Actualités locales
Mamadou Mota recadre Jacques Fame Ndongo
Le premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), a recadré le ministre d’État Jacques Fame Ndongo en rejetant vivement ses récentes déclarations sur l’absence prolongée du chef de l’État et le fonctionnement de l’exécutif.
Alors que le dignitaire du Rdpc niait toute vacance du pouvoir, l’opposant a fustigé la soumission et la rhétorique des caciques du régime. L’absence prolongée du président Paul Biya, parti à l’étranger pour un séjour privé, suscite de vifs débats au sein de la classe politique camerounaise. Tandis que le parti au pouvoir tente de rassurer l’opinion, l’opposition réclame plus de transparence quant à la continuité de l’État.
Lire le texte de Mamadou Mota :
Monsieur le Ministre,
Quelle fulgurance ! Quel étalage théâtral de rhétorique et de citations philosophiques mal digérées pour tenter d’aveugler les Camerounais ! En lisant votre communiqué estampillé du Ministère de l’Enseignement Supérieur, on hésite entre le vertige d’une tribune d’agrégé en plein délire et le comique troupier d’un régime aux abois.
Puisque vous convoquez Aristote, Sartre et Voltaire pour camoufler un vide institutionnel criant, permettez-moi de vous ramener à une réalité un peu plus prosaïque : 44 jours d’absence du Chef de l’État et la Constitution de la République du Cameroun.
Vous qualifiez de barbarisme juridique la seule évocation du mot vacance. Mais de qui vous moquez-vous ? Que connaissez-vous du droit? Et même du journalisme, on compte vos publications qui d’ailleurs provoquent la nausée chez l’esprit aguerris
L’article 6, alinéa 4 de notre loi fondamentale est pourtant d’une clarté limpide : « En cas de vacance de la Présidence de la République pour cause de décès, de démission ou d’empêchement définitif constaté par le Conseil Constitutionnel… ».
Rien de très « aristotélicien » là-dedans, Monsieur le Secrétaire à la communication. La vacance n’est pas un concept métaphysique, c’est une réalité juridique prévue par la règle de droit ! Prétendre qu’aucune disposition légale ne fixe la durée maximale d’un séjour présidentiel à l’étranger pour balayer le débat relève du sophisme pur.
À partir de combien de semaines d’absence physique l’exercice de la magistrature suprême devient-il une vue de l’esprit ? 44 jours loin du territoire national, ce n’est pas un séjour, c’est un exil de fait. Le pouvoir exécutif s’exerce au cœur de la Nation, pas par signaux de fumée ou par télépathie depuis des suites hôtelières à l’autre bout du monde.
Vous nous assurez, la main sur le cœur, que le Chef de l’Exécutif est au travail et qu’il suit méticuleusement les dossiers « par les moyens électroniques ». Vraiment ? Le Cameroun serait donc devenu le premier pays au monde gouverné en télétravail clandestin ? Et que dire de vos déclarations selon lesquelles les opposants sont justes sur les réseaux sociaux ?
L’Article 5 de la Constitution dispose que le Président de la République veille au respect de la Constitution et assure le fonctionnement régulier des pouvoirs publics . Comment assurer la continuité et la régularité des institutions républicaines quand la présence même du Chef de l’État relève de l’apparition divine ou de l’acte de foi ? Comment signer des décrets, présider des conseils des ministres ou faire face aux urgences sécuritaires et économiques de la Nation par procuration numérique invisible ? On signe depuis Genève et on marque Yaoundé. C’est ça ?
Ce n’est pas une somnolence, Monsieur Fame Ndongo, c’est une léthargie systémique garantie par des communicants qui préfèrent les acrobaties littéraires à la vérité des faits. Pour masquer ce grand vide, vous sortez la grosse artillerie de la pédanterie :
– Un zeste de Sartre : « L’homme est la somme de ses actes ». Précisément ! Et la somme des actes actuels de l’exécutif se résume à une absence de 44 jours et à des communiqués d’autosatisfaction rédigés dans la panique.
