Actualités locales
la Sonatrel recadre le Pr Viviane Ondoua Biwole

Le 12 juillet 2026, lors de son passage sur l’émission Club d’Élites diffusée sur la chaîne Vision 4, l’universitaire et experte en gouvernance publique, le Pr Viviane Ondoua Biwolé, a vivement critiqué les critères de nomination à la tête des entreprises étatiques au Cameroun. Elle a notamment déclaré : « On ne peut pas passer de préfet à directeur général de la Sonatrel et attendre que l’entreprise soit rentable. Ce n’est pas possible ». Elle ciblait ainsi le profil de Mbemi Nyankga, haut fonctionnaire issu du corps préfectoral (ancien préfet de la Mefou-et-Afamba).
Face à ces déclarations, la direction de la Sonatrel a fermement réagi à travers un communiqué pour contredire l’experte. L’entreprise a rappelé que son Directeur Général possède les qualifications managériales et administratives requises pour piloter une structure publique complexe.
Le management de la Sonatrel a souligné que le Directeur Général est avant tout un Administrateur Civil Principal de haut vol, un corps de l’État formé pour la gestion des affaires publiques et des grandes administrations. L’entreprise rejette l’affirmation selon laquelle le passé professionnel de son dirigeant nuirait aux performances techniques ou financières du gestionnaire de transport d’électricité.
«La Division de la Communícation et des Relations Publiques de la SONATREL a pris acte des déclarations publiques remettant en cause la légitimité du management actuel de l’entreprise sur la base du parcours professionnel du
Directeur Général.
La SONATREL tient à apporter les précisions techniques et institutionnelles suivantes:
Sur le rôle de l’ENAM et la compétence des Administrateurs Civils dans la gestion des sociétés d’État
Au Cameroun, la formation des Administrateurs Civils à l’École Nationale d’Administration et de Magistrature ENAM a pour finalité de doter l’État de cadres généralistes de conception, aptes à assurer le pilotage stratégique, juridique et financier des administrations et des entreprises du portefeuille public. Leur cursus intègre notamment:
Droit administratif et Droit des sociétés: maîtrise du cadre juridique des entreprises publiques
Finances publiques et Contrôle de gestion: pilotage budgétaire et optimisation des ressources Economie publique et Politiques sectorielles: analyse des grands projets d’investissement;
Management public et Gestion des Ressources Humaines: leadership et conduite du changement; Marchés publics et Partenariats Public-Privé: ingénierie contractuelle des grands chantiers.
Ce modèle, éprouvé, a permis à plusieurs Administrateurs Civils d’assurer avec efficacité la direction de grandes sociétés d’État, en mobilisant des équipes techniques pluridisciplinaires.
Sur le débat technocratie vs généralisme et la performance des entreprises publiques
La littérature en management public établit que la performance d’une entreprise publique ne découle pas du seul corps d’origine du dirigeant, mais de la qualité de la gouvernance, du respect des procédures et de l’atteinte des objectifs assignés par l’État actionnaire. L’histoire des sociétés d’État démontre par ailleurs que des structures placées sous la direction de profils exclusivement techniques ont également connu des difficultés ayant conduit à leur liquidation ou à leur restructuration. La redevabilité est donc collective et institutionnelle.
Sur l’acharnement ciblé contre la SONATREL
La récurrence de ces interventions, pour la 3ème fois sur le même plateau de Club d’Elites (Vision 4 télévision) soulève une question d’ordre épistémologique et et de déontologique. D’un point de vue méthodologique, le choix d’un cas unique pour étayer une thèse générale constitue un biais de sélection. La SONATREL est ainsi érigée en contre-exemple isolé, en dehors de toute démarche comparative. Or, le portefeuille des entreprises publiques camerounaises présente une pluralité de cas de figure, incluant plusieurs sociétés dirigées par des Administrateurs Civils issus de l’ENAM. L’absence de mise nise en en perspe perspective avec ces entités similaires rompt avec le principe de comparabilité qui fonde toute analyse en sciences de gestion. Dans ces conditions, l’omission volontaire des autres cas et la focalisation exclusive sur la SONATREL interrogent la neutralité axiologique de la démarche. Ce ciblage répétitif tend davantage vers une logique d’illustration à charge que vers une contribution scientifique objective au débat sur la la gouvernance des entreprises publiques.
Sur le parcours et les résultats opérationnels du management de la SONATREL
Contrairement aux allégations, le pilotage de la SONATREL repose sur des compétences certifiées et des résultats mesurables. Le Directeur Général est titulaire d’un Certificat de spécialité en gestion des ressources obtenu à l’ENA de Paris; d’un Certificat en transparence et bonne gouvernance délivré par le Département d’État Américain; d’un Doctorat PhD en Sciences Politiques.
