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Hydrocarbures : Baker Hughes ouvre un centre à Douala pour accompagner la relance pétrolière au Cameroun

(Investir au Cameroun) – Le groupe américain Baker Hughes, l’un des grands acteurs mondiaux des technologies et services pétroliers, a inauguré, le 26 juin 2026, un centre de services et d’équipements à Douala. La cérémonie s’est déroulée en présence de Hatem Salem, vice-président du groupe pour l’Afrique subsaharienne, et du ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry.
Implanté dans la zone portuaire de Douala, le site servira de base centralisée pour les opérations de Baker Hughes au Cameroun et, plus largement, dans une partie de l’Afrique centrale. Il comprend notamment un immeuble de bureaux, des ateliers, un entrepôt, un parc de stockage, une unité de préparation des boues de forage, une installation de ciment en vrac, un laboratoire de ciment et un espace sécurisé pour certains équipements techniques utilisés dans les opérations pétrolières.
Pour Baker Hughes, cette implantation marque une étape dans la consolidation de sa présence au Cameroun, où le groupe opère depuis plusieurs décennies. Jusqu’ici, l’entreprise s’appuyait davantage sur des installations locales et des partenaires pour coordonner ses prestations. Le nouveau centre doit lui permettre de rapprocher ses équipements, ses équipes techniques et ses services de terrain des compagnies pétrolières opérant dans le pays.
Un outil logistique pour réduire les délais et les coûts
L’ouverture de ce centre intervient dans un secteur où la disponibilité rapide des équipements, la maintenance de proximité et la maîtrise des délais constituent des enjeux décisifs. Dans les hydrocarbures, l’acheminement d’équipements spécialisés depuis l’Europe, l’Asie ou d’autres bases régionales peut allonger les calendriers opérationnels et renchérir les coûts des campagnes de forage, de complétion ou de maintenance.
À Douala, Baker Hughes entend donc fournir plus directement des solutions technologiques, des équipements et des services de terrain aux opérateurs pétroliers. Le centre devrait notamment soutenir les activités liées au forage, aux fluides, au cimentage, à la maintenance d’équipements et à certaines prestations techniques associées aux puits.
Au-delà du Cameroun, l’installation est appelée à servir de plateforme pour les opérations du groupe dans la Cemac et en République démocratique du Congo. Ce positionnement conforte Douala dans son rôle de hub logistique régional, en raison de son port, de sa base industrielle et de sa proximité avec plusieurs bassins pétroliers d’Afrique centrale.
Cette implantation ne règle évidemment pas, à elle seule, les défis structurels de l’amont pétrolier camerounais. Mais elle peut contribuer à améliorer l’environnement opérationnel des compagnies en réduisant certains coûts de mobilisation, en raccourcissant les délais d’intervention et en facilitant l’accès local à des services spécialisés.
Une arrivée dans un secteur pétrolier sous pression
Le timing est stratégique. La production camerounaise de pétrole brut reste orientée à la baisse. Elle s’est établie à 19,374 millions de barils en 2025, contre 21,377 millions de barils en 2024, confirmant l’érosion progressive des volumes extraits. Cette tendance reflète le vieillissement de plusieurs champs, la diminution des réserves, le ralentissement de l’exploration et une activité de forage encore insuffisante pour inverser durablement la courbe.
Les autorités veulent toutefois relancer la dynamique. La Société nationale des hydrocarbures projette une production de 20,8 millions de barils en 2026, puis de 22,1 millions de barils en 2027. Cette trajectoire reste cependant conditionnée à la reprise des investissements amont, à l’attractivité des blocs proposés aux investisseurs et à la stabilité du cadre opérationnel.
Dans cette perspective, la SNH a mis en promotion neuf blocs libres, dont six dans le bassin offshore Douala-Kribi-Campo et trois dans le bassin du Rio del Rey. L’objectif est d’attirer de nouveaux opérateurs capables de relancer l’exploration et d’accroître, à moyen terme, les réserves nationales.
