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Dette flottante : les avances de trésorerie accentuent les restes à payer de l’État, chiffrés à 1 026 milliards de FCFA

(Investir au Cameroun) – Le gouvernement camerounais établit un lien entre la multiplication des dépenses extrabudgétaires réglées par avances de trésorerie et l’accumulation des factures impayées au Trésor. Dans le Document de programmation économique et budgétaire 2027-2029, il annonce vouloir réduire le recours à ces décaissements afin de limiter la formation de nouveaux restes à payer.
À fin mars 2026, l’encours des restes à payer était maintenu à 1 026,3 milliards de FCFA, dont 452,5 milliards, soit environ 44 %, correspondaient à des factures âgées de plus de trois mois. La Caisse autonome d’amortissement précise toutefois que ce montant demeurait celui estimé à fin décembre 2025, dans l’attente de la consolidation des paiements effectués au cours du premier trimestre.
Le ministère des Finances attribue une partie de cette accumulation à« une multiplication de dépenses extrabudgétaires payées trop souvent malheureusement sous forme d’avances de trésorerie ». Ce constat signifie que les tensions de paiement ne proviennent pas seulement d’une insuffisance ponctuelle de liquidités. Elles trouvent aussi leur origine dans la manière dont certaines dépenses sont engagées et régularisées dans le budget.
Des dépenses exécutées avant leur régularisation budgétaire
Dans le circuit ordinaire, une dépense publique doit être couverte par des crédits, puis engagée, liquidée, ordonnancée et payée. L’avance de trésorerie permet de mobiliser plus rapidement des fonds pour certaines opérations, sous réserve d’une régularisation budgétaire et comptable ultérieure.
Cet instrument n’est pas automatiquement irrégulier. Il peut notamment répondre à une urgence ou à une dépense dont le règlement ne peut attendre l’achèvement de toutes les étapes ordinaires. Le risque apparaît lorsqu’il devient un mode récurrent d’exécution, que les crédits correspondants sont insuffisants ou que la régularisation intervient tardivement.
La dépense est alors exécutée immédiatement, mais sa prise en charge définitive est reportée. L’administration doit soit rechercher les crédits nécessaires, soit différer d’autres règlements. Ce décalage contribue à engorger la chaîne de la dépense et à faire remonter les factures non payées dans les comptes du Trésor.
Le DPEB ne chiffre pas la part des 1 026,3 milliards de FCFA directement imputable aux avances de trésorerie. Les restes à payer comprennent également des dépenses régulièrement engagées mais non encore réglées. Le gouvernement présente néanmoins les dépenses extrabudgétaires comme l’un des facteurs explicites de leur renouvellement.
Une dette flottante qui se reconstitue malgré les paiements
Le problème persiste alors même que l’État affirme avoir consacré 232,5 milliards de FCFA en 2024, puis 230,4 milliards en 2025, à l’apurement de la dette flottante. Ces règlements représentent un total de 462,9 milliards de FCFA en deux ans.
Malgré cet effort, la dette flottante « tend à se renouveler dans certains domaines », reconnaît le gouvernement. Le document cite notamment les baux publics insuffisamment budgétisés, les loyers dus dans le cadre de certains partenariats public-privé et le rachat par l’État des dettes d’entités publiques.
En 2025, les restes à payer du Trésor et la dette non structurée suivie par la CAA ont représenté 715,6 milliards de FCFA parmi les besoins de financement et de trésorerie de l’État. Ce montant s’ajoutait au déficit budgétaire de 350,2 milliards, à l’amortissement de la dette de 706,8 milliards et au remboursement de 49 milliards de crédits de TVA.
Ces chiffres montrent que les impayés ne constituent plus un simple poste comptable. Ils absorbent une part importante des ressources de trésorerie et réduisent les marges disponibles pour financer les dépenses nouvelles.
Les fournisseurs financent temporairement l’État
Pour les entreprises, les restes à payer correspondent à des prestations déjà exécutées ou à des biens livrés, mais non encore réglés. Lorsque ces retards se prolongent, ils reviennent de fait à faire financer temporairement l’État par ses fournisseurs.
Les entreprises concernées doivent alors continuer à payer leurs salariés, leurs sous-traitants, leurs impôts et leurs banques sans avoir encaissé les sommes dues par l’administration. Cette situation peut provoquer des tensions de trésorerie, retarder les investissements ou accroître le recours au crédit bancaire.
Le coût de ces délais peut ensuite être répercuté sur la commande publique. Un prestataire qui anticipe un règlement tardif peut intégrer dans son prix le coût du financement bancaire, le risque de change ou la probabilité d’un dépassement des délais contractuels.
L’accumulation des restes à payer transforme ainsi une contrainte de trésorerie publique en risque financier pour les entreprises travaillant avec l’État. Elle peut aussi fragiliser les petites et moyennes entreprises, moins capables que les grands groupes de supporter plusieurs mois d’impayés.
