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CEMAC : la demande de liquidité des banques bondit à 535,5 milliards après l’assouplissement de la BEAC

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CEMAC : la demande de liquidité des banques bondit à 535,5 milliards après l’assouplissement de la BEAC
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(Investir au Cameroun) – La demande de liquidité des banques commerciales a atteint 535,5 milliards de FCFA au cours de l’opération hebdomadaire d’injection organisée le 14 juillet 2026 par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Malgré le relèvement de l’enveloppe proposée à 500 milliards de FCFA, la banque centrale n’a pas satisfait 35,5 milliards de FCFA de demandes exprimées par les établissements de crédit de la CEMAC Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et République centrafricaine.

L’appétit des banques pour le refinancement de la BEAC progresse désormais depuis trois adjudications consécutives. Les demandes sont passées de 400 milliards de FCFA le 23 juin à 444,5 milliards le 30 juin, puis à 497 milliards le 7 juillet et à 535,5 milliards le 14 juillet. Elles affichent ainsi une hausse de 33,9 % en trois semaines. Dans le même temps, l’offre de la banque centrale a été portée de 420 à 500 milliards de FCFA.

Cette accélération coïncide avec l’assouplissement de la politique monétaire décidé le 29 juin 2026 par le Comité de politique monétaire de la BEAC. La seule succession de ces opérations ne permet toutefois pas d’établir que la baisse des taux constitue l’unique cause du regain de la demande bancaire.

Une demande supérieure à l’offre depuis fin juin

Lors de l’opération du 23 juin, les 400 milliards de FCFA sollicités par les banques avaient été intégralement servis, sur une enveloppe disponible de 420 milliards. Une semaine plus tard, la demande atteignait 444,5 milliards pour une offre de 440 milliards, laissant 4,5 milliards de FCFA non satisfaits.

Le déséquilibre s’est accentué le 7 juillet. Les banques ont sollicité 497 milliards de FCFA, alors que la BEAC ne proposait que 440 milliards. La demande excédentaire a ainsi atteint 57 milliards de FCFA. Le 14 juillet, le relèvement de l’enveloppe à 500 milliards a permis de réduire cet écart à 35,5 milliards, sans satisfaire l’intégralité des besoins exprimés. Le taux de souscription est ressorti à 107,1 %.

Ces données traduisent une augmentation des besoins de refinancement exprimés auprès de la banque centrale. Elles ne permettent cependant pas de déterminer à quoi les banques destinent les fonds obtenus. Ceux-ci peuvent servir à financer les crédits à l’économie, à gérer des tensions de trésorerie, à renouveler des positions existantes ou à acquérir des titres publics.

Un coût effectif toujours supérieur au taux directeur

Le regain d’intérêt des banques intervient après la décision du Comité de politique monétaire de ramener le taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO) de 4,75 % à 4,50 %. Ce taux constitue le plancher à partir duquel les banques présentent leurs soumissions lors des opérations d’injection à taux variables. Le coût effectivement supporté peut donc être supérieur, en fonction des taux proposés par les établissements et de la concurrence pour les ressources disponibles.

Le 14 juillet, le taux marginal de l’adjudication s’est établi à 4,70 %, tandis que le taux moyen pondéré appliqué aux montants servis a atteint 4,79 %. Ce dernier était de 4,89 % le 23 juin, avant la baisse du TIAO, puis de 4,76 % le 30 juin et de 4,78 % le 7 juillet.

L’assouplissement monétaire a donc réduit le coût moyen du refinancement par rapport au niveau observé avant la décision du 29 juin. Mais la remontée progressive du taux moyen de 4,76 % à 4,79 % entre le 30 juin et le 14 juillet montre que la pression de la demande limite déjà partiellement la transmission de la baisse du taux directeur.

La BEAC a également abaissé de 6,25 % à 5,75 % le taux de la facilité de prêt marginal, appliqué aux financements à très court terme obtenus directement par les banques auprès de l’institut d’émission. Les coefficients de réserves obligatoires ont, eux aussi, été réduits : de 7 % à 6,5 % sur les exigibilités à vue et de 4,5 % à 4 % sur les exigibilités à terme. Cette dernière mesure libère une partie des ressources que les banques sont tenues de conserver auprès de la banque centrale.

