Actualités locales
deux présumés auteurs de braquage, de viol et de vol à main armée écroués

Selon nos confrères de Sahelo, le Commissariat de sécurité publique de Yagoua a présenté à la presse, ce lundi 29 juin, deux individus soupçonnés d’être impliqués dans une série de graves infractions commises dans la ville. Il s’agit de Sali Djoub, 22 ans, interpellé le 19 juin, et de Guibolo V.N., 20 ans, arrêté le 21 juin.
Dans la foulée, l’on apprend que les mis en cause sont poursuivis pour des faits présumés d’agression, de vol aggravé à main armée, de viol, ainsi que pour défaut de carte nationale d’identité, entre autres chefs d’accusation. Selon les éléments de l’enquête, dans la nuit du 14 au 15 juin, quatre individus armés auraient pris d’assaut une auberge à Yagoua. Après avoir forcé les portes de deux chambres occupées par des femmes, ils auraient agressé sexuellement les occupantes avant de les dépouiller de plusieurs effets personnels, notamment des téléphones portables, des sacs à main contenant de l’argent et divers objets de valeur.
«Alertés par le gardien de la place, des riverains se sont rapidement mobilisés, contraignant les assaillants à prendre la fuite. Dans leur précipitation, ces derniers ont abandonné leur motocyclette sur les lieux, tout en emportant les biens dérobés. À la suite d’une plainte déposée par les victimes, une enquête a été ouverte par les services de police. Les investigations ont conduit à l’interpellation des deux suspects, tandis que deux autres individus, également recherchés dans cette affaire, demeurent en cavale», informe Sahelo.
«Sur instructions de Madame le Procureur de la République près les tribunaux de Yagoua, les deux présumés auteurs ont été déférés à la prison principale, où ils resteront à la disposition de la justice en attendant la suite de la procédure. À cette occasion, le commissaire principal, Daouda Fonmbam, a lancé un appel à la vigilance et à la collaboration des populations, les invitant à signaler toute activité suspecte afin de contribuer efficacement à la lutte contre l’insécurité et à la protection des citoyens», poursuit le journal.
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prime Potomac défie l’état du Cameroun

Dans une correspondance adressée directement au Ministre en charge des Sports Professeur Narcisse MOUELLE KOMBI, Ben Modo pose les cartes sur la table sans détour, sans diplomatie excessive, sans peur apparente. Il annonce avoir trouvé un financement autonome pour reprendre et achever les travaux d’ici fin décembre 2026. Il refuse catégoriquement toute avance de l’État. Et surtout il accuse ouvertement le Ministre de vouloir utiliser le nom de son entreprise comme prétexte pour sortir de l’argent des caisses de l’État.
Lire l’analyse de Shance Lion :
Il y a des lettres qui se lisent entre les lignes. Celle-ci se lit à voix haute et elle claque. Ainsi, alors que les stades de Garoua sont à l’arrêt depuis 2021, qu’une jeunesse camerounaise attend des infrastructures sportives promises depuis des années, et que le chantier s’enlise dans un silence administratif assourdissant, l’entreprise PRIME POTOMAC vient de briser l’omerta.
LE CONTEXTE : UN CHANTIER BLOQUÉ, DES ANNÉES DE RETARDS ET DE BATAILLES ADMINISTRATIVES
Les stades de Garoua sont devenus le symbole d’un chantier qui n’en finit pas de ne pas finir. Adjugés à PRIME POTOMAC, les travaux ont été paralysés par des retards de paiement à répétition de la part de l’État camerounais le Maître d’Ouvrage.
Face à cette situation, Ben Modo avait pris une décision courageuse : informer le Ministre, par courrier du 15 mai 2026, de son intention de reprendre les travaux le 15 juillet 2026 grâce à un financement autonome trouvé par ses soins, avec pour objectif une livraison au 31 décembre 2026.
Une bonne nouvelle, en principe. Une initiative que tout Maître d’Ouvrage raisonnable aurait saluée.
La réponse du Ministre ? Une mise en demeure.
LA MISE EN DEMEURE QUI A TOUT DÉCLENCHÉ
Le 19 juin 2026, au lieu d’un accusé réception favorable, PRIME POTOMAC reçoit une mise en demeure ministérielle exigeant la fourniture d’un certain nombre d’informations préalables à la reprise des travaux.
