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Économie verte : le Cameroun mobilise 14,5 milliards FCFA pour restaurer 10 000 hectares et créer des revenus locaux

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Économie verte : le Cameroun mobilise 14,5 milliards FCFA pour restaurer 10 000 hectares et créer des revenus locaux
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun veut restaurer 10 000 hectares de terres et d’écosystèmes dégradés dans les régions de l’Ouest et du Centre, à travers un projet appuyé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM). L’initiative, dont l’enveloppe globale annoncée dépasse 14,5 milliards de FCFA, cible deux paysages confrontés à une forte pression humaine : les Hautes terres de l’Ouest et la zone de Mpem-Djim, dans la région du Centre.

Le 7 juillet 2026 à Yaoundé, le ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable, Hele Pierre, a présidé l’atelier de validation du document de projet. Selon le ministère, dans les Hautes terres de l’Ouest, un massif de 350 000 hectares de forêts de montagne abritant une biodiversité importante, la déforestation aurait déjà entraîné la disparition de jusqu’à 41% du couvert forestier depuis 2002.

Cette érosion est alimentée par la pression agricole, l’exploitation du bois et l’expansion des zones habitées. Elle menace les sources d’eau, les sols et les moyens de subsistance des populations locales. Le second paysage ciblé est celui de Mpem-Djim, dans la région du Centre. Il s’étend sur 542 000 hectares et englobe le Parc national de Mpem-Djim.

Cette aire protégée abrite notamment des éléphants de forêt et des chimpanzés. Mais sa préservation dépend aussi de la gouvernance foncière dans les zones périphériques du parc, où la cohabitation entre pastoralisme, agriculture et conservation alimente des tensions croissantes, notamment autour des conflits homme-faune.

Sur une durée de 36 mois, le projet vise à restaurer 10 000 hectares de terres et d’écosystèmes dégradés, améliorer les pratiques de gestion sur près de 100 000 hectares et contribuer, selon les estimations du document de projet, à l’atténuation de 5,7 millions de tonnes équivalent CO₂ sur une période de vingt ans. Ce dernier indicateur reste toutefois une projection dépendante de la mise en œuvre effective des activités prévues.

Le programme devrait également bénéficier directement à 5 000 personnes, dont 2 500 femmes et plus de 500 membres de communautés autochtones. L’enjeu sera de traduire cette cible sociale en bénéfices concrets : accès à des activités génératrices de revenus, formation, participation aux mécanismes locaux de gouvernance et sécurisation des usages des ressources naturelles.

Au-delà des chiffres, l’intérêt du projet réside dans son approche. Plutôt que de miser uniquement sur des logiques répressives de conservation, il entend renforcer la gestion communautaire des paysages. L’objectif est d’associer les populations riveraines des forêts et des aires protégées à l’arbitrage entre exploitation des ressources, protection des écosystèmes et développement local.

Le volet économique occupe une place importante. Le projet prévoit la promotion d’entreprises fondées sur la nature, à travers des activités adossées à une gestion durable des ressources naturelles, comme l’agroforesterie, l’apiculture ou l’écotourisme. Cette approche s’inscrit dans une tendance déjà amorcée par d’autres initiatives soutenues par le FEM au Cameroun, notamment dans les Hauts Plateaux de l’Ouest, où des organisations comme Rainforest Alliance accompagnent depuis plusieurs années la restauration de forêts sacrées et la mise en place d’alternatives agricoles durables.

Pour le Cameroun, ce financement intervient dans un contexte de forte pression sur les ressources naturelles. Sur le plan environnemental, il doit contribuer à la restauration de deux paysages jugés stratégiques pour la biodiversité nationale et pour les engagements du pays en matière de lutte contre le changement climatique. Sur le plan social, il cible des catégories souvent marginalisées dans les politiques de conservation, notamment les femmes et les communautés autochtones.

Mais la réussite du projet dépendra moins du montant annoncé que de sa capacité à produire des résultats mesurables sur le terrain. La restauration des terres, la réduction des conflits d’usage et l’amélioration de la gouvernance locale nécessiteront une coordination étroite entre l’administration, les communes, les communautés riveraines, les autorités traditionnelles et les gestionnaires des aires protégées.

À terme, les autorités camerounaises espèrent faire de ce type de programme un modèle réplicable dans d’autres paysages confrontés à la dégradation environnementale. Encore faudra-t-il démontrer que la gestion communautaire peut réellement concilier conservation, activité économique et sécurisation des moyens de subsistance des populations locales.