– Une pincée de Voltaire : « Il faut cultiver son jardin ». Le problème, c’est que le jardin de la République se décompose pendant que ses jardiniers font de la philosophie de comptoir !
– « L’enfer, c’est les autres », citez-vous avec un brin de condescendance. Mais en l’occurrence, l’enfer des Camerounais, ce ne sont pas « les autres », ni la médisance. L’enfer, c’est cette obstination absurde à traiter les citoyens comme un public inculte incapable de constater qu’un pays ne peut pas être dirigé en mode fantôme pendant plus d’un mois et demi.
Plutôt que d’invoquer l’éthique universelle et éternelle pour museler les inquiétudes légitimes de 30 millions de citoyens, appliquez simplement le droit. Le Cameroun n’a pas besoin d’exégèse littéraire, il a besoin d’un État incarné, présent sur son sol et comptable de ses actes devant la Nation.
Rangez vos manuels de philosophie, Monsieur le Ministre : la Constitution n’est pas une œuvre de fiction, et la patience des Camerounais a des limites que vos effets de manche ne suffiront plus à masquer.
Baba bikkoy
La quinine du RDPC
Mamadou Mota
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Décès d’Édouard Djonkam, entraîneur de football

Il est mort apprend-on ce jeudi 23 juillet 2026 des suites de maladie.
L’univers du football est en deuil au 237 (Cameroun). Selon nos confrères de Vitrine Sportive, Édouard Djonkam, l’ancien entraîneur de Fovu Club de Baham et de Sable de Batié, est mort ce jeudi 23 juillet 2026 des suites de maladie.
Cadre d’Éducation Physique et Sportive (EPS), il a marqué plusieurs générations de sportifs par son engagement et sa passion pour le football. Il a également occupé les fonctions de Secrétaire général de la Ligue régionale de football de l’Ouest, où il a contribué au développement du football régional.
La Coupe de l’Unifac
A Sable de Batié, il prend les rênes des « San San Boys » au milieu des années 2000. Dans un contexte de restructuration administrative et financière, il s’est attelé à remobiliser l’effectif et à inculquer une culture de la détermination à ses joueurs. Comme entraineur de Fovu de Baham, Édouard Djonkam a également conduit l’encadrement technique du club des Hauts-Plateaux.
Il les a menés lors de campagnes majeures, notamment en Coupe du Cameroun et dans les compétitions sous-régionales comme la Coupe de l’Unifac. Il prend la direction du « Tout Puissant de l’Ouest », Racing de Bafoussam, en 2008. Il réussit le tour de force de redresser l’équipe pour l’amener au titre de champion provincial, qualifiant le Racing pour les tournois d’accession en MTN Elite Two.
Stade de Bandjoun
Avant de s’installer sur le banc de Batié, il avait également officié comme responsable technique de Stade de Bandjoun, autre équipe emblématique de la région. Son décès marque la perte d’un grand serviteur du football local, reconnu par ses pairs pour son humilité, son sens tactique et son dévouement à la formation des talents camerounais
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Pacte gazier historique entre Nigéria et Maroc

La capitale sierra-léonaise a accueilli le 19 juillet 2026 un moment charnière pour l’avenir énergétique du continent : la signature de l’Accord inter-gouvernemental (IGA) sur le Gazoduc Africain-Atlantique reliant le Nigéria au Maroc, couronnant près d’une décennie de coopération entre les deux capitales.
Tout est parti d’une rencontre : en 2016, lors d’une visite royale au Nigéria, Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président nigérian de l’époque, feu Muhammadu Buhari, posent ensemble les jalons du projet. Cet engagement demeure d’actualité, réaffirmé par l’actuel chef de l’État nigérian, Bola Ahmed Tinubu. Entre-temps, l’ONHYM côté marocain et la NNPC Ltd. côté nigérian ont pris le relais pour transformer cette vision politique en projet technique, sous le suivi personnel du Souverain, pour qui ce dossier incarne sa politique africaine d’intégration, de prospérité partagée et de souveraineté énergétique.
