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Affaire Martinez Zogo : Failles de l’enquête révélées

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Affaire Martinez Zogo : Failles de l’enquête révélées
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Les témoignages au Tribunal militaire de Yaoundé révèlent des failles majeures dans l’enquête sur l’assassinat de Martinez Zogo, notamment une gestion défaillante des preuves et des contradictions entre hauts gradés. Le suivi des audiences met en lumière des compromissions et une négligence de la commission d’enquête, entravant la manifestation de la vérité. Retrouvez ici, l’analyse de Christophe Bobiokono.

Lire ici son analyse :

Le colonel Otoulou, commandant de la Légion de gendarmerie du Centre à l’époque des faits, a longtemps été cuisiné mardi dernier par le parquet sur la curieuse latitude laissée au LC Danwé après son interpellation, d’utiliser son téléphone à sa guise, alors même que ce dernier était déjà suspecté d’effacer des messages…

Comme explication à son laxisme étonnant pour un officier supérieur de son rang, qui s’est poursuivi de longs jours durant alors que le téléphone en question était prétendument saisi, M. Otoulou n’a pas trouvé mieux que d’expliquer que M. Danwé est un « camarade », qui a bien coopéré pour la manifestation de la vérité, qui comptait plusieurs de ses camarades de promotion parmi les enquêteurs, et qu’il n’y avait aucun mal qu’il puisse accéder à son téléphone pour être en contact avec sa famille. Il a dit avoir fait preuve d’humanisme à l’égard de son camarade d’armes…

Si je trouve compréhensible la solidarité de corps dont se prévaut le Commandant de Légion à l’égard du colonel Danwé, je le trouve personnellement léger comme Directeur d’enquête. Il a perdu de vue l’essentiel de sa mission d’enquêteur en sécurisant peu les appareils dont l’expertise pouvait davantage éclairer la lanterne de la Justice, comme ce téléphone…

Mon expérience d’ancien membre de la Commission des droits de l’homme et des libertés du Cameroun me permet d’affirmer que le Code de procédure pénale a prévu la possibilité pour un prévenu ou un gardé à vue d’avoir accès à sa famille, à son avocat, son médecin lorsqu’il est privé de liberté. Et le téléphone du service est bien indiqué pour cela. Est-ce franchement anodin de laisser à un suspect la possibilité de disposer de son téléphone déjà saisi ?

Je suis franchement abasourdi d’apprendre qu’un Directeur d’enquête, grade le plus élevé des Officiers de police judiciaire (OPJ), peut se montrer aussi laxiste dans le maniement des téléphones et autres appareils électroniques saisis dans une enquête sérieuse concernant l’enlèvement osé et la mort atroce d’un citoyen…

Et je trouve finalement folkloriques, toutes les mesures prises pour limiter les visites à un gardé à vue suspecté dans un crime aussi abominable, s’il peut communiquer à sa guise avec ses propres téléphones…

Je me demande même si l’ancien Commandant de la Légion du Centre a une personnalité double. Il est pour moi incompréhensible qu’on puisse laisser son téléphone à Justin Danwé dans les circonstances qu’il a décrites lui-même, en évoquant l’humanisme, mais qu’on fasse preuve de froideur noire devant un Anicet Ekane suffoquant à l’agonie, alors qu’on a à portée de main son extracteur d’oxygène. Je préfère croire que j’ai mal compris ce qui a été dit l’autre jour…

Mais, pour être vrai, je ne suis pas surpris par le laxisme de certains Officiers supérieurs de gendarmerie avec leur travail quand ils doivent protéger un camarade d’armes simplement suspecté d’avoir été impliqué d’une façon ou d’une autre dans une affaire pénale…

Onze mois après l’assassinat de Martinez Zogo, l’enquête concernant l’assassinat d’un de mes proches à Nkoabang a connu une fortune curieuse à la Légion du Centre. Je sais maintenant que les considérations de solidarité de corps entre camarades d’armes ont pris le pas sur l’essentiel…

Je suis désolé de le dire dans une grande déception après avoir écouté d’un bout à l’autre la première phase de l’audition du colonel Otoulou dans l’affaire Martinez Zogo : il ne donne pas une image brillante de la gendarmerie. L’humanisme à tête chercheuse qui relègue l’essentiel au second plan est une forme d’incompétence qu’on ignore. Et c’est très grave à certains niveaux de responsabilité.

Christophe Bobiokono

Directeur de publication de Kalara

NB :Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

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le maire de Makary fait le lien avec l’arrestation d’un présumé ravitailleur de Boko Haram

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le maire de Makary fait le lien avec l’arrestation d’un présumé ravitailleur de Boko Haram
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Le village Madegoua, situé à environ 9 km de Makary, dans le département du Logone-et-Chari, a été pris pour cible dans la nuit du mercredi au jeudi 17 septembre 2026.

Selon le maire de la commune de Makary, Agbassi Adoum, joint au téléphone par le journaliste Jean Charles Biyo’o Ella, il est fort probable que l’attaque de Madegoua survenue vers 2 h du matin ce 17 septembre et qui a coûté la vie à 13 personnes, toutes inhumées ce matin, soit une opération de représailles !

Tôt ce jeudi vers 2 h du matin, alors que les habitants dormaient, une escouade d’hommes armés a fait irruption dans la localité. Les premiers tirs ont brutalement réveillé les populations. Les assaillants ont alors ouvert le feu sur plusieurs habitants, faisant treize morts et plusieurs blessés.

Des enfants auraient également été enlevés au cours de cette incursion, selon la même source. Le nombre exact des personnes kidnappées reste toutefois à établir.

