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Route Ebolowa-Akom II-Kribi : UKEF garantit 130 milliards FCFA de financement arrangé par Standard Chartered

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Route Ebolowa-Akom II-Kribi : UKEF garantit 130 milliards FCFA de financement arrangé par Standard Chartered
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(Investir au Cameroun) – Le financement de 198,3 millions d’euros, soit environ 130 milliards de FCFA, accordé au Cameroun pour le bitumage de la route Ebolowa-Akom II-Kribi, est garanti par UK Export Finance (UKEF), l’agence britannique de crédit à l’exportation. Ce financement a été arrangé par Standard Chartered Bank dans le cadre d’un package comprenant également un prêt commercial additionnel de 11,9 millions d’euros, soit environ 7,8 milliards de FCFA, non couvert par la garantie UKEF. Ces informations sont contenues dans un communiqué publié le 7 juillet 2026 par la banque britannique.

La convention de financement relative à ce projet d’infrastructure a été signée le 15 mai 2026 à Yaoundé avec le ministre camerounais de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey. Selon Standard Chartered, la route longue de 162 km, reliant Kribi à Ebolowa via Akom II, constitue un corridor économique clé pour la région du Sud. Le projet doit permettre de transformer l’axe actuellement en terre en une route bitumée, afin d’améliorer la sécurité routière, de réduire les coûts de transport et de faciliter la circulation des biens et des personnes.

Une garantie adossée aux exportateurs britanniques

Une agence de crédit à l’exportation est une institution publique dont la mission est de soutenir les entreprises nationales à l’international, en leur proposant des assurances, des garanties de prêt ou des crédits acheteurs et fournisseurs, afin de couvrir certains risques commerciaux ou politiques sur les marchés étrangers.

Dans le cas du projet Ebolowa-Akom II-Kribi, l’intervention de UKEF s’explique par la présence d’entreprises britanniques dans la chaîne d’approvisionnement du projet. Standard Chartered indique qu’une part substantielle des intrants nécessaires provient d’exportateurs britanniques, notamment ICM Construction Limited et DINTS International Limited. Selon la banque,« le soutien d’UKEF renforce la structure globale du financement »et traduit l’engagement du Royaume-Uni en faveur d’infrastructures à fort impact.

En d’autres termes, l’implication de l’agence britannique de crédit à l’exportation tient au fait que des entreprises immatriculées au Royaume-Uni interviennent dans la réalisation du projet. Elles sont ainsi considérées comme exportatrices de services ou d’équipements vers le Cameroun dans le cadre de cette opération.

ICM Construction Limited est la filiale britannique du groupe italien ICM Group, chargé de l’exécution du projet. DINTS International Limited est, quant à elle, une entreprise londonienne spécialisée dans la fourniture d’équipements. Le cabinet Dar al-Handasah intervient comme consultant du projet, selon le communiqué de Standard Chartered.

Standard Chartered structure le montage financier

Au-delà du simple prêt, le rôle de Standard Chartered a consisté à structurer l’ensemble du montage financier. La banque indique avoir agi comme coordinateur ECA, banque de structuration, teneur de livre unique et arrangeur principal mandaté. Ce type de montage permet de combiner une facilité garantie par une agence de crédit à l’exportation et un prêt commercial complémentaire.

L’arrivée de UKEF dans le projet routier Ebolowa-Akom II-Kribi permet ainsi de renforcer la bancabilité de l’opération, en réduisant le risque porté par le prêteur sur la partie garantie du financement. Pour le Cameroun, ce mécanisme est censé faciliter la mobilisation effective des ressources nécessaires au lancement du chantier, après plusieurs années de blocage liées notamment à la recherche de financements.

Mustafa Sajjad Hussain, directeur exécutif chargé du financement du développement et des agences chez Standard Chartered, présente l’opération comme une contribution au financement des infrastructures africaines. Selon lui,« cette transaction démontre notre engagement continu à soutenir le développement d’infrastructures durables en Afrique ». Tim Reid, directeur général de UKEF, souligne pour sa part que l’agence britannique est heureuse de« soutenir un deuxième grand projet d’infrastructure au Cameroun », en partenariat avec Standard Chartered Bank.