Première surprise pour Ben Modo : cette mise en demeure remet sur la table la question des avances exceptionnelles une question que le Premier Ministre Chef du Gouvernement avait pourtant définitivement tranchée en 2021, en arrêtant que les remboursements se feraient conformément à la loi.
Pourquoi rouvrir un dossier clos ? La réponse viendra des collaborateurs du Ministre eux-mêmes.
LA RÉVÉLATION EXPLOSIVE : 250 MILLIONS PAR SITE, EN RÉGIE — SANS PRIME POTOMAC
Lors d’une descente récente sur les sites de Garoua, les collaborateurs du Ministre auraient déclaré, sans ambages, que le Ministère envisageait de poursuivre les travaux en régie c’est-à-dire en écartant purement et simplement PRIME POTOMAC et qu’une somme de 250 millions de FCFA par site était en cours de mobilisation à cet effet.
C’est ici que la lettre de Ben Modo prend toute sa dimension.
Car si PRIME POTOMAC est écarté des travaux, mais que des fonds sont mobilisés en son nom ou à titre d’avances sur ses marchés, la question qui se pose est simple et brutale : à qui profite réellement cet argent ?
LA RÉPONSE DE BEN MODO : JE N’AI PAS BESOIN DE VOTRE ARGENT — ET JE NE VEUX PAS QU’ON L’UTILISE EN MON NOM
Face à cette situation, Ben Modo prend la plume et pose un acte rare dans le monde des affaires camerounais — il refuse publiquement l’argent de l’État :
« Nous ne sollicitons pas d’argent pour la reprise de nos travaux. Nous avons trouvé un financement indépendant qui nous aidera à terminer nos travaux dans les budgets prévus, sans plus dépendre du Trésor Public. »
Et il va plus loin beaucoup plus loin :
« Nous nous désolidarisons de toute initiative visant à utiliser notre entreprise comme prétexte pour sortir de l’argent des caisses de l’État en notre nom. »
Une accusation d’une gravité exceptionnelle, formulée par écrit, à l’adresse directe du Ministre.
LE PIQUE AU COMPLEXE D’OLEMBE : BEN MODO RETOURNE LE COUTEAU DANS LA PLAIE
Comme pour enfoncer le clou, Ben Modo profite de sa lettre pour pointer du doigt un autre scandale infrastructurel camerounais : le Complexe Sportif d’Olembe, resté sans financement et abandonné depuis plus de 4 ans.
Il propose même avec une audace déconcertante d’aider le Ministre à trouver les financements nécessaires pour achever ce joyau architectural, comme il vient de le faire pour ses propres projets de Garoua.
Un pied de nez. Une leçon. Ou les deux à la fois.
L’ULTIMATUM FINAL : LIVRAISON EN DÉCEMBRE — OU RETRAIT TOTAL
Ben Modo conclut sa lettre par un ultimatum limpide, posé avec un calme qui en dit long :
Si l’État veut ses ouvrages PRIME POTOMAC les livrera avant fin décembre 2026. Point final.
Si le but est de perpétuer les conflits PRIME POTOMAC se retirera. Car après des années de batailles inutiles, l’entreprise n’a « ni l’envie, ni l’intention de rentrer dans une autre bataille administrative ».
Il joint à sa lettre le planning de reprise des travaux et les copies des assurances requises signalant que les originaux ont déjà été remis aux services du Premier Ministre, en présence du Ministre lui-même.
QUI VEUT VRAIMENT CES STADES ?
La lettre de Ben Modo soulève une question que beaucoup de Camerounais se posent en silence depuis des années :
Les chantiers publics camerounais sont-ils bloqués parce qu’il n’y a pas d’argent ou parce que certains ont intérêt à ce qu’ils ne finissent jamais ?
Quand un entrepreneur trouve lui-même son financement, annonce vouloir livrer les travaux sans coûter un franc de plus au Trésor Public et qu’en guise de réponse il reçoit une mise en demeure et apprend que 250 millions par site sont en train d’être mobilisés en son nom la question mérite d’être posée haut et fort.
BEN MODO ÉTAIT ENGAGÉ FORT FORT CONTRE LE President Paul Biya EN 2025, DONC C’ÉTAIT POUR NÉGOCIER DANS LES BACK BACK POUR REPRENDRE LES TRAVAUX DE GAROUA ??
