À l’approche de l’élection présidentielle de la FIFA en 2027, Gianni Infantino fait face à une opposition grandissante. Nasser Al-Khelaïfi est cité parmi les candidats potentiels.
Et si la prochaine élection à la présidence de la FIFA réservait un véritable bouleversement ? Alors que Gianni Infantino semblait jusqu’ici solidement installé à la tête du football mondial, plusieurs fédérations européennes exploreraient désormais une autre voie. Au cœur des discussions, un nom revient avec insistance : celui de Nasser Al-Khelaïfi.
La présidence de la FIFA entre dans une nouvelle phase politique
À moins d’un an du congrès électif prévu en 2027, les tractations s’intensifient loin des caméras. Officiellement, Gianni Infantino demeure le grand favori pour conserver son fauteuil. Pourtant, en coulisses, certains acteurs influents du football européen réfléchissent déjà à une alternative.
Ce changement de climat ne tombe pas du ciel. Ces derniers mois, le président de la FIFA a vu plusieurs dossiers alimenter les critiques, au point de fragiliser son image auprès d’une partie des dirigeants européens.
Ce qui frappe surtout, c’est que les reproches ne concernent plus seulement la gouvernance de l’institution. Ils touchent également la gestion de la Coupe du monde 2026, un tournoi pourtant présenté comme historique.
Une Coupe du monde 2026 qui laisse des traces
Le Mondial organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique n’a pas seulement fait parler pour le spectacle proposé sur les terrains. Plusieurs polémiques sont venues perturber la compétition et alimenter les débats autour de la FIFA.
Parmi les épisodes les plus commentés figure l’éviction d’un arbitre somalien avant même le coup d’envoi du tournoi. Cette décision a rapidement suscité des interrogations.
À cela se sont ajoutés le transfert précipité du camp de base de la sélection iranienne au Mexique, mais aussi une autre affaire particulièrement médiatisée : la levée de la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun après une intervention attribuée à Donald Trump.
Difficile également d’ignorer les critiques visant les déplacements répétés de Gianni Infantino en jet privé. Son important dispositif de sécurité tout au long de la compétition a lui aussi alimenté les discussions. Pour certains observateurs, ces images ont renforcé l’impression d’une présidence de plus en plus éloignée des réalités du football de terrain.
Gianni Infantino conserve un avantage considérable
Malgré cette accumulation de controverses, croire que Gianni Infantino est en difficulté serait sans doute aller un peu vite.
Le dirigeant suisse continue de bénéficier d’un solide réseau de soutiens, notamment auprès des fédérations africaines et asiatiques. Ce bloc représente un poids électoral majeur lors des élections de la FIFA.
À y regarder de plus près, cette assise internationale explique pourquoi il reste aujourd’hui le candidat le mieux placé pour décrocher un quatrième mandat à la tête de l’instance mondiale.
Pourquoi l’Europe pense à Nasser Al-Khelaïfi
Face à cette situation, plusieurs fédérations européennes chercheraient un candidat capable de rassembler suffisamment de voix pour rivaliser avec le président sortant.
Selon les informations de talkSPORT, Aleksander Čeferin ne souhaiterait pas quitter la présidence de l’UEFA afin de briguer celle de la FIFA. Le dirigeant slovène privilégierait la poursuite de son mandat à la tête du football européen.
Cette position ouvre naturellement la porte à une autre personnalité influente : Nasser Al-Khelaïfi.
Depuis son arrivée à la présidence du Paris Saint-Germain en 2011, le dirigeant qatari a considérablement renforcé son influence dans les sphères du football international. Il préside également l’Association européenne des clubs (ECA) depuis 2021 et occupe plusieurs fonctions stratégiques, notamment chez beIN Sports, Qatar Sports Investments (QSI) ainsi qu’au sein de la fédération qatarienne de tennis.
Pour plusieurs dirigeants européens, ce profil présente un avantage évident : il connaît parfaitement les rouages du football moderne, aussi bien sur le plan sportif qu’économique.
Une candidature loin d’être acquise
Faut-il pour autant s’attendre à voir Nasser Al-Khelaïfi annoncer sa candidature dans les prochains mois ? Rien n’est moins sûr.
Toujours selon talkSPORT, le président du PSG ne ferait pas de la présidence de la FIFA une priorité immédiate.
Une telle décision impliquerait d’importants changements dans sa carrière. Afin d’éviter tout conflit d’intérêts, il devrait abandonner plusieurs des responsabilités qu’il exerce actuellement au sein de différentes organisations sportives et médiatiques.
Ce scénario reste donc largement hypothétique.
Dariusz Mioduski, l’autre option étudiée
Les discussions ne se limiteraient d’ailleurs pas au seul nom de Nasser Al-Khelaïfi.
En cas de refus du président du PSG, plusieurs fédérations européennes envisageraient également la candidature de Dariusz Mioduski, actuel président du Legia Varsovie.
Son nom circule avec davantage de discrétion, mais il représenterait une autre possibilité pour ceux qui souhaitent proposer une alternative crédible face à Gianni Infantino.
Une bataille politique qui pourrait redessiner la FIFA
L’élection de 2027 dépasse largement le simple choix d’un président. Elle pourrait définir l’équilibre des pouvoirs au sein du football mondial pour les prochaines années.
Entre les fédérations africaines et asiatiques qui continuent de soutenir Gianni Infantino et une Europe qui cherche progressivement à fédérer une opposition, les lignes commencent à bouger. Reste désormais à savoir si Nasser Al-Khelaïfi acceptera d’endosser ce rôle, au prix d’un profond remaniement de ses fonctions actuelles, ou si une autre personnalité émergera pour porter cette ambition européenne.