Un problème de transparence et de crédibilité budgétaire
Le recours répété aux avances de trésorerie pose également une question de lisibilité budgétaire. Une dépense exécutée en dehors du calendrier ou des procédures ordinaires peut ne pas apparaître immédiatement dans les crédits consommés, alors même que l’obligation financière existe déjà.
Cette situation complique l’évaluation du coût réel des politiques publiques et réduit la capacité du Parlement, des organes de contrôle et des citoyens à suivre l’exécution du budget voté. Elle peut également conduire à reporter sur les exercices suivants des dépenses décidées au cours de l’année précédente.
Pour les trois prochaines années, le gouvernement annonce donc vouloir« réduire les avances de trésorerie et par conséquent limiter l’accumulation des restes à payer ». Cette orientation figure parmi les mesures destinées à maîtriser les dépenses courantes et à consolider les finances publiques.
La formulation établit clairement le lien recherché par les autorités entre la réduction des avances et le ralentissement de la dette flottante. Elle ne précise cependant ni le montant actuel des avances, ni le plafond futur, ni les administrations les plus concernées.
La portée de l’engagement dépendra des instruments retenus pour en mesurer l’exécution. Le DPEB ne fixe pas, à ce stade, de trajectoire chiffrée de réduction des avances de trésorerie. Il ne fournit pas non plus de ventilation par ministère, par catégorie de dépenses ou par bénéficiaire.
Baudouin Enama
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Blériot Nyemeck raconte comment Parfait Ayissi a perdu son poste de DG

Blériot Nyemeck est revenu sur les circonstances qui ont conduit au départ de Parfait Ayissi de la direction générale d’Info TV.
Invité de l’émission Obama Times ce dimanche 1ᵉʳ novembre 2026, diffusée sur A1 TV et présentée par Ernest Obama, il a notamment évoqué les sollicitations répétées du promoteur de la chaîne, Dieudonné Mveng, pour qu’il prenne la tête de la télévision, ainsi que l’incident survenu lors de la couverture de la Coupe André Onana à Oveng.
Selon son témoignage, Dieudonné Mveng lui aurait proposé de devenir directeur général d’Info TV environ six mois après son arrivée au sein de la chaîne. Une proposition qu’il affirme avoir refusée à plusieurs reprises, alors que Parfait Ayissi occupait déjà cette fonction.
« On est resté dans cette discussion pendant 18 mois », a déclaré Blériot Nyemeck, expliquant avoir finalement accepté après une longue période de réticence, en raison de difficultés de fonctionnement qu’il dit avoir observées au sein de la chaîne.
Cameroun Actuel vous propose cet extrait de l’interview de Blériot Nyemeck sur A1 TV :
Blériot Nyemeck : Six mois après mon arrivée à Info TV, M. Dieudonné Mveng me propose de devenir directeur général d’Info TV. Alors que Parfait Ayissi est directeur général, je lui dis non, ce n’est pas possible. Il me dit non, je lui dis ce n’est pas possible.
On est resté dans cette discussion pendant 18 mois. C’est au 18ᵉ mois, pour une raison que je vais évoquer ici, que j’ai fini par accepter.
Ernest Obama : Pourquoi vous avez accepté ?
Alors, Dieudonné Mveng décide chaque fois qu’il y a un problème, chaque fois qu’il y a un malentendu, avec Parfait Ayissi, il m’en parle et je lui dis : « Il faut en parler à Parfait. » Il me dit non, il s’en plaint, il se plaint de beaucoup de petites choses, mais notamment du fait que Parfait, dès que les émissions sont finies, il rentre directement, il quitte l’Info TV.
Ernest Obama : Mais est-ce qu’il travaille là-bas ?
Blériot Nyemeck : Non, il était directeur général.
Ernest Obama : Mais le directeur ne doit pas rester au bureau tout le temps ?
Blériot Nyemeck : Non, non, le directeur suit la télé. Je ne parle pas du CEO, à moins que… Moi, c’est mon directeur qui gère au quotidien.
Donc, Dieudonné Mveng a besoin d’un directeur général présent, opérationnel. Alors, Parfait fait cela et Dieudonné pense qu’il doit s’en séparer. Je lui dis non.
Un jour, même Parfait et moi, nous discutons, on est allé lui dire que Nyemeck est en train… Je lui dis non, il n’en est rien. Dieudonné m’a proposé, je n’ai pas accepté.
Il se produit un événement un jour, lors de la coupe André Onana, à Oveng. Aristide Manda, je cite les contemporains, vient voir Parfait Ayissi. Il lui dit : Je veux que Info TV vienne couvrir l’événement.