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six morts dans une fusillade à Stade
Une fusillade survenue ce lundi 29 juin 2026 dans un centre d’aide pour jeunes à Stade, dans le nord de l’Allemagne a fait six morts et un blessé. La police, qui a interpellé deux personnes, évoque une « tragédie familiale au sens large ».
Six personnes ont été tuées et une autre blessée lors d’une fusillade survenue ce lundi 29 juin dans un centre d’aide pour jeunes à Stade, une ville d’environ 50 000 habitants située dans le nord de l’Allemagne.
Selon la police, deux personnes, dont le tireur présumé, ont été arrêtées peu après les faits. Les autorités assurent qu’il n’existe plus de danger pour la population et qu’aucun autre suspect n’est recherché. Le blessé, quant à lui, se trouve dans un état stable.
Les enquêteurs privilégient la piste d’une « tragédie familiale au sens large », sans fournir davantage de précisions sur les circonstances du drame. Ils ont toutefois indiqué qu’il ne s’agissait pas d’un féminicide et que toutes les victimes étaient des adultes.
Une importante opération de police a été déployée dans le secteur afin de sécuriser les lieux et de permettre aux enquêteurs de poursuivre leurs investigations pour établir le déroulement exact des faits.
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Sonara : les nouveaux contours du projet de réhabilitation des infrastructures, finalement porté à 700 milliards de FCFA

(Investir au Cameroun) – Sept ans après l’incendie qui a ravagé les installations de la Société nationale de raffinage (Sonara), le 31 mai 2019, le Cameroun ne veut plus seulement réparer son unique raffinerie. Le gouvernement entend désormais la reconstruire et la moderniser en profondeur, dans le cadre d’un projet évalué à 700 milliards de FCFA. La consultation internationale du marché, ouverte ce 29 juin 2026 à Yaoundé, marque ainsi un changement d’échelle majeur pour cette infrastructure stratégique.
La rencontre réunit des industriels, des entreprises d’ingénierie et de construction, des compagnies pétrolières internationales, des institutions financières, des banques d’investissement ainsi que des cabinets-conseils spécialisés. Selon les documents élaborés à cette occasion par le ministère des Finances, cette consultation, plus connue sous l’appellation anglo-saxonne de« Market Sounding »,« vise à recueillir les observations du marché sur les aspects techniques, financiers, juridiques et contractuels du projet, afin d’en optimiser la structuration et de renforcer son attractivité auprès des investisseurs et opérateurs qualifiés ».
À l’issue de cette phase, apprend-on, le processus devrait se poursuivre avec le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt, la présélection des candidats, un dialogue avec les opérateurs retenus, puis la sélection du partenaire appelé à réaliser le projet. Mais l’enjeu dépasse désormais la seule remise en état des équipements endommagés par le sinistre de 2019. Selon le ministère des Finances, le projet a été remodelé pour intégrer la modernisation globale de la raffinerie.
Le pari du brut camerounais
Dans cette nouvelle configuration, le gouvernement prévoit notamment la construction d’une unité d’hydrocracker, appelée à permettre à la Sonara de raffiner le pétrole produit localement. Le projet intègre également la modernisation des équipements de stockage et l’augmentation des capacités de production, qui devraient passer de 2,1 millions de tonnes à au moins 3,5 millions de tonnes par an.
Autrement dit, le gouvernement fusionne désormais deux ambitions longtemps présentées séparément : la réhabilitation post-incendie de la Sonara et la deuxième phase du plan de modernisation de cette unité industrielle, annoncée plusieurs années avant le sinistre de mai 2019. Ce glissement est décisif. Il transforme un chantier de réparation en un projet industriel lourd, avec des implications financières, opérationnelles et stratégiques autrement plus importantes.
Ce changement de périmètre porte finalement à 700 milliards de FCFA le coût total du projet présenté au cours de la consultation du marché ouverte ce 29 juin 2026 dans la capitale camerounaise. Cette enveloppe dépasse largement les 250 milliards de FCFA initialement recherchés pour la réhabilitation des équipements détruits ou endommagés par l’incendie de 2019. Elle illustre surtout le pari désormais assumé par l’État : faire de la Sonara non plus seulement une raffinerie remise en marche, mais un outil industriel modernisé, capable de mieux s’insérer dans la chaîne nationale de valeur des hydrocarbures.