Pour le maire de Makary, cette attaque pourrait être liée à une opération de représailles. L’édile fait le rapprochement avec l’arrestation, le 9 août dernier, d’un homme présenté comme un présumé ravitailleur de Boko Haram. Le suspect, domicilié à Ngouma, avait été interpellé à Dougoum-Silo, dans l’arrondissement de Hilé-Alifa, avec une importante cargaison de munitions.

Selon les éléments rendus publics à l’époque par la Gendarmerie nationale, les forces de l’ordre avaient découvert 7 412 munitions de calibre 7,62 × 39 millimètres, dissimulées dans trois bidons. Le suspect avait ensuite été conduit à l’état-major de la compagnie de gendarmerie de Makary pour les besoins de l’enquête.

Pour le maire, l’homme avait été dénoncé par des habitants avant son interpellation. L’attaque de Madégoua, survenue tôt ce matin, serait donc, selon lui, une vengeance contre une population accusée d’avoir contribué à son arrestation. Une hypothèse qui reste, à ce stade, à confirmer par les autorités sécuritaires et judiciaires.

Cette nouvelle attaque rappelle l’incursion menée en juin dernier à Afadé, autre localité de l’arrondissement de Makary. Des hommes armés avaient alors fait irruption de nuit au palais du sultan et enlevé plusieurs personnes, parmi lesquelles deux filles du chef traditionnel, âgées de cinq et quatorze ans.

À Madégoua, l’heure est désormais au deuil et à l’inquiétude. Dans cette partie du Logone-et-Chari, les populations restent exposées aux incursions nocturnes, aux enlèvements et aux attaques attribués aux groupes armés actifs autour du bassin du lac Tchad.

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Logone-et-Chari : 13 morts dans une attaque à Madegoua

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Le village de Madegoua, situé à environ 9 km de Makary, dans le département du Logone-et-Chari, a été attaqué dans la nuit du mercredi au […]

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Willy Mengue attaqué par Mamadou Mota après sa défaite judiciaire face au MRC

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Willy Mengue attaqué par Mamadou Mota après sa défaite judiciaire face au MRC
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L’ancien premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Mamadou Yacouba Mota, a vivement réagi à la décision du Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou dans l’affaire opposant le parti à trois de ses anciens militants, dont Willy Mengue.

Dans un texte publié sur les réseaux sociaux, M. Mota s’en prend particulièrement à Willy Mengue, qu’il accuse d’avoir choisi la voie judiciaire pour contester le fonctionnement interne du MRC.

« Le cas d’école Willy Mengue », écrit-il en ouverture, avant de dénoncer ce qu’il présente comme une démarche contraire, selon lui, au combat politique mené par le parti.

Le Tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou s’est déclaré, jeudi, incompétent pour examiner en référé la demande introduite par Willy Mengue, Kamegne Georgette Laure, dite Laure Noutchang, et Sébastien Mbala Wouria II. Les trois requérants sollicitaient notamment la désignation d’un mandataire judiciaire ad hoc chargé de « normaliser » le fonctionnement du MRC.

Lire la sortie de Mamadou Mota :

« De l’art d’être le dindon d’une farce tragique : le cas d’école Willy Mengue.

Mes chers amis, s’il y a bien une leçon à tirer des soubresauts politiques qui agitent notre scène nationale, c’est que le ridicule possède désormais ses propres professionnels. Pour comprendre la dernière sortie numérique de Monsieur Willy Mengue, il convient d’abord de rappeler le décor. Nous ne sommes pas dans une démocratie scandinave où l’on débat du budget autour d’un thé. Nous sommes au Cameroun, un pays où faire de l’opposition et en particulier au MRC s’apparente à une discipline de haute voltige sans filet.

L’acharnement du régime de Yaoundé n’est plus une tactique, c’est une seconde nature. Arrestations arbitraires, interdictions systématiques, diabolisation médiatique : l’appareil d’État déploie un zèle kafkaïen pour étouffer le moindre souffle de dissidence. Et c’est précisément au milieu de cette tempête, alors que ses anciens camarades font face aux vents contraires avec un courage qui force le respect, que Monsieur Willy Mengue a eu cette illumination magistrale : traîner son propre parti en justice. Quelle audace. Quelle vision stratégique.

Malheureusement pour lui, son plan s’est fracassé sur un écueil prévisible : la justice s’est déclarée incompétente. Traduction politique : circulez, il n’y a rien à voir.

En renvoyant ce plaignant égaré à ses chères études, le tribunal n’a pas seulement douché ses ambitions de grandeur ; il a involontairement privé le MINAT d’un hochet qu’il s’apprêtait à agiter avec gourmandise pour déstabiliser l’opposition. Mais le summum de l’art dramatique est atteint lorsque l’intéressé se répand sur Facebook, la mine défaite, en écrivant : « Quelle triste nouvelle pour le MRC ». Voyez-vous cela.

Monsieur joue les Tartuffes de la démocratie. Il feint de pleurer sur le sort d’un parti qu’il a lui-même tenté de saboter. La vérité, c’est que la triste nouvelle n’est que pour lui, et pour cette cohorte d’opportunistes qui n’ont jamais compris la gravité de la tâche qui leur incombait. Ils ont confondu le combat pour la liberté avec une vulgaire querelle d’arrière-boutique, jouant avec une constance touchante le rôle d’idiots utiles pour un régime qui n’en demandait pas tant. Heureusement, face à ce vaudeville juridico-politique, il restait des adultes dans la pièce.

Je tiens à saluer le collectif Souop Sylvain. Votre patience face à l’absurde, votre abnégation et votre rigueur ont agi comme un puissant révélateur. Vous avez démontré que face aux marionnettes et aux maîtres du cynisme d’État, la droiture et la constance restent les seules boussoles. Les masques sont tombés, et le spectacle est terminé.

Mamadou Mota

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