La riche expérience de Monsieur le Directeur Général au sein de la haute administration préfectorale, conjuguée à un parcours académique et professionnel renforcé par de nombreuses formations spécialisées, contribue à faire de la SONATREL une entreprise de référence dans le paysage des entreprises publiques camerounaises. Sous son impulsion, la gouvernance de l’entreprise s’appuie sur un modèle managérial moderne, rigoureux et orienté vers la performance durable, articulé autour de nombreux piliers: L’évaluation stratégique et le suivi permanent des performances institutionnelles, opérationnelles et des projets structurants;
La gouvernance financière responsable, fondée sur une gestion rigoureuse des ressources, le contrôle accru des procédures de passation des marchés, la maîtrise des décaissements et la transparence fiduciaire:
L’intégration systématique des enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux dans la conduite projets et des activités de l’entreprise;
La promotion du capital humain, de l’excellence professionnelle et de l’innovation comme leviers de la transformation et de compétitivité;
Le développement d’une vision stratégique orientée vers la création de valeur, la pérennité des infrastructures et la satisfaction des parties prenantes.
Ainsi, depuis la signature des contrats de concession avec l’État du Cameroun en 2019, la SONATREL a engagé une transformation structurelle du Réseau National de Transport de l’Électricité. À ce jour, les réalisations majeures sont:
Plus de 3000 km de lignes de transport Haute et Très Haute tension, 90 kV, 110kV et 225 kV, mises en service ou renforcées; La construction d’une autoroute de l’électricité en 400 kV, une première inédite dans l’histoire secteur électrique camerounais et même en Afrique Centrale;
Une interconnexion en cours d’achèvement, des réseaux électriques du Cameroun et du Tchad;
La mise en exploitation de près de 50 Postes Électriques et l’installation de Transformateurs de Puissance ultramodernes pour l’alimentation des Postes Sources; Une vingtaine d’autres Postes étant en cours de construction et de mise en service;
Une ligne haute tension de 524km pour relier le Sud au Nord La signature de contrats de soutirage inédits avec des industries énergivores, gage de compétitivité économique;
L’enregistrement d’un bénéfice net annuel positif, année après année, attestant d’une gestion financière rigoureuse et orientée vers les résultats.
La SONATREL rappelle que sa mission est régalienne: assurer le transport sécurisé, fiable et efficient de l’énergie électrique sur l’ensemble du territoire national. Elle réaffirme son refus d’être entraînée dans des polémiques stériles et réitère que la seule appréciation pertinente de son action demeure celle des résultats techniques et financiers, conformément au cahier des charges défini par Son Excellence Monsieur le Président de la République.
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le tribunal d’Ekounou refuse de trancher le conflit interne au parti

Le tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou a rendu ce jeudi 17 septembre 2026 sa décision très attendue dans la procédure opposant le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) à trois de ses anciens militants. La juridiction se déclare incompétente pour statuer sur le fond du litige.
Pour retracer la chronologie de cette affaire : tout commence en juin 2025, lorsque Maurice Kamto démissionne de la présidence du MRC afin de briguer l’investiture du Manidem pour la présidentielle. Sa candidature est rejetée successivement par ELECAM puis par le Conseil constitutionnel. En décembre 2025, il retrouve la tête du parti. Willy Mengue, Kamegne Georgette Laure dite Laure Noutchang et Sébastien Mbala Wouria II contestent alors cette réintégration, affirmant qu’elle méconnaît les statuts du MRC, faute de constat officiel de démission par le directoire et de convention organisée dans le délai statutaire de soixante jours.
Le 29 juin 2026, le Comité national de médiation et d’arbitrage du parti prononce l’exclusion définitive de Willy Mengue pour trahison, indiscipline et manquement à la loyauté. En parallèle, les trois requérants saisissent la chambre des référés du Tribunal d’Ekounou, réclamant la désignation d’un mandataire judiciaire ad hoc chargé de « normaliser » le fonctionnement du parti.
Les audiences des 10 et 15 septembre voient le ministère public plaider l’incompétence du juge des référés, invoquant le principe de libre administration des partis politiques garanti par la loi de 1990. Les avocats du MRC développent le même argumentaire, tandis que Willy Mengue et ses codemandeurs désertent les deux dernières audiences, seul un collaborateur de leur conseil déposant des conclusions écrites.
En se déclarant incompétent, le tribunal confirme la position défendue par le parquet et par la défense du MRC : la justice civile ne saurait s’immiscer dans l’organisation interne d’une formation politique. Cette décision referme, pour l’instant, un chapitre judiciaire qui aura duré plusieurs mois.
Source : Africa Renaissance tv
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