Le gaz constitue un autre axe prioritaire. Le projet transfrontalier Yoyo-Yolanda, partagé entre le Cameroun et la Guinée équatoriale, est présenté comme l’un des dossiers structurants pour l’avenir énergétique du pays. L’accord d’unitisation conclu entre les deux États doit permettre une exploitation coordonnée du gisement, en harmonisant les règles techniques, juridiques et opérationnelles.
Pour le ministre Fuh Calistus Gentry, l’implantation de Baker Hughes intervient donc à un moment où le Cameroun cherche à accélérer l’exploration, à renforcer ses réserves et à soutenir les projets gaziers capables de contribuer à la sécurité énergétique et à l’industrialisation du pays.
Au-delà de la dimension technique, le centre de Douala porte aussi un enjeu de contenu local. Il peut favoriser la formation de techniciens camerounais, la création d’emplois qualifiés et le transfert de compétences dans des métiers encore fortement dépendants de l’expertise extérieure.
Pour le Cameroun, l’enjeu sera désormais de transformer cette implantation en levier concret de compétitivité. Dans un secteur où la production décline et où les investissements restent déterminants, la présence locale d’un acteur comme Baker Hughes peut améliorer l’écosystème pétrolier. Mais la relance durable dépendra surtout de la capacité du pays à attirer de nouveaux capitaux d’exploration, à sécuriser les projets gaziers et à reconstituer ses réserves.
Frédéric Nonos
Lire aussi:
27-04-2026 – Hydrocarbures : Murphy Oil et Octavia Energy retenues sur cinq blocs d’exploration au Cameroun
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six morts dans une fusillade à Stade
Une fusillade survenue ce lundi 29 juin 2026 dans un centre d’aide pour jeunes à Stade, dans le nord de l’Allemagne a fait six morts et un blessé. La police, qui a interpellé deux personnes, évoque une « tragédie familiale au sens large ».
Six personnes ont été tuées et une autre blessée lors d’une fusillade survenue ce lundi 29 juin dans un centre d’aide pour jeunes à Stade, une ville d’environ 50 000 habitants située dans le nord de l’Allemagne.
Selon la police, deux personnes, dont le tireur présumé, ont été arrêtées peu après les faits. Les autorités assurent qu’il n’existe plus de danger pour la population et qu’aucun autre suspect n’est recherché. Le blessé, quant à lui, se trouve dans un état stable.
Les enquêteurs privilégient la piste d’une « tragédie familiale au sens large », sans fournir davantage de précisions sur les circonstances du drame. Ils ont toutefois indiqué qu’il ne s’agissait pas d’un féminicide et que toutes les victimes étaient des adultes.
Une importante opération de police a été déployée dans le secteur afin de sécuriser les lieux et de permettre aux enquêteurs de poursuivre leurs investigations pour établir le déroulement exact des faits.
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Sonara : les nouveaux contours du projet de réhabilitation des infrastructures, finalement porté à 700 milliards de FCFA

(Investir au Cameroun) – Sept ans après l’incendie qui a ravagé les installations de la Société nationale de raffinage (Sonara), le 31 mai 2019, le Cameroun ne veut plus seulement réparer son unique raffinerie. Le gouvernement entend désormais la reconstruire et la moderniser en profondeur, dans le cadre d’un projet évalué à 700 milliards de FCFA. La consultation internationale du marché, ouverte ce 29 juin 2026 à Yaoundé, marque ainsi un changement d’échelle majeur pour cette infrastructure stratégique.
La rencontre réunit des industriels, des entreprises d’ingénierie et de construction, des compagnies pétrolières internationales, des institutions financières, des banques d’investissement ainsi que des cabinets-conseils spécialisés. Selon les documents élaborés à cette occasion par le ministère des Finances, cette consultation, plus connue sous l’appellation anglo-saxonne de« Market Sounding »,« vise à recueillir les observations du marché sur les aspects techniques, financiers, juridiques et contractuels du projet, afin d’en optimiser la structuration et de renforcer son attractivité auprès des investisseurs et opérateurs qualifiés ».
À l’issue de cette phase, apprend-on, le processus devrait se poursuivre avec le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt, la présélection des candidats, un dialogue avec les opérateurs retenus, puis la sélection du partenaire appelé à réaliser le projet. Mais l’enjeu dépasse désormais la seule remise en état des équipements endommagés par le sinistre de 2019. Selon le ministère des Finances, le projet a été remodelé pour intégrer la modernisation globale de la raffinerie.
