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« La purification du Cameroun a commencé ! » : Michel ange Angouing

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Le Conseiller technique au ministère de la Justice; Ancien ministre de la Fonction publique, Paul Biya a raison de faire attendre notamment pour ce qui […]

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Port de Douala : le BIR installe une base opérationnelle pour sécuriser le premier hub logistique du Cameroun

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Port de Douala : le BIR installe une base opérationnelle pour sécuriser le premier hub logistique du Cameroun
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(Investir au Cameroun) – Le Bataillon d’intervention rapide (BIR), unité d’élite de l’armée camerounaise, a inauguré le 2 juillet 2026 une nouvelle base opérationnelle au sein du Port autonome de Douala-Bonabéri. La cérémonie était présidée par le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, en présence du directeur général du Port autonome de Douala (PAD), Cyrus Ngo’o.

Cette implantation renforce le dispositif de sûreté d’une infrastructure stratégique pour l’économie camerounaise. Le port de Douala-Bonabéri demeure le principal débouché maritime du pays et l’une des principales plateformes de transit pour les pays enclavés de la sous-région, notamment le Tchad et la République centrafricaine.

Un dispositif renforcé au cœur du port

La nouvelle base regroupe des services opérationnels, logistiques et d’appui, afin d’améliorer la coordination des unités, la réactivité des interventions et la capacité de déploiement rapide. Elle est dotée d’embarcations rapides et de moyens de surveillance, notamment des systèmes radar, et fonctionne en coordination avec les commandos marine, les nageurs de combat de la Marine nationale et le Bataillon spécial amphibie.

Cette installation marque une extension du dispositif de sûreté vers le premier hub logistique du pays. Jusqu’ici, la protection du domaine portuaire reposait principalement sur les moyens propres du PAD, la Marine nationale et les exigences du code ISPS, c’est-à-dire le Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires. Ce régime, entré en vigueur sous l’égide de l’Organisation maritime internationale, constitue le cadre international de référence en matière de sûreté des navires et des installations portuaires

Un enjeu économique autant que sécuritaire

L’ouverture de cette base intervient dans un contexte où la sûreté maritime reste un enjeu majeur dans le golfe de Guinée. Les attaques contre les navires marchands, les risques d’enlèvement en mer et les menaces sur les opérateurs économiques peuvent affecter directement les chaînes logistiques, les coûts d’assurance, les délais d’escale et la confiance des armateurs.

Pour le port de Douala-Bonabéri, l’enjeu est donc double : protéger une infrastructure sensible et préserver la continuité des opérations commerciales. En 2025, la plateforme a franchi la barre des 13 millions de tonnes de marchandises traitées, un niveau présenté comme un record par le PAD lors d’une visite de presse organisée en avril 2026. Le trafic conteneurisé s’est établi à 183 956 EVP, soit 62,5 % du marché national, selon les données sectorielles publiées sur les performances portuaires de 2025.

Dans ce contexte, la nouvelle base vise à renforcer la fiabilité opérationnelle du port, un critère décisif pour les armateurs, les transitaires, les importateurs, les exportateurs et les opérateurs des corridors sous-régionaux.

Des contraintes opérationnelles levées

Selon le coordinateur général du BIR, le général de brigade François Pelene, l’ancien site limitait les capacités d’intervention, notamment en raison de l’envasement du quai, qui affectait le déploiement des embarcations et allongeait les délais de réaction. Le déménagement vers le nouveau site, rendu possible grâce à l’appui du PAD, doit permettre des opérations maritimes 24 heures sur 24, sans dépendre des contraintes qui pesaient sur l’ancien quai.

Cette capacité de réaction permanente constitue un atout important dans un environnement portuaire où la rapidité d’intervention peut conditionner la maîtrise d’un incident de sûreté, la protection des navires et la continuité de l’activité.