La transmission au crédit reste à mesurer

Selon la BEAC, cet assouplissement vise à améliorer les conditions de financement des économies de la sous-région. En théorie, une diminution du coût du refinancement peut favoriser la baisse des taux bancaires, l’augmentation de l’offre de crédit et le financement de l’investissement.

La transmission de ces mesures aux entreprises et aux ménages n’est cependant pas automatique. Elle dépendra notamment de la stratégie des banques, de la qualité des demandes de financement, du niveau de risque associé aux emprunteurs et de l’attractivité des titres émis par les États de la CEMAC.

Les prochaines données sur les taux débiteurs, les volumes de nouveaux crédits et leur répartition entre secteur public et secteur privé permettront de déterminer si le regain de demande auprès de la BEAC se traduit effectivement par un financement accru de l’activité économique.

L’assouplissement intervient dans un contexte où les services de la banque centrale prévoient une croissance régionale de 3,2 % en 2026, contre 3,4 % en 2025. L’inflation moyenne annuelle est, pour sa part, attendue à 2,4 %, après 2,1 % un an plus tôt.

La hausse des demandes de refinancement constitue ainsi un premier signe de réaction des banques aux nouvelles conditions monétaires. Il reste désormais à vérifier si cette liquidité supplémentaire alimentera durablement le crédit aux économies de la CEMAC ou répondra principalement aux besoins de trésorerie et de placement des établissements bancaires.

BRM

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Suisse : la diaspora camerounaise présente ses projets de développement à Théodore Datouo

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En visite officielle en Suisse, le président de l’Assemblée nationale, Théodore Datouo, a accordé le 17 septembre 2026 à Berne, plusieurs audiences à des membres […]

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les questions de Cyrille Sam Mbaka

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les questions de Cyrille Sam Mbaka
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Le président de l’Alliance des Forces Progressistes (AFP), Cyrille Sam Mbaka, appelle à une vaste opération de lutte contre la corruption et les détournements de fonds publics au Cameroun, dans une tribune intitulée « Opération Mains Propres ».

Dans ce texte, l’homme politique prend soin de préciser que les agents de la Fonction publique, les parlementaires et les opérateurs économiques ne sont pas, selon lui, tous concernés par la corruption. Il dénonce toutefois l’existence de pratiques qu’il juge préjudiciables à l’image et au fonctionnement des institutions.

Cyrille Sam Mbaka affirme notamment que certains fonctionnaires et acteurs du secteur public seraient témoins de faits de « concussion » et de détournements. Selon lui, certains de ces « patriotes » disposeraient de documents, de comptes rendus, de noms, de dates et de lieux susceptibles, le moment venu, d’étayer leurs témoignages.

Lire la tribune de Cyrille Sam Mbaka :

CAMEROUN : OPÉRATION « MAINS PROPRES »

Les membres de la Fonction Publique, les parlementaires, les opérateurs économiques ne sont pas tous corrompus.

Dans ce microcosme, il y a assurément des brebis galeuses. Leurs agissements jettent l’opprobre et le discrédit sur des pans entiers de notre écosystème national. Gageons que dans cet univers parfois nauséeux germent aussi des pépites, des patriotes. Des hommes et des femmes qui travaillent avec courage, force et détermination dans la tourmente.

Ils courbent l’échine, ils font le dos rond en attendant des jours meilleurs. Des femmes et des hommes qui assistent amers et impuissants aux dérives du régime et au système qui nous gouverne et qui broie.

Ces fils et sœurs de ce pays sont des témoins muets de la concussion et des détournements systémiques. Leur silence ne vaut pas consentement. Ils subissent. Ils connaissent sur le bout des doigts la chaine vérolée des corrupteurs et des corrompus.

Ces patriotes sont prêts à témoigner le moment venu. Ils rongent leur frein, mais restent déterminés à dénoncer les malversations dont ils ont été témoins.

Et le moment venu, ils voudront nettoyer les écuries. Ils sont prêts à dénoncer tous les coups tordus. Ils vont se mettre à table. Ils vont témoigner pour la sécurité publique.

Ces patriotes ont des dossiers. Des comptes-rendus. Des noms. Des dates. Des lieux. Des faits étayés et circonstanciés. Le jour venu, ils vont participer à l’Opération « Mains Propres et Cœur Pur ». Une mise à nu pour que justice soit rendue. On ne peut pas impunément détourner les deniers publics et ne pas répondre de cette forfaiture.

