement l’ancienneté et la continuité du service.

En rapprochant ces deux données — plus de 500 recrutements depuis 2023 et 300 salariés décorés — AGL cherche à présenter une entreprise capable à la fois de créer de nouveaux emplois et de conserver une partie de ses collaborateurs sur le long terme.

La comparaison doit néanmoins être maniée avec prudence. Les médailles témoignent de la durée de service des salariés concernés, mais ne permettent pas, à elles seules, de mesurer le taux de fidélisation, le niveau de rotation du personnel ou la qualité générale des emplois au sein des différentes entités du groupe.

Le gouvernement appelle à accompagner la croissance par le dialogue social

Pour le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, la progression des effectifs ne suffit pas à garantir un climat professionnel durablement apaisé. Grégoire Owona a appelé les partenaires sociaux et les services de l’inspection du travail à veiller à ce que l’expansion des activités s’accompagne d’un dialogue social de qualité.

Cet appel intervient dans un secteur où l’évolution des métiers, les exigences de productivité, les horaires opérationnels et l’automatisation peuvent modifier les conditions de travail. La croissance des investissements pose ainsi la question de la formation continue, de la sécurité au travail et de l’adaptation des compétences aux nouveaux équipements.

L’enjeu est particulièrement important dans les métiers portuaires, qui nécessitent des qualifications spécifiques en manutention, maintenance, conduite d’engins, informatique, sûreté et gestion des flux.

L’objectif de 50 milliards de FCFA d’ici 2030 à l’épreuve de l’emploi

AGL Cameroun affiche un objectif de 50 milliards de FCFA d’investissements à l’horizon 2030. La poursuite de ce programme pourrait générer de nouveaux besoins en personnel, notamment dans les métiers techniques associés aux équipements portuaires, aux plateformes logistiques et aux systèmes numériques.

La question centrale sera désormais de savoir si cette dynamique se traduit durablement par des emplois qualifiés, stables et créateurs de valeur pour l’économie camerounaise. Les prochains indicateurs devront notamment permettre d’évaluer la répartition des recrutements entre les différentes filiales, la proportion de contrats permanents, les niveaux de qualification et les investissements consacrés à la formation.

Avec 1 240 employés revendiqués et plus de 500 recrutements depuis 2023, AGL présente déjà l’emploi comme l’un des principaux effets de son expansion. La solidité de ce bilan dépendra toutefois de la capacité du groupe à maintenir cette progression au-delà de la phase actuelle d’investissement et à faire émerger des compétences locales adaptées à la transformation du secteur logistique.

Frédéric Nonos

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Suspension du Fsnc: Aboubakary Siddiki dénonce une « neutralisation politique » à l’approche de 2027

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Le climat politique camerounais s’assombrit à mesure que se profilent les prochaines échéances électorales. Dans un contexte de tensions exacerbées par les contrecoups de la […]

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les annonces de Manaouda Malachie face aux défis du système de santé camerounais

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les annonces de Manaouda Malachie face aux défis du système de santé camerounais
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Le ministre de la Santé publique du Cameroun annonce que la médecine nucléaire sera bientôt possible à Douala. Il ajoute que le Cameroun sera l’un des pays d’Afrique où le tourisme sanitaire sera effectif. Une manière pour le patron de la santé au Cameroun d’affirmer que le plateau technique prend une nouvelle dimension dans le pays.

Mais de quoi parle-t-on exactement lorsqu’on évoque la médecine nucléaire ? Il s’agit d’une spécialité médicale qui utilise de faibles quantités de substances radioactives, appelées radiopharmaceutiques, pour diagnostiquer ou traiter certaines maladies. Ces produits peuvent être injectés dans le sang, avalés ou inhalés. Une fois dans l’organisme, ils permettent aux médecins d’observer le fonctionnement des organes grâce à des appareils spécialisés, notamment les caméras gamma et les scanners PET. Cette technique aide à détecter certaines anomalies parfois difficiles à identifier avec les examens classiques.