Ils s’entendent et puis Aristide Manda verse ce qu’il faut pour la couverture. Il lui dit : « Mais je veux aussi que Blériot et toi soyez là, à mon nom. » Il donne à Parfait son carburant et il dit à Parfait : « Bon, tu remets ceci à Blériot. »
Parfait Ayissi me remet mon carburant, on va à Oveng. Quand l’équipe d’Info TV va à Oveng et à la fin de la cérémonie, l’équipe d’Info TV a des problèmes pour rentrer parce qu’on ne leur a pas donné leur argent de transport.
Ernest Obama : Qui n’a pas donné ?
Blériot Nyemeck : Parfait Ayissi ne leur a pas donné l’argent de transport. Et l’un des beaux-frères de Parfait est de la délégation, son beau-frère, le cousin à sa femme. Donc, les gars,
Ernest Obama : Est-ce qu’il avait vraiment reçu les frais de transport ?
Blériot Nyemeck : Il les avait reçus. Peut-être qu’il n’a jamais su.
Ernest Obama : Peut-être qu’il a oublié…
Blériot Nyemeck : J’ai dit à Dieudonné, tu aurais dû lui dire pourquoi tu l’as enlevé DG. Donc, alors, les gars, finalement, Aristide leur donne 10 000. Ils rentrent.
Quand ils arrivent, Dieudonné Mveng il décide que l’élément ne va pas passer. Aristide, qui a des accords avec André Onana, se rend compte. Il essaie d’appeler Dieudonné Mveng, Dieudonné Mveng ne le prend pas au téléphone.
Il est dépité. Il me joint. Il me dit Mais voici ce qui s’est passé. Tu sais, maintenant, le PDG m’insulte. Il dit que j’ai méprisé ses collaborateurs…
Je demande au PDG d’écouter Aristide ? Aristide Manda lui explique ce qui s’est passé et Dieudonné Mveng m’appelle et il me dit : je vais licencier Parfait Ayissi et je vais le relever de ses fonctions ce soir.
J’essaie encore de faire la médiation. Rien. […] Et Dieudonné, me dit : « Tu deviens DG. » Jamais de la vie, je ne peux pas remplacer Parfait Ayissi.
Et je lui suggère quelqu’un qui devrait le remplacer, puisqu’il est déjà décidé. Je lui suggère une femme qui avait été DGA. Il me dit non. Et lui-même propose une certaine Ilouga Hermine qu’il nomme.
Alors Parfait me reproche le fait que je ne l’ai pas prévenu des échanges que j’avais eus avec Dieudonné Mveng, sachant qu’on allait le relever de ses fonctions.
Mais je lui dis non, je ne pouvais pas revenir te dire que même si je te l’avais dit, qu’est-ce que cela aurait changé ? Parfait est donc relevé de ses fonctions de DG.
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L’Espérance de Tunis accélère sur le dossier David Roy Nyengue. Selon les informations d’Africafoot, le club de la capitale tunisienne a transmis une offre officielle […]
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Lekié FF accroche le FUS Rabat (0-0) pour ses débuts historiques

Lekié Football Filles a tenu le FUS Rabat en échec (0-0), en ouverture de la Ligue des champions féminine de la CAF. C’était ce dimanche à Ismaila en ouverture de la compétition.
Avec Ajara Nchout Njoya titulaire, le premier club camerounais de l’histoire en phase finale décroche un point pour ses débuts. Résister à la machine à marquer qu’est FUS n’est pas une mince affaire, Cet adversaire avait inscrit 14 buts en qualification.
La rencontre s’est conclue sur un score nul et vierge au stade du Canal de Suez. Orline Djutchie a reçu le premier carton jaune du match à la 31e minute côté Lekié. Elle a été imitée quatre minutes plus tard Maryame Atiq, puis par Nicole Ndjock à la 78e. Les deux entraîneurs ont procédé à plusieurs changements. Le FUS aux 55e, 66e et 80e minutes, Lekié aux 70e et 85e — sans que le score ne bouge.
Lekié FF, un premier point qui compte
Le FUS Rabat abordait la rencontre fort de statistiques offensives marquantes. 14 buts inscrits en trois victoires lors des qualifications de la zone UNAF. Face à la défense camerounaise, les Marocaines de Mehdi El Qaichouri n’ont pas retrouvé cette efficacité.
Avec Ajara Nchout Njoya titularisée, Lekié FF s’offre un point important pour sa première participation à la phase finale. L’entraîneur Stéphane Ndzana y voit « une première base encourageante » pour la suite d’une campagne continentale. Le club de Yaoundé, vainqueur de la zone UNIFFAC, aborde le reste du groupe A sans avoir cédé.
Lekié FF affrontera les Mamelodi Sundowns, doubles championnes d’Afrique ce mercredi. L’équipe va clore sa phase de groupes face au FC Masar le 7 novembre. Les deux premières du groupe A rejoindront les demi-finales, programmées le 11 novembre.
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