C’est le pays tout entier qui est saigné à blanc. Ce sont les Camerounais·es qui s’appauvrissent chaque jour davantage. C’est notre pays qui recule. Il faut sortir de cette fange.

Rétablir la justice sociale. Répondre de ses actes

La violence et l’implosion guettent ceux qui n’ont plus rien à perdre. C’est un terreau fertile qui peut tout emporter à cause du désespoir et de la désespérance. Pourquoi y a-t-il des Camerounais·es à part entière et des Camerounais·es entièrement à part ?

Pourquoi cette béance et cette fracture sociale ? Pourquoi notre pays compte-t-il tant de disparités et d’inégalités ? Pourquoi le Cameroun brille-t-il dans le classement des pays les plus corrompus au monde ?

Pourquoi tant de scandales restent impunis ? Pourquoi les projets structurants annoncés à coups de mouvements de menton n’aboutissent jamais ?

Pourquoi tant de nos compatriotes fuient ce pays béni des dieux au péril de leur vie en mer Méditerranée ?

Nous ne pouvons pas faire l’économie de toutes ces questions et de bien d’autres encore. Ce pays, notre pays, n’est pas maudit. Il est pris en otage par des prévaricateurs. Ces profiteurs confondent deniers publics et comptes privés.

L’impunité leur procure un sentiment de toute-puissance dont ils se grisent. Ils sont dans l’ivresse de leurs rentes de situation et des avantages indûment accumulés.

Le Cameroun, c’est leur propriété et ils semblent en disposer au gré de leurs fantaisies.

Récupérer les milliards de francs CFA détournés

Pas de démocratie sans justice. Le sentiment d’appartenance à une communauté d’idées et de pensées ne se décrète pas.

Il ne suffit pas de disposer d’un passeport ou d’une carte d’identité pour se sentir Camerounais. Le feu couve sous le poids des inégalités. Et il suffit d’un rien pour assister à un embrasement.

Pour sortir de l’ornière, pour nous extraire de cette pétaudière, les fruits de la croissance et la richesse nationale doivent être mieux partagés.

Comment expliquer à l’homme de la rue que le Cameroun exporte officiellement environ 23 kilos d’or quand les Emirats Arabes Unis déclarent avoir acheté 15 tonnes d’or à notre pays ? Qui se trompe ? Où est la différence ? Qui tire les ficelles et qui se remplit les poches ?

Qui a détourné les milliards de la CAN ou du Covid ?

Quand viendra le temps des témoignages, il faudra également compter sur la collaboration internationale. Solliciter l’entraide juridique et l’assistance de pays et de banques étrangères, interroger des comptes off-shore. Une aide judiciaire bienvenue pour traquer les milliards détournés du Cameroun. Imaginons que cet argent volé, ces montants pharaoniques soient rapatriés. Imaginons.

Imaginez que ces milliards soient réinjectés dans les projets structurants qui n’ont jamais abouti à cause des détournements systémiques ? Disons les choses simplement. Un détournement, c’est comme un pas de côté. Une sortie de route. C’est emprunter une impasse.

Et quand il s’agit de la richesse d’un pays, c’est une prédation, c’est un pillage à grande échelle. Comme Martin Luther King, j’ai un rêve. « I have a dream ». Je formule le vœu que l’argent détourné du Cameroun revienne au Cameroun.

Il y a tant à faire chez nous. Nous avons touché le fond, puis le tréfonds. Une autre voie est possible. Elle est réaliste. À nous de faire le ménage, à nous de nettoyer de fond en comble notre maison commune.

C’est par ces initiatives citoyennes, volontaristes et déterminées que nous allons changer de paradigme.

Nous ne pouvons pas espérer ou attendre le concours de partenaires étrangers en croisant les bras. Nous refusons le suicide assisté de notre pays par des prédateurs en col blanc.

Quand viendra le temps du bilan, c’est-à-dire des comptes et des mécomptes, chacun devra répondre de ses faits et de ses méfaits. Au bout du bout et après tant d’années de laisser-aller et de laisser-faire, il faudra bien réparer et soigner le Cameroun. Il faudra remettre notre pays sur pied pour un nouveau départ.

Cyrille SAM MBAKA
Président de l’Alliance des Forces Progressistes (AFP)

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Guinée : France 24 mise en demeure après avoir qualifié Mamadi Doumbouya de « président putschiste »

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La Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée a adressé le 16 septembre 2026 une mise en demeure officielle à la chaîne de télévision […]

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