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Algérie : l’allemand Maincor s’associe à Condor pour fabriquer des tuyaux pour le bâtiment et l’industrie

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Algérie : l’allemand Maincor s’associe à Condor pour fabriquer des tuyaux pour le bâtiment et l’industrie
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(Investir au Cameroun) – L’accord de partenariat a été conclu lors d’un Forum économique algéro-allemand organisé Berlin, en marge d’une visite officielle du président algérien Abdelmadjid Tebboune. Il prévoit un investissement industriel et un transfert de technologie.

Condor Electronics, une entreprise algérienne spécialisée dans la fabrication d’équipements électroniques et électroménagers, a annoncé, le vendredi 17 juillet, la signature d’un accord de partenariat avec la société allemande Maincor Rohrsysteme, pour fabriquer des tuyaux destinés à plusieurs applications dans les domaines du bâtiment et de l’industrie.

«Condor a signé un accord de partenariat industriel comprenant un investissement industriel et un transfert de technologie avec la société Maincor Rohrsystem, spécialisée dans la fabrication de tous types de tuyaux pour les solutions de chauffage central, les industries électroménagères, ainsi que pour ceux utilisés dans la construction automobile», a indiqué l’entreprise privée dans un communiqué. «Ces produits seront fabriqués en Algérie sous la marque allemande, pour être commercialisés localement et exportés vers les marchés extérieurs», a-t-elle ajouté, sans toutefois révéler le montant de l’investissement prévu.

Maincor Rohrsysteme dispose d’un savoir-faire poussé dans la production de tuyaux pour des applications dans le bâtiment et l’industrie. Elle fabrique des systèmes de tuyaux pour le chauffage, la plomberie et les installations sanitaires, ainsi que des solutions pour la ventilation résidentielle. Sa branche industrielle fabrique des tuyaux techniques dans des domaines variés comme l’automobile, l’électroménager, les installations électriques et la protection de câbles.

Filiale du groupe familial Benhamadi, Condor Electronics fabrique quant à elle notamment des téléviseurs, des smartphones, des ordinateurs, des appareils électroménagers et des panneaux solaires, avec un taux d’intégration locale allant de 45 % à 100 % selon les gammes de produits. L’entreprise, qui assemble également des produits appartenant à plusieurs marques internationales, dont Hisense, Whirlpool, Beko, Daikin, Candy et Rosière, exporte la majeure partie de sa production vers 18 marchés répartis entre l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Europe. Outre l’électroménager et l’électronique, le groupe est présent dans le BTP et la construction, l’emballage, l’hôtellerie et l’agroalimentaire.

L’accord de partenariat entre Condor Electronics et Maincor Rohrsysteme a été conclu lors du Forum économique algéro-allemand qui a été organisé à Berlin, en marge de la visite officielle du président algérien Abdelmadjid Tebboune en Allemagne. Ce forum s’est conclu par la signature de 31 accords et mémorandums d’entente couvrant les secteurs de l’énergie, de l’industrie, de la santé, des transports, de la numérisation, de l’économie verte et du tourisme.

Walid Kéfi

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Mboa Jeunes Créatifs : 48 entrepreneurs sélectionnés parmi 1 240 candidats pour une incubation à Yaoundé et Douala

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Mboa Jeunes Créatifs : 48 entrepreneurs sélectionnés parmi 1 240 candidats pour une incubation à Yaoundé et Douala
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(Investir au Cameroun) – Quarante-huit jeunes entrepreneurs camerounais ont été sélectionnés pour intégrer la phase d’incubation du programme Mboa Jeunes Créatifs. Présentée le 17 juillet 2026 à Yaoundé, cette nouvelle cohorte représente moins de 4 % des 1 240 candidatures reçues dans les villes de Yaoundé et Douala.

Les porteurs de projets retenus interviennent dans quatre secteurs prioritaires : l’économie verte, l’innovation numérique, l’économie sociale et solidaire, ainsi que l’artisanat et les industries créatives.

Pendant la phase d’incubation, ils bénéficieront de formations entrepreneuriales avancées, d’un accompagnement personnalisé et du mentorat d’entrepreneurs expérimentés et de spécialistes sectoriels. Ils seront également accompagnés dans la structuration de leurs projets, l’amélioration de leurs modèles économiques et la préparation à la recherche de financements.