La sûreté comme facteur de compétitivité

Pour Joseph Beti Assomo, la sécurisation du port de Douala-Bonabéri demeure une priorité du gouvernement, en cohérence avec les investissements structurants engagés pour consolider son statut de hub logistique régional. Cyrus Ngo’o a, de son côté, présenté ce partenariat comme« un facteur essentiel de stabilité et de compétitivité ».

Au-delà de l’infrastructure militaire, cette base s’inscrit donc dans une stratégie plus large : sécuriser les installations portuaires, protéger les itinéraires commerciaux maritimes et renforcer l’attractivité du port de Douala-Bonabéri dans un environnement régional concurrentiel.

L’enjeu est important pour le Cameroun. Dans un secteur où les ports se disputent les flux, la sûreté n’est plus seulement une exigence régalienne. Elle devient un paramètre de compétitivité. Pour Douala-Bonabéri, la capacité à garantir des opérations fiables, sécurisées et continues pèsera autant que les investissements dans les quais, les terminaux, le dragage ou la fluidification des corridors.

Frederic Nonos

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Plus de 5 milliards FCFA de chiffre d’affaires : la SIC signe une performance remarquable en 2025

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La Société Immobilière du Cameroun (SIC) a tenu sa 237ᵉ session du Conseil d’administration le mercredi 1er juillet 2026, sous la présidence de Madame Célestine […]

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Financements AFD : le Cameroun concentre 623 milliards FCFA de projets, mais l’impact économique reste à mesurer

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Financements AFD : le Cameroun concentre 623 milliards FCFA de projets, mais l’impact économique reste à mesurer
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun concentre le premier portefeuille de projets en cours du groupe Agence française de développement (AFD) en Afrique centrale. Selon le Bilan d’activité 2025 de l’institution française, le portefeuille du groupe dans le pays atteint 949,6 millions d’euros, soit environ 623 milliards de FCFA, pour 51 projets en cours. Ce volume représente près de 30 % du portefeuille régional du groupe AFD, évalué à 3,2 milliards d’euros en Afrique centrale en 2025.

Ce rang confirme la place centrale du Cameroun dans la stratégie régionale de l’institution française. Mais il ne constitue pas, à lui seul, une mesure d’impact économique. L’enjeu, pour Yaoundé, est désormais de transformer ce stock de financements en infrastructures livrées, en gains de productivité, en services urbains améliorés et en investissements privés réellement entraînants.

Le Cameroun devant la RDC, le Gabon et le Congo

Dans le détail, les 949,6 millions d’euros mobilisés au Cameroun se répartissent entre 875,8 millions d’euros portés par l’AFD, 61,8 millions d’euros par Proparco et 12 millions d’euros par Expertise France. Le portefeuille couvre 47 projets AFD et 4 projets Expertise France.

À l’échelle régionale, le Cameroun devance la République démocratique du Congo, dont le portefeuille groupe atteint 741,4 millions d’euros, le Gabon, avec 646,3 millions d’euros, le Congo, avec 484,9 millions d’euros, le Tchad, avec 308,7 millions d’euros, et la République centrafricaine, avec 144,7 millions d’euros.

Cette hiérarchie reflète à la fois le poids du Cameroun dans l’économie régionale, l’ampleur de ses besoins en infrastructures et l’ancienneté de sa coopération financière avec l’AFD. Elle confirme aussi la place du pays comme l’un des principaux terrains d’intervention française en Afrique centrale, notamment dans les infrastructures, les services urbains, l’énergie, la résilience territoriale et l’appui au secteur privé.

Cette lecture doit toutefois être distinguée du portefeuille de l’AFD seule. Sur ce périmètre plus restreint, le rapport chiffre le total régional à 2,8 milliards d’euros au 31 décembre 2025, dont 875,9 millions d’euros pour le Cameroun, soit 30,7 %. Le Cameroun pèse donc près du tiers dans les deux lectures, mais les bases de calcul ne sont pas identiques : d’un côté le groupe AFD, qui inclut l’AFD, Proparco et Expertise France ; de l’autre, l’AFD seule.