Une route attendue depuis quinze ans

Longue de plus de 160 km, la route Ebolowa-Akom II-Kribi est attendue depuis une quinzaine d’années. Sa construction avait été annoncée en 2011 par le président Paul Biya, lors du comice agro-pastoral organisé à Ebolowa. Depuis, le projet est resté bloqué, officiellement en raison des difficultés liées à la mobilisation des financements.

Pourtant, le contrat de construction avait déjà été attribué à ICM Construction depuis le 23 mars 2022, à travers un marché de gré à gré signé avec le ministère des Travaux publics. Le délai d’exécution annoncé était alors de 36 mois.

L’axe Ebolowa-Akom II-Kribi est présenté comme une infrastructure majeure pour le désenclavement des bassins de production de la région du Sud. Sa construction doit également améliorer l’accès au port en eau profonde de Kribi, appelé à jouer un rôle croissant dans les échanges entre le Cameroun et les pays de la sous-région Afrique centrale.

Selon le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, cette route va contribuer à renforcer la connectivité entre le Cameroun, le Congo, le Gabon, le Tchad et la République centrafricaine, tout en optimisant l’acheminement des marchandises vers et depuis le port de Kribi.

Au-delà de l’enjeu local, le projet s’inscrit donc dans la stratégie de développement des corridors sous-régionaux autour du port en eau profonde de Kribi. Reste désormais à voir si la mise à disposition effective du financement garanti par UKEF permettra de lancer les travaux dans les délais, après quinze années d’attente.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

23-08-2023 - Route Ebolowa-Akom II-Kribi : le budget du projet augmente de 8 milliards de FCFA du fait des exigences environnementales

23-03-2022 - Ebolowa-Akom II-Kribi : toujours sans financement, l’Italien ICM annonce le début des travaux au 2e semestre 2022

02-03-2022 - Ebolowa-Akom II–Kribi : Emmanuel Nganou Djoumessi sollicite des marchés de gré à gré de 8 milliards de FCFA

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Canal 2’Or 2026 : Le Makossa est-il en train de perdre sa couronne ?

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Au sortir de la 15e édition des Canal 2’Or, célébrée en grande pompe le 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, un constat […]

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Chantal Biya reçoit le Prix du meilleur mécène pour son soutien à la culture camerounaise

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Chantal Biya reçoit le Prix du meilleur mécène pour son soutien à la culture camerounaise
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Présente à la 15ᵉ édition des Canal 2’Or, organisée le samedi 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, la Première dame du Cameroun, Chantal Biya, a reçu le Prix du meilleur mécène. Une distinction qui vient saluer son soutien à la culture camerounaise et ses actions en faveur des personnes vulnérables.

La 15ᵉ édition des Canal 2’Or a réservé une distinction particulière à la Première dame du Cameroun. À l’occasion de cette cérémonie organisée au Palais des Congrès de Yaoundé, le samedi 31 octobre 2026, Chantal Biya a reçu le Prix du meilleur mécène, décerné par le comité d’organisation.

Cette récompense intervient dans le cadre d’une édition symbolique, marquant les vingt ans de cette cérémonie consacrée à la célébration et à la promotion des talents artistiques camerounais.

Un engagement culturel de longue date

À travers cette distinction, les organisateurs entendent reconnaître le soutien apporté par la Première dame à la culture camerounaise, ainsi que ses différentes initiatives caritatives en faveur des personnes vulnérables.

Ce prix fait également écho à une précédente reconnaissance. En 2015, lors de la dixième édition des Canal 2’Or, Chantal Biya avait déjà reçu le Prix spécial du mécénat de la culture.

Onze ans plus tard, cette nouvelle distinction vient ainsi rappeler les liens entretenus entre la Première dame et les organisateurs de cet événement culturel.

Les Canal 2’Or célèbrent vingt ans de talents camerounais

Au-delà des récompenses individuelles, cette édition anniversaire marque deux décennies de célébration de la création artistique nationale. Musique, audiovisuel et divertissement constituent autant de secteurs mis en lumière par cette cérémonie, devenue un rendez-vous du paysage culturel camerounais.

La distinction attribuée à Chantal Biya s’inscrit donc dans une soirée où la reconnaissance du talent artistique côtoie celle du mécénat et du soutien aux initiatives culturelles.

Source : Libre Opinion

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »
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Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.

Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.

Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.

Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.

Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :

Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972

Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.

Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.

Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.

Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.

Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.

Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?

Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.

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