Une sélection en plusieurs étapes

Les organisateurs ont reçu 1 240 candidatures d’entrepreneurs installés à Yaoundé et Douala. Plus de 250 candidats ont franchi l’étape de présélection, avant que 132 d’entre eux ne participent à des sessions de sensibilisation et de formation à l’entrepreneuriat.

Lors de la phase finale organisée à Yaoundé, 63 projets ont été présentés devant un jury d’experts. Quarante-huit entrepreneurs ont finalement été retenus pour intégrer le programme d’incubation, soit environ 3,9 % du nombre initial de candidats.

Ce niveau de sélection témoigne de l’intérêt suscité par les dispositifs d’accompagnement entrepreneurial, mais aussi de la capacité encore limitée du programme à absorber l’ensemble de la demande.

Antoine Bitting, chef de projet à Cameroun Entreprises Développement, indique que l’objectif est d’aider les participants à transformer leurs idées en entreprises solides, innovantes et durables, capables de créer des emplois.

Des financements encore non précisés

La sélection a été menée dans le cadre de REJEUNES-DY, un projet consacré à l’employabilité, à l’autonomisation économique et à l’engagement citoyen des jeunes à Yaoundé et Douala.

Le projet est mis en œuvre par Cameroun Entreprises Développement en partenariat avec l’Institut européen de coopération et de développement, dans le cadre du programme Mboa Jeunes Créatifs, financé par le Fonds Équipe France.

Selon Augustine Louvel, responsable du programme, certains entrepreneurs pourraient bénéficier d’un financement à l’issue des évaluations de terrain afin de développer leurs activités dans différents quartiers de Yaoundé et Douala.

Les organisateurs ne précisent toutefois ni l’enveloppe globale disponible, ni le montant susceptible d’être accordé à chaque projet, ni le nombre de bénéficiaires qui pourraient effectivement être financés.

Ces informations seront déterminantes pour apprécier la portée économique réelle du programme. L’accès aux financements reste en effet l’un des principaux obstacles à la transformation des projets accompagnés en entreprises viables.

337 emplois directs annoncés depuis 2025

Cette initiative s’inscrit dans un écosystème plus large soutenu par Mboa Jeunes Créatifs, qui couvre notamment la mode, les médias, les services numériques, la culture et les sports urbains.

Depuis le lancement du programme en 2025, les activités accompagnées ont généré 337 emplois directs, tandis que 547 jeunes ont achevé une formation professionnelle, selon les responsables du dispositif.

Ces chiffres donnent une première indication de l’impact du programme. Ils gagneraient cependant à être complétés par le nombre d’entreprises effectivement créées, leur taux de survie, leur chiffre d’affaires et la nature des emplois générés.

Prévu jusqu’en 2027, Mboa Jeunes Créatifs associe l’accompagnement entrepreneurial à la création d’espaces dédiés aux jeunes et à des initiatives communautaires visant à élargir leurs perspectives économiques.

Pour la nouvelle cohorte, le véritable test sera la transformation des 48 projets sélectionnés en activités économiquement viables. La réussite du programme dépendra notamment de la qualité du mentorat, de la durée de l’accompagnement et de l’accès effectif des entrepreneurs aux financements annoncés.

Mercy Fosoh

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Le pari stratégique du camerounais Ousman Yaya Tchounkeu Batchamen dans le marché des ascenseurs

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Le pari stratégique du camerounais Ousman Yaya Tchounkeu Batchamen dans le marché des ascenseurs
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Dans un secteur du BTP et de l’ingénierie en pleine mutation au Cameroun, la jeune pousse BTE Engineering Group, portée par Ousman Yaya Tchounkeu Batchamen, s’impose progressivement sur le marché hautement concurrentiel de l’installation et de la maintenance d’ascenseurs. Entre expansion urbaine accélérée et impératifs de sécurité technique, analyse des enjeux d’un positionnement audacieux au cœur de la zone CEMAC.

L’économie camerounaise, à l’instar de celle de la zone CEMAC, connaît une transformation profonde de ses paysages urbains. L’émergence de nouveaux centres d’affaires, d’immeubles résidentiels de grande hauteur et d’infrastructures commerciales modernes redéfinit les exigences de l’ingénierie civile.