Le pari du brut camerounais
Dans cette nouvelle configuration, le gouvernement prévoit notamment la construction d’une unité d’hydrocracker, appelée à permettre à la Sonara de raffiner le pétrole produit localement. Le projet intègre également la modernisation des équipements de stockage et l’augmentation des capacités de production, qui devraient passer de 2,1 millions de tonnes à au moins 3,5 millions de tonnes par an.
Autrement dit, le gouvernement fusionne désormais deux ambitions longtemps présentées séparément : la réhabilitation post-incendie de la Sonara et la deuxième phase du plan de modernisation de cette unité industrielle, annoncée plusieurs années avant le sinistre de mai 2019. Ce glissement est décisif. Il transforme un chantier de réparation en un projet industriel lourd, avec des implications financières, opérationnelles et stratégiques autrement plus importantes.
Ce changement de périmètre porte finalement à 700 milliards de FCFA le coût total du projet présenté au cours de la consultation du marché ouverte ce 29 juin 2026 dans la capitale camerounaise. Cette enveloppe dépasse largement les 250 milliards de FCFA initialement recherchés pour la réhabilitation des équipements détruits ou endommagés par l’incendie de 2019. Elle illustre surtout le pari désormais assumé par l’État : faire de la Sonara non plus seulement une raffinerie remise en marche, mais un outil industriel modernisé, capable de mieux s’insérer dans la chaîne nationale de valeur des hydrocarbures.
Reste toutefois une question centrale : qui portera réellement le coût financier de cette ambition ? À ce stade, les documents disponibles précisent l’architecture contractuelle envisagée, mais ne disent pas encore comment seront répartis les risques entre l’État, la Sonara, les partenaires privés et, éventuellement, les consommateurs.
Un PPP de type DBFM
La consultation du marché, qui s’achève le 30 juin 2026, éclaire en revanche sur l’option contractuelle retenue par le gouvernement.« Conformément aux très hautes instructions du président de la République, le projet sera développé dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) reposant sur un schéma contractuel intégré de type Design-Build-Finance-Maintain (DBFM), permettant d’assurer la conception, la réalisation, le financement et la maintenance des infrastructures concernées », peut-on lire dans le communiqué publié par le ministère des Finances.
Ce choix contractuel n’est pas neutre. À la différence des contrats de type Build-Operate-Transfer (BOT), mis en œuvre avec des fortunes diverses ces dernières années au Cameroun, le DBFM envisagé pour la Sonara maintient l’entreprise publique au cœur du dispositif. Selon le ministère des Finances, la Sonara« demeurera propriétaire de l’ensemble des installations et conservera la responsabilité de l’exploitation quotidienne de la raffinerie »pendant la durée contractuelle.
Sur le papier, cette formule permet à l’État de préserver la propriété de l’actif stratégique tout en mobilisant des capacités privées pour la conception, la construction, le financement et la maintenance. Mais elle pose aussi des questions déterminantes : le financement sera-t-il adossé à des garanties souveraines ? Les paiements futurs seront-ils supportés par la Sonara ou par le budget de l’État ? Quelle sera la durée du contrat ? Et quels revenus permettront de couvrir la maintenance d’un outil industriel aussi coûteux ?
Ces interrogations sont d’autant plus sensibles que la Sonara occupe une place particulière dans l’économie camerounaise. Depuis l’incendie de 2019, l’arrêt de ses activités de raffinage a profondément modifié l’organisation de l’approvisionnement national en produits pétroliers, avec une dépendance accrue aux importations de produits finis.
Une deuxième raffinerie en construction à Kribi
L’accélération du projet de réhabilitation et de modernisation de la Sonara intervient par ailleurs dans un contexte industriel nouveau : une autre raffinerie est en construction dans la zone industrialo-portuaire de Kribi, dans la région du Sud. Ce projet est porté par la Société nationale des hydrocarbures (SNH), géant public du secteur pétrolier camerounais et actionnaire de la Sonara.