Frédéric Nonos

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Voici la liste des victimes de l’attentat terroriste de Madegowa à l’Extrême-Nord

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Le drame est survenu dans la nuit du 16 au 17 septembre 2026. L’incident apprend-on a fait plusieurs morts. Mauvais temps pour les habitants de […]

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Djolako, Noah et Binyam se disputent la présidence

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Djolako, Noah et Binyam se disputent la présidence
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La page Kamto se tourne. Qui pour reprendre le flambeau du Mouvement pour la renaissance du Cameroun ? Le procès-verbal de clôture des candidatures du 16 septembre révèle le trio qui s’affrontera le 17 octobre prochain à Yaoundé.

Trois candidats se présentent à la présidence du Mouvement pour la renaissance du Cameroun. Ronnie Bris Djolako est le premier à se jeter à l’eau. Il a déposé son dossier déposé le 16 septembre à 11 h 15. Sa liste est la seule avec un poste vacant de 5ᵉ vice-président, signe d’une candidature montée rapidement. Il s’entoure de Tamesse Janvier comme n° 2 et Ayissi Francois au secrétariat général, un poste stratégique. Un profil qui mise sur la continuité de l’appareil.

Tiriane Balbine Nadège Noah a déposé son dossier à 17 h 19. C’est l’unique femme candidate à la présidence nationale. Une candidature forte symboliquement dans un parti souvent critiqué pour son machisme politique. C’est elle qui assure l’intérim depuis la démission du président et son premier vice. Elle mise sur un ticket paritaire : quatre hommes, deux femmes dans sa vice-présidence avec Saadou Aissatou en 5ème vice-président. Son secrétaire général pressenti est Ndong Christopher Mveh. Il semble proche de l’aile « renouveau ».

Pierre Emmanuel Binyam est le dernier à déposer son dossier mais avec la liste la plus complète. C’est la liste la plus structurée et complète sur le papier avec huit noms sans vacance. Il place Boutche Jean Pierre Doualare en 1ᵉʳ vice-président et Kamche Wappi Célin au secrétariat général. Un ticket qui sent l’expérience organisationnelle.

Fait notable : aucune liste ne porte le nom du président sortant, Maurice Kamto, confirmant son retrait annoncé de la présidence du parti.

Les trois listes s’affrontent pour huit postes : un président + 5 vice-présidents + secrétaire général + trésorier. Le secrétariat général rappelle que l’enregistrement ne vaut pas validation.

Rendez-vous le 17 octobre à Odja. Le MRC va-t-il choisir l’expérience, la rupture ou la parité ?

Listes en lice pour la convention extraordinaire du 17 octobre 2026 – Kamto ne se représente pas

Liste Djolako Ronnie Bris

– Président National : Djolako Ronnie Bris

– 1ᵉʳ Vice-Président : Tamesse Janvier

– 2ᵉ vice-présidente : Tinack Dorothée

– 3ᵉ vice-président : Elias Mba

– 4ᵉ vice-Président : Fone Serge

– 5ᵉ vice-président :

– Secrétaire Général : Ayissi Francois

– Trésorier National : Rogers Akoum [vacant]

Liste Noah Tiriane Balbine Nadège

– Présidente Nationale : Noah Tiriane Balbine Nadège

– 1er Vice-Président : Simh Emmanuel

– 2ème Vice-Président : Ngompe Fotso Elie

– 3ème Vice-Président : Kaigama Ismael

– 4ème Vice-Président : Same Kolle Samuel

– 5ème Vice-Présidente : Saadou Aissatou

– Secrétaire Général : Ndong Christopher Mveh

– Trésorier National : Oko Appolinaire Legrand

Liste Binyam Pierre Emmanuel

– Président National : Binyam Pierre Emmanuel

– 1er Vice-Président : Boutche Jean Pierre Doualare

– 2ème Vice-Président : Mbida Ndoumbe Michel

– 3ème Vice-Présidente : Ndongho Sarah Laure

– 4ème Vice-Président : Kouatte Elokan Paul

– 5ème Vice-Président : Epie Hawkins Ejebe

– Secrétaire Général : Kamche Wappi Célin

– Trésorier National : Tekem Demanou Patrick.

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Cameroun : 5 971 agents publics appelés à clarifier leur situation administrative

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Le ministère des Finances, Louis Paul Motaze a identifié 5 971 agents publics toujours considérés comme ne résidant plus au Cameroun après l’exploitation des données […]

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