Il convient de replacer cet événement dans son juste contexte : la cérémonie du 19 juillet s’inscrit avant tout dans une séquence propre à la CEDEAO, dont les États membres ont formalisé, à travers cet accord, leur adhésion collective au cadre juridique du gazoduc. Le Royaume du Maroc, qui n’appartient pas à la CEDEAO, était présent en sa qualité de porteur du projet. Freetown acte donc l’adhésion régionale, mais la séquence finale — la plus emblématique — se tiendra au Maroc à la rentrée.
Maroc-Nigéria
Cette prochaine étape verra la signature solennelle de l’accord instituant la société de gestion du gazoduc, dont le siège sera établi au Maroc, où se jouera le volet opérationnel et financier du projet. Elle devrait réunir Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Président Tinubu et le Président de la Mauritanie, marquant le passage à une phase pleinement exécutive.
Le partenariat Maroc-Nigéria reste la pierre angulaire de cette réussite : une relation équilibrée et stratégique, construite sur la confiance, qui dépasse le seul projet gazier pour englober des dimensions économiques, politiques et sécuritaires. La coordination ONHYM-NNPC, modèle de coopération Sud-Sud, illustre une confiance établie de longue date entre Rabat et Abuja, permettant d’avancer étape par étape, sans précipitation.
L’Atlantique
Plus qu’une infrastructure, le gazoduc se veut un corridor d’intégration pour toute l’Afrique de l’Ouest, un levier de souveraineté énergétique et de prospérité partagée, contribuant à la sécurité énergétique régionale, à l’industrialisation et à l’ouverture vers l’Europe. Il s’inscrit dans la vision atlantique de Sa Majesté le Roi, faisant de l’Atlantique un espace reliant l’Afrique, l’Europe et les Amériques.
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prison à vie pour deux accusés

Le Tribunal correctionnel d’Abidjan a condamné jeudi 23 juillet 2026, deux jeunes hommes à la prison à vie pour le meurtre d’un livreur Yango, tué lors d’un vol à main armée dans la nuit du 6 au 7 juillet. Deux autres prévenus ont écopé de dix ans de prison pour recel et association de malfaiteurs.
Le Tribunal correctionnel d’Abidjan a rendu son verdict dans l’affaire du meurtre d’Amidou Koné, livreur Yango, agressé à mort dans la nuit du 6 au 7 juillet 2026 par un groupe de jeunes armés de machettes et de couteaux, qui avaient emporté sa motocyclette.
Grâce aux investigations des services de police, quatre suspects ont été interpellés puis déférés devant le parquet. À l’issue de leur comparution en flagrant délit, le tribunal a déclaré tous les prévenus coupables des faits qui leur étaient reprochés.
Un verdict sans appel !
Les principaux accusés, Soumahoro Souleymane, alias « Gnaimairai », et Traoré Blaffou, alias « Gazo », ont été condamnés à la prison à vie pour vol à main armée avec violences ayant entraîné la mort. Les deux autres prévenus, Bamba Karim Kapi et Bamba Nouffou, reconnus coupables notamment de recel de la motocyclette volée, ont été condamnés à dix ans d’emprisonnement et à une amende de 3 millions de FCFA chacun.
Le tribunal a également condamné les quatre hommes à verser solidairement 200 millions de FCFA de dommages et intérêts, répartis à parts égales entre la concubine de la victime et sa famille.
Dans son communiqué, le procureur de la République a dénoncé la recrudescence des agressions visant les usagers de motocyclettes et a réaffirmé sa détermination à requérir une application rigoureuse de la loi contre les auteurs de ces actes criminels.
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