La médecine nucléaire intervient notamment dans la prise en charge de certains cancers, des maladies de la thyroïde, ainsi que de certaines affections cardiaques, osseuses et neurologiques. Elle peut servir à repérer des cellules malades, à suivre l’évolution d’une maladie ou, dans certains cas, à détruire directement des cellules cancéreuses grâce à des traitements radioactifs ciblés. Elle ne concerne cependant pas tous les patients : son utilisation dépend de la maladie diagnostiquée et de l’avis des spécialistes.

Comment se portent déjà les hôpitaux camerounais sur le terrain ? Les facilités annoncées par le Minsanté pour la prise en charge des patients dans les hôpitaux du Cameroun sont-elles effectivement accessibles ?

À regarder les équipements installés dans certains hôpitaux, notamment les CHR dans les régions et les hôpitaux généraux de Douala et Yaoundé, on pourrait accorder du crédit aux déclarations du Dr Manaouda Malachie.

Mais là où le problème se pose, c’est au niveau de l’effectivité et de la qualité de la prise en charge des patients dans ces établissements. On rencontre encore, dans de nombreux établissements sanitaires au Cameroun, des femmes enceintes qui meurent faute de moyens de prise en charge. D’autres sont séquestrées avec leurs bébés pour non-paiement de factures exorbitantes.

Sans compter le nombre de Camerounais qui lancent quotidiennement des appels à l’aide sur les réseaux sociaux pour solliciter la générosité de personnes de bonne volonté et obtenir un soutien financier pour leurs soins. Tout cela alors que le ministre Manaouda Malachie ne cesse de clamer qu’avec 6 000 FCFA, une femme enceinte peut bénéficier au Cameroun d’une prise en charge allant du suivi de la grossesse jusqu’à l’accouchement. Il nous a même présenté, dans un CHR à Garoua, des machines capables de traiter le cancer et d’autres maladies délicates.

Si tout cela est effectivement une réalité et que, selon ses déclarations, les hôpitaux camerounais disposent de plateaux techniques comparables à ceux des pays développés, comment expliquer qu’aucune autorité camerounaise, pas même le président de la République, dont il affirme appliquer la politique de santé, ne se fasse soigner dans ces hôpitaux ? On se souvient encore que le président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana, est décédé à Paris, après avoir tenté en vain de recouvrer la santé à l’Hôpital général de Yaoundé.

Paul Biya lui-même semble avoir un abonnement premium en Suisse pour ses soins. Sans parler du défunt président du Sénat et d’autres personnalités.

Comment le Cameroun compte-t-il pratiquer la médecine nucléaire lorsque de nombreux patients meurent encore de maladies pourtant courantes, faute de soins appropriés ? Que compte faire le ministre de la Santé pour changer les mentalités de certains personnels soignants, dont les comportements précipitent trop souvent les malades vers la tombe ?

Comment compte-t-il faire pour que la santé devienne une priorité pour ces personnels, dont certains semblent placer l’argent au-dessus de tout dans les hôpitaux ? Enfin, comment compte-t-il leur apprendre à mieux traiter les patients et à établir avec eux une relation plus humaine ?

Car, au bout du compte, le rétablissement d’un patient dépend aussi de la manière dont il est traité à l’hôpital. Il est inconcevable que des mamans qui viennent de donner naissance soient obligées de partager des lits de maternité, faute de places.

Le ministre Manaouda Malachie devrait expliquer aux Camerounais comment bénéficier concrètement d’une prise en charge de la grossesse à l’accouchement pour seulement 6 000 FCFA. C’est par une meilleure diffusion de l’information et une sensibilisation accrue sur le terrain que les premières avancées pourront se concrétiser.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

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Dossier Christian Kofane : Albacete doit près de 650 millions FCFA à l’AS Nylon

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L’AS Nylon vient de remporter une importante bataille juridique devant la FIFA. Le club camerounais a obtenu gain de cause face à la formation espagnole […]

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