Selon les annonces faites autour de cette infrastructure, la nouvelle raffinerie devrait disposer d’une capacité de 30 000 barils par jour à l’horizon 2028, avec une première production anticipée à 10 000 barils par jour dès le second semestre 2026. Dans un pays où le marché national des produits pétroliers reste limité, la coexistence de deux projets publics de raffinage soulève nécessairement la question de leur complémentarité industrielle.
La SNH, elle, récuse toute idée de concurrence avec la Sonara. Elle dit ne pas vouloir entrer en compétition avec le raffineur historique et« réaffirme son respect et sa reconnaissance pour la Sonara, fleuron historique de l’industrie pétrolière nationale, et exprime son entière disponibilité à apporter son expertise technique, industrielle et financière dans tout projet de reconstruction et de modernisation de la Sonara, dès que celui-ci sera officiellement engagé par les autorités compétentes ».
Cette position vise à désamorcer les interrogations sur une éventuelle duplication des infrastructures. Mais elle ne les épuise pas. La Sonara modernisée et la raffinerie de Kribi devront nécessairement trouver leur place dans une même stratégie nationale : nature du brut traité, volumes disponibles, débouchés commerciaux, capacité de stockage, logistique portuaire, sécurité d’approvisionnement et équilibre financier des deux actifs.
À 700 milliards de FCFA, le projet Sonara entre donc dans une nouvelle phase. Il ne s’agit plus seulement de solder les conséquences industrielles de l’incendie de 2019. Il s’agit désormais de savoir si le Cameroun peut réussir, dans un même mouvement, à reconstruire son raffineur historique, traiter davantage de brut local, réduire sa dépendance aux importations de produits finis et organiser sans doublon coûteux sa future carte nationale du raffinage.
Brice R. Mbodiam
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08-08-2025 – Réhabilitation de la Sonara : la SNH et le consortium Ariana/RCG proposent leur expertise technique et financière
Kribi : le Cameroun lance la construction d’une raffinerie modulaire d’une capacité de 30 000 barils par jour
25-06-2025 – Hydrocarbures : la SNH prépare une raffinerie de 30 000 barils/jour sur 250 hectares à Kribi, opérationnelle en 2028
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ils envoient des émissaires pour demander le cessez le feu, Owona Nguini a dit niet
La réponse de Mathias Eric Owona Nguini à la question de savoir s’il était prêt à fumer le calumet de paix a été sans ambages.
« Je n’enterrerai pas la hache de guerre », a clarifié Mathias Eric Owona Nguini pour démontrer sa détermination à poursuivre la confrontation.
En réaction à cette actualité liée au conflit ouvert entre Samuel Eto’o Fils et Mathias Eric Owona Nguini, André Luther Meka souligne que la Fecafoot a provoqué un gros poisson.
« Les mêmes flibustiers et fumistes, intercalaires entre le MRC et la Fecafoot ont eu la malchance. Ils sont allés provoquer un gros poisson Pr Éric Mathias Owona Nguini qui utilise à fond la caisse les mêmes méthodes en les étalant sur toute la ligne et en dévoilant la réserve politique qui se ficelle sous la table », a indiqué André Luther Meka.
Alors que le débat autour de la responsabilité de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) dans la non qualification des Lions indomptables à la Coupe du monde ne faiblit pas, les points de vue demeurent divergents. Mais à l’allure ou vont les choses, André Luther Meka souligne que Mathias Eric Owona Nguini a refusé tout compromis ou cessez-le feu tel que demandé par la partie de la Fecafoot.
« Démasqués et apeurés, ils envoient des émissaires journalistes pour demander le cessez le feu. Il a dit niet. On peut être un grand prédateur dans la forêt. Un jour un fauve surgit avec la rapidité du Guépard et vous dévore. »
Le professeur Mathias Eric Owona Nguini jure que le football camerounais ne parviendra à rien tant que Samuel Eto’o Fils sera à sa tête. « Tant que Samuel Eto’o Fils sera à la tête de la Fecafoot, il n’y aura aucun résultat. Il faut faire éclater la bulle de l’illusion », a tranché le professeur Mathias Eric Owona Nguini.
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