C’est dans ce contexte de transition que de jeunes entrepreneurs tentent de se démarquer sur des niches techniques autrefois dominées par des firmes multinationales. Parmi eux, Ousman Yaya Tchounkeu Batchamen retient l’attention à travers le développement de BTE Engineering Group, une structure qui fait le pari de s’imposer sur le segment exigeant des équipements d’élévation et du génie technique.

Exigences internationales

L’essor démographique et la densification des grandes métropoles comme Douala et Yaoundé imposent une densification verticale de l’immobilier. Les promoteurs immobiliers et les investisseurs institutionnels ne se contentent plus de construire grand ; ils doivent construire moderne, sécurisé et fonctionnel.

Cet urbanisme vertical crée une demande structurelle forte pour les équipements d’élévation (ascenseurs, monte-charges, escaliers mécaniques). Pour une jeune pousse comme celle dirigée par Ousman Yaya Tchounkeu Batchamen, le défi initial consiste à répondre à cette transition architecturale en proposant des standards de fiabilité comparables aux exigences internationales, tout en s’adaptant aux réalités logistiques et réglementaires du marché local.

Les défis techniques et concurrentiels de la maintenance

Dans le secteur de l’ingénierie des transports verticaux, la vente d’équipements ne représente qu’une fraction de l’activité économique. Le véritable enjeu réside dans la maintenance préventive et curative, un domaine où la réactivité, la disponibilité des pièces détachées et la qualification des équipes techniques sont primordiales.

BTE Engineering Group évolue dans un écosystème où la concurrence est rude, opposant des structures locales émergentes à des filiales de groupes étrangers solidement implantées. Pour s’y imposer, la jeune entreprise doit bâtir sa réputation sur la rigueur de sa conformité aux normes de sécurité en vigueur, un facteur différenciant crucial pour rassurer une clientèle d’entreprises et de promoteurs immobiliers de plus en plus exigeante.

Structurer l’expertise locale face aux standards internationaux

Le parcours d’Ousman Yaya Tchounkeu Batchamen illustre la volonté d’une nouvelle génération d’entrepreneurs camerounais de s’approprier des segments technologiques d’ordinaire réservés à l’importation de services clés en main.

L’enjeu pour BTE Engineering Group dépasse la simple prestation commerciale : il s’agit de structurer une véritable filière d’expertise locale capable de former de jeunes techniciens qualifiés. La valorisation du capital humain et le transfert de compétences constituent des leviers indispensables pour pérenniser l’activité et réduire la dépendance technologique vis-à-vis de l’extérieur dans les chantiers de grande envergure en zone CEMAC.

Perspectives et intégration dans l’écosystème BTP régional

À l’heure où les politiques publiques encouragent l’émergence d’un secteur privé national fort et diversifié, la trajectoire de cette jeune structure met en lumière la nécessité d’une vision stratégique à long terme. La pérennité des entreprises d’ingénierie spécialisée dépendra de leur capacité à nouer des partenariats solides avec les acteurs majeurs du BTP, à diversifier leurs sources de financement et à anticiper les évolutions normatives de la construction.

En s’attaquant au marché des ascenseurs avec BTE Engineering Group, Ousman Yaya Tchounkeu Batchamen participe activement à la redéfinition des standards de services aux entreprises au Cameroun, démontrant que l’audace entrepreneuriale locale peut s’ancrer durablement dans les secteurs à forte barrière technique.

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Après les stations-service, le CNCC veut installer banques et Mobile Money dans ses centres de vie

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Après les stations-service, le CNCC veut installer banques et Mobile Money dans ses centres de vie
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(Investir au Cameroun) – Le Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC) cherche un partenaire financier pour installer et exploiter des mini-agences bancaires et des kiosques de Mobile Money dans ses centres de vie aménagés le long des principaux corridors routiers du pays.

L’entreprise publique a publié un avis à manifestation d’intérêt à cet effet. Les candidats disposent jusqu’au 23 juillet 2026 pour soumettre leurs offres.

La première phase du projet concerne le centre de vie de Dibamba, près de Douala. Le dispositif pourrait ensuite être étendu aux sites de Kousséri, Ngoulentang, Garoua-Boulaï et Ngaoundéré.

Selon l’avis, le partenaire retenu devra proposer des services bancaires et financiers digitaux destinés aux transporteurs routiers, aux autres usagers des centres ainsi qu’aux populations riveraines.