Les infrastructures, premier axe d’intervention

Cette concentration traduit d’abord le poids des infrastructures dans la stratégie régionale du groupe. Le rapport indique qu’« en Afrique centrale, c’est le développement des infrastructures qui est au cœur de la stratégie d’intervention du groupe ». Il cite notamment le barrage hydroélectrique de Nachtigal, au Cameroun, parmi les projets emblématiques, aux côtés de la modernisation du Transgabonais.

Au Cameroun, cette orientation se vérifie dans les engagements du groupe en 2025, et non dans la ventilation de l’ensemble du portefeuille en cours. Sur ce périmètre précis, les infrastructures et le développement urbain absorbent 44,2 % des financements. Elles devancent le financement d’institutions financières privées, qui représente 35,9 %, la gouvernance (6,8 %), l’éducation, la formation et l’emploi (6,4 %), le secteur productif (2,9 %), l’eau et l’assainissement (2,2 %), ainsi que l’agriculture et la sécurité alimentaire (1,7 %).

Le rapport résume cette orientation en soulignant qu’« au Cameroun, le groupe AFD poursuit en 2025 une action structurante en faveur du développement durable, avec un accent marqué sur le financement des infrastructures et des secteurs clés ». Parmi les projets mis en avant figure le Projet de lutte contre les inondations à Yaoundé et Douala, destiné à réduire la vulnérabilité des deux principales métropoles du pays.

Une intervention encore largement portée par la dette

Dans les engagements 2025 du groupe au Cameroun, les prêts souverains constituent le premier instrument financier, avec 33,9 % du total. Viennent ensuite les prêts seniors, à 23,2 %, les Contrats de désendettement et de développement (16,2 %), les garanties (12,6 %), les crédits délégués par l’Union européenne (7,1 %), les subventions (6,3 %) et les FEXTE (0,6 %).

Cette structure montre que l’intervention du groupe AFD au Cameroun reste majoritairement portée par des instruments de dette ou d’appui financier remboursable, même si les C2D, les garanties, les crédits européens et les subventions complètent le dispositif. Elle renforce l’exigence de qualité dans l’exécution des projets financés : les engagements ne produisent un effet économique réel que si les infrastructures sont livrées, exploitées efficacement et capables de réduire les coûts supportés par les ménages, les entreprises ou les collectivités.

Dans le secteur privé, Proparco intervient notamment à travers le financement de Prometal, présenté par le rapport comme un appui au développement industriel, à la transformation locale et à l’emploi. Dans les territoires ruraux, les projets SeptentrionEst et SECAL visent, eux, à renforcer la résilience, soutenir l’entrepreneuriat et favoriser la sécurité alimentaire.

Un leadership financier à convertir en résultats économiques

La première place du Cameroun dans le portefeuille régional du groupe AFD constitue un signal financier important. Elle traduit la densité des projets en cours, la centralité du pays dans les priorités de l’institution française et l’ampleur des besoins à financer. Mais ce rang ne doit pas être confondu avec un indicateur d’impact économique.

Le bilan de l’AFD présente bien des résultats régionaux obtenus par les projets achevés entre 2020 et 2025, notamment dans l’agriculture, l’éducation, la santé, l’eau, l’assainissement et les services essentiels. Mais ces données sont agrégées à l’échelle de l’Afrique centrale. Elles ne permettent pas, à elles seules, de mesurer l’effet spécifique du portefeuille camerounais sur la productivité, les coûts de production, la qualité des services urbains ou l’investissement privé au Cameroun.

Pour Yaoundé, l’enjeu sera donc moins de conserver son statut de premier portefeuille régional du groupe AFD que de convertir ces 623 milliards de FCFA de projets en cours en résultats tangibles. C’est sur la qualité d’exécution des projets, leur effet sur les coûts économiques, l’accès aux services essentiels et la capacité à entraîner l’investissement privé que se mesurera réellement l’impact de cette position dominante.

Amina Malloum

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