Reste toutefois une question centrale : qui portera réellement le coût financier de cette ambition ? À ce stade, les documents disponibles précisent l’architecture contractuelle envisagée, mais ne disent pas encore comment seront répartis les risques entre l’État, la Sonara, les partenaires privés et, éventuellement, les consommateurs.
Un PPP de type DBFM
La consultation du marché, qui s’achève le 30 juin 2026, éclaire en revanche sur l’option contractuelle retenue par le gouvernement.« Conformément aux très hautes instructions du président de la République, le projet sera développé dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) reposant sur un schéma contractuel intégré de type Design-Build-Finance-Maintain (DBFM), permettant d’assurer la conception, la réalisation, le financement et la maintenance des infrastructures concernées », peut-on lire dans le communiqué publié par le ministère des Finances.
Ce choix contractuel n’est pas neutre. À la différence des contrats de type Build-Operate-Transfer (BOT), mis en œuvre avec des fortunes diverses ces dernières années au Cameroun, le DBFM envisagé pour la Sonara maintient l’entreprise publique au cœur du dispositif. Selon le ministère des Finances, la Sonara« demeurera propriétaire de l’ensemble des installations et conservera la responsabilité de l’exploitation quotidienne de la raffinerie »pendant la durée contractuelle.
Sur le papier, cette formule permet à l’État de préserver la propriété de l’actif stratégique tout en mobilisant des capacités privées pour la conception, la construction, le financement et la maintenance. Mais elle pose aussi des questions déterminantes : le financement sera-t-il adossé à des garanties souveraines ? Les paiements futurs seront-ils supportés par la Sonara ou par le budget de l’État ? Quelle sera la durée du contrat ? Et quels revenus permettront de couvrir la maintenance d’un outil industriel aussi coûteux ?
Ces interrogations sont d’autant plus sensibles que la Sonara occupe une place particulière dans l’économie camerounaise. Depuis l’incendie de 2019, l’arrêt de ses activités de raffinage a profondément modifié l’organisation de l’approvisionnement national en produits pétroliers, avec une dépendance accrue aux importations de produits finis.
Une deuxième raffinerie en construction à Kribi
L’accélération du projet de réhabilitation et de modernisation de la Sonara intervient par ailleurs dans un contexte industriel nouveau : une autre raffinerie est en construction dans la zone industrialo-portuaire de Kribi, dans la région du Sud. Ce projet est porté par la Société nationale des hydrocarbures (SNH), géant public du secteur pétrolier camerounais et actionnaire de la Sonara.
Selon les annonces faites autour de cette infrastructure, la nouvelle raffinerie devrait disposer d’une capacité de 30 000 barils par jour à l’horizon 2028, avec une première production anticipée à 10 000 barils par jour dès le second semestre 2026. Dans un pays où le marché national des produits pétroliers reste limité, la coexistence de deux projets publics de raffinage soulève nécessairement la question de leur complémentarité industrielle.
La SNH, elle, récuse toute idée de concurrence avec la Sonara. Elle dit ne pas vouloir entrer en compétition avec le raffineur historique et« réaffirme son respect et sa reconnaissance pour la Sonara, fleuron historique de l’industrie pétrolière nationale, et exprime son entière disponibilité à apporter son expertise technique, industrielle et financière dans tout projet de reconstruction et de modernisation de la Sonara, dès que celui-ci sera officiellement engagé par les autorités compétentes ».
Cette position vise à désamorcer les interrogations sur une éventuelle duplication des infrastructures. Mais elle ne les épuise pas. La Sonara modernisée et la raffinerie de Kribi devront nécessairement trouver leur place dans une même stratégie nationale : nature du brut traité, volumes disponibles, débouchés commerciaux, capacité de stockage, logistique portuaire, sécurité d’approvisionnement et équilibre financier des deux actifs.
À 700 milliards de FCFA, le projet Sonara entre donc dans une nouvelle phase. Il ne s’agit plus seulement de solder les conséquences industrielles de l’incendie de 2019. Il s’agit désormais de savoir si le Cameroun peut réussir, dans un même mouvement, à reconstruire son raffineur historique, traiter davantage de brut local, réduire sa dépendance aux importations de produits finis et organiser sans doublon coûteux sa future carte nationale du raffinage.
Brice R. Mbodiam
Lire aussi:
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25-06-2025 – Hydrocarbures : la SNH prépare une raffinerie de 30 000 barils/jour sur 250 hectares à Kribi, opérationnelle en 2028
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