L’opération s’inscrit dans la stratégie de modernisation des infrastructures du CNCC et de diversification des services proposés sur les corridors Douala-Bangui et Douala-N’Djamena.

Des centres de vie transformés en pôles multiservices

Cet appel à manifestation d’intérêt intervient quelques mois après le lancement d’un autre projet consacré à l’implantation de stations-service dans certains centres de vie du CNCC.

Le 23 mars 2026, l’entreprise avait recherché un partenaire technique et financier pour assurer la conception, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance de stations-service à Ngoulentang, Garoua-Boulaï et Kousséri.

Le projet prévoit la distribution de carburants et de lubrifiants ainsi que le développement de services connexes, dans le cadre d’un partenariat public-privé ou d’une convention de concession.

Au terme de la procédure de sélection, le CNCC a retenu Tradex, filiale de la Société nationale des hydrocarbures, pour développer et exploiter ces installations.

Avec les stations-service et les futurs points de services financiers, l’entreprise publique poursuit son ambition de faire de ses centres de vie des plateformes intégrées pour le transport routier. Ces sites doivent regrouper, dans un même espace, des services de ravitaillement, de stationnement, de restauration, d’hébergement et d’accompagnement des transporteurs.

Sécuriser les transactions des transporteurs

L’installation de banques et de kiosques de Mobile Money répond aux besoins d’un secteur dans lequel les chauffeurs, chargeurs, commissionnaires en douane et autres acteurs de la chaîne logistique effectuent régulièrement des opérations financières.

Ces transactions concernent notamment le paiement des frais de route, les transferts d’argent, les salaires, les dépenses de carburant, les achats de produits de première nécessité et diverses prestations liées au fret.

En rapprochant les services financiers des zones de stationnement, le CNCC entend limiter les déplacements des conducteurs en dehors des sites sécurisés et faciliter leurs opérations pendant les périodes d’attente ou de repos.

Les centres de vie ont notamment été aménagés pour réduire les stationnements anarchiques de camions le long des routes, qui augmentent les risques d’accident, de vol et d’insécurité pour les conducteurs comme pour les marchandises.

La présence de services bancaires sur place pourrait ainsi renforcer la fréquentation de ces infrastructures et améliorer leur attractivité auprès des transporteurs.

Une opportunité pour les banques et le Mobile Money

Pour les établissements financiers, les centres de vie offrent un accès direct aux acteurs du transport et de la logistique présents sur les corridors vers la République centrafricaine et le Tchad.

La clientèle potentielle comprend les chauffeurs en transit, les propriétaires de camions, les commissionnaires, les commerçants, les personnels des entreprises logistiques et les populations installées à proximité des sites.

L’implantation de mini-agences ou de kiosques permettrait également aux opérateurs financiers d’étendre leur présence physique sans supporter l’ensemble des coûts associés à l’ouverture d’une agence bancaire classique.

Cette configuration pourrait être particulièrement adaptée au Mobile Money, dont les services de dépôt, de retrait et de transfert sont largement utilisés pour les transactions de proximité.

La viabilité commerciale du dispositif dépendra toutefois de plusieurs facteurs : le volume réel de fréquentation de chaque centre, le niveau des transactions, les conditions de sécurité, la disponibilité du réseau télécoms et les modalités financières négociées avec le CNCC.

Diversifier les revenus des centres de vie

Pour le CNCC, l’installation de nouveaux opérateurs pourrait générer des recettes issues de la location d’espaces, des concessions ou du partage de revenus, selon le modèle contractuel qui sera finalement retenu.

Cette diversification permettrait de mieux valoriser les infrastructures déjà construites et de renforcer leur modèle économique, au-delà de leur fonction initiale d’accueil et de sécurisation des transporteurs.

En combinant stations-service, restauration, hébergement et services financiers, le CNCC cherche ainsi à faire de ses centres de vie de véritables points d’activité économique sur les principaux axes de transit du Cameroun.

Le succès du projet dépendra néanmoins de la capacité de l’entreprise à attirer des partenaires financiers disposés à investir dans des sites parfois éloignés des grands centres urbains, tout en garantissant un volume de transactions suffisant pour rentabiliser leur implantation.

Frédéric Nonos

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15-06-2026 – Douala-Bangui / Douala-Ndjamena : le CNCC confie à Tradex les stations-service